À la une

Affaire Mame Mbaye Niang-Sonko: le Paquet corse le dossier, trois infractions pèsent sur la tête du leader de Pastef

Ce jeudi 2 février se tient le procès opposant Mame Mbaye Niang à Ousmane Sonko, au tribunal de Dakar suite à l’affaire PRODAC. Dans ce dossier, le leader du Pastef est poursuivi pour « diffamation » par l’actuel ministre du Tourisme.

Au-delà de la présumée-diffamation, le ministère public accuse l’opposant Ousmane Sonko « d’injures » contre Mame Mbaye Niang mais aussi de « faux et usage de faux dans un document administratif », affichent à La Une,  Les Échos et Libération. Ce qui fait dire aux deux journaux que le parquet corse le dossier. 

A noter que Mame Mbaye Niang reproche au leader de Pastef de l’avoir diffamé en public sur la base d’un rapport qui n’existe pas dans l’affaire dite Prodac.

Le maire de Ziguinchor a révélé que l’ancien ministre de la Jeunesse avait détourné 29 milliards de francs CFA du Prodac. Chose qu’il a d’ailleurs dénoncée dans ses sorties médiatiques. 

Mame Mbaye Niang, pour laver son honneur a mis au défi son accusateur, le demandant de sortir les preuves du rapport de l’Inspection générale d’Etat (IGE) qui l’a épinglé et qu’il dit détenir. D’où sa plainte devant les tribunaux.

Toutefois, il faut préciser que lors de sa récente sortie, le leader du Pastef a souligné avoir confondu le rapport de l’IGF à celui de l’IGE. Un lapsus, dit-il.  Durant son méga meeting à Keur Massar, Ousmane Sonko a aussi précisé qu’il a lu le rapport sur Internet.

Affaire Mame Mbaye Niang-Sonko: le Paquet corse le dossier, trois infractions pèsent sur la tête du leader de Pastef Lire la suite »

OM : Mbaye Niang revient sur son transfert avorté

Après deux belles saisons à Rennes, M’Baye Niang (28 ans, 15 matchs et 3 buts en L1 cette saison) a publiquement exprimé son désir de rejoindre l’Olympique de Marseille à l’été 2020, avant de voir le transfert capoter.

Celui qui a rejoint Al-Ahli en Arabie Saoudite six mois plus tard et qui évolue aujourd’hui à Auxerre regrette cette prise de position.

« Aujourd’hui, si j’avais le choix, je ne dirais rien, surtout que ça se passait très bien à Rennes. J’aurais dû faire autrement. Mais j’ai fait l’erreur d’avoir crié haut et fort mon envie d’aller à Marseille, ça a créé tellement de bruit de problèmes que… à un moment donné, ça a bloqué », a regretté l’attaquant formé à Caen lors d’un entretien accordé à L’Équipe.

OM : Mbaye Niang revient sur son transfert avorté Lire la suite »

Face à face entre Reug Reug et Sa Thies ce samedi à Sorano : Parti pour la guerre des mots !

Initialement prévu le week-end dernier, le ‘’face à face’’ entre Reug Reug et Sa Thiés est fixé ce samedi au théâtre national Daniel Sorano par Gaston Production.

Une nouvelle date a été retenue pour le ‘’face à face’’ entre Sa Thiaw et Reug Reug. Le lutteur de Guédiawaye et le champion de Thiaroye étaient attendus dans une guerre des mots le week-end dernier au Centre international du commerce extérieur (CICES), mais avec le rappel à Dieu du promoteur de lutte Mamadou Niang patron de Mouniang Production, Gaston Production qui organise cet évènement décidait de tout reporter. Ce mercredi, la structure informe à nouveau de la tenue de cette rencontre.  « Le ‘’face à face’’ entre Sa Thiés et Reug Reug va se tenir au Théâtre national Daniel Sorano le samedi 4. Il sera retransmis en direct sur une télévision », a informé Gaston Production. 

Les deux lutteurs vont s’affronter le 5 mars 2023 à l’arène nationale dans un combat sans merci si on connaît les deux lutteurs. Ils s’étaient déjà mis en spectacle en octobre dernier alors que le promoteur présentait ses combats de la saison. « Sur 10 combats je vais battre Sa Thiès 10 fois… Le problème de Sa Thiès est qu’il parle beaucoup trop. On n’a pas besoin de ça dans la lutte. C’est une affaire de filles, je trouve. Ils nous ont payé des millions pour ce combat. Donc, il doit être occupé à trouver les clés pour me battre au lieu de rester ici à parler. Je suis même prêt à me ruiner pour ce combat. Il faut que je lui montre de quel bois je me chauffe », menaçait Reug Reug. Mais la réplique a été ferme et signée le fils de Double Less. « D’ici le jour du combat, Reug Reug ne va plus connaître la paix. Ce qui nous lie n’est pas une mince affaire. On va lutter, on va se bagarrer. C’est une affaire d’homme et je prie pour une belle victoire »,

Les deux champions vont se disputer le drapeau du ministre des sports Yankhoba Diatara. Reug Reug qui n’est plus à présenter est un champion confirmé et n’a jusqu’ici pas de défaites après plusieurs combats. Pour Sa Thiès, c’est un riche parcours de 16 combats dont 14 victoires. Quant au frangin de Balla Gaye, en 16 combats déjà, Sa Thiès a enregistré 14 victoires.

Face à face entre Reug Reug et Sa Thies ce samedi à Sorano : Parti pour la guerre des mots ! Lire la suite »

Combat royal entre Boy Niang et Modou Lo organisé par Gaston production : Le choc aura lieu en octobre 2023

Après avoir annoncé aux férus de la lutte que le combat royal entre Boy Niang 2 et Mod’Lo a été ficelé par Gaston, votre journal revient pour vous informer et en exclusivité que les deux champions vont se mesurer en octobre 2023.

Il y a une semaine, ‘’SourceA’’ informait en exclusivité, du combat royal entre le fils de De Gaulle et le protégé de Biram Gningue ficelé par Gaston Production. Aujourd’hui votre canard est à mesure de vous parler de la date à laquelle, la structure contre organiser l’affiche.  Depuis, l’annonce faite par votre journal, une bonne partie de la presse s’est rapprochée auprès de Gaston Production pour vérifier notre information.  Le promoteur qui s’est à nouveau uniquement confié au quotidien ‘’SourceA’’, confirme qu’il a trouvé un accord pour le combat royal entre Boy Niang 2 et Mod’Lo, et que le combat aura bel et bien lieu entre ces deux champions. Les doutes sont levés pour les plus sceptiques !

Les deux lutteurs vont se disputer le drapeau du chef de l’État car le parrain de ce combat n’est autre que son excellence Macky Sall.

La structure de lutte ne s’est pas limitée là ! Elle a aussi annoncé que cette belle affiche qui opposera Pikine au Parcelles Assainies se tiendra au cours de cette année, au mois d’octobre 2023 plus précisément.  Plus, elle nous dit que les deux lutteurs vont se disputer le drapeau du chef de l’état car le parrain de ce combat n’est autre que son excellence Macky Sall.

Ainsi, une première rencontre entre Boy Niang et Mod’Lo est gestation. Le promoteur compte réunir les deux lutteurs très prochainement pour présenter le combat au grand public. Ce sera certainement l’occasion pour XLO et BN2 de faire leur premier show, de se jauger, psychologiquement bien évidemment.

Une première rencontre entre Boy Niang et Mod’Lo est gestation. Le promoteur compte réunir les deux lutteurs très prochainement pour présenter le combat au grand public

Pour rappel, il a fallu beaucoup de négociations à Gaston Production pour mettre la main sur cette affiche que tous les promoteurs s’arrachaient. Et c’est le camp du Roi des arènes était le premier a trouvé un accord avec la structure de lutte « on n’est tombé d’accord avec le promoteur pour affronter BN2 », Biram Gningue déclarait à votre journal. Après un blocage côté pikinois les pourparlers ont pu aboutir à une issue heureuse. Bourkhane Wade le manager du lutteur de Pikine indiquait exclusivement à ‘’SouceA’’ « Les négociations se poursuivent, on a espoir de trouver un accord avec le Promoteur dans les jours à venir »

Combat royal entre Boy Niang et Modou Lo organisé par Gaston production : Le choc aura lieu en octobre 2023 Lire la suite »

Cérémonies funéraires à Dakar: Entre mondanités et monétisation du «Diaxal», la compassion pour la famille du défunt a disparu

La perte d’un être cher est souvent une épreuve difficile à surmonter. Mais le plus compliqué reste les cérémonies funéraires. Car, il est souvent nécessaire d’en organiser une, en l’honneur du défunt ou de la défunte. Et ce rituel est accompagné de dépenses exorbitantes selon le statut social, l’ethnie ou la communauté religieuse à laquelle appartient la personne disparue.

A Dakar, le célèbre dicton sénégalais « KOU DEE YAA PERTE » (les morts sont toujours les grands perdants) a tout son sens au regard de comment les cérémonies funéraires sont présentées. 

Il est 13 heures passées de quelques minutes à l’Unité 7 des Parcelles Assainies de Dakar. Une foule immense se dirige à la maison de la défunte. Des hommes pour la plupart, vêtus de boubous traditionnels, chapelet à la main, viennent d’enterrer K. Cissé. Une « bonne » dame bien connue dans le quartier et surtout dans le milieu politique. Sur place, le lieu est bondé de monde. L’allée qui mène à la maison familiale est jalonnée d’installation de bâches et chaises.

Cette cérémonie censée être sobre s’est transformée en une rencontre de réjouissances. L’atmosphère d’ici est tout sauf lourde. Seule la famille et les proches semblent encore souffrir de la disparition du défunt. Dans les bâches qui contiennent ceux ou celles qui viennent présenter leurs condoléances, difficile de lire sur le visage de certains le sentiment de peur encore moins d’angoisse.

Quand le choix des plats fait oublier le disparu

À l’heure du repas, l’ambiance demeure festive. Les femmes, surtout, tiennent les discussions et ce n’est pas pour parler de la mort, mais des choses de la vie. D’autres moins soucieuses du malheur sont collés à leur téléphone pour un statut WhatsApp. Et au moment de servir le repas, chacun fait remarquer sa préférence de nourriture. Pour les femmes, maintenant, c’est du « Makhal bou Toye » avec piment. « Hey, grand un plat de 
 Mbakhal par ici », interpelle une dame, moins affectée par ce deuil. Par contre le « Thiébou Yapp », plat moins efféminé est réservé aux hommes.

Le pire est que l’image de la dépouille se retrouve partagée dans les groupes Whatshapp avec ces mots: RIP (une phrase en latin Requiescat in Pace, c’est-à-dire « qu’il repose en paix ».) ou dans le réseau social TikTok avec le son tragique de Baay Mass (Démé Ndaw, il est parti jeune)

Les femmes auparavant s’habillaient de manière discrète, sans maquillage encore moins d’objet de valeur à la main pour le respect de la douleur du prochain. Maintenant, l’habillement dépend de qui, on avait affaire. Si le défunt était un nanti ou une personne socialement reconnue, la mise est soignée. C’est un maquillage discret, foulard de marque Ashly, lunette noire fumée de marque à la portée.

La monétisation du « diaxal »

Autre chose qui attire l’attention. C’est la réception du « diaxal » : un appui solidaire pour la famille du défunt. Celui-ci est reçu par un ou des membres de la famille. Des femmes sont assises sur une natte, avec une natte ou tissus où sont versée des pièces d’argent ou billets de banque. Là également la différence sociale se fait sentir. « Ceux qui ont une enveloppe bien remplie n’auront pas le même traitement que ceux qui ont des pièces», a fait remarquer, Alpha Sy, un riverain du quartier, qui en profite pour crier sa colère sur cette nouvelle pratique du deuil à Dakar. 

« Ce qui me fait le plus mal est que maintenant la tendance, c’est tenir son carnet pour y noter la somme reçue pour ensuite la rembourser en cas de deuil pour son prochain. Et gare à celui ou celle qui ne rend pas la monnaie de sa pièce», prévient-il. 

A chaque ethnie sa coutume. « Mais chez nous les lébous (une ethnie wolof) c’est pire », déplore la dame D. Ndoye. Elle explique que « c’est au moment où tu pleures ton mari, que des parents t’importunent avec une tradition qui consiste à sortir du « rakhassou ». C’est-à-dire une sorte de cadeau que tu dois offrir à ta belle-famille. Et ce sont des tissus, bassines entre autres objets. Maintenant, imagine que tu n’as pas les moyens pour le faire, tu seras la risée de la famille. Alors que tu es en deuil », regrette-t-elle.

Les enseignements de l’Islam pour les funérailles 

L’Imam de la mosquée de Point E, Imam Akhmadou Mactar Kanté de couper court à ces habitudes bien sénégalaises.  Le religieux d’expliquer que la monétisation du « diaxal » devenue maintenant courante n’est pas du tout prescrite par l’Islam. Il souligne à ce sujet que cette façon également de présenter la nourriture à gogo et sur toutes ces formes est aussi à éviter. Pour lui:  « la seule chose qui permet maintenant de différencier le deuil d’un baptême ou d’un mariage, c’est la musique. Sinon, les femmes sont bien habillées, des selfies par-ci, des accolades à n’en plus en finir. Alors que l’Islam prescrit de partir après avoir présenter ces condoléances pour éviter de verser dans des conversations qui ne sont pas appropriés.»

Cérémonies funéraires à Dakar: Entre mondanités et monétisation du «Diaxal», la compassion pour la famille du défunt a disparu Lire la suite »

Des émeutes en cours à Yarakh: violents affrontements entre la police et des jeunes

Des émeutes ont éclaté ce mercredi 1er février à Yarakh (Dakar). Des jeunes ont brûlé des pneus pour barrer toutes les artères de la localité et des affrontements ont éclaté avec les forces de l’ordre qui ont déployé des renforts sur place. Une histoire de « déguerpissement » serait la base de la tension. PressAfrik a envoyé une équipe sur place pour en savoir un peu plus. Nous y reviendrons !

Des émeutes en cours à Yarakh: violents affrontements entre la police et des jeunes Lire la suite »

Sénégal : Deux des protégés de Pape Thiaw déjà recrutés par des clubs européens en plein CHAN

Alors que l’équipe nationale du Sénégal est en lice pour le trophée du CHAN, deux des protégés du sélectionneur Pape Thiaw ont trouvé des clubs.

Pour la première fois de son histoire, l’équipe nationale locale du Sénégal va disputer une finale de CHAN. Les Lions devront se défaire, ce samedi 04 février, des Fennecs d’Algérie pour pouvoir brandir leur premier trophée de cette compétition.

Mais avant ce choc qui se tiendra au stade Nelson-Mandela d’Alger, deux des Lions sont déjà recrutés par des clubs européens. Il s’agit du gardien Pape Mamadou Sy et du milieu de terrain Lamine Camara, selon le journal Record.

Le portier sénégalais s’est engagé avec Seraing (Jupiler League belge) et le deuxième cité rejoindra le FC Metz (L2 française). Ces deux protégés de Pape Thiaw évoluaient, jusqu’ici, au Génération Foot. Ils vont rejoindre leurs clubs respectifs à la fin du CHAN.

Sénégal : Deux des protégés de Pape Thiaw déjà recrutés par des clubs européens en plein CHAN Lire la suite »

Ousmane Sonko : « Je ne suis en contact avec aucune puissance étrangère! »

La conférence des leaders de Yewwi Askan Wi faisait ce matin face à la presse. Khalifa Sall étant le seul absent de la rencontre des leaders de Yewwi, Déthié Fall et ses camarades ont pris le relais. 

Après l’ouverture du doyen Habib Sy, Ousmane Sonko conclut en soulignant la position de la coalition Yewwi Askan Wi face à la perception des relations avec la communauté internationale. Pour le membre de la conférence des leaders, rien ne le lie aux lobbies étrangers. « Personnellement, je ne suis pas en contact, depuis que je suis dans la politique, avec des forces étrangères.

Aussi, au niveau de la coalition Yewwi Askan Wi, je peux faire la même précision », laisse entendre le leader du Pastef qui souligne au passage n’avoir aucun problème avec la communauté internationale. Ce qu’il a tenu à faire savoir, c’est que ces pays étrangers doivent se débarrasser de cette vision infantilisante tendant à fouler au pied les réflexions ou capacités des africains à réfléchir et se développer par eux-mêmes.

Ousmane Sonko : « Je ne suis en contact avec aucune puissance étrangère! » Lire la suite »

Lutte Sans Frappe : Vers yn week-End très chaud à Dakar et dans les régions

S’il est vrai que la lutte avec frappe va connaitre un arrêt de quinze jours à Dakar, l’on constate que, l’Arène nationale va enchainer deux journées de lutte sans frappe. Après que Diak’s a misé 5 millions, le dimanche 29 janvier 2023, il revient dimanche 5 février prochain (précédemment retenu pour le combat Ama Baldé vs Gris Bordeaux), en collaboration avec Fallou Ndiaye, pour une autre mise de 6 millions de nos francs.

À Fatick, c’est l’administrateur du site Lamyne.tv, Lamine lui-même, qui propose une mise d’une voiture et 500.000 FCFA, le samedi 4 février 2023.

Plus loin, à Joal, Manga 2 organise un gala de deux jours, samedi 4 et dimanche 5 février 2023, avec une mise globale de 20 bœufs.

C’est dire que, le week-end prochain, les amateurs auront véritablement le choix entre Dakar et l’intérieur du pays.

Lutte Sans Frappe : Vers yn week-End très chaud à Dakar et dans les régions Lire la suite »

Baba Tandian : « Je serai candidat à la présidence de la FSBB, si… »

L’ex-président de la Fédération Sénégalaise de Basketball (FSBB), Baba Tandian, était au cœur de l’actualité au cours de la semaine dernière. La presse disait qu’il est « wanted » par la police dans un contentieux vieux de 11 ans avec l’animateur Aziz Samb. A l’en croire, il s’agissait d’un traquenard visant à l’envoyer en prison pour compromettre une éventuelle candidature à la présidence de la FSBB. Dans cet entretien accordé à Diantbi.com, l’imprimeur exprime clairement ses intentions par rapport à un retour aux commandes. Entre autres sujets évoqués.

Il parait que vous êtes recherché par la police. A quoi cela retourne ?

Toute la presse l’a écrit… On a ameuté toute ma famille. On m’appelle de France, du Japon, de la Suède où j’ai beaucoup de parents, de la Mauritanie, un peu partout en Afrique et dans le monde. Bon ! Cela m’a permis de mesurer ma popularité. Beaucoup se sont souciés par rapport à cette information, qui n’est pas vraie. La preuve, je suis là en train de faire une interview. Je crois qu’il y a un petit malin qui veut profiter de cette affaire avec Aziz Samb (ancien promoteur de spectacles) qui est réelle. Il faut quand même le reconnaitre. C’est l’époque où il organisait « Oscars des Vacances » au stadium Marius Ndiaye. Une infrastructure qui n’est pas faite pour ça. Il y avait le Grand Théâtre, le lieu indiqué pour un évènement de ce genre. Il pouvait aussi aller à Sorana ou au stade Iba Mar Diop.

Donc l’origine de ce contentieux avec Aziz Samb, c’est l’utilisation du stadium Marius Ndiaye ?

A trois reprises, je suis venu le vendredi et on me dit qu’il est impossible d’organiser le championnat de basketball. Car le stadium Marius Ndiaye est pris pour « Oscars des Vacances ». La quatrième fois, j’ai pété les plombs. Je voulais savoir si la salle, c’est pour le sport ou pour des saltimbanques. Alors que le parquet n’est pas bon et à force de danser dessus une planche peut sauter ou se fissurer. Il faut être un basketteur pour savoir que l’effet glissant du parquet sert d’amortisseur au joueur qui tombe. Mais si on glisse et rencontre un bout de bois décollé, imaginez ce que ça fait comme dégât. En pensant à cela, j’avais traité Aziz Samb de criminel. Peut-être que le mot est trop fort, mais je n’avais exprimé que ma colère. Il m’avait aussi répondu sèchement par une insulte. Ce qu’on ne souligne pas, c’est que j’avais porter plainte en premier. Mon avocat était feu Khassimou Touré qui avait souligné à Aziz Samb qu’en tant que époux d’une internationale de basketball pouvait-il se permettre de priver à la discipline le seul cadre où elle peut se pratiquer. Ce plaidoyer avait glacé toute l’assistance.

C’était une manière de soutenir que le président de la Fédération que vous étiez menait un combat légitime…

Il faut que les gens comprennent que Aziz Samb n’organisait pas dans la salle de séjour ni le jardin de mon domicile. C’était dans un lieu qui appartient à tous les acteurs du basketball. Etant le responsable moral de la FSBB, je ne pouvais pas comprendre qu’on me signifie que le stadium était donné en location et à un prix modique de 50 à 80 mille francs CFA. Je lui avais mené une « guerre » farouche et j’avais réussi à le dégager. Mais il y avait eu d’échange de propos aigres-doux qui nous ont envoyé au tribunal. Aziz Samb était condamné à trois de prison avec sursis et une amende de 5 millions F CFA… Je sais qu’il a un ami « puissant » au sein du tribunal avec qui j’entretiens également d’excellents rapports. Certainement, il a dû l’aiguillonner pour lui permettre de réactiver le dossier en m’accusant de l’avoir insulté et menacé de mort. C’est vrai que j’avais dit : « La prochaine fois qu’il organise au stadium Marius Ndiaye, il faudra marcher sur nos cadavres sinon nous passerons sur ton cadavre ».

Ces propos étaient sincères ?

Non. C’était une façon de parler. Le basketball ne vaut pas que j’en arrive à ce comportement extrêmiste. C’était une façon de faire du show, de lui demander de nous laisser en paix et d’aller « s’amuser » ailleurs. Pour cela, on m’avait condamné de trois mois de prison avec sursus et d’une amende de 10 millions F CFA que je devais payer avec Ndiassé Samb (Dirpub du journal TLS qui avait relayé à travers un entretien les propos diffamatoire). Il se trouve que dans ces cas, on vise plus la personne susceptible de pouvoir payer. Alors que ça devait être du « 50-50 », si on avait appliqué cela je dois à Aziz Samb 5 millions F CFA et je lui ai fait condamné pour la même somme. Donc entre lui et moi, c’est zéro… J’ai même demandé au liquidateur de me sortir ce fond de dossier qui sera mis au goût du jour. Si toutefois il veut continuer la procédure.
Stadium Marius Ndiaye.

 Qu’est-ce qui a fait que vous en soyez arrivés là ?

Dans cette histoire, mon oncle maternel Gorgui DIagana, qui était le directeur de l’école Clémenceau, était le maître de Aziz Samb. Ils étaient très proches. C’est lui qui nous avait appelés en nous demandant d’arrêter. Depuis lors, l’affaire a été oubliée. Je n’ai plus entendu parler de Aziz. Mon oncle est décédé, il y a trois ans. Bizarrement, le contentieux revient à la surface. Je ne comprends pas. Beaucoup crioent que quelqu’un est derrière. S’il s’agit d’une personne du basketball, plus particulièrement de la Fédération, c’est peine perdue. On a essayé de me tendre un piège qui a failli prendre. Mais grâce à la vigilance d’un grand monsieur de la République qui, par hasard, a vu le dossier au tribunal. Il a demandé et on lui a confirmé que c’était bien moi. Dans la requête, il s’agissait juste de donner ma fialiation. Ce que la police pouvait faire par téléphone. Mais on voulait que je vienne sur place.

Pourquoi ?

D’après mes informations, quand il s’agit de contrainte par corps, on ne peut pas venir prendre la personne chez elle. Par contre si le concerné se présente à la police, on peut l’arrêter avant de le déférer à la prison de Rebeuss. C’était cela le but de ma convocation… La première fois que la police m’a appelé, j’étais au Qatar. A mon retour, ça a pris du temps avant que je décide d’aller répondre. Le fait d’avoir trainé les pieds, sans le faire exprès, a permis à ce bon « Samaritain » de tomber sur le dossier et de bloquer tout. Cela démontre une fois de plus que j’ai la bénédiction de mes parents. Sinon j’allais me présenter à la police, après l’audition même si je veux payer, il peut avoir des contraintes. On peut t’exiger de l’espèce ou un chèque visé. Ce qu’on ne peut pas faire entre 18 et 20 heures. Et ça suffit largement à ces gens tapis dans l’ombre qui veulent m’envoyer à Rebeuss. Indiquant que ça va m’empêcher de briguer la présidence de la Fédération sénégalaise de basketball.

Quelle suite allez-vous donner à cette affaire ?

Maintenant, c’est eux qui sont piégés. Qu’est-ce qu’ils vont faire maintenant ? Je pose la question à ces gens de la Fédération et leur ami Aziz Samb. Le dossier est quelque part, ils n’ont qu’à aller le chercher… Il faut qu’ils sachent que je ne suis pas à 5 ou 10 millions F CFA près. Je ne suis pas aussi un hors-la-loi. S’il s’avère réellement que je dois à Aziz et que c’est sans issue, il n’y a pas mille solutions : je paye. La contrainte par corps, j’aurais pu la faire appliquer à plusieurs de mes créanciers qui me doivent plus 150 millions F CFA. Mais cette procédure est très compliquée. Pour cela, je demeure convaincu qu’il y a une main invisible derrière Aziz Samb. Et nous savons de qui il s’agit, parce qu’il n’y a que lui qui a intérêt à ce que je sois condamné pour ne pas être candidat à la présidence de la Fédération de basketball. Il perd son temps, car s’il faut mettre toutes les ressources financières de mon imprimerie, je le ferai pour postuler et le foutre dehors de ce basketball. En clair, je serais candidat si Pathé Keïta ne se présente pas. C’est tout sauf Babacar Ndiaye qui doit partir pour avoir fait trop de mal à cette discipline.

De l’autre côté, on soutient aussi le même argument et s’oppose à votre retour à la tête de la FSBB…

Est-ce que j’ai réellement besoin de courir derrière ou de manger sur l’assiette de la Fédération de basketball ? Est-ce que je cherche à me faire un nom à travers le basketball ? Je n’ai pas besoin de tout cela. Au contraire, je me bats pour son rayonnement. Comme je viens de le faire à Kaolack où j’ai incité le maire Serigne Mboup, qui est un ami, à contribuer à la redynamisation de la discipline. Ça a marché, parce qu’il est prêt à mettre 300 millions F CFA en construisant près de 6 à 7 terrains. Pour cela, il a demandé que je l’aide à la concrétisation de ce projet. Pourtant, je ne suis pas de Kaolack. Mais je le fais pour les acteurs de la région comme Yaye Khoury sans chercher à savoir si elle est avec Babacar Ndiaye ou contre moi. Ce qui m’intéresse, c’est de faire vivre le basketball dans la localité. Je l’avais fait à Saint-Louis à l’époque où Cheikh Bamba Dièye était le maire. Je l’avais attaqué au cours d’une émission de radio sur la situation désastreuse du basketball. Je n’ai pas d’état d’âme quand il s’agit de défendre ce sport. Je le fais avec passion et cela me coûte des procès. Donc ceux qui me critiquent se fatiguent, car je suis têtu. Et je ne veux rien du basketball. J’ai la popularité, mon entreprise me permet de mener le train de vie que je veux. Certaines personnes doivent se calmer.

Est-ce à dire que le renouveau du basketball sénégalais ne se fera pas sans toi ?

Si c’est l’intérêt du basketball qui animent ceux qui s’agitent, ils n’ont qu’à se ranger derrière moi. Maintenant, si c’est pour avoir des billets de 10 ou 20 mille F CFA par-ci, par-là… Je ne l’ai jamais fait quand j’étais le président de la Fédération. A moins que je sois sollicité pour régler un problème personnel. Je respecte les présidents de clubs et tous ceux qui tournent autour l’instance. Les relations avec certains médias n’étaient pas tendres. Mais si mon passage à la FSBB a connu un grand boom, c’est grâce à la presse qui n’hésitait pas à me tirer dessus. Djibo Ka disait : « Un homme politique vaut mieux qu’on parle de toi en mal que pas du tout ». Je provoquais les journalistes et cette situation conflictuelle avait permis au basketball d’être au devant de la scène. Un de mes collaborateurs Yamar Samb (ancien international), qui dans la police, me racontait souvent qu’à chaque fois qu’il arrivait au commissariat, ses collègues lui disaient : Vous avez un président à problèmes. Du côté de nos amis de la fédération de football qui devenaient un peu jaloux du fait qu’on ne parlait que du basketball dans les médias.

 Avez-vous discuté au sein de la CRBS sur la question du candidat à la présidence de la FSBB ?

Je souligne que je ne veux pas être candidat, mais Babacar Ndiaye et ses amis de la Fédération ne croient pas à cela. Ils savent qu’en dehors de Pathé Keïta que je suis le seul à pouvoir leur créer des problèmes. Parce que c’est une question de moyens. Mais j’essaie de galvaniser Pathé. Je lui ai demandé d’y aller. C’est lui ou moi. Je suis prêt à le soutenir en mettant mes moyens financiers, en amenant les sponsors. Si je demande à la société Auchan de mettre 100 millions F CFA dans le basketball, elle va le faire. La preuve, elle a donné au SLBC 25 millions F CFA pendant deux ans. Ceux qui sont actuellement à la tête de la Fédération ne peuvent pas avoir cette somme d’Auchan. Il ne faut pas que Pathé ait peur de se battre pour prendre la présidence. Mes activités ne me donnent pas du temps pour diriger une Fédération. Mais l’Imprimerie Tandian et ma nouvelle entreprise UTPI vont aider le basketball. Tout comme mes compagnons du patronat, je vais les obliger. Voilà mon point fort par rapport à Babacar Ndiaye. Nous ne boxons pas dans la même catégorie. Peut-être qu’il se sert de la Fédération pour avoir de la visibilité. S’il en fait un tremplin, il n’a qu’à travailler. Dans ce cas, je serai le premier à le soutenir. Les gens croient que je veux revenir, ça ne m’intéresse pas. Tout seul je peux financer cette Fédération.

L’assemblée élective aura lieu au mois de juin prochain. Quelle stratégie allez-vous mettre en place dans le but convaincre la majorité des clubs qui sont favorables au président Babacar Ndiaye ?

Il faut souligner que parmi ces clubs, il y a beaucoup qui sont fantômes. Donc nous allons demander au ministère des sports de les nettoyer. Ils sont affiliés et ne jouent jamais. Nos cibles sont ceux qui participent régulièrement aux compétitions. Nous allons leur proposer des moyens supérieurs à ceux de Babacar Ndiaye. Nous croyons être plus généreux que lui. En plus, la situation n’est plus la même. Le ministre Matar Ba est parti. Donc les choses vont se compliquer. Je crois que son remplaçant Yankhoba Diatara est trop intelligent pour ne pas faire les mêmes conneries. Maintenant si Babacar Ndiaye est capable de mettre beaucoup d’argent dans le basketball, tant mieux. Avant, il faudra nous édifier sur les finances de l’organisation de l’Afrobasket masculin 2017 pour lequel il n’avait pas besoin plus de 50 millions F CFA. Il se retrouve avec 300 millions F CFA dont on a défalqué 100 millions F CFA et l’utilisation de la somme reste nébuleuse. De tous les présidents de la FSBB, c’est le seul qui fait des assemblées générales sans commissaires aux comptes. Au nom de quoi ? Il y a le ministre qui lui permettait cela. Nous allons voir si ce sera le cas avec Yankhoba Diatara. Ce qui serait inacceptable.

Vous interpellez beaucoup le nouveau ministre des sports. Est-ce qu’il y a des retours de sa part ?   

Nous échangeons beaucoup avec lui ainsi que son directeur de Cabinet. Sans entrer dans les détails, ce que nous attendons du ministère n’est pas compliqué. Il ne s’agit pas d’enlever Babacar Ndiaye. Ce qui n’est pas possible et ce n’est pas bon pour notre basketball. Nous ne demandons pas de ne pas l’écouter, parce qu’il est une personne autorisée, le responsable de la Fédération donc il doit avoir rang et qualité vis-à-vis de la tutelle. Tout ce que nous exigeons de lui, c’est le respect des textes. C’est-à-dire qu’il doit faire une assemblée générale avant l’ouverture d’une nouvelle saison. Le Championnat a démarré en faisant fi de cela. Mais il ne faut pas qu’il ait un deuxième couac lors de l’AG d’information (18 février prochain). Il faut la présence des commissaires aux comptes, sinon c’est faire du « Matar Ba » sans Matar Ba.

Quelle sera la posture de la CRBS lors de l’AG d’information ?

Tout dépendra de ce qui va se passer. S’il n’y a pas de commissaires aux comptes. A partir de ce moment, ce sera l’implosion. Car si le ministre Yankhoba Diatara laisse passer, cela veut dire qu’il s’en fout du basketball. Et nous verrons où cette Fédération va après avoir placé le Sénégal à un niveau très bas. Les Lionnes sont 4es au sortir du dernier Afrobasket. On renvoie des entraineurs de gauche à droite. On permet le cumul des postes de directeur technique et de sélectionneur. Comment l’évaluation va se faire ? C’est du n’importe quoi. Le président Babacar Ndiaye ne connait pas le basketball, sinon il ne l’aurait pas fait. Et c’est Serigne Mboup (président de normalisation entre 2013 et 2015) qui nous a installé ce monsieur, qui a surpris plus d’un. Particulièrement son ami de 20 ans Pathé Keïta, devenu un farouche opposant de sa gestion.

Quels actes sont posés pour que toute la lumière soit faite sur le scandale financier révélé par la Cour des comptes à propos des fonds Force-Covid ?

On doit nous dire comment on a dépensé les 140 millions F CFA ainsi que d’autres fonds alloués à la Fédération. D’ailleurs, j’ai par le biais de la CRBS envoyé une sommation interpellative au directeur de Cabinet du ministre des sports sortant Matar Ba, mais il a refusé de prendre le document. On lui réclame les 100 millions F CFA reçus en 2017 d’après une information du journal Record. Ce qu’il n’a jamais démenti. Nous voulons savoir à qui cette somme était destinée. Il a refusé de répondre et a même menacé de porter plainte contre l’huissier. La requête lui sera transmise qu’il le veuille ou pas. L’autre personne interpelée, c’est Ameth Dieng (président commission des finances FSBB) qui a dit à l’huissier qu’il n’est pas à Dakar. Ce qui n’est pas vrai parce que des amis l’ont aperçu la semaine dernière lors d’une cérémonie organisée par le ministère. Il demande qu’on lui amène ça à Saint-Louis où nous comptons prendre un huissier. La troisième sommation est adressée à la trésorière de la Fédération Mamy Niang, qui est co-signataire des chèques émises par le président. Il faut qu’elle nous dit où est le chèque n°340 qui est entre les deux chèques de 25 millions F CFA donnés au ministère. Nous voulons connaitre le montant et le destinataire. Tout comme sur les 100 millions F CFA de 2017. Ces questions vont finir au tribunal. Il faut que ces gens sachent que nous ne lâcherons plus jamais une seule virgule.  

Baba Tandian : « Je serai candidat à la présidence de la FSBB, si… » Lire la suite »