Le combat qui opposait, ce 1er janvier 2022, Bombardier à Balla Gaye 2 n’a pas finalement tenu toutes ses promesses. Le lutteur de la petite cote a été désigné vainqueur par décision arbitrale après minutes de combat.
Pourtant, tout était réuni pour un bon combat de lutte. Les amateurs étaient au rendez-vous. Le spectacle aussi. Au coup de sifflet de l’arbitre central, Balla Gaye 2 a ouvert les hostilités. Cependant, il avait en face de lui un bombardier calme et concentré qui l’empêche à chaque fois de poursuivre ses efforts. D’ailleurs, Bombardier a même terrassé son adversaire mais l’arbitre estime que ceci s’est fait derrière l’arène. Les deux lutteurs ont écopé de plusieurs avertissements. Et à l’arrivée le lion de Guédiawaye a perdu devant Bombardier.
Le chef de l’État trouvera sur son bureau de président de l’Union africaine (UA) une pile de dossiers aussi chauds les uns que les autres. En voici quelques-uns.
Macky Sall occupera à partir de février prochain la présidence de l’Union africaine (UA). Il prendra le relais de son homologue de la République démocratique du Congo (RDC), Felix Tshisekedi.
Il s’inscrira sûrement dans la continuité de son action avec toujours comme point de mire l’Agenda 2063, «le plan directeur de l’Afrique visant à transformer (le continent) en puissance mondiale de l’avenir». Le Président sénégalais a du pain sur la planche ; il inaugure son mandat dans un contexte régional et international trouble.
Avec l’apparition du variant Omicron, la Covid-19 a repris du poil de la bête. De nombreux pays ferment leurs frontières ou restreignent les flux entrants et sortants.
Le risque de perturbation des chaînes d’approvisionnement plane. Déjà fragiles et fortement secouées par les premières vagues de la pandémie, la plupart des économies africaines sont ainsi exposées à une rechute.
Menaces terroristes, coups d’État…
Au plan sécuritaire, la menace terroriste hante le Sahel. Les djihadistes frappent de plus belle au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Au même moment, la France réduit sa présence militaire dans la région tandis qu’un épais voile de mystère entoure les conditions d’installation sur le territoire malien des Russes du groupe Wagner.
Au Mali justement, mais aussi en Guinée et au Tchad, les putschistes au pouvoir se pressent lentement vers un retour à l’ordre constitutionnel.
Le Nord de l’Afrique polarise également les attentions. La Libye devrait connaître son premier président démocratiquement élu, mais rien ne garantit que cela mettra fin à la partition du pays. Au Maghreb, l’Algérie et le Maroc ne semblent pas près de renouer leurs liens diplomatiques rompus à cause de leur différend au sujet du Sahara occidental.
À l’Est, le conflit au Tigré pollue l’atmosphère au pays qui abrite le siège de l’UA, l’Éthiopie, et menace l’équilibre, déjà précaire, au niveau de la Corne de l’Afrique…
D’Addis-Abeba à la… Primature
On le voit bien, les nombreux dossiers sur la table du futur président en exercice de l’UA sont brûlants. Et Macky Sall n’a qu’un an pour éteindre les feux ou circonscrire les incendies en prêchant la bonne parole du Nord au Sud, d’Est en Ouest et hors du continent.
En effet, il doit en plus faire entendre la voix de l’Afrique jusqu’au G7, au G20, à l’Assemblée générale de l’ONU et au niveau de toutes les autres tribunes où se trament le présent et le futur de la planète.
Le chef de l’État a décidé de consacrer toutes ses forces dans la bataille. C’est la raison qu’il a invoquée pour justifier le retour du poste de Premier ministre, supprimé au détour de la présidentielle de 2019.
La cause est noble. L’engagement louable. Même si, comme l’a signalé un éditorialiste à Jeune Afrique, l’UA seule n’explique certainement pas ce virage à 180°. La Primature étant appelée à demeurer au-delà du terme du mandat de Macky Sall à la tête de l’institution régionale.
Lors de son discours à la nation, ce vendredi, le président de la république Macky Sall est revenu sur les détails de l’entrée de l’Etat du Sénégal dans le capital de SECAA (Concession de l’Autoroute de l’Avenir) à hauteur de 25%.
«Sur le transport urbain et interurbain, nous avons procédé au rééquilibrage de la concession de l’Autoroute à péage Dakar-Diamniadio-AIBD, après deux années de renégociation du contrat initial qui remonte à 2009. Désormais, la société concessionnaire est ouverte à l’actionnariat national», souligne le chef de l’Etat.
A en croire le président Macky Sall, «la redevance domaniale annuelle, qui était de 1000 FCFA seulement dans l’ancien contrat, est maintenant fixée à 2% du chiffre d’affaires de la société, avec un minimum de 800 millions de F CFA par an à payer au Trésor public. En outre, les clauses et échéances de partage des revenus tirés de la concession sur la période 2021-2044 ont été révisées, et l’Etat percevra à ce titre 13 milliards de FCFA par an. Enfin, l’autoroute sera éclairée de bout en bout ; et pour 5 ans il n’y aura pas de hausse des tarifs du péage».
Le président Macky Sall a livré son traditionnel discours à la nation de fin d’année. Ci-dessous en texte et en vidéo, l’intégralité de son message.
Mes chers compatriotes, Hôtes étrangers qui vivez parmi nous, A la veille du nouvel an, je suis heureux de m’adresser à vous pour vous présenter mes vœux. Ce soir, mes pensées vont d’abord vers les êtres chers qui nous ont quittés. Je prie avec vous pour qu’ils reposent en paix. J’exprime ma compassion à nos malades et leur souhaite prompt rétablissement. Pour la deuxième année consécutive, je m’adresse à vous dans le contexte difficile de la pandémie COVID-19. Le virus est toujours là, et le nombre de cas positifs est en nette augmentation depuis quelques semaines. Une fois de plus, j’appelle au respect des règles sanitaires, au port du masque et à la vaccination ; surtout que le vaccin est disponible, avec plus de 5 millions de doses reçues à ce jour, et que c’est le seul moyen de prévenir les cas graves. A l’épreuve de la crise, notre système de santé reste résilient. Nous le devons au dévouement et à l’expertise de notre personnel de santé, que je salue et encourage. Nous le devons aussi aux importants investissements consentis par l’Etat. Ainsi, les unités de test PCR que nous avons installées dans nos 14 régions, et les kits de test rapide, dénommés Saytu, mis au point par l’Institut Pasteur de Dakar, contribuent à faciliter le diagnostic. En outre, cette année encore, nous avons considérablement élargi notre carte sanitaire et relevé le niveau de notre plateau médical, avec, entre autres réalisations : 5 hôpitaux dotés d’équipements de dernière génération, à Sédhiou, Kaffrine, Kédougou, Touba, et Agnam ; la mise aux normes de 9 Services de réanimation et 12 Services d’accueil des urgences ; l’acquisition de nouveaux équipements : scanners, IRM, appareils d’endoscopie et de mammographie, et accélérateurs de particules pour le traitement du cancer. Nous avons également lancé le chantier du Centre national d’oncologie, dédié à la lutte contre le cancer, et celui de la Polyclinique moderne de l’hôpital Principal de Dakar ; ce qui contribuera à réduire sensiblement les évacuations sanitaires couteuses. S’agissant des ressources humaines, 500 médecins et 1000 personnels paramédicaux ont été recrutés, en plus de la contractualisation de 45 médecins, 400 infirmiers et 400 sages-femmes. Nous déployons tous ces efforts dans un contexte mondial difficile, marqué par le renchérissement des importations à cause de la perturbation des chaînes de logistique, du coût élevé du fret et des restrictions sévères sur l’offre de biens et services. En dépit de cette conjoncture économique défavorable, nos finances publiques restent performantes. Ainsi, les recettes budgétaires de 2021 ont enregistré une hausse de 139 milliards, soit un accroissement de 5, % par rapport à l’année 2020. C’est ce qui nous a permis de couvrir les dépenses de résilience liées à la COVID-19, aux inondations, au Programme Xëyu ndaw ñi et aux subventions du secteur de l’électricité. De plus, l’Etat continue de déployer d’importants efforts pour contenir la flambée des prix. Ainsi, pour la farine, le taux de la TVA a été ramenée de 18 à 0%, et celui des droits de douane de 5 à 0%. Sur l’huile, la taxe d’ajustement a baissé de 5%. Pour le riz, la suspension de la TVA reste maintenue. En outre, les prix homologués du gaz butane sont restés stables, alors que ceux du carburant n’ont pas connu de hausse. Les mesures de résilience face aux chocs extérieurs montrent aussi notre vulnérabilité vis-à-vis de l’étranger, et la nécessité de réaliser au plus vite notre souveraineté alimentaire, à la faveur du Plan d’Action Prioritaire Ajusté et Accéléré, dont l’agriculture, la pêche et l’élevage restent les piliers majeurs. C’est pourquoi l’Etat a consenti un investissement de 60 milliards de F CFA en matériels et intrants agricoles pour la campagne hivernale, qui a généré des récoltes en hausse notamment pour le riz, l’arachide, le manioc, le niébé et le coton, entre autres spéculations. En soutien aux producteurs, le prix plancher du kilogramme d’arachides a été maintenu à 25O FCFA. Afin de moderniser davantage le secteur agricole et booster ses chaines de valeurs, nous porterons en 2022 les fermes naataangué à 1 044 unités, en plus de la finalisation du programme d’acquisition de 700 tracteurs, 50 moissonneuses-batteuses, 400 kits d’irrigation, 100 magasins de stockage et 20 chambres froides. S’agissant de l’élevage, la subvention de l’achat de génisses laitières à haut potentiel génétique a été portée à 50%, sur une durée de dix ans. S’y ajoutent 8,5 milliards du Projet d’appui et de valorisation des initiatives entrepreneuriales, en faveur des femmes et des jeunes actifs dans les filières de l’élevage. Quant au secteur de la pêche, il a bénéficié d’importants investissements dont : l’acquisition d’un aéronef et la réhabilitation de 6 vedettes pour la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée ; la distribution, à ce jour, de 2 257 moteurs au titre du Programme de soutien à la pêche artisanale ; un programme test de 269 balises pour la géolocalisation des embarcations de pêche artisanale dans les régions de Dakar, Thiès, Louga, Saint-Louis, Fatick et Ziguinchor ; et l’acquisition de 55 camions frigorifiques. C’est dire que le gouvernement reste dans le temps de l’action et du travail qui façonnent le visage du Sénégal émergent, par la réalisation d’infrastructures de développement. Sur l’étendue du territoire national, notre pays est en plein chantier. Le 27 décembre dernier, nous avons inauguré la première phase de la ligne du TER, de Dakar à Diamniadio, qui sera prolongée jusqu’à l’Aéroport International Blaise Diagne. D’autres projets, également importants dans l’amélioration de la circulation des personnes et des biens, ont été finalisés ; notamment : les routes Fadiara-Bakel ; Tambacounda-Goudiry ; la Boucle du Blouf, entre Tendieme, Thionck Essyl, Balinghor et Koutenghor ; la route Kaffrine-Nganda ; les emblématiques ponts de Foundiougne et Marsassoum ; ainsi que les autoponts du Rond-Point de Yoff et de la cité Lobath FALL. Trente chantiers sont actuellement en cours, dont : la ligne du Bus Transit Rapide (BRT) qui reliera Guédiawaye à la gare de Petersen ; l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack ; l’axe routier Sénoba-Ziguinchor-Mpack ; la route Goudiry-Kidira-Bakel ; les ponts de Baïla et Diouloulou ; et les autoponts de Keur Massar et Cambérène. En outre, le montage technique et financier de l’autoroute du Nord Dakar-Tivaouane-Saint-Louis, et du chemin de fer Dakar-Tambacounda est en cours. Conformément à notre politique d’équité territoriale -le Sénégal de tous-, nous avons aussi démarré un Programme spécial de désenclavement portant sur plus de 2500 Km de routes sur l’étendue du territoire national, pour une durée de trois ans. Les chantiers de ce Programme spécial mobiliseront 60 entreprises sénégalaises, plus de 300 sous-traitants, et génèreront plus de 50.000 emplois. Ce Programme comprend, entre autres chantiers : le Dandé Mayo, sur 150 Km, avec une dizaine de ponts ; la 2ème Boucle du Boudier, sur plus de 80 km ; la Boucle du Fogny ; Mekhé-Pékesse-Darou Marnane ; Bambey-Baba Garage-Keur Samba Kane-Touba Toul ; Baba Garage-Mékhé-Diogo-Fass Boye ; Khombole-Thiadiaye-Nguéniène ; Bandafassy-Dindéfelo ; Kédougou-Fongolembi. Sur le transport urbain et interurbain, nous avons procédé au rééquilibrage de la concession de l’Autoroute à péage Dakar-Diamniadio-AIBD, après deux années de renégociation du contrat initial qui remonte à 2009. Désormais, la société concessionnaire est ouverte à l’actionnariat national. La redevance domaniale annuelle, qui était de 1000 FCFA seulement dans l’ancien contrat, est maintenant fixée à 2% du chiffre d’affaires de la société, avec un minimum de 800 millions de FCFA par an à payer au Trésor public. En outre, les clauses et échéances de partage des revenus tirés de la concession sur la période 2021-2044 ont été révisées, et l’Etat percevra à ce titre 13 milliards de FCFA par an. Enfin, l’autoroute sera éclairée de bout en bout ; et pour 5 ans il n’y aura pas de hausse des tarifs du péage. Je suis également heureux d’annoncer que nous engagerons en 2022 la modernisation du réseau de transport en commun de la région de Dakar. La première phase portera sur l’acquisition de 400 bus sobres en carbone, pour desservir 14 lignes. Dans le domaine portuaire et du transport maritime, notre pays change de niveau pour se hisser aux meilleurs standards internationaux, avec deux investissements majeurs : le port minéralier et vraquier de Bargny-Sendou dont le chantier sera bientôt achevé ; et le port du futur à Ndayane, dont nous lancerons les travaux le lundi 3 janvier. Au-delà de ces infrastructures lourdes, nous poursuivons également les politiques novatrices d’équité territoriale et d’inclusion sociale dans nos villes et nos campagnes, parce que tout le Sénégal mérite de vivre dans des conditions décentes. C’est pourquoi, le PUDC, le PROMOVILLES, le PUMA et le PACASEN, réalisent des infrastructures et services sociaux de base de Wakhinane Nimzat à Keur Massar ; de Ouakam à Mboubane ; de Keur Bara Tambédou à Walidiala, Fourdou, Dialambéré et Bagaya. Ils aident à moderniser nos villes et désenclaver nos localités isolées, installent des forages et des structures de santé, apportent la lumière et équipent les femmes pour alléger la pénibilité de leur travail. Ils revitalisent l’économie rurale et offrent des opportunités d’emplois à notre jeunesse. La dynamique d’émergence, c’est aussi l’accès universel à l’électricité. Nous sommes sur la bonne voie avec 1600 MW de capacités installées, l’extension du réseau de transport et de distribution sur les axes Kaolack-Tambacounda-Kédougou, Touba-Linguère, et la poursuite du programme de 115 000 lampadaires solaires. Nos performances seront encore meilleures avec l’exploitation de nos ressources gazières et pétrolières à partir de 2023. Dans l’esprit d’une gestion transparente, prudente et solidaire de ces ressources, j’ai tenu, lors du Conseil présidentiel du 21 décembre dernier, de larges concertations sur le projet de loi relatif à la répartition et à l’encadrement de la gestion des recettes issues de l’exploitation des hydrocarbures. Je salue la participation des représentants du secteur privé, de la société civile et de l’opposition à ces concertations. Une fois adoptée, cette législation inédite contribuera à sécuriser l’utilisation optimale des recettes tirées des hydrocarbures pour les besoins de développement économique et social des générations actuelles et ceux des générations futures. Nous traduirons ainsi en obligation légale l’exigence morale de solidarité intergénérationnelle. Mes chers compatriotes, Pour un Sénégal qui se développe en comptant sur toutes ses forces vives, les jeunes et les femmes restent au cœur de mes préoccupations. Il nous faut davantage d’inclusion sociale par l’éducation, la formation professionnelle et technique, l’emploi et le soutien aux activités génératrices de revenus. A ce titre, nous poursuivons la mise en œuvre du Programme d’urgence-Xëyu ndaw ñi- issu du Conseil présidentiel du 22 avril dernier, et doté de 450 milliards de FCFA sur trois ans, en soutien à l’emploi et l’insertion socio-économique des jeunes. Dans ce cadre, 5 000 enseignants ont été recrutés à titre exceptionnel, en plus des 3100 sortants des Ecoles de formation. En outre, nous avons réceptionné 14 Centres de formation de proximité, allant de Thioubalel à Bounkiling, Médina Gounas et Goudiry. A ce jour, la DER/FJ a directement financé plus de 130 000 bénéficiaires. Elle continue d’appuyer les populations cibles actives dans les secteurs de l’agriculture, de l’artisanat, de la pêche et du numérique, dont 192 start up ont bénéficié d’un financement de 5 milliards. Avec l’innovation majeure du nano-crédit, la DER octroie, dans ses 65 points de service à travers le pays, des financements de proximité à des taux d’intérêt bas, en soutien à de braves femmes et jeunes. En outre, la mise en œuvre du Programme Xëyu ndaw ñi au sein des Pôles emploi et entreprenariat ouverts dans les 46 Départements se poursuit, conformément à l’équité territoriale qui sous-tend ce Programme. Je suis également heureux d’annoncer que nous livrerons à notre jeunesse sportive, le 22 février 2022 le stade du Sénégal. Ce complexe moderne de 50 000 places, éclairé au solaire, est doté de commodités répondant aux meilleurs standards en la matière, y compris deux terrains d’entrainement, dont un de 2000 places, avec une piste d’athlétisme aux normes internationales. Je saisis l’occasion pour encourager nos chers Lions du football et leur souhaiter bonne chance pour la Coupe d’Afrique des Nations. Ce soir, je voudrais aussi redire combien je tiens à la poursuite des initiatives et programmes d’autonomisation et de protection des femmes, par la lutte contre toutes les formes de violence faites aux femmes et aux filles. Parce que les femmes sont grand-mères, mères, épouses, sœurs, filles et nièces ; toute violence contre une femme est une blessure faite aux valeurs qui soutiennent l’harmonie de la famille et de la communauté. En améliorant la condition féminine, nous aidons à transformer positivement notre société. Mes chers compatriotes, L’année qui s’annonce verra notre pays assurer la Présidence en exercice de l’Union Africaine. C’est un honneur pour le Sénégal ; mais surtout une responsabilité que nous assumerons en ayant à cœur la défense des intérêts de notre continent, dans l’esprit panafricaniste qui a toujours animé notre diplomatie. 2022, c’est aussi l’année des élections locales en janvier, et législatives en juin. En démocratie, une élection ne doit pas être source de violence, mais un éloge à la paix et un hymne à la liberté. Une élection, c’est l’occasion pour les citoyens, seuls dépositaires de la légitimité populaire, de choisir ceux et celles qui assumeront pour un temps la charge des affaires publiques, en veillant sur le bien commun. Nos convictions et nos choix peuvent être différents. Mais pour l’histoire et le destin qui nous unissent, nous sommes tenus de préserver la paix, la sécurité, l’unité et la stabilité de notre pays. Ce sont là les fondements de la nation sénégalaise ; le socle sur lequel repose notre vivre ensemble dans la fraternité et la cohésion sociale. Alors, allons aux élections dans le calme et la sérénité, et continuons ensuite ce vivre ensemble qui fait la force et la cohésion de la nation sénégalaise. Souvenons-nous, surtout, que les générations antérieures nous ont laissé en héritage une nation qui nous rassemble sous son aile protectrice. Si nous voulons être dignes de nos anciens, notre responsabilité, ce qui fera notre mérite et notre honneur, c’est d’entretenir ce patrimoine commun, et de l’offrir en viatique à nos enfants, afin que, de génération en génération, cette nation reste toujours debout, plus unie et plus forte. Pour ma part, je continuerai de d’y consacrer toutes mes forces, pour que vive le Sénégal, dans la paix, la stabilité et la prospérité. A toutes et à tous, mes chers compatriotes, j’exprime mes sentiments affectueux. Je vous adresse mes meilleurs vœux ; vœux de paix, de bonne santé, de bien-être et de réussite. Bonsoir et déwéneti.
Chers compatriotes,L’année 2021, comme la précédente, s’achève sur une note de déceptions, de frustrations, d’incertitudes, de dégradation continue des conditions de vie des Sénégalais.Les graves difficultés qui frappent les secteurs clés de notre Nation (éducation, santé, transports, prix des denrées de première nécessité) ont été amplifiées par les effets de l’épidémie de la Covid-19. Elles s’ajoutent aux violations continues des droits de l’Homme et au recul de la démocratie. Notre pays est ainsi victime d’une crise sans précédent qui plonge des millions de nos compatriotes dans l’extrême pauvreté.C’est pourquoi, à quelques semaines des élections locales du 23 janvier 2022, j’appelle les Sénégalaises et les Sénégalais à se mobiliser pour cette échéance majeure.J’en appelle aussi aux militants et sympathisants du PDS et de la Grande Coalition WALLU SENEGAL, en les invitant à la fraternité militante, à la discipline, mais aussi à la mobilisation permanente pour peser de tout notre poids lors de ce rendez-vous électoral. C’est une étape importante dans notre bataille pour restaurer la bonne gouvernance, la démocratie, le progrès social et la prospérité.À tous nos candidats et candidates de l’opposition, je demande de prouver notre crédibilité à nos compatriotes. Le pouvoir actuel n’a cessé de berner, de tromper les électeurs. Vous devrez respecter scrupuleusement les engagements que vous aurez pris devant les citoyens. Vous rétablirez ainsi le lien de confiance, aujourd’hui rompu, entre le peuple et ses élus.Puisse 2022 marquer la restauration de la démocratie sénégalaise, grâce à une expression apaisée, transparente et sincère de la volonté populaire.Je prie pour que l’année 2022 soit pour chacun de vous, pour vos familles et tous ceux qui vous sont chers, une année de bonheur, de paix, de prospérité, de succès dans toutes vos entreprises.Je prie le Tout Puissant pour qu’il accueille en son Saint Paradis nos disparus et qu’il apaise la douleur des familles éplorées.DEWENATI, Bonne et heureuse année à tous !Vive le Sénégal !Vive l’Afrique !
L’Amicale des cadres de l’Artp (Aca) a réagi aux attaques dont fait l’objet le régulateur depuis la sanction infligée aux opérateurs de téléphonie. «Suite aux sanctions prononcées contre les opérateurs de télécommunications, pour manquement sur les obligations en matière de qualité de service, l’Amicale des cadres de l’Artp (Aca) a constaté que des attaques, par voie de presse, sont constamment dirigées contre l’Artp et ses autorités, par certaines associations corporatistes de Sonatel », a indiqué l’Aca dans une déclaration.Face à «cette situation pour le moins déplorable », l’Aca «rappelle que le Sénégal est un pays de droit et que chaque citoyen ou chaque entité a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable, par un tribunal impartial établi par la loi, qui décidera du bien fondé de ses prétentions »Autrement dit, d’après elle, «en vertu de l’article 223 de la loi n° 2018-28 du 12 décembre 2018 portant Code des communications électroniques, « les décisions de l’Artp peuvent faire l’objet de recours devant la haute juridiction administrative nonobstant un recours gracieux préalable ».En conséquence, «si argument il y a à faire prévaloir, voies ne sauraient être plus honorables et plus dignes de la citoyenneté proclamée que celles qui sont prévues par la réglementation en vigueur, dans le respect de la liberté et des prérogatives de chaque partie », renseigne l’Aca qui «invite ainsi les auteurs des attaques à s’inscrire dans cette démarche citoyenne ».Enfin, «nous estimons que les amicales et partenaires sociaux doivent exclusivement s’inscrire dans le débat d’idées, a priori contradictoire, et dans la recherche de solutions. Par conséquent, l’Aca en appelle à la retenue et au sens des responsabilités », concluent les cadres de l’Artp.
Après avoir été surpris en train de tripoter le sexe d’une fillette de 3 ans, Birane Nd., 16 ans, a mis fin à ses jours. ‘’Les Echos’’ qui donne la nouvelle dans sa livraison de ce vendredi précise que les faits ont eu lieu à Boune village/Keur Massar, avant-hier, vers 20h.
Pour ne pas être la risée du voisinage, ajoute le journal, il a préféré se suicider en pendant à l’aide d’une corde.Après de sévères réprimandes de la famille qui l’a surpris en train d’exercer des attouchements sexuels sur la petite, Birane est monté sur la terrasse et s’est pendu dans le poulailler. Aux dernières nouvelles, soulignent nos confrères, la dépouille a été déposée à l’hôpital pour autopsie.