En plus des deux premières équipes qui seront qualifiées au second tour, les 4 meilleures 3e seront également repêchées pour disputer les 1/8e de finale.
Cependant, sur les 06 groupes, trois équipes ont déjà 03 points. Ce qui revient à dire que si le Sénégal, qui compte 01 point, veut faire partie des 04 meilleures troisième, il devra impérativement remporter son dernier match face à la Colombie.
Un remake de la finale qu’ont disputé les lions A face à l’Equateur lors du mondial 2022. Les lions U20 disputeront donc une finale lors de leur dernier match.
Les trois poules dont les troisièmes ont trois points sont les poules B où l’Equateur compte 03 points, la poule D où l’Italie comptabilise également 03 points et la poule E où la Tunisie dispose également de 03 points.
Pour éviter toute mauvaise surprise, le Sénégal devra empocher les 03 points face aux Colombiens. Même si dans la poule A, l’Ouzbékistan actuel 3e compte un point, dans la poule F le Honduras a également 01 point. Ce qui revient à dire que le Sénégal sera assuré d’être qualifié en 1/8e de finale, en cas de victoire face à la Colombie, même si le Japon bat Israel.
A noter que le Sénégal est actuellement la seule équipe Africaine à n’avoir pas gagné le moindre match dans cette coupe du monde.
Pour sa dernière apparition avant les élections de ce week-end, Me Ndiaye s’est présenté devant la presse accompagné d’anciens joueurs de basketball et du capitaine des Lions, président du Kebemer Basket Club et candidat au poste de membre du comité directeur, Gorgui Sy Dieng.
« Ma présence ici est tout à fait normale, car je pense qu’on ne peut pas parler de basketball au Sénégal sans notre implication. Je viens de Kebemer, une localité de ce pays où l’on ne pensait pas trouver de joueurs de basketball », commence Gorgui Sy Dieng.
« Si je suis ici, c’est parce que l’État du Sénégal et la fédération ont travaillé pour découvrir des talents partout dans le pays. Je suis ici en tant que joueur, capitaine et président de club. Ma présence ici est un soutien à la Fédération et au basketball pour démontrer l’intérêt que le président porte au basketball. Si nous sommes ici, c’est parce que nous lui devons cela, chacun d’entre nous, de notre plein gré », a déclaré Gorgui Dieng, qui témoigne une fois de plus son soutien au président sortant.
Depuis la Can U20, Souleymane Faye ne brille pas de mille feu. Même s’il est techniquement propre, il n’est ni rapide, ni puissant. Il est loin d’être décisif.
A part courir pour marquer les défenseurs, il ne sert pas à grand chose. Il ne pèse pas lourd. A voir Souleymane Faye évoluer, on peut nettement voir qu’Ibou Sané aurait pu faire mieux.
Aussi bien face au Japon que face à Israël, Souleymane Faye a été invisible. L’heure d’essayer un autre attaquant de pointe n’est-elle pas arrivée ?
Oumar Diouf de Darou Salam paraît plus puissant que le numéro 09 des lions. S’il est bien rentré en seconde période face à Israël, ne serait-il pas mieux de lui donner sa chance face à la Colombie?
En tout état de cause, Souleymane Faye devra élever son niveau de jeu s’il est encore titularisé face à la Colombie afin de permettre au Sénégal de décrocher son ticket pour les 1/8e de finale.
D’Aliou Cissé à Serigne Saliou Dia en passant par Pape Thiaw, Malick Daff et Mamadou Diallo, le Sénégal a dû miser sur l’expertise locale pour glaner cinq étoiles continentales depuis février 2022.
Depuis le sacre historique de l’équipe nationale A au Cameroun, le 06 février 2022, le Sénégal est en train de mener un règne sans fin sur le continent.
En effet, les lions de la plage ont glané leur 7e CAN en octobre 2022, la sélection locale et les lionceaux de moins de 20 ans ont été sacrés champions d’Afrique, respectivement en février et mars 2023. Le 19 mai dernier, c’était au tour des U17 de s’installer sur le toit de l’Afrique, après leur victoire renversante sur le Maroc (2-1) en finale.
Cette domination du football sénégalais porte l’empreinte de son président de la Fédération Me Augustin Senghor. Au delà de sa bonne gestion, le patron de la FSF a fait confiance aux techniciens locaux, qui ont réussi à offrir au pays de la teranga cinq étoiles continentales en 15 mois.
Cissé a ouvert le bal
Arrivé en 2015 sur le banc des lions, Aliou Cissé est entré à jamais dans l’histoire du ballon rond sénégalais. Pour sa première participation en Coupe d’Afrique des Nations 2017, El Tactico avait permis à son équipe d’atteindre les quarts de finale, une première depuis 2006.
L’homme aux dreadlocks a fait mieux en 2019 puisqu’il va conduire sa troupe à une 2e finale de la prestigieuse compétition africaine. Malheureusement, ses hommes s’étaient inclinés devant l’Algérie (0-1).
Après plusieurs campagnes décevantes, Cissé va offrir au Sénégal sa première médaille d’or en domptant l’Egypte (0-0, TAB 4-2). « Décevant » en poules, les lions ont retrouvé leur marque en matchs à élimination directe. Les partenaires de Sadio Mané avaient écarté le Cap-Vert (2-0) en 8e de finale, la Guinée Équatoriale en 1/4 (3-1) et le Burkina en 1/2. Le technicien de 47 ans a aussi décroché deux qualifications en Coupe du monde 2018 et 2022.
Daf, le meneur d’hommes
Avant de mener la sélection U20 au sommet des pyramides, en mars dernier, Malick Daf a gravi les échelons. Car, coach Daf est l’artisan de l’équipe nationale U17 à la CAN de la catégorie en 2019, sept ans après sa dernière participation.
Mieux, il avait atteint les 1/8e de finale de la coupe du monde des moins de 17 ans cette année là. Désigné sélectionneur des moins de 20 ans en remplacement de Youssouph Dabo en 2021, l’ancien coach du Jaraaf de Dakar, qui a remporté le tournoi UFOA-A en 2022, a marqué les esprits grâce à la performance de ses poulains lors de la dernière CAN U20. Malick Daf et ses poulains ont survolé la compétition avec six victoires en autant de sortie, 15 buts marqués et 0 encaissé.
Thiaw, la surprise du chef
Pape Thiaw n’avait pas fait l’unanimité au moment de sa nomination, à la tête de la sélection locale. En effet, l’ancien attaquant des lions n’était pas parvenu à convaincre, lors de son passage sur le banc de Niarry Tally (2018-2021). Cependant, l’homme au costume chic a fait taire ses détracteurs en février dernier, en offrant au Sénégal son premier championnat d’Afrique des nations (Chan).
Le successeur de Joseph Koto avait indiqué sur le média français So Foot que son succès ne l’a surpris. « Je suis assez longtemps dans le football pour savoir que personne ne fait l’unanimité. Lorsqu’on m’a proposé le poste, je savais très clairement ce que je voulais faire, dans la continuité de l’excellent travail de Joseph Koto(…) ».
Dia, l’homme aux 3 étoiles
Comme Aliou Cissé, Malick Daf ou encore Pape Thiaw, Serigne Saliou Dia a inscrit son nom dans les annales du football sénégalais. Le technicien a remporté la première coupe d’Afrique des nations U17 pour le Sénégal, vendredi dernier.
Ce titre est son 3e sacre continental. Avant de triompher avec les cadets à Baraki en Alger, Serigne Saliou a offert au pays d’El Hadji Diouf sa première étoile continentale lors des jeux africains de 2015, à Brazzaville (Congo). En 2019, il avait remporté le tournoi de l’UFUOA, à Thiès, en dominant le Ghana en finale.
Diallo, au 7e ciel avec les lions de la plage
« Éternel » adjoint de Ndiaga Sylla, Mamadou Diallo avait la lourde tâche de succéder son « mentor », parti rejoindre la sélection du Maroc.
Pourtant, il a rapidement assumé son nouveau statut. Diallo a donné aux lions de la plage leur 7e étoile continentale en Octobre 2022. Dans la région côtière de Vilankulo au Mozambique, les hommes de Mamadou Diallo avaient dû se surpasser pour venir à bout de l’Egypte aux tirs au but (2-2, TAB: 6-5). Toutefois, son équipe avait réalisé un parcours honorable avec le carton plein en poule et une belle victoire en 1/2 finale contre le pays hôte (3-2).
L’attaquant sénégalais aime les gros d’Italie. En effet, Boulaye Dia a marqué six buts contre les équipes du top 6 de la série A cette saison.
Si Salernitana a validé son maintien avant terme, elle le doit en grande partie à son attaquant sénégalais, déjà auteur de 16 buts en championnat. La dernière réalisation en date un madjer contre l’As Rome (2-2), lundi dernier.
Ce sont coéquipiers de l’attaquant sénégalais qui avaient ouvert le score, grâce à Antonio Candreva, servi par le Malien Lassana Coulibaly. Après l’égalisation d’El Shaarawy, Boulaye a redonné l’avantage à la Salerne, d’une talonnade du gauche. Mais Roma (6e) reviendra dans les six dernières minutes par Nemanja Matic.
Quand Boulaye climatisait San Siri et Maradona
Sur ses 16 buts en Série A, les 06 ont été marqués contre les équipes du top 6. Avant la Roma, Boulaye Dia avait climatisé le stade Diego Armando Maradona, histoire de retarder le sacre de Naples (1er).
Le 13 mars, le champion d’Afrique avait également brillé à San Siro, permettant à la Salernitana d’accrocher l’actuel 4e du championnat, l’Ac Milan (1-1). Buteur et passeur contre Atalanta (5e), il avait délivré une passe décisive face à l’inter (3e), le 7 avril dernier.
A 26 ans, le joueur prêté par Villareal réalise sans aucun doute la meilleure saison de sa carrière. Comme il parait lointain le temps où le jeune Boulaye voyait son test à Saint-Etienne échouer à cause du moteur défectueux de la Renault 21 familiale.
Si l’ancien attaquant de Reims est venu se refaire une santé sur les bords de la côte amalfitaine, il ne compte pas s’éterniser. Déjà le voir évoluer sous la tunique violette relève d’une anomalie pour un joueur ayant goûté à la ligue des champions avec Villareal et à la coupe du monde avec le Sénégal.
Mais dans le Castellon, il n’a jamais vraiment eu sa chance, comme il l’expliquait lui-même dans l’émission Football Show avant le départ au Qatar: « A Villareal, on ne me garantissait pas le temps de jeu que je souhaitais. Et avec le mondial qui arrive, j’ai besoin de jouer et montrer mes qualités ».
En ralliant la Salernitana, Boulaye Dia a fait le choix de la sagesse et peut désormais prétendre rêver plus grand comme il le confiait trois ans auparavant: « Vu le parcours que j’ai, je ne peux pas me fixer de limites. Les objectifs que j’avais, je les ai atteints en avance puis dépassés. »
En Turquie, Mbaye Diagne est également sur un nuage. Innarêtable en Turquie, l’attaquant sénégalais s’est offert sa 20e réalisation de la saison. Mais son but n’a pas suffi contre Trabonzspor qui n’a pas suffi contre Trabonzspor qui n’a laissé aucune chance à Fatih Karagumruk (1-4).
Avec son 20e but en super lig, Mbaye Diagne est en tête des meilleurs buteurs sénégalais évoluant en Europe, à égalité avec Habib Diallo de Starsbourg.
Le chef de l’Etat a annoncé mercredi avoir décidé d’organiser le lancement du dialogue avec les différentes composantes de la nation, le 30 mai prochain, au palais de la République. En conseil des ministres, il a donné les raisons qui l’ont poussées à appeler au dialogue national.
« Dans l’esprit de la journée du dialogue national, instaurée en 2016 – et des acquis des travaux du Comité de pilotage du dialogue national, freinés par la pandémie de COVID-19 – le président de la République a décidé d’organiser, le mardi 30 mai 2023 au palais de la République, le lancement du dialogue avec les représentants des acteurs politiques, économiques, sociaux, culturels, des chefs religieux et coutumiers, des jeunes et des femmes, afin d’échanger et de bâtir des consensus durables sur des questions majeures relatives à la vie nationale, et à l’avenir du pays », rapporte le communiqué du Conseil des ministres.
Macky Sall a rappelé au gouvernement son engagement permanent, depuis 2012, à consolider le dialogue avec toutes les forces vives de la Nation, afin « d’asseoir la paix et la stabilité sociale dans le cadre de notre marche résolue vers un Sénégal émergent à l’horizon 2035 ».
L’opposition se trouve partagée sur la question du dialogue nationale, certains de ses leaders étant farouchement opposés à l’idée d’aller répondre à l’invite du chef de l’Etat, quand d’autres sont plus disposés et favorables à cette idée mais posent des conditions à leur participation éventuelle.
Le Sénégal vient de remporter la Coupe d’Afrique des moins de 17 ans pour sa 3ème participation. Un sacre loin d’être évident après les nombreuses péripéties subies par l’équipe de Serigne Saliou Dia. Le technicien sénégalais a accordé cet entretien à SNA dans lequel il s’est exprimé sur ce qui a été le moteur de son équipe. L’ancien formateur à Aspire s’est également confié sur les objectifs au Mondial cadets en novembre 2023.
Coach Serigne Saliou Dia, que représente pour vous ce sacre historique du Sénégal à la CAN U17 ?
Serigne Saliou Dia : Ce sacre représente énormément de choses. C’est l’expression d’un travail accompli. C’est l’expression d’un dur labeur entamé depuis longtemps. C’est l’expression de beaucoup de sacrifices parce que ce n’était pas évident au début. Si l’on regarde toutes les péripéties qu’on a rencontrées, on a dû batailler ferme pour en arriver où l’on en est.
Avez-vous stressé un moment, voyant votre équipe buter sur le rideau défensif marocain pendant près d’une heure ?
Serigne Saliou Dia : Je n’irai pas jusqu’à dire qu’on était stressé avec ce désavantage au score. J’étais certain que les garçons allaient le faire. Ce n’est pas évident pour des enfants d’évoluer face à un bloc aussi défensif. Les grandes équipes ont ce souci également, à fortiori des enfants. Il fallait juste trouver des solutions. On a eu à replacer Amara comme 2ème attaquant, changer certains joueurs de position. On a essayé d’écarter le bloc adverse en passant sur la largeur.
L’essentiel, c’est que mes joueurs finissent par trouver la faille. Donc nous n’étions pas vraiment stressés, on insistait encore et encore au niveau des consignes. Quand on a sorti du banc nos remplaçants Savané et Niabaly, c’était pour fixer dans l’axe et permettre à Amara de rester plus libre. Et Niabaly c’était plus pour étirer la défense du Maroc. Dès les premières actions, on a senti que ça allait passer. On a eu ce pénalty et le but de la victoire en fin de match.
Avant le début de la compétition, ils étaient nombreux ceux qui doutaient de cette équipe décimée par rapport à celle du tournoi UFOA en octobre. Comment êtes-vous parvenu à bâtir une sélection compétitive en si peu de temps ?
Quand on dit qu’un entraîneur doit être capable d’anticiper les possibles événements qui peuvent survenir, c’est dans ce sens que l’on a mis un groupe très élargi pendant les présélections. Une soixantaine de joueurs en réserve. C’était justement pour pallier ces problèmes liés à l’IRM. Les U17 c’est une sélection très complexe. Tu peux miser sur un joueur qui peut se faire épingler à cause d’une maturité plus importante. Il nous fallait prendre les devants avec cette base de joueurs. Dès qu’on a perdu ces joueurs, on a savait qui appeler pour renforcer l’équipe.
Il y avait des joueurs qu’on avait vus lors des matchs amicaux. Le problème c’était plus de trouver comment remettre en place cette équipe, comment retravailler le modèle de jeu. On a pris le temps nécessaire et essayer d’avoir une équipe compétitive. Notre style de jeu n’est pas très facile à assimiler. Quand on demande à nos joueurs de presser très haut, quand on leur demande de courir lors du contre-pressing. Quand on demande à nos joueurs de maintenir un bloc haut, ce sont des choses qui ne s’apprennent pas du jour au lendemain. On a eu beaucoup de temps, ce qui nous a permis de corriger certaines difficultés perçues lors de nos matchs amicaux.
Comment Serigne Saliou Dia juge le niveau global de cette CAN U17 ?
Le niveau africain se rapproche de plus en plus du niveau européen. On est en train de bien travailler. Lorsqu’on voit ces sélections, le Burkina Faso avec d’excellents joueurs, le Maroc avec de jeunes joueurs qui ont déjà cette culture tactique du bloc bas et hermétique. Quand on voit l’excellente équipe du Mali avec un jeu intérieur très propre.
Le Sénégal aussi, même si l’on partait de loin. Et même d’autres équipes dans ce tournoi éliminées avant les demi-finales comme l’Algérie ou encore l’Afrique du Sud qui avait une belle équipe. Le niveau est en train d’être élevé. C’est le plus important au niveau de la formation. Savoir ce qui se fait au haut niveau, essayer de travailler pour y arriver. On est plus très loin du niveau des sélections européennes, au niveau de ce qui se fait de mieux en petites catégories.
Parlez-nous d’Amara Diouf, de son tournoi, ses qualités techniques…
Amara (Diouf) est un garçon que je côtoie depuis très longtemps à Génération Foot. On se côtoie tous les jours à l’académie. C’est un garçon pétri de talent, un garçon qui n’a pas montré tout son potentiel dans cette CAN, les gens l’ignorent. Amara est quelqu’un de très doué, capable de prouesses extraordinaires.
Il n’y pas a longtemps il a été élu meilleur joueur du tournoi Mouhamed VI au Maroc. Là-bas c’était des U19. Cette fois-ci c’était face à des U17. Ça ne surprend personne.
C’est un garçon très fort avec beaucoup de qualités. Il doit travailler encore davantage parce qu’il lui reste encore du chemin à parcourir. Il doit encore plus s’armer d’humilité pour rester sur la bonne direction et tutoyer les meilleurs.
Quelles sont les ambitions pour cette 2ème coupe du monde U17 pour le Sénégal après les 8èmes en 2019 ?
Ce sont des garçons qui doivent poursuivre leur formation. C’est vrai que la Coupe d’Afrique était une étape avec le trophée au bout qui est juste la cerise sur le gâteau. Mais le premier objectif c’est d’avoir des joueurs qui ont une bonne attitude, des joueurs qui comprennent le jeu, qui lisent le jeu. C’est d’avoir des joueurs capables de s’adapter à n’importe quelle situation.
La Coupe du monde sera une autre étape pour eux, pour grandir, découvrir de nouveaux adversaires. S’ils restent dans cette dynamique comme c’était le cas à la CAN, leur progression sera effective. Mais l’objectif n’est pas d’aller remporter cette coupe du monde, c’est de continuer de se former, à les faire grandir et d’ici un ou deux ans, doter le Sénégal d’excellents U20, d’excellents U23. Et pourquoi pas d’excellents joueurs de l’équipe A.
Huit ans après avoir gagné les jeux africains avec la sélection U23, vous remportez la CAN U17. Lequel des deux vous a le plus marqué en tant que Coach ?
Les deux sont importants. Le premier arrive dans un contexte où c’était le désert. Le Sénégal n’avait pas encore gagné de trophée continental. Et ce sacre m’a marqué parce que l’on avait perdu un joueur, Mamadou Salif Ndiaye, décédé en plein regroupement. Et on s’était donné le mot pour se battre pour honorer sa mémoire. Il est parti à la fleur de l’âge et on ne pouvait pas faire mieux que d’aller chercher ce titre, pour lui. Les garçons lui ont dédié cette victoire.
Cet objectif de jouer pour Salif a mobilisé tout le groupe. C’est pourquoi ce sacre aux Jeux Africains était très important pour moi. Je me rappelle lors de la finale, j’avais pris toutes les coupures de presse lors de mon briefing. Je n’ai pas eu besoin de dire grand-chose. Le match le plus important, j’ai juste affiché les photos de Salif Ndiaye. J’ai dit à mes joueurs : ‘’est-ce qu’on mérite plus que lui de vivre ?’’ Ils ont tous répondu ‘’non’’. Qu’ils n’ont rien fait de plus que lui pour mériter d’être là. Je leur ai dit qu’il fallait gagner ce match pour honorer sa mémoire. C’était un match pas évident. Face au Burkina Faso qui venait de subir un coup d’état la veille de cette finale. Les joueurs burkinabé étaient déterminés à rendre fier leur peuple. Mais ce jour-là, nous étions encore plus déterminés pour honorer la mémoire de Mamadou Salif Ndiaye.
Et pour la CAN U17 ?
Ce trophée de la CAN U17 est aussi important car le Sénégal venait d’aligner 5 sacres. Il nous fallait ramener le 6e. Ce qui fait qu’on s’est battu de toutes nos forces pour aller le chercher. Surtout venant d’enfants qui il y a deux ans n’avaient jamais joué de matchs internationaux, n’avaient jamais joué sous la pluie, des enfants qui n’avaient jamais évolué sur une pelouse naturelle. Faire un tel résultat, c’est passionnant. Il y avait ce défi énorme face à nous, de conserver cette dynamique de victoires du football sénégalais. Les deux sacres valent leur pesant d’or.