Que de commentaires concernant Ada Fass ces derniers mois ! Face à Zoss, donc, le 8 Octobre 2023, ce ne sont pas les défis qui manquent à ce jeune de l’écurie Fass Benno.
Il avait réussi une saison 2021-2022 époustouflante avec ses trois belles victoires en trois sorties : Tapha Mbeur (31 octobre 2021), Diockel (27 février 2022) et Coly Faye 2 (26 juin 2022). Mais, il sera stoppé net par un Zarco pourtant beaucoup plus âgé, le 15 Janvier 2023.
Et le malheur ne venant jamais seul, il y aura l’histoire de son mariage avec une deuxième femme qui fera beaucoup de bruit. Mais aussi, l’affaire de la moto volée à Mbour qui lui vaudra un emprisonnement de plusieurs semaines.
Alors, dans l’enceinte, Ada Fass a l’obligation de montrer qu’il reste celui sur qui pariaient bien des amateurs. C’est le défi physique. Il doit aussi gagner pour désapprouver ceux qui estiment que sa carrière est simplement brisée. Mais Ada Fass doit également battre Zoss pour se redonner les moyens de défier d’autres lutteurs d’un autre standing et poursuivre sa montée vers le sommet. Autrement, il serait la cible de tous les jeunes avides de combat-référence pour se faire davantage un nom dans l’arène.
Qu’il gagne ou qu’il perde devant Zoss, les commentaires ne se compteront pas au lendemain de son prochain combat.
Palmarès Ada Fass
10 victoires
Yéri 2 (26 mars 2017), Farboudiar (23 mai 2017), Dorma (24 décembre 2017), Ardo (25 février 2018), Raul (29 juillet 2018), Thiatou Nguéweul (27 janvier 2019), Bébé Bismi (11 janvier 2020), Tapha Mbeur (31 octobre 2021), Diockel (27 février 2022), Coly Faye 2 (26 juin 2022)
3 défaites
Thiatou Baye Pathé (13 Août 2017), Onde le Fou (4 mai 2019), Zarco (15 janvier 2023)
Dans l’arène depuis deux ans seulement, la structure Jambars Production a fait mieux que prendre ses marques. Elle compte confirmer lors de la saison prochaine avec déjà deux journées de feu et les combats Ada Fass vs Zoss (8 Octobre 2023) et Lac 2 vs Siteu (29 Octobre).
Et, justement, ces quatre lutteurs se retrouvent au CICES, ce vendredi 29 Octobre 2023, à partir de 17h, pour un face to face grand format. De grands moments de lutte en perspective.
Ce pays est magique ! Les urgences existentielles restent prégnantes surtout avec cette hausse exponentielle du coût de la vie,la rentrée imminente des classes sur fond de grosses inquiétudes, les inondations dans certaines localités sans oublier les sempiternelles questions liées à la gouvernance peu impactante sur le vécu des 17 millions de concitoyens.
Compte non tenu de ce scrutin présidentiel capital dont le caractère inclusif, que tous les démocrates appellent de leurs vœux, laissera sûrement à désirer.
Et pourtant bon nombre de Sénégalais se disent déçus du choix de la Confédération africaine de football ( CAF) de désigner le trio Tanzanie/ Ouganda/ Kenya pour l’organisation de la CAN 2027 au détriment de notre Ndoumbelane national.
Oui, le sacre historique des Lions d’Aliou Cissé, rois d’Afrique en terre camerounaise a visiblement donné des ailes à certains.Normal, l’appétit vient en mangeant et le Sénégal du football a définitivement changé de standing avec à la clé d’autres trophées comme ceux du Chan( sélection des joueurs locaux) des U20, des U 17, du Beach Soccer, des malentendants etc.
Cependant, il faut garder les pieds sur terre pour ne pas céder à la bonne vieille logique romaine du Panem & Circenses( du pain et des jeux) dans laquelle veulent nous plonger ces pouvoirs publics qui ont d’ailleurs commis énormément d’erreurs de débutant voire de bourdes dans le processus mouvementé menant au dépôt de la candidature du Sénégal auprès de la CAF pour l’organisation de la CAN 2027.
Certes un pays et ses dirigeants doivent avoir des ambitions légitimes mais il faut aussi se la jouer modeste et avoir l’humilité et le recul de reconnaître que nous ne sommes pas bien lotis en termes d’installations sportives de qualité à même d’accueillir cette grand’ messe du football africain qui va désormais accueillir pas moins de 24 sélections.
Aujourd’hui, hormis le joyau infrastructurel du Stade Maître Abdoulaye Wade de Diamniadio, le Sénégal ne dispose quasiment d’aucune infrastructure sportive de niveau international. Le programme ambitieux de réhabilitation des stades régionaux lancé sous l’égide de la coopération chinoise du temps du ministre Matar Ba a connu un échec retentissant.
C’est cela la triste réalité et ce pays engagé dans un autre processus d’endettement massif depuis quelques années aurait sûrement du mal à honorer les engagements et autres critères que la CAF a mis en place en termes de cahier des charges pour la tenue de la CAN 2027.Il s’agit entre autres de l’existence de 7 stades fonctionnels sans oublier 20 terrains d’entraînement hauts de gamme, des infrastructures hôtelières et des voies de communication aux standards internationaux. Pour les capacités d’hébergement et le système des transports, il n’y aurait pratiquement aucune difficulté.
En revanche, pour la question cruciale des installations sportives, l’énorme retard accusé était difficile à combler et l’instance dirigeante du football africain n’a voulu prendre aucun risque. À juste raison !
Le problème des Sénégalais, c’est qu’ils se croient souvent plus beaux et meilleurs que les autres.
Or, les pays d’Afrique orientale et australe ont réussi depuis un bon bout de temps à résorber leur gap infrastructurel. Mieux, le Leadership et le lobbying des Chefs d’Etats du trio Kenya-Ouganda-Tanzanie a fait le reste.
Sans oublier ce système de rotation que la CAF a implicitement institué et qui a sensiblement amoindri les chances du Sénégal suite à l’organisation en 2024 de la CAN prévue chez un autre géant ouest- africain, la Côte d’Ivoire en l’occurrence.
Tout compte fait, ce flop essuyé au siège de la CAF pourrait se révéler comme un mal pour un bien.
Le Sénégal reste franchement une véritable anomalie footballistique.Nous sommes un pays de footballeurs et pas encore un pays de football comme le Brésil, la France, l’Angleterre ou encore le Maroc, l’Égypte et même l’Afrique du Sud. Nous avons gagné la Coupe d’Afrique des nations sans disposer du minimum pour encourager la pratique du sport- roi sous nos cieux. Autrement dit, cette bonne vieille politique des campagnes et donc des raccourcis peut opérer un moment mais elle ne saurait faire office de stratégie de conquête du monde.
Finalement, nos Lions qui rugissent en Angleterre, en Arabie Saoudite et ailleurs sur la planète- football ne sont que l’arbre qui cache la forêt.
En matière infrastructurelle, même les académies Génération Foot, Diambars, Aspire et autres font mieux que l’Etat central.
Arrêtons- nous un moment pour faire notre auto- critique !
Capitaine des U-17 sénégalais champions d’Afrique, Amara Diouf vit un véritable conte de fées. À l’approche du Mondial U-17 en Indonésie, il se confie à la FIFA.
Le football, Amara Diouf l’a clairement dans la peau. Il est tombé dans la marmite étant petit, guidé par un père, Ady, ancien footballeur converti dirigeant de club : «Il est mon pilier et mon mentor, si j’arrive à faire ce que je fais aujourd’hui c’est grâce à lui», déclare le numéro 10 des Lionceaux.
Conscient du talent de son fils, Ady Diouf l’a inscrit à l’école de football de Pikine, où il officiait lui-même en tant qu’entraîneur. En 2017, après que le club a été choisi pour représenter le Sénégal dans une grande compétition internationale U12, Amara s’est envolé pour New York et a resplendi durant le tournoi. Avec ses neuf buts inscrits, il a très vite tapé dans les yeux des recruteurs de Génération Foot, l’une des plus grandes écuries du football sénégalais. «C’étaient mes premières prestations à l’extérieur du pays, j’en garde un excellent souvenir», se souvient aujourd’hui le jeune adolescent.
De retour au Sénégal, tout s’est alors très vite enchaîné pour Amara. Après avoir quitté Pikine, il a intégré Génération Foot et écrit les premières lignes d’une nouvelle et très belle histoire. Rapidement surclassé, l’ailier gauche s’est vite fait un nom et sa réputation de sérial buteur a vite dépassé les frontières de Dakar. Alors qu’il venait d’être nommé sélectionneur des U17 sénégalais, Serigne Saliou Dia a rapidement eu vent des exploits du jeune prodige.
«Techniquement, il est au-dessus du lot»
À l’aube de la CAN U17, le tacticien est chargé de «réparer une anomalie» : gagner pour la première fois de l’histoire du Sénégal le titre de champion d’Afrique cadets. L’ancien formateur de l’Aspire retrousse ses manches, parcourt le pays, tombe sur cette pépite : «Techniquement, il est au-dessus du lot, grâce à cet aspect de son jeu, il peut décanter n’importe quelle situation en sa faveur. En une ou deux touches de balle, il fait la différence». Sans aucune hésitation, il le nomme capitaine de la sélection.
Son brassard serré autour du bras, Amara Diouf s’est ainsi présenté en Algérie, hôte de la CAN-U17, avec de nombreux regards braqués sur lui. Le tournoi, célèbre pour avoir révélé des footballeurs confirmés comme les Nigérians Victor Osimhen et Kelechi Iheanacho, a alors peut-être mis en scène une future star du football mondial tant l’ailier sénégalais a répondu aux attentes.
Arrivés en finale, les Lionceaux l’ont emporté 2-1 en renversant le Maroc. Et s’il n’a pas marqué lors de ce match décisif, le talentueux ailier a pesé de tout son poids sur la finale et survolé chaque rencontre avec une facilité déconcertante, tant physiquement que techniquement. Meilleur buteur du tournoi avec cinq réalisations, il a effacé des tablettes le record de Victor Osimhen.
«Garder les pieds sur terre»
Nouvelle coqueluche du football sénégalais, Amara Diouf a aussi fait parler de lui en signant un contrat avec adidas, devenant ainsi le plus jeune joueur africain à être lié à la célèbre marque aux trois bandes. Bien qu’il soit embarqué dans un tourbillon médiatique, le jeune homme, serein, reste concentré sur son football.
«Je suis toujours surpris qu’on me reconnaisse dans la rue», confie-t-il. «Ma famille, mes amis et le staff de Génération Foot m’aident à garder les pieds sur terre. Ils me rappellent, à juste titre, que je n’ai encore rien réalisé jusqu’à présent et que je ne suis qu’au début de ma carrière. Avec eux à mes côtés, je ne peux pas prendre la grosse tête».
Une sérénité qui ne cache pas l’ambition du Sénégalais. Alors que ses anciens camarades de classe sont sûrement en pleine crise d’adolescence, Amara Diouf, lui, marque l’histoire du football de son pays.
«Aller le plus loin possible au Mondial»
Convoqué pour la première fois chez les Seniors, pour le dernier match des qualifications pour la Coupe d’Afrique des Nations, face au Rwanda (1-1), le Pikinois est devenu à 15 ans, 3 mois et 2 jours le plus jeune joueur de l’histoire de la sélection sénégalaise : «Ce fut un cocktail d’émotions. D’abord j’étais super heureux, je ressentais de la fierté puis une fois arrivé au rassemblement, j’étais très stressé car je me suis rendu compte que j’étais chez les A avec mes grands frères, des joueurs beaucoup plus expérimentés que moi et j’ai énormément appris avec eux».
La suite du conte de fée d’Amara Diouf passera désormais par la Coupe du monde U17 de la FIFA, Indonésie 2023 qui démarre en novembre prochain. «Ça va être une compétition de haut niveau et je crois que nous sommes bien préparés. On veut aller le plus loin possible dans ce tournoi. Il ne faudra pas qu’on se laisse intimider par les autres équipes et si nous jouons comme nous l’avons fait à la CAN, on pourra voir le trophée, si Dieu le veut».
Avec un avenir qui semble bien tracé, nul doute qu’Amara Diouf fera encore parler de lui.
Alors que le Sénégal était donné grandissime favori pour devenir l’hôte de la CAN 2027, le pays de la Téranga s’est vu damer le pion par le surprenant trio composé du Kenya, de l’Ouganda et de la Tanzanie. Et pourtant, ce n’était pas faute d’avoir soumis un dossier XXL.
Les champions d’Afrique en titre, qui n’ont plus accueilli de CAN depuis 1992, vont devoir prendre leur mal en patience. Et pour cause, ces derniers se sont faits coiffer sur le poteau par le trio d’Afrique de l’Est Kenya-Ouganda-Tanzanie, alors qu’ils briguaient l’édition 2027. Leur candidature avait pourtant fière allure, d’après le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe.
Le Sénégal pouvait organiser « une CAN de classe mondiale »
« La candidature du Sénégal était incroyable, très impressionnante », a reconnu le dirigeant sud-africain ce mercredi au Caire, après l’annonce des pays hôtes des CAN 2025 et 2027. « Le Sénégal n’est pas seulement champion d’Afrique, mais a également la capacité d’accueillir une CAN de classe mondiale », a-t-il ajouté, aux côtés d’un Augustin Senghor, président de la Fédération sénégalaise et premier vice-président de la CAF, au visage fermé et qui a difficilement pu dissimuler son dépit.
Des éloges qui font figure de maigre lot de consolation, au vu du dossier présenté par le ministre sénégalais et Porte-Parole du Gouvernement, Abdou Karim Fofana, ce même mercredi en marge de la désignation des pays hôtes. En effet, la candidature comprenait 7 stades, 20 terrains d’entrainement et 450 complexes hôteliers, le tout réparti dans 6 villes. De solides arguments donc, même si les réactions des observateurs sur X, mettant notamment en doute la capacité des autorités à ériger l’intégralité de ces stades d’ici à 2027, viennent jeter un froid.
Rappelons tout de même que le choix de la CAF se justifie par la volonté d’appliquer une rotation de la CAN entre les différentes régions, mais aussi l’engagement important des présidents et gouvernements du Kenya, de l’Ouganda et de la Tanzanie en faveur de la candidature de l’Afrique de l’Est.
Après l’énorme coup de gueule de Samuel Eto’o contre Rfi (Radio Française internationale) sur l’histoire de maraboutage au sein des sélections africaines, c’est au tour de Khalilou Fadiga de s’en offusquer. L’ancien international sénégalais a profité de son passage dans l’émission J-1 sur Canal+, pour exprimer son incompréhension par rapport aux considérations des Français sur le football africain.
«Je ne comprends pas. Quand la France gagne, c’est parce qu’ils sont forts techniquement ou tactiquement, et quand les Africains gagnent, c’est souvent dû au maraboutage, donc je me pose la question», a regretté le tout nouveau diplômé en Droit et économie à l’Uefa. L’un des hommes forts de l’épopée 2002 des Lions juge que les Français ont encore du mal à digérer la défaite infligée par le Sénégal, au Mondial 2002.
«Parler d’histoires de marabouts, je trouve ça extraordinaire, il y a eu l’histoire avec Pogba et tout ça (…) Dans le fameux journal sportif qu’on connaît tous, ils ont mis une photo d’un marabout qu’ils ont trouvé je ne sais où et qui était, soit disant, le marabout (du Sénégal) en 2002. Je ne sais pas ce qu’il vient faire là 20 ans après. Bah, je pense que les Français l’ont encore en travers de la gorge», a conclu Fadiga.
Du résultat de son combat contre Ada Fass, le 8 Octobre 2023, pourrait largement dépendre la suite de la carrière de Zoss dans l’arène.
10 ans sans victoire
Depuis sa victoire devant Gouye Gui, le 21 Avril 2014, le leader de l’écurie Door Dooraat n’a plus connu de succès. Dans le Tournoi TNT de la RDV, il perdra ses combats devant Ama Baldé, Gouye Gui et Tapha Tine. Ensuite, attendu pour se rectifier, il sera enfoncé par Siteu qui l’humilia d’un cinglant KO, le 4 avril 2017.
Retour dans l’arène après quatre ans d’absence
Après cette mémorable défaite, Zoss, qui expliquait sa décision par des raisons religieuses, se retira de l’arène. Avec, disait-il, la bénédiction de son marabout. Mais quatre ans plus tard, exactement le 28 Novembre 2021, Gaston réussit son retour dans l’enceinte. Mais il perdra son combat devant Alioune Sèye 2, bien que par décision.
Pour son 2e combat après le come-back, il s’en prend au jeune Ada Fass, le 8 Octobre 2023, dans un combat organisé par Jambars Production. Mais, s’il perd encore ce combat, ce pourrait être la défaite de trop. Et Zoss pourrait définitivement dénouer le nguimb.
Abou NDOUR
Palmarès Zoss
13 victoires
Yaya Jammeh, Pape Faye, Alam Dare, Boy Sèye, Balla Diouf, Saloum Saloum, Bathie Séras, Gouye Gui (2 fois), Issa Pouye, Djinné Mory, Boy Niang 2, Tidiane Faye
13 défaites
Issa Pouye, Pape Sène, Balla Diouf, Khadim Ndiaye 2, Bathie Séras, Lac 2, Papa Sow (2 fois), Ama Baldé, Gouye Gui, Tapha Tine, Siteu, Alioune Sèye 2
S’il y a un mal dont souffre actuellement l’équipe nationale du Sénégal, c’est le coaching d’Aliou Cissé.
Un coach qui refuse de doubler les postes parce qu’il cherche à pistonner des joueurs. Si tous les postes avaient été doublés, beaucoup défenseurs centraux et de milieux défensifs qui cirent actuellement les bancs de l’équipe nationale ne seraient pas convoqués.
Pour les protéger et surtout continuer à les convoquer afin de les aider à trouver des clubs huppés, Aliou Cissé a décidé de ne pas doubler tous les postes et de ne pas miser sur la concurrence.
Hors l’équipe nationale n’est pas une entreprise unipersonnelle qui lui appartient. Elle est un patrimoine commun qui appartient à tous les Sénégalais.
Donc, il est anormal qu’on utilise l’équipe nationale à des fins privées. Si Pape Thiaw a pu remporter le Chan 2023 alors que les clubs Sénégalais n’arrivent même pas à se qualifier en phase de groupe des compétitions Africaines, c’est parce que son coaching repose sur des principes.
En allant en Algérie, il avait doublé tous les postes. Lors du premier match contre la Côte d’Ivoire (1-0), Mousa Kanté (Dakar Sacré-Cœur) avait débuté comme excentré gauche. Elimane Cissé (Diambar) était le meneur.
Vu qu’ils n’ont pas donné satisfaction durant cette rencontre Pape Thiaw a effectué des changements poste pour poste. C’est ainsi que Moussa Kanté a été remplacé par Papa Diallo (Génération Foot) et Moussa Ndiaye (Jaraaf) a pris la place d’Elimane Cissé (Diambar) pour le reste du tournoi jusqu’à ce que le Sénégal remporte le tournoi devant l’Algérie dont l’USM Alger vient de remporter la supercoupe d’Afrique devant Al Ahly où jouent la plupart des joueurs Égyptiens qui ont tenu tête à la bande à Kalidou Koulibaly en 03 rencontres.
Pape Thiaw, en respectant la logique du football et surtout en ne faisant pas du favoritisme et du copinage, a permis à l’équipe de se hisser sur le toit de l’Afrique malgré la faiblesse du championnat Sénégalais sur l’échiquier du Continent. En toute modestie, El Tactico gagnerait à suivre les pas d’El Thiawito vu qu’il lui est très difficile de battre le Rwanda (1-0) et le Bénin (1-1).
Après un début de saison très compliqué Gana Guèye a remporté sa première victoire avec les Toffees le week-end dernier. Titulaire indiscutable avec le club de Premier League, l’international Sénégal est actuellement l’un des cadres de son club. Dans cette interview avec Evertonfc.com, le champion d’Afrique est revenu en large sur les performances en début de saison, mais il a également parlé de l’équipe nationale, ses ambitions pour la Coupe d’Afrique des nations.
Début de saison difficile pour Everton en championnat, que devez-vous faire pour améliorer ?
C’est un début de saison difficile. Ce n’est un secret pour personne, cela a été difficile jusqu’à présent. Nous avons tous les ingrédients qui nous ont été fournis par les entraîneurs pour nous aider à sortir de cette situation, mais en réalité, il n’y a que nous, en tant que joueurs, qui pouvons le faire. Je pense que la clé est de se concentrer sur le plaisir du jeu. Nous devons nous détendre et jouer au football : profiter du temps passé avec le ballon, profiter des plaquages, prendre du plaisir à marquer des buts. Évidemment, nous voulons essayer de gagner des matchs. Je pense qu’avec certains des matches auxquels nous avons participé cette saison, nous méritons plus que ce que nous avons. Nous avons eu des occasions dans des matchs que nous n’avons pas réussi à convertir. Nous devons baisser la tête et travailler dur à l’entraînement, mais surtout jouer et prendre plaisir à jouer.
L’équipe a été critiquée pour sa possession trop passive contre une solide équipe d’Arsenal comment l’équipe doit se comporter face à Brentford ce week-end ?
Nous avions un plan et il a fonctionné la saison dernière contre Arsenal, et c’était similaire cette fois. Dans le football, tout peut arriver dans les matchs. Chaque match a sa propre vérité. A cette occasion, nous n’avons pas réussi à récupérer suffisamment la possession, mais nous savons qu’Arsenal est une bonne équipe. Je pense que ce que nous pouvons faire, c’est tirer les leçons de cette défaite et utiliser ce que nous avons appris pour le prochain match. Le prochain match est le plus important. C’est toujours le cas, mais chaque match cette saison sera vital. Il s’agit de se concentrer à l’entraînement et de travailler très dur en préparation pour Brentford samedi.
En tant que l’un des expérimentés, dans quelle mesure avez-vous assumé votre rôle de leader au sein du groupe ?
Je suis l’un des plus âgés ici, et cela vient avec l’expérience. J’ai assumé ce rôle naturellement et sans vraiment y penser. C’est quelque chose que je fais aussi avec le Sénégal. Avec toutes les équipes avec lesquelles j’ai joué, je pense qu’il s’agit simplement de transmettre cette expérience. Je ne suis pas du genre à parler tout le temps dans le vestiaire, mais je choisis mes moments et je dis ce qui doit être dit et quand il faut le dire. Je suis toujours là pour aider le groupe. Parfois, il peut s’agir de se concentrer sur la façon dont nous nous entraînons ou de changer de mentalité avant les matchs. Évidemment, il faut chercher de nouvelles approches car les choses ne vont pas très bien pour nous en ce moment. Il s’agit de rester concentré, et si mon expérience peut aider, alors tout va pour le mieux.
Quelle est votre relation avec Amadou (Onana) qui dit que vous l’avez aidé à s’installer ?
Je dirais que c’est le joueur dont je suis probablement le plus proche. Nous avons beaucoup de choses en commun. Évidemment, nous sommes tous les deux nés au Sénégal et avons tous deux joué à Lille, donc ces deux similitudes nous rapprochent. Nous partageons également la même langue maternelle. Je suppose que, au contraire, il est comme un petit frère pour moi. Il passe beaucoup de temps chez moi, et il connaît ma famille et je connais la sienne, donc c’est sympa de partager ces moments. Je peux lui transmettre mon expérience et c’est un gars intelligent. Il est brillant, il écoute et veut apprendre. C’est un joueur qui va rester longtemps et il a une belle carrière devant lui, mais il faut travailler dur pour essayer de s’améliorer tout le temps. C’est vraiment bien de se retrouver avec ses coéquipiers en dehors du terrain, et surtout dans les moments où c’est difficile sur le terrain. Cela vous donne l’occasion d’échanger des idées et de changer légèrement votre regard. C’est génial de partager ces moments car vos coéquipiers sont vos amis.
Vous êtes le premier joueur sénégalais à dépasser les 100 sélections et le joueur le plus capé de l’histoire de votre pays. Êtes-vous fier de cet accomplissement ?
C’est quelque chose dont je suis vraiment fier. J’ai toujours rêvé de représenter mon pays. Maintenant, faire partie de l’équipe depuis si longtemps, c’est un exploit dont je suis très fier. C’est bien de dire à quel point c’est génial d’avoir joué 100 matchs, mais on veut quitter l’équipe en ayant gagné quelque chose. Heureusement, nous avons gagné [la Coupe d’Afrique des Nations] la dernière fois et j’ai réussi à nous représenter aux Coupes du monde. Espérons qu’à l’approche de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations, nous pourrons également réaliser quelque chose dans ce domaine. Comme je l’ai dit, c’est bien de représenter, mais nous voulons gagner.
Si Bruno Metsu reste toujours vivant dans la mémoire des Sénégalais, c’est parce qu’il avait su concocter une équipe solide qui avait une identité de jeu avec seulement 02 joueurs techniques (Fadiga et El Hadji Diouf). Le reste de l’équipe était composé de joueurs moyens. La grande force de Metsu est qu’il s’était appuyé du match nul (0-0) à Rabat pour disposer d’une équipe type.
Très rarement, il a changé de dispositif tactique. En 1/2 finale de la CAN 2002, le Sénégal a joué pendant presque 120 minutes à 10 sans fléchir face à la grande équipe du Nigéria finaliste deux ans plutôt.
Tout le contraire de l’entraîneur Français, Aliou Cissé dispose d’un effectif riche et pratiquement des meilleurs joueurs du continent Africain. Toutefois, le jeu proposé est tellement laborieux que même pour battre le Rwanda (1-0) à domicile ou le Bénin (1-1), c’est tout un problème.
Aliou Cissé module son dispositif tactique en fonction de ses adversaires raison pour laquelle chaque match il aligne un nouvel onze set départ.
Après avoir battu l’Equateur en Coupe du monde dans un match qu’il fallait gagner absolument, l’on se disait qu’il avait enfin trouver son onze type.
En 1/8e de finale, au lieu de remplacer Gana Gueye par Nampalys Mendy, il a préféré incorporer Krepin Diatta. Ce qui a complètement noyé le Sénégal.
S’il avait aligné le trio Pathé Ciss-Nampalys-Pape Gueye, nul doute que le Sénégal aurait eu son mot à dire face à l’Angleterre. C’est ce même milieu qui a battu le Brésil. Pathé Ciss et Pape Gueye étant titulaire contre l’Equateur (2-1), il fallait donc juste remplacer le milieu d’Everton par le milieu du RC Lens pour avoir un bloc équipe soudé et compact.
Pour la prochaine Can 2024, on s’attend donc à ce qu’Aliou Cissé ait un onze type comme ce fut le cas avec Bruno Metsu. C’est en tout cas mieux que de tâtonner en mettant un onze différent dans chaque match.