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Guédiawaye : Aliou Sall prend sa revanche sur Ameth Aidara après avoir raflé 11 des 14 adjoints et impose une cohabitation

Le nouveau maire de Guédiawaye, Ahmed Aïdara tient enfin « son » bureau municipal. Après une première séance avortée le 17 février dernier, l’élection du bureau municipal s’est finalement tenue dans le calme, ce mercredi 2 mars 2022. Ainsi les 14 adjoints au maire ont été élus et installés à l’issue d’un long processus de vote qui a duré plus de 17 heures ( de 10 heures à 3 heures du matin).

Les résultats issus des urnes donnent Benno Bokk Yakaar largement en tête. En effet, Aliou Sall et ses « partenaires politiques » (une frange de l’opposition, Ndlr) ont raflé 11 des 14 postes d’adjoints qui étaient en jeu contre 3 pour la coalition du maire (Ahmed Aïdara) Yewwi Askan Wi.

Bby a opéré une vraie razzia. Cheikh Sarr (Bby) a été confirmé 1er adjoint, Aïda Sow Diawara s’est emparé du poste de 2e adjoint, Ndiogou Malick Dieng (Wallu investi par Benno) 3e adjoint, Fama Diakhaté (Bby) 4e adjointe, Sada Sall (Bby) 5e adjoint, Awa Sow (Bby) 6e adjointe, Racine Ba (Gueum sa bop investi par Bby) 7e adjoint, Mame Ibra Ba (Bby) 9e adjoint, Fatoumata Sy (Bby) 10e adjointe, Moulaye Camara (And Nawlé, investi par Bby) 11e adjoint et Ass Saliou Fall (Bby) 13e adjoint.

Avec sa majorité, Benno envisage d’imposer «  cohabitation municipale », renseigne le maire sortant, Aliou Sall. L’ex-édile de Guédiawaye de préciser qu’il s’agira à travers ce scénario inédit, d’accompagner le nouveau maire mais également de contrôler l’action municipale telle que prévue par la loi.

Yewwi sauvée par ses femmes

Yewwi Askan wi a littéralement dégringolé, a frôlé le crash lors de cette élection. Ce sont les femmes qui ont sauvé la face en s’emparant du poste de 8e adjointe après 3 tour de vote marqué par une égalité parfaite entre Fatoumata Sy (Bb) et Aminata Souaré (Yaw). Ainsi, Yaw doit son salut au droit aînesse. D’après les texte après 3 tours de votes, c’est le droit d’aînesses qui s’impose pour départager les candidats. Aminata Souaré étant plus âgée que Fatoumata Sy, a été installée au poste de 8e adjointe.

Yaw se consolera également avec les postes de 12e et 14e adjointes respectivement gagnés par Fatou Kiné Mbaye et Awa Diaw.

Douchés par ces résultats totalement en leur défaveur, le camp de Ahmed Aïdara accuse l’opposition d’avoir « trahi Guédiawaye ».

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A l’occasion de la 142e édition de l’Appel de Seydina Limamoulaye, le Président Macky SALL a rendu visite au Khalif général Mamadou Makhtar Laye

En magnifiant la vie et l’œuvre de Seydina Limamoulaye, le Chef de l’Etat a insisté sur la nécessité de préserver la paix et le vivre ensemble tels que enseignés par le Mahdi. De son côté, le Khalif et l’ensemble de la famille ont marqué leur gratitude au Chef de l’Etat pour les dispositions prises pour la réussite de l’événement .

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SUR L’UKRAINE, DAKAR RÉAFFIRME SON ADHÉSION AU NON-ALIGNEMENT (OFFICIEL)

Le chef de l’Etat, Macky Sall, a fait part mercredi, à Dakar, de « sa grave préoccupation face à la situation en Ukraine », en allusion à l’invasion de ce pays par la Russie, tout en réaffirmant l’adhésion du Sénégal aux principes du non-alignement et du règlement pacifique des différends.

Macky Sall, présidant le même jour la réunion du Conseil des ministres, « a exprimé sa grave préoccupation face à la situation en Ukraine », où une offensive militaire russe est en cours depuis le 24 février dernier, après des semaines de tension entre les deux pays. La Russie, dont l’intervention militaire était lundi au menu d’une « session extraordinaire d’urgence » de l’Assemblée générale des Nations unies, a fait valoir son droit à l’auto-défense, prévu par l’article 51 de la Charte de l’ONU, mettant notamment en avant la « souffrance » dans la région séparatiste du Donbass. 

Dans le Donbass, région de l’Ukraine frontalière de la Russie et majoritairement russophone, un conflit larvé oppose depuis 2014 le gouvernement ukrainien à des séparatistes pro-russes et à la Russie. Selon le communiqué du Conseil des ministres du jour du gouvernement sénégalais, Macky Sall a indiqué que sa position sur cette question s’inscrit dans l’esprit des deux communiqués publiés en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine. Dans l’un de ces textes rendu public, il a exprimé, avec le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, son « extrême préoccupation face à la très grave et dangereuse situation créée en Ukraine ».  Les deux dirigeants ont aussi appelé « la fédération de Russie et tout autre acteur régional ou international au respect impératif du droit international, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale de l’Ukraine ». 

Ils ont également exhorté « les deux parties à l’instauration immédiate d’un cessez le feu et à l’ouverture sans délai de négociations politiques sous l’égide des Nations unies, afin de préserver le monde des conséquences d’un conflit planétaire, pour la paix et la stabilité dans les relations internationales au service de tous les peuples du monde ». Le président Sall, pour conclure, « a également réaffirmé l’adhésion du Sénégal aux principes du Non Alignement et du règlement pacifique des différends », selon le communiqué du Conseil des ministres.

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Guerre en Ukraine : Ces Sénégalais « prêts à partir» à Kiev pour combattre l’armée Russe

Il y a maintenant une semaine, la Russie lançait une offensive pour « dénazifier » l’Ukraine. Une opération qui s’annonce désastreuse pour ce pays de l’Europe de l’Est qui ne doit, pour l’heure, compter que sur ses propres forces contre un adversaire plus robuste.

Décidé à se battre contre la Russie, le président Volodymyr Zelensky a mis sa tenue de chef de guerre et n’en finit plus de booster ses troupes. Il n’empêche, le chef de l’État ukrainien ne dit pas non à un appui extérieur pour contenir les assauts russes. C’est dans ce registre qu’il faut inscrire son appel du 27 février dernier à l’endroit des européens et des étrangers souhaitant combattre aux côtés des forces régulières ukrainiennes. « Si vous avez une expérience de combat et que vous ne voulez pas regarder l’indécision de vos responsables politiques, vous pouvez venir dans notre pays pour défendre l’Europe », a-t-il déclaré.
Depuis, des européens se mobilisent pour répondre à cet appel qui transcende le vieux continent. Postée sur la page de l’ambassade d’Ukraine à Dakar, la demande de soutien du président Zelensky a enregistré des réponses favorables…de sénégalais.  Le constat a été fait par l’activiste Idrissa Fall Cissé dont le post sur Twitter a été pris par beaucoup d’internautes sénégalais pour une blague de mauvais goût.

Vérification faite, il s’est avéré qu’une dizaine de personnes dont nous ne sommes pas sûrs qu’elles soient toutes sénégalaises ont manifesté leur volonté de prendre les armes pour défendre l’Ukraine. Dakaractu s’est rapproché de certaines d’entre elles. 

« Tout ce que je sais de la guerre, je l’ai appris à l’école… »

« Oui, je suis prêt à partir », assume M. S. Il affirme avoir été convaincu par le discours prononcé par le président ukrainien à l’intention des pays de l’Union européenne et au terme duquel, il aurait même versé des larmes. Questionné sur ses réelles motivations, il s’accroche sur la nécessité de secourir les populations civiles. « Il faut penser aux innocents qui sont en train de payer le prix (sic) », argue-t-il.

Appelons le Moussa. Lorsqu’il a vu les premières images de l’invasion russe, le maçon de profession s’est fait une religion. « C’est une injustice que le peuple ukrainien est en train de subir », nous confie-t-il au bout du fil. Comme Moussa, B. G est prêt à avaler plus de 5000 kilomètres pour défendre l’Ukraine.Malgré cet engagement dont la sincérité est difficile à mesurer, ces deux citoyens sénégalais sont en deçà des critères requis pour aller au front. Ils reconnaissent n’avoir eu aucune formation militaire. « Tout ce que je sais de la guerre, je l’ai appris à l’école et c’était l’histoire de la première guerre, de la deuxième et de la guerre froide », assure B.G. Ce handicap qui risque de le disqualifier d’office ne dissuade pas pour autant l’« étudiant » doublé d’un « bijoutier ». « En répondant à l’appel de la France, les tirailleurs n’étaient pas performants en armes. Mais ils ont libéré l’Europe », se cramponne-t-il à son désir d’aller sauver l’Ukraine des griffes de Poutine.
De son côté, M. S avoue avoir été initié au maniement des armes. « J’ai fait tout ce que je devais faire monsieur », ajoute-t-il tout en refusant de laisser échapper quoi que ce soit sur sa sélection ou non par l’ambassade d’Ukraine.
Sous le message posté le 27 février à 17 heures 13 minutes, un formulaire a été mis à la disposition des candidats du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, de la Guinée Bissau, de la Guinée Équatoriale, du Gabon et du Libéria. Ces derniers doivent renseigner plusieurs champs allant de leur adresse email, à leurs prénoms et nom, à leur expérience militaire et à leur situation financière. Sans doute, c’est une manière pour l’ambassade de faire le tri car ils ne manqueront pas de propositions fantaisistes mues uniquement par la volonté de migrer en Europe. Pourtant, tous les candidats avec lesquels nous avons discuté nient avoir cette idée derrière la tête. « S’il s’agissait seulement de ça, je serai parti il y a longtemps. J’ai les moyens de partir où je veux monsieur», se défend M. S alors que Moussa soutient qu’il gagne bien sa vie. Que de paroles en l’air ? Nous ne disposons pas d’assez d’éléments pour en juger.
36 candidatures sénégalaises enregistrées 

Quelles que soient les raisons avouées ou cachées, l’engouement montré par les candidats enchante l’ambassadeur d’Ukraine au Sénégal. Yuri Pyvovarov révèle dans un entretien accordé ce mercredi 2 mars à Dakaractu que « nous avons reçu 36 candidatures de la part des sénégalais ». Ce qu’il trouve « agréable et positif ». 

Cependant, il précise que tout le monde ne sera pas pris. « Actuellement, les services compétents ukrainiens sont en train de travailler pour scanner chaque profil afin d’éviter les infiltrations de personnes indésirables », assure le diplomate selon qui, ce travail prendra « deux ou trois jours ». 
Ceux qui seront retenus à l’issue de cet exercice seront envoyés en Ukraine à travers des points de passage bien identifiés. L’ambassadeur n’écarte pas une possible rétribution financière. « Pour le moment, j’ignore le niveau de rémunération, mais je pense qu’ils seront rémunérés », croit savoir le diplomate, ajoutant dans le même sillage que les survivants pourront même prétendre à la nationalité ukrainienne. Mais tout ceci ne semble pas revêtir d’importance pour M. S. « Je veux être parmi les héros dont l’histoire retiendra qu’ils ont libéré l’Ukraine », idéalise « l’électrotechnicien ».

« Je veux être parmi les héros qui ont libéré l’Ukraine »

Par ailleurs, l’ambassadeur a tenu à lever le voile sur le caractère transparent de cette démarche. « Nous avons publié cet appel sur notre page Facebook. Nous avons aussi distribué l’information au niveau officiel, au ministère des affaires étrangères et un peu partout. Tout le monde est au courant », tente-t-il de rassurer. 

Nos tentatives de faire réagir les autorités sénégalaises se sont révélées sans suite. Mais, la seule évocation d’un enrôlement de sénégalais, fut-il pour un noble combat rend nerveux les services de renseignement généraux. « C’est une source d’inquiétude », nous a soufflé un des leurs. La dernière fois que des ressortissants sénégalais se sont mobilisés pour rejoindre une cause à l’extérieur, ils ont donné du fil à retordre aux services de sécurité.

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Affaire Ndiaga Diouf : «j’étais porteur d’un calibre 9 mm. Je n’ai pas eu à détenir cette arme du crime dont on me parle» (Barthélémy Dias)

L’affaire opposant le maire de Dakar à la famille du défunt lutteur Ndiaga Diouf a été évoquée à nouveau, ce mercredi, par la chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Dakar. Ce dossier qui avait déjà été vidé en 2017 a fait l’objet d’un appel. A la barre, Dias-fils a expliqué, que le premier verdict prononcé par le juge en première instance est injuste envers sa personne et son honneur.

«Même si cette affaire a été vidée et que j’ai purgé cette peine, je souhaite que le dossier soit vidé et que je sois blanchi. À l’époque des faits, on luttait contre un troisième mandat et j’ai été attaqué par des hommes bien identifiés venus avec des véhicules qui appartiennent au pouvoir d’alors. C’est une bagarre qui a duré pendant une heure de temps. Et la pièce maîtresse à savoir cette vidéo produite dans cette affaire ne reflète pas la réalité. L’enquête n’a pas été bien menée», se défend le prévenu.

«Je suis le seul à la barre, avec le père du défunt. Où sont ces nervis ? On m’accuse de coups mortels alors qu’il n’a jamais été brandi une arme et on veut me faire porter ce crime. J’étais porteur d’un calibre 9 mm et le permis correspondait à cette arme. Je n’ai pas eu à détenir cette arme du crime dont on me parle et c’est aux accusateurs d’apporter la preuve. Je conteste l’enquête parce qu’elle a été menée par le ministre de l’Intérieur d’alors, Ousmane Ngom et elle a été aussi menée à charge», soutient-il.

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AFFAIRE SWEET BEAUTE: Un viol inachevé ?

Le mois de mars 2021 restera à jamais gravé dans l’histoire politique du Sénégal. Ces évènements communément ap- pelés «affaire Adji Sarr-Sonko» ayant entrainé 14 morts, 600 blessés et plusieurs milliards de pertes matérielles, ont été un tournant décisif du magistère de Macky Sall qui depuis son arrivée au pouvoir en 2012, dirige le Sénégal d’une main de fer. Un an après, que reste-t-il de ce dossier poli- tico judiciaire?

L’affaire Adji Sarr- Ousmane Sonko est désormais entrée dans les annales de l’histoire politique du Sénégal de la plus triste des manières. Durant ces évènements où 14 jeunes sénégalais ont trouvé la mort, la justice est restée au point mort. Après l’interdiction de sortie du territoire et la confiscation du passeport du député leader du parti des Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail et la Fraternité (PASTEF), le dossier Ousmane Sonko semble être rangé dans les tiroirs du juge d’instruction du premier cabinet du Tribunal de Dakar.

CONTEXTE POLITIQUE

Après l’élection présidentielle de 2019 avant laquelle, le protocole de Conakry a eu lieu liant, le Président et Abdoulaye Wade facilité par deux médiateurs que sont Alassane Dramane Ouattara et Alpha Condé, Macky avait obtenu son deuxième mandat avec brio par 58% des suffrages valablement exprimés. Après cette victoire, le coordonnateur national de BBY, qui avait reconnu vouloir un second et dernier mandat avant la présidentielle, semblait changer de veste. Au lendemain de sa réélection, celui-ci a ordonné à tous les membres de la majorité de ne pas se prononcer sur le mandat qui dans un passé récent (2011) avait entraîné des troubles. Paradoxalement, le Président Macky Sall ne sanctionnait pas ceux qui théorisaient un troisième mandat. Ainsi Sory Kaba, ancien directeur général des Sénégalais de l’extérieur, Moustapha Diakhaté, ministre conseiller et Me Moussa Diop, Directeur général de la société nationale de transport Dakar Dem Dikk (DDD) l’ont appris à leurs dépens. Ils seront virés sans aucune forme de procès par le maitre du Palais pour avoir soutenu que Macky Sall n’avait pas droit à un troisième mandat. Au même moment, les autres proches comme Mbaye Ndiaye, ministre Conseiller ne s’inquiétaient point de leurs sorties car théorisant un troisième mandat sous forme de deux mandats de 5ans.Mieux, y compris des journalistes proches du pouvoir soutenaient la thèse selon laquelle le mandat est une affaire politique, donc c’est par la politique que cela allait se régler (Madiambal Diagne et Mamoudou Ibra Kâne pour ne citer que ces deux-là). Joignant l’acte à la parole, le Président s’est débarrassé du poste de Premier ministre qui,sous le régime de Wade, a été à un moment donné, source de dualité au sommet de l’Etat. Afin d’éviter que cette situation se reproduise, Macky a concentré tous les pouvoirs entre ses mains sous le prétexte de l’efficacité. Voulant être l’alpha et l’oméga, le Chef de l’Etat voulait convaincre l’opinion qu’il est un homme indispensable, ce qui lui donnera une volonté de briguer un troisième mandat sous prétexte d’une demande populaire. De l’autre côté, des pourparlers ont été entamés avec les leaders de l’opposition. Finalement, ces rencontres secrètes vont aboutir à la transhumance d’Idrissa Seck président du parti Rewmi, Issa Sall candida tdu PUR et le retrait de Madické Niang de la scène politique. Ousmane Sonko et son parti avaient refusé de prendre part à ces négociations. Utilisant la politique du bâton et de la carotte, il ne restait plus d’autre option que de venir à bout de l’opposant radical. Ainsi, ce dernier qui avait éventré un « deal sur 94 milliards de FCFA» dans lequel Mamour Diallo, ancien Directeur des Domaines a été indexé, s’était fait des ennemis dans le camp du pouvoir dont certains sont soupçonnés d’avoir pris part à ce scandale. Ainsi, lorsqu’une jeune fille répondant au nom de Adji Sarr avait porté des accusations de viol contre l’opposant radical qui au fil du temps est devenu le chef de l’opposition, la machine judiciaire s’est emballée pour « guillotiner » Ousmane Sonko.

UNE PLAINTE

Dans la plainte qui semble être antidatée car datant du 02 Février 2021, la plaignante dit que le sieur Ousmane Sonko l’a violée en la menaçant de mort avec deux pistolets entre les mains si jamais elle pipait mot. Ce viol, selon la plaignante, a eu lieu la nuit du 2 au 3 Février. Le lendemain, à la section des recherches de la gendarmerie sise à la Caserne Samba Diéry Diallo de Colobane, Mlle Sarr se présente avec une plainte datant du 02 Février. Outre les contra- dictions dans le procès-verbal d’Adji Sarr et lors de la confrontation avec Aïssata Ba et Ndéye Khady Ndiaye propriétaire du Salon «SWEET BEAUTE », le certificat médical qui est la pièce maitresse de l’enquête, a démenti la plaignante comme quoi, non seulement la jeune fille a perdu sa virginité depuis long- temps mais n’avait pas des rapports sexuels durant la période mentionnée. Alors que la Section des Recherches se tournait vers une piste d’un «com- plot», le Procureur Serigne Bassirou Guéye récupère le dossier et le confie au juge Mamadou Seck du 2ième Cabinet. Ce dernier, craignant pour sa vie, retourne le dossier au doyen des juges Samba Sall qui sera obligé de diligenter la suite de l’enquête.

EMBASTILLEMENT DES CONTESTATAIRES

La première convocation d’Ousmane Sonko le 10 février par la Gendarmerie, a causé la première confrontation entre le régime de Macky Sall et les jeunes. Le Chef de l’Etat, qui n’a jamais été défié depuis 2012, a connu une résistance farouche des Pastéfiens. Durant toute la journée, la capitale fut le théâtre de manifestations violentes, un spectacle jamais vécu depuis l’arrivée de Macky au pouvoir. La machine s’emballe par la levée de l’immunité parlementaire et puis la convocation d’Ousmane Sonko au Palais de Justice où ildevait faire face au juge Samba Sall. Mais avant cela, l’Etat a pris lesoindenettoyerlespotentiels défenseurs de l’opposant qui pourraient inciter les jeunes à défier l’autorité. Ainsi, Guy Marius Sagna, Clédor Séne, Dame Mbodj et Cie seront alpa- gués et accusés puis poursuivis pour insurrection. Tandis que les coordinateurs de PASTEF Dakar et Thiès respectivement, Abass Fall et Biram Souléye Diop seront arrêtésetaccusésdetentative d’insurrection.

En effet, du fait que l’histoire politique démontre que les manifestations ont tou- jours eu lieu à Dakar et Thiès, le régime a voulu tuer la révolte dans l’œuf.L’image hideuse des nervis aux côtés des forces de l’ordreEntre-temps, pour laver l’af- front, le régime s’était préparé des plus viles manières. Pour la première fois, des nervis ont été recrutéspoursebattreauxcôtés desforcesdel’ordreafinde tabasser des manifestants. C’étaient des gens non identi- fiés, des gros bras qui utilisaient desvoituresdel’Administration.

Pourtant en partance pour le Tribunal, à plusieurs reprises, le Préfet de Dakar actuel Gouverneur de Saint Louis, Alioune Badara Samb, avait donné des ordres à la gendar- merie de disperser la foule qui avait accompagné le leader de Pastef. « Gazez tout le monde, y compris les journalistes ». Le téléphone scotché à l’oreille, le Préfet semblait recevoir des ordres qu’il exécutait à la lettre. Le GIGN qui est un corps d’élite, a arrêté Ousmane Sonko qu’il a acheminé au camp Samba Diéry Diallo. Avant les évènements du mois de mars, nombreux sont les chefs religieux qui avaient pris leur bâton de pèlerin pour éviter le pire. Malheureusement, l’an- nonce par le pôle d’avocats de l’opposant de la garde à vue d’Ousmane Sonko, aura été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Les jeunes qui depuis 2012 ont subi les affres du régime avec un lot de scandales, en plus de l’humiliation qu’ils ont vécue durant le confinement accentué par une situation morose, en voulaient à mort au régime. Très rapidement, les manifestations gagnèrent presque l’ensemble du territoire sénégalais et gendarmes et policiers furent débor- dés car de nuit comme de jour, les jeunes ont maintenu le rythme qui a connu l’effet d’une boule de neige. 14 morts, 600 blessés, cela n’a nullement ébranlé l’ardeur des Sénégalais. Le mot d’ordre des manifestants était passé de «libérez Sonko» à «Macky dégage» !Dès l’instant, plusieurs responsables du régime, pris de panique, ont déserté leurs mai- sons et sont restés injoignables. Sachant que la Police et la Gendarmerie ne pouvaient plus contenir la rage des jeunes, l’Armée a été appelée en renfort, une situation jamais connue dans l’histoire politique du Sénégal.

Le lundi 08 mars, par une médiation du Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, le régime libère Ousmane Sonko et le calme revient. Malheureusement depuis lors, non seulement aucune enquête n’a été ouverte pour élucider les 14 morts, mais la procédure sur l’affaire Adji Sarr n’a pas connu de continuité. Ces évènements du mois de mars 2021, il faut le souligner, semblent précipiter la déca- dence du régime. En effet, lors des dernières élections locales, malgré le rejet massif des listes de la coalition Yewwi Askan Wi dont Ousmane Sonko reste le leader, la plus importante frange de l’opposition a remporté les grandes villes et l’axe Dakar- Diourbel en passant par Thiès, sans compter le sud du pays qui est resté la chasse gardée de Pastef.

Ce rythme va-t-il continuer aux prochaines élections législatives ? Rien n’est sûr car ce sera un revers de plus pour le régime que d’imposer une cohabitation à l’Assemblée nationale.

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POLIOMYELITE: Macky face au mystère Idy

En direction de la présidentielle de 2024, nul ne sait encore la position que va afficher Idrissa Seck. En décidant de rejoindre le Président Macky Sall, le chef de file de Rewmi a posé un acte politique suicidaire, mais sans calculs compte tenu de l’entente qui le lie au patron de l’Alliance pour la République (Apr) et de la coalition Benno Bokk Yaakaar. C’est dire qu’Idrissa Seck reste un mystère pour le Président Sall comme pour les Sénégalais qui attendent également de savoir s’il va se retirer (définitivement) de la vie politique.

Le 1er novembre 2020, les Sénégalais ont été totalement surpris d’apprendre la nomination d’Idrissa Seck au poste de président du Conseil économique, social et environnemental (Cese). Ils l’ont plus été en attendant le principal concerné indiquer qu’il échangeait depuis plusieurs mois, autrement dit, bien avant la tenue de la présidentielle de février 2019, avec le Président Macky Sall.

Un acte mal vu et mauvaisement apprécié par une majorité de sénégalais. En retournant totalement sa veste malgré le fait qu’il ait été l’un des plus farouches opposants du Président Macky Sall et de son régime, Idrissa Seck a préféré rejoindre le luxe de la gouvernance au point d’assumer une réconciliation au goût de ‘’mbourou ak soow’’ avec son désormais ancien adversaire politique dont la vision s’arrête à Diamnadio. Personnage politique atypique qui aura posé plusieurs actes commentés durant toute sa vie politique, Idrissa Seck, malgré tout reste et demeure un véritable mystère pour son actuel bienfaiteur, mais aussi pour une classe politique qui ne se sait pas ce qu’il va entreprendre d’ici 2024.

Et pour cause, le chef de file du parti Rewmi, champion du déguisement verbal, a toujours su tromper son monde. Personne ne peut assurer avec gage ce que ‘’l’homme de Thiès’’ fera demain. A ce propos, les exemples sont multiples. Il faut rappeler qu’en plusieurs occasions, Idrissa Seck avait défendu qu’à l’âge de 63 ans, il se retirerait de la vie politique. Pourtant, il va les fêter en cette année 2022. «Je vais me retirer de la vie politique quand j’aurai 63 ans», avait-il déclaré. Mieux encore, il clamait à haute voix qu’il ne se présenterai pas à une élection présidentielle après deux échecs.

Un mystère persistant en direction de 2024En 2007 et 2012, candidat pour succéderàMeAbdoulayeWade,il n’a pas pu accéder à la magistrature suprême. Malgré tout, soutenu par tous les candidats recalés dans le cadre des parrainages, il a encore candidat face au Président Macky Sall. Un troisième échec. Quand tout le monde croyait dur comme fer qu’il allait organiser ce qu’il faut pour transmettre sa formation politique à un autre responsable rewmiste, il rejoint avec fracas le camp présidentiel. Mieux encore, en direction des élections législatives de juillet 2022, des caciques du parti Rewmi commencent à affirmer qu’ils seront de la partie avec la coalition Benno Bokk Yaakaar. Gérant sa carrière politique en adoptant la posture du ‘’muet’’ politique, on ne sait pas encore ce qu’il va faire en direction de la présidentielle de février 2024.

N’ayant pas pour le moment donné une position claire, le Président Macky Sall, tout en le gérant avec efficacité politique, ne peut pas jurer que son allié sera ou ne sera pas candidat. Pourtant, il devrait être conscient de sa chute politique. La meilleure des illustrations réside sur les résultats obtenus lors des élections départementales et municipales du 23 janvier dernier. Battu dans son propre bureau de vote, perdant la capitale du rail qu’est Thiès, Idrissa Seck a préféré se terrer. Ce qui avait poussé de hauts responsables de l’Alliance pour la République (Apr) à sortir leurs mitraillettes pour l’arroser de vérités. Car, pour eux, le patron du parti Rewmi n’a fourni aucun effort pour participer à une victoire de Benno Bokk Yaakaar. Dans tous les cas, Idrissa Seck reste un mystère face au Président Macky Sall. Il ne pipe mot sur les retrouvailles libérales suscitées, mais reste collé aux chevilles de Macky en attendant son prochain coup de… tonnerre.

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GUÉDIAWAYE: Wallu prend le poste de 3ème adjoint au maire et Gueum Sa Bopp gagne le poste de 4ème adjoint

Ndiogou Malick Dieng de Walu a été élu troisième adjoint au maire de Guédiawaye. Il avait en face de lui Pape Ndiamé Bane de Yaw. Ndiogou Malick Dieng, qui était soutenu par Bby, est passé avec 44 voix contre 40 voix pour Bane.

Fama Diakhaté de Gueum Sa Bopp a été élue, au second tour, quatrième adjoint au maire de Guédiawaye, rapporte le correspondant sur place de Tigalsen.com. Elle a obtenu 46 voix contre 40 voix pour Rokhaya Mbaye de Yaw. Les deux candidates étaient à égalité lors du premier tour.

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