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Face à Sa Thiès, comment Reug Reug a perdu triplement

Le 5 mars 2023, face à Sa Thiès, Reug Reug n’a pas fait que perdre son combat. Déclaré vainqueur dans l’enceinte par l’arbitre, l’Extraterrestre se verra reprendre la victoire par Sa Thiès, après recours, par la règle des 4 appuis. Alors, officiellement, le Génie de Thiaroye est battu par le jeune frère de Balla Gaye 2. En même temps, c’est un 17e combat fatal à Reug Reug qui perd, simultanément, son invincibilité après 16 combats et 11 ans de jeune carrière. Perdre un combat et son invincibilité, cela arriverait sûrement un jour. C’était prévisible. Là n’est donc pas le vrai problème.

Moins prévisible, par contre, était son attitude d’après-combat. C’est un Reug Reug méconnaissable de comportement qu’on a vu après son combat. En effet, avant même que le recours déposé par son adversaire ne soit vidé par le CNG, il a versé dans une communication plus en sa défaveur qu’en sa faveur. Reug Reug, d’ordinaire plus adroit dans ses sorties quoique parfois avec des écarts, a servi une communication qu’on ne lui connaissait pas. Il tire sur tout ce qui bouge : Balla Gaye 2, Lac 2, Bombardier… Même le CNG a failli être lynché verbalement. C’est un tout nouveau Reug Reug.

Man maay lamb : la phrase de trop

Reug Reug est un vainqueur. C’est connu. Qu’il ne puisse donc pas digérer sa première défaite en lutte avec frappe se comprend aisément. Mais de là à vouloir tout bousiller, on ne comprend point. Reug Reug, qui devait faire dans l’introspection, chercher à trouver les raisons d’une telle défaite (il a lutté totalement contre-nature), se remettre en cause et se rendre compte finalement qu’il était juste invaincu mais pas invincible, faire preuve de modestie comme le font les plus grands champions toutes disciplines confondues, remercier les fans et supporters de tous bords pour les efforts incommensurables qu’ils font pour le pousser à la victoire, s’est plutôt surestimé. En disant que man maay lamb (la lutte, c’est moi), Reug Reug a certainement prononcé la phrase de trop.

Non champion ! Tu as certainement écrit ta part dans l’histoire de la lutte sénégalaise. Tu as certainement réussi, particulièrement en lutte sans frappe, ce que personne d’autre n’a fait avant toi. Tu as certainement battu le record d’invincibilité de l’actuel Roi des arènes et étais à 4 longueurs de celui de Yékini, mais tu n’as fait que jouer ta partition dans cette discipline qui a vu passer des champions,  de grands champions, de très grands champions, de super-champions.

Alors, Djiné Thiaroye, il est temps de se reprendre. Enregistrer une première défaite n’est pas une catastrophe. Pourvu seulement qu’on en tire des leçons et qu’on sache raison garder. D’ailleurs, quel Roi des arènes n’est pas tombé un jour ?

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Idy, candidat idéal de BBY en 2024 ?

S’il y a un homme politique sénégalais qui ne laisse personne indifférent au Sénégal et même au-delà de ses frontières, c’est bien l’illustre et emblématique Monsieur Idrissa Seck.

Les divines trompettes de la renommée semblent s’être tellement invitées à son avènement au monde, le 9 août 1959 à Thiès, qu’il aurait pu être baptisé « Phème », comme les Romains nomment la divinité grecque allégorique personnifiant la reconnaissance publique et sociale.

Des « feem » (astuces en wolof) d’ailleurs, Idy n’en manque guère, comme son parcours politique en est particulièrement semé. Voyez donc, à 63 ans, il a tout obtenu ou presque. Seule la « station présidentielle » manque encore à son palmarès. Et selon les confidences du journaliste et directeur de l’école africaine d’Art oratoire et de Leadership, Dr Cheikh Diallo, ancien proche de Karim Wade, publiées dans un post facebook le 25 février 2023, le « Raymond Poulidor de la présidentielle sénégalaise » n’a pas renoncé à se présenter aux suffrages de ses compatriotes. Confidence non démentie à ce jour par le principal concerné….

Ancien Secrétaire Général adjoint du Parti démocratique sénégalais (PDS), le jeune politique dirige en 1988, à 28 ans seulement, la campagne du candidat et chef de l’opposition Me Abdoulaye Wade aux élections présidentielles de Février, puis à 41 ans, celle victorieuse de Février 2000, qui déracina le baobab socialiste au pouvoir depuis plus de 40 ans et installe Wade à la tête de l’Etat du Sénégal. Pour moins que cela, d’autres ont perdu le sens des réalités et de soi-même, sombrant dans l’ivresse de la dépersonnalisation.

Formé à l’Institut d’Etudes Politiques (IEP) de Paris et à la Woodrow Wilson School of Public and International Affairs de l’Université Princeton aux Etats-Unis, le futur homme d’Etat a très tôt tapé dans l’œil du recruteur et formateur-en-chef Wade. Depuis toujours main droite du chef de l’opposition au régime socialiste, Idy n’en débute pas moins sa carrière professionnelle en 1986, en tant que consultant en management au Cabinet Price Waterhouse Coopers(PWC), qu’il quitte en 1992 pour fonder ACG Afrique. 

Après le sacre de la conquête, le stratège qui a théorisé la « marche bleue », a aussitôt occupé, du 1er avril 2000 au 3 novembre 2002, les fonctions de tout-puissant Ministre d’Etat, Directeur de Cabinet du Président de la République. Au bout de deux ans, Idrissa Seck qui a encore pris plus d’épaisseur politique, est nommé Premier Ministre de la République du Sénégal, le 4 novembre 2002. Il est en même temps élu Maire de la deuxième ville du Sénégal, Thiès la ville aux-deux-gares, prochainement aux-trois-gares, selon la décision du Président Macky Sall issue du Conseil présidentiel de février 2023, tenu dans la capitale sénégalaise du Rail.

Avant d’arriver au sommet de l’Olympe étatique et politique, Idrissa Seck a fondé le Groupe ACG Afrique, puis est entré dans le Gouvernement d’union nationale du Président Diouf, en mars 1995, au portefeuille de Ministre du Commerce, de l’Artisanat et de l’Industrialisation. De 1998 à mars 2000, il pilote le groupe « IS Developpement », cabinet de consultance en management et stratégies de développement. Devenu plus tard « GDP Initiatives », Global Development  for Peace, qui milite pour une répartition plus juste des richesses à l’intérieur des nations et entre elles, comme meilleur outil de promotion de la Paix dans le monde.

Le clou de cette irrésistible ascension sera constitué par l’organisation, à lui confiée par le Président Wade, des travaux de construction et de réhabilitation préparatoires à la tenue de la fête de l’Indépendance décentralisée à Thiès, ville dont il est le premier magistrat, le 4 Avril 2004, célébration musicalement rythmée par le « 4-4-44  » de la star planétaire Youssou Ndour.

L’apothéose d’une carrière partie sur les chapeaux de roues mais aussi le terminus de la ligne Palais-Pouvoir, provisoirement du moins, pour le monogame marié à la Thiessoise Ndéye Peinda Tall, son amour de jeunesse et mère de ses quatre enfants. Quand en 2005, Idrissa Seck est jeté en prison à cause des chantiers de Thiès par son mentor et père, « la scène politique sénégalaise tient sa première tragédie moderne du nouveau siècle», selon le chroniqueur Elgas. Dans « l’Inventaire des idoles », Elgas analyse les péripéties politico-judiciaires d’Idy et dit que « pour être juste, il faut mettre au crédit d’Idrissa Seck d’avoir été la première victime d’un arbitraire politique, avec son bras armé judiciaire. »

1-Baba Dioum, le riz et la « bombe » du jeune auditeur

La nation du tiebou dieune, plat national sénégalais labélisé patrimoine immatériel de l’Unesco le 15 décembre 2021, doit une fière chandelle à un jeune auditeur nommé Idy. C’est ce que rappelle Baba Dioum, ancien Directeur de l’Unité de Politique Agricole (UPA) au ministère de l’Agriculture, dans son ouvrage paru le 30 décembre 2015 aux éditions l’Harmattan Sénégal, «Dans l’antichambre du pouvoir 1964-2014- mémoire d’un ingénieur africain».

Lorsqu’il savoure à midi këng son tiebou dieune « Penda Mbaye » ou son tiebou diola avec du niankatang (riz blanc à la vapeur accompagné d’une sauce), le gourmet ignore ce qu’il doit à « l’action d’éclat » lancée en 1992 par Idrissa Seck qui, en tant que jeune chef de service OGS (Office of Government Services) du cabinet Price Waterhouse Coopers (PWC), a poussé le président de la République de l’époque, Abdou Diouf, à décider de supprimer la Caisse de péréquation et de stabilisation des prix (CPSP), mettant en œuvre, en cela, sa recommandation de consultant ,de restructurer et de libéraliser le commerce du riz au Sénégal. 

Avec cette recommandation du jeune Idrissa Seck, il n’y aurait « plus de pénurie, le riz serait moins cher et les qualités de riz seraient plus variées et plus diversifiées », confirme l’auteur Baba Dioum. Par ailleurs, argumente Dioum, pour l’Etat du Sénégal, libéraliser l’importation et la commercialisation de la filière riz, « voulait dire épargner le budget de l’État de financer régulièrement des déficits chroniques de quatre (4) milliards, sinon plus, annuellement, sans savoir où trouver les ressources. Parce que le coût du riz renchérissait, le transport aussi, sans qu’on ait aucun moven de flexibilité sur le prix pour pouvoir ajuster. »

Voici ce que l’ingénieur écrit à propos de la libéralisation de l’importation du riz sans son ouvrage. « Je me souviens que le cabinet qui avait en charge cette étude avait d’abord audité la filière riz local au niveau de la caisse de péréquation et de stabilisation des prix, et avait découvert un déficit assez important. Et cette étude que nous avions commanditée a été restituée à la Présidence par le cabinet Mayoro Wade avec un jeune auditeur à l’époque s’appelant Idrissa Seck. À la présentation des résultats, Monsieur Seck fit des effets de manche qui ont bouleversé toute la salle dans laquelle il y avait toute la communauté des bailleurs et des membres des cabinets ministériels concernés notamment l’agriculture, les finances, la présidence, la primature, le commerce. »

Tout de go, Monsieur Seck déclara : « Nous venons de découvrir un déficit de quelque onze (11) milliards à la caisse de péréquation (…) Ceci fit l’effet d’une douche froide, et nous étions en face d’un dilemme : est-ce que nous étions en train d’auditer la caisse de péréquation ? Ou étions-nous en train d’auditer une filière, en l’occurrence la filière riz local? Puisque j’avais élaboré les termes de référence, j’ai mis fin aux débats (…) Néanmoins, la bombe était lâchée et avait fait l’effet d’un tonnerre dans les médias, dans le milieu des partenaires au développement, mais aussi dans les cercles sociopolitiques (…)

Et un beau jour, je suis convoqué par le président de la République en l’occurrence Abdou Diouf, sur le sujet de la caisse de péréquation et sur la privatisation du riz (…) Je lui ai dit : Monsieur le Président, je peux vous confirmer, les yeux dans les yeux, qu’en privatisant aujourd’hui la Caisse de péréquation et de stabilisation des prix (CSPS), on va réguler l’offre, il y aura beaucoup plus de riz sur le marché, plus de riz blanc, entier, ou brisé. Et du riz moins cher, il n’en manquera pas (…) Ce jour-là, il me dit être d’accord: je prendrai la décision, mais seulement après les élections de février. Ainsi, après les élections de 1993, conformément aux engagements du Président qui m’avait assuré qu’au lendemain de ces échéances de février 1993, s’il gagne, il privatisera la caisse de péréquation, la décision de joindre l’acte à la parole a été prise en mars de cette année . »


2- Idy et la bosse d’Internet et de l’Intelligence artificielle

Idy est également à l’origine de la première démonstration publique d’Internet au Sénégal. Incroyable, mais pas tant que cela pour ceux qui connaissent le gout de l’innovation, des sciences, des outils de l’intelligence artificielle et des gadgets technologiques. La seule addiction qu’on lui connaisse d’ailleurs….

Ce fait est attesté dans les pages de l’Historique de l’Internet au Sénégal 1989-2004, publié en 2013 par University of Oregon Librairies, sous la plume d’Olivier Sagna, Maitre de conférences à l’école des bibliothécaires et documentalistes de l’UCAD et Secrétaire général de l’Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal (OSIRIS), Christophe Brun, Directeur des systèmes d’information du Snecma Services Brussels, responsable informatique de l’IRD Sénégal et administrateur du nœud RIO Sénégal de 1994 à 1998, et Steve Huter, administrateur de programme au Network Startup Resource center (NSRC).

Sagna, Brun et Huter témoignent textuellement ainsi: « Le signal du changement viendra du Gouvernement (…) et de M. Idrissa Seck, alors Ministre du Commerce, de l’Artisanat et de l’Industrie. De retour d’une mission à Washington, en avril 1995, au cours de laquelle il assiste à des démonstrations Internet, Idy capte immédiatement son importance et devant la presse sénégalaise, il déclare la nécessité urgente de connecter le Sénégal au réseau Internet ! Il convoque à cet effet les responsables de la Sonatel pour leur demander d’agir en ce sens. Le mois suivant, une étape majeure est franchie, à l’occasion du 3ème Sommet Africain-Africain-Américain qui se tient à Dakar. En effet, la Délégation à l’informatique se saisit de l’opportunité pour organiser un coup médiatique qui sera également un coup de poker gagnant, en demandant à la société Omnes Cable and Wireless de connecter le Sénégal à Internet pendant la durée du Sommet. Un lien VSAT de 64 Kbps est installé pour la circonstance au CICES et pendant près d’une semaine, responsables politiques et économiques, et simples visiteurs, assistent à ce que l’on peut considérer comme étant la première démonstration publique d’Internet au Sénégal. L’événement est fortement médiatisé et les démonstrations enthousiasment tous ceux qui y assistent. Devant le succès de l’opération et sous la pression des autorités officielles, la Sonatel annonce son intention de connecter le pays à Internet dans les mois qui suivent (…) Les événements s’enchaînent alors très rapidement (…) La question de la connexion du Sénégal à Internet est devenue si importante que le Président Abdou Diouf annonce dans son discours à la Nation de fin d’année que le pays sera connecté à Internet au début de l’année 1996. En mars 1996, l’accès est opérationnel: le Sénégal est en ligne! »

A son admission à Princeton, après la réunion de premier contact au cours de laquelle les étudiants devaient se présenter les uns aux autres, dans la cour de la prestigieuse Woodrow Wilson School of Public and International Affairs (WWSPIA)  un Professeur fit remarquer à Idy qu’il venait d’un continent faisant face à 3 défis majeurs: nourrir sa population, la soigner et être compétitif sur la scène économique mondiale.

Mais l’enseignant tempéra aussitôt en disant que l’Afrique avait une chance de pouvoir rattraper son retard, car les deux sciences qui allaient dominer le 21ème siècle sont des sciences de l’information (informatique et biologie), qui ne nécessitaient guère que des cerveaux  brillants, capables de rédiger des codes ou de cultiver des bactéries en laboratoire. Le même Professeur lui recommanda d’investir toute épargne dont il disposerait à l’avenir dans ces deux secteurs-clé.

Sorti de là, il se dit que l’étudiant Seck passa fiévreusement des heures à la quête de ces brillants « cerveaux » africains dans les meilleurs campus universitaires mondiaux. Et qu’il en découvrit peu cependant, en comparaison des effectifs indiens et chinois. Mais ceux qu’il repéra lui apportèrent beaucoup de bonheur dans ses projets ultérieurs.

Aiguillonné par son sens de l’anticipation et sa connaissance scientifique, l’avisé Idy procéda à l’achat de moult noms de domaine, dont celui de la Sonatel. Cependant il finit par l’offrir à la société nationale des Télécommunications, pour éviter tout conflit d’intérêt. Car il était devenu Ministre d’Etat, Directeur de cabinet du Président de la République, et l’Etat du Sénégal était actionnaire de la Sonatel. Il ne voulut pas d’une transaction commerciale entre sa société de conseil et la Sonatel.

3-Idy, « l’orateur absolu », le Maître de la prise de parole

Le 25 février 2023, dans un post sur sa page Facebook, le Fondateur de l’École africaine d’art oratoire et de Leadership et ancien proche de Karim Wade, le journaliste Dr Cheikh Diallo écrit ceci: « Je viens de recevoir Idrissa Seck, candidat à la Présidentielle 2024 dans mon bureau ce matin ».

Une affirmation jusque là pas démentie par le principal intéressé, pourtant en alliance depuis 2020 et sa nomination comme Président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), au sein de la coalition de majorité présidentielle Benno Bokk Yaakar (BBY).

Sur l’exceptionnel talent oratoire d’Idy, Dr Cheikh Diallo estime qu’Idrissa Seck est pour lui, l’orateur absolu ». Il se réjouit que « ceux qui ont toujours pensé que la parole était un don comprennent désormais que c’est une compétence. Idrissa Seck, pour moi, c’est l’orateur absolu. Il comprend tellement le poids du silence dans la prise de parole, le rythme, ce qui lui donne force et conviction même quand il semble dire des choses banales. C’est le maître du couplet « silence-respiration », à tel point que son silence semble quelquefois assourdissant. Il a tellement compris le poids des silences qu’il semble même les observer hors discours… »

Après la prise de parole d’Idrissa Seck lors du Conseil présidentiel du 9 février 2023 à Thiès, le Président Macky Sall a magnifié les talents du leader du parti Rewmi qui, dans un discours à hauteur d’homme d’Etat, a servi une forte prière au président de la République. Lequel lui a rendu la politesse en exaltant « l’éloquence, la générosité de son allié Idy »ainsi que le talent exceptionnel  du Président du CESE, servi par un rythme et un débit de parole captivant et irrésistible.

D’autres observateurs de la scène ont aussi analysé cette capacité phénoménale d’Idy à captiver l’attention de son auditoire.

Dans sa chronique, « l’Inventaire des Idoles », Elgas décrit Idrissa Seck comme « un beau spécimen qui résume bien la scène politique sénégalaise. Fils du royal Cayor, redoutable dans sa maîtrise du wolof, chatoyant disciple religieux, prédicateur coranique, formé à l’école occidentale, amateur de bons petits mots en wolof, en anglais, et en français, précoce militant, opposant valeureux, taulard prestigieux, premier ministre velléitaire….Avec son aisance en wolof, plus d’ailleurs qu’en français, qu’il entrecoupait de prêches religieux comme le pays en raffole, il gommait presque sa formation occidentale, apparaissant comme un pur produit local. Ce wolof choisi, brillant, espiègle et taquin, plaisait et faisait rire…Aux élites, il s’adressait dans ce français académique, solennel, plus fluide, qu’il infusait aussi de passages coraniques, et il triomphait aussi. »

Elgas admet que sa maîtrise de la langue « donne du pouvoir » à Idy. Qu’il en devient « l’expert couru, dont les phrases suscitent à la fois de l’admiration et de la convoitise…C’est la part tendre et romanesque de son histoire, il reste un produit de la méritocratie et il en a gardé une forme de gratitude ». Un autre observateur, du nom de Saliou Dione, s’enthousiasme pour un  « Phénoménal Idrissa Seck » ! , le 24 décembre 2018, veille de la Nativité, dans une tribune abondamment relayée dans la presse.

Selon Dione, « qu’on l’aime ou pas, Idrissa Seck, il faut le reconnaître, représente ce qu’il y a de mieux dans la pratique politique au Sénégal. Il ne s’agit pas juste de ses talents oratoires dont la mention est presque devenue une lapalissade; il ne s’agit pas non plus de sa carrure intellectuelle que l’attrait qu’il exerce sur l’intelligentsia de ce pays a fini de démontrer. Idrissa Seck, et c’est cela son fort, dispose de l’intelligence de l’instant, cette capacité unique à comprendre les exigences du moment et à y répondre avec la précision des mots et la justesse du discours. « 

Dione poursuit: « alors même qu’on le croyait coupé de cette jeunesse que certains ont très tôt fait d’enfermer dans des carcans générationnels, Idrissa Seck a montré, lors de la cérémonie d’investiture des FDS du brillant Dr Babacar Diop, combien il peut être en phase avec elle. Dans une bienveillance que révèle aussi bien son ton chaleureux que ses mots remplis de tendresse, Idrissa Seck a montré combien il peut être pour cette jeunesse, le leader qui inspire, le mentor qui, par la richesse de son expérience de vie, la rassure (…) La quête d’avenir radieux de cette jeunesse trouve un sanctuaire dans la démarche ingénieuse et audacieuse de cet homme politique, dont le passage aux affaires constitue à ce jour l’une des plus belles pages de notre histoire politique et économique. Celui qui, en attendant l’atteinte du statut présidentiel a fini d’en habiter depuis longtemps la stature ». 

 
4-Idris ou le bien nommé éternel étudiant

Il est intéressant à cet effet de noter que le prénom Idris ou Dris a plusieurs étymologies. En arabe, il vient de darasa qui signifie « Études et Connaissance », d’où la « madrasa » qui signifie école. En biblique, Idris se dit Enoch, Noukh en wolof, et passe pour le premier homme à avoir utilisé le kalam, la plume. En gallois, il vient de iud (Seigneur) et ris (ardent) signifiant « Ardent seigneur ». Par une curieuse coïncidence, Idris est également un vieux prénom gallois. Il fut redécouvert au milieu du 19ème siècle et devint très fréquent, jusqu’en 1930, au pays de Galles. Idris serait alors aussi un prénom anglais ! Il s’agit donc du même nom, du même son, de la même musique, mais avec des sens distincts, provenant de deux langues et de deux civilisations très différentes l’une de l’autre.

Le prénom Idris, que l’on fête le 1er janvier, est associé au prophète coranique Idris, né à l’époque d’Adam et réputé pour sa grande patience. Idris est aussi un idéaliste qui souhaite accomplir de grandes choses pour rendre le monde meilleur. Dans l’Islam, Idris est un prophète chevaleresque qui allie à merveille le charme et la puissance. Voici ce qu’en dit le Livre dans la sourate « Mariam »: « V56. Et mentionne Idris, dans le Livre. C’était un véridique et un prophète. V 57. Et Nous l’élevâmes à un haut rang. » La version sénégalaise d’Idris, notre Idy, a certes une bonne opinion de lui-même mais il répète inlassablement à ses proches que « l’humilité est la source de toutes les grâces, l’orgueil, celle de tous les péchés ». Courageux et honnête, notre Idy respecte les plus faibles et n’hésite pas à prendre leur défense.

Son goût certain pour l’étude et la réflexion, son autorité naturelle, sa vivacité d’esprit, permettent à notre Idy de dépasser bien des difficultés. En revanche, il n’est pas fin psychologue et a parfois du mal à comprendre les réactions humaines, surtout féminines. Ce qui lui joue souvent des tours avec ses collaboratrices, sauf avec Ndeye Peinda et peut être Dior et Ndapa, ses éternelles ombres…Notre Idy, doté d’une autorité naturelle, mène ses troupes sans être trop tyrannique. Mais il aime les personnalités sans travers ni vices, et ne supporte pas les mesquineries. Cependant il est assez timide, contrairement à ce que pourraient laisser penser sa carapace d’assurance et la force de pénétration de son regard…

La mère de Idy, Fatou Diop, comme moi, fervente Tidjane, comme moi, voulait le prénommer Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum. Elle a d’ailleurs continué à le prénommer Marabout Cheikh malgré tout,  d’où le surnom « Mara » qui lui colle à la peau, jusqu’à Princeton où son assiduité au département informatique et les heures qu’il passait devant la maison qu’habitait Einstein lorsqu’il enseignait à Princeton lui valurent le sobriquet de « SIM » (Seck Idrissa Mara), prémonitoire de la  Simcard, la carte SIM que les jeunes d’aujourd’hui s’arrachent sous forme de eSIM…

Fatou Dior Diop

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Me Amadou Sall descend Sonko et Cie

La coalition gouvernementale a tenu une conférence de presse ce lundi matin à la maison du Parti socialiste. Me Amadou Sall a fustigé le comportement de l’opposition qu’il traite « d’irresponsable », face à la presse.

« Il est de l’intérêt de toute la société de protéger nos institutions, car ce sont les garants de nos libertés », a dit Me Sall, en allusion aux manifestations prévues de Yewwi Askan Wi.

« On est dans un pays de loi, on ne peut pas se permettre de dire ce que l’on veut. Ousmane Sonko a fait une diffamation donc il est au rôle de la justice de faire son travail. Tous les Sénégalais sont égaux aux yeux de la loi », a-t-il ajouté.

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Mis devant le fait accompli par Pape Thiaw et Malick Daff: El Tactico va-t-il continuer avec ses trois récupérateurs au milieu ?

Le moins que l’on puisse dire est que Pape Thiaw et Malick Daff ont montré la voie à Aliou Cissé à moins que ce dernier refuse de voir la réalité en face.

Le coach champion d’Afrique a, durant le Chan, joué avec un seul récupérateur (Ousmane Marouf Kane), un relayeur (Lamine Camara) et un animateur (Moussa Ndiaye).

Malick Daff aussi avec les U20 a fait pareil. Il a utilisé une sentinelle (Mamadou Lamine Camara), un relayeur (Lamine Camara) et un animateur (Pape Demba Diop).

Avec ces trois profils différents, on a eu un milieu compact et complémentaire. Le jeu a été fluide et les transmissions rapides. Le jeu proposé par l’équipe nationale locale et les U20, a été alléchant et porté vers l’avant.

Aliou Cissé devrait en tirer une leçon, lui qui a l’habitude de jouer avec 03 milieux défensifs qui ont le même profil car étant tous des récupérateurs dans leur club respectif. Comment peut-on avoir du jeu avec Gana-Kouyaté et Nampalys?

On espère seulement qu’après le sacre du Chan et des U20, qu’il ouvrira les yeux pour arrêter enfin d’empiler les milieux défensifs sur le terrain.

La seule fois qu’il a mis sur le terrain trois milieux qui ont des profils différents, on a vu du beau jeu et efficace en plus. C’était face à la Bolivie (2-0). Et depuis ce match, il n’ose pas reconduire ce même milieu composé de Pathé Ciss, Pape Gueye et Pape Mactar Sarr.

L’autre enseignement qu’il faut tirer après les sacres des U20 et du Chan est qu’il nous faut un dynamiteur au milieu comme Moussa Ndiaye avec les lions locaux et Pape Demba Diop avec les U20. La personne la mieux indiquée pour assurer ce rôle en équipe nationale, c’est Pape Ousmane Sakho. Malheureusement, Aliou Cissé refuse de le convoquer pour on ne sait quelle raison.

Pour El Tactico, au milieu il ne doit y avoir que des gladiateurs raison pour laquelle l’équipe nationale peine à aligner plus de cinq passes consécutives dans le dernier tiers. Pape Thiaw et Malick Daff ont démontré sur le pré-carré, ce qu’il faut faire pour gagner avec la manière. A Aliou Cissé de se ressaisir s’il veut faire comme eux.

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Jeu peu reluisant: El Tactico peut-il épargner les supporters sénégalais du « Maalox » face au Mozambique?

En football comme dans la vie de tous les jours, les critiques doivent être objectives pour qu’elles puissent être constructives.

Les Sénégalais, adeptes du beau jeu, souffrent lorsque l’équipe nationale joue parce qu’elle a souvent du mal à maîtriser ses adversaires. Comparaison n’est certes pas raison mais contre la Gambie (2-0) et durant la CAN U20, les Sénégalais prenaient du plaisir à regarder les lions U20 tout en étant décontracté car le jeu fourni était à la hauteur des attentes.

Ce qu’on arrive pas à comprendre, c’est pourquoi même face à de petits poucets comme le Malawi ou le Rwanda, l’équipe dirigée par Aliou Cissé a du mal à aligner cinq passes consécutives ? Pourquoi l’équipe n’arrive-ta-elle pas à presser haut comme l’ont fait les U20? Est-ce dû aux trois milieux récupérateurs ou au fait que la plupart des joueurs sont trentenaires et n’ont, par conséquent, pas les conditions physiques pour tenir un tel rythme ?

Autant de questions que se posent les supporters à Diamnadio. Contre le Mozambique, on espère, en tout cas, ne pas attendre la 96e minute pour marquer un but sur penalty comme face au Rwanda.

L’heure d’insuffler du sang neuf au niveau de l’équipe n’est elle pas venue? On a besoin de joueurs qui font un pressing tout terrain une fois le ballon perdu. Le Bayern a marqué ses deux buts contre le PSG grâce à un pressing haut. On a également vu Lamine Camara marquer en 1/2 finale un but après une course de plus de 50 mètres.

On ne veut pas d’un bloc médian où les défenseurs adverses prennent le loisir de jouer à la « Ba-balle » pour imposer un faux rythme. Même menant au score, Malick Daff exigeait à ses jeunes de continuer le pressing haut durant 90 minutes. Le 24 mars prochain contre les Mozabicains, on attend pas moins d’Aliou Cissé et de ses poulains.

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Sénégal vs Mali du mercredi 22 Mars à Diamniadio: Pape Mactar Sarr et Nicolas Jakson doivent-ils aller renforcer les U23?

Le match contre le Mali le mercredi 22 Mars prochain s’annonce épique. Les lions U23 devront sortir le grand jeu pour prendre une longueur d’avance sur les maliens. Pour cela, le coach Demba Mbaye devra mettre tous les atouts de son côté.

Le Mali, pour rappel, avait sorti le Rwanda sur le score d’un but à zéro(1-0). Au match aller, Maliens et Rwandais avaient partagé le point du nul (1-1). Au même moment, le Sénégal venait à bout du Burkina Faso (0-0 à l’aller comme au retour) après la séance des tirs au but.

Cette rencontre qui opposera le Sénégal au Mali est aussi cruciale que la double confrontation qui avait opposé le Sénégal à l’Egypte car elle est synonyme de qualification à la CAN U23 où les 03 premiers disputeront les jeux Olympiques de Paris 2024. Compétition à laquelle n’a pas pris part le Sénégal depuis 2012.

Si le coach Demba Mbaye dispose d’une ossature déjà reconnue, des renforts peuvent s’avérer utiles. Si au milieu Dion Lopy, Rassoul Ndiaye, Lamine Camara, Pape Demba Diop, Mamadou Lamine Camara doivent batailler pour s’assurer une place de titulaire, la venue de Pape Mactar Sarr pourrait être la bienvenue.

Il a disputé la Coupe du monde des U20 en 2019, avec les Formose Mendy, Moussa Ndiaye, Alpha Dionckou, Dion Lopy et Ousseynou Niang qui sont actuellement avec les U23. Pape Mactar les a certes devancé en équipe nationale A mais devra pour cette double confrontation venir jouer avec ses compagnons de guerre d’autant plus qu’il n’est pas assuré d’être titulaire avec Aliou Cissé.

Un milieu composé de Dion Lopy, Pape Mactar Sarr et Lamine Camara pourrait certainement régaler les supporters de l’équipe nationale. Nicolas Jakson qui n’est pas assuré d’être titulaire avec les A peut venir concurrencer Maleye Diagne à la pointe de l’attaque. On a vu l’importance du banc avec le Bayern où les remplaçants peuvent être des titulaires dans n’importe quel club.

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La réponse de Samuel Eto’o à El Hadji Diouf qui s’autoproclame comme joueur le plus talentueux de l’Afrique

Aucun d’eux Diouf et Drogba ne peuvent venir dire qu’ils ont été à mon niveau ou meilleur que moi . Et ce n’est pas le fait que je le dise, mais c est un fait ! Je voulais être le numéro Un et je l’ai été tout au long de ma carrière !

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Ismaëla Madior Fall : « Nous avons terminé le travail sur le projet de loi d’amnistie, le dossier est entre les mains du chef de l’Etat »

La question sur une loi d’amnistie pouvant permettre à Karim Wade et Khalifa Ababacar Sall, respectivement condamné pour enrichissement illicite et pour détournement de fonds publics et faux, de retrouver leurs droits civiques, a été abordée à l’émission Objection sur Sud Fm, de ce dimanche. Interrogé, le ministre de la Justice et Garde des sceaux, Ismaila Madior Falll, a rappelé que « le président de la République Macky Sall a exprimé son intention de promouvoir une loi d’amnistie ». Et selon lui, c’est le chef de l’Etat lui a demandé de travailler sur la loi d’amnistie. 

« Au niveau du ministère de la Justice, nous avons terminé le travail sur le projet de loi d’amnistie mais là il appartient au président de la République de prendre langue avec ceux qui sont intéressés », a-t-il révélé.

Toutefois, a précisé Ismaila Madior Fall, « Le problème de l’amnistie, c’est que parfois il est difficile d’amnistier des personnes, on ne peut pas dire qu’on amnistie Jean et Paul. Souvent, c’est des faits qu’on amnistie. Et donc, la démarche qui a été privilégiée c’est que le projet de loi d’amnistie vise des faits en l’occurrence dans le premier cas c’était le délit d’enrichissement illicite commis de telle période à telle période (Karim Wade) et dans le deuxième cas (Khalifa Sall) c’est des faits de détournement de deniers publics, de blanchiment qui sont visés ».

Le ministre d’ajouter : « Ces faits sont dans la loi d’amnistie et cette loi concerne au principal ces deux personnes ». Et, a-t-il poursuivi : « j’espère qu’eux-mêmes sont intéressés par l’amnistie ».

Avant de lâcher ceci : « je crois savoir que l’un serait intéressé par l’amnistie, je pense, même si je n’ai pas entendu le manifester parce qu’il faut aussi une manifestation d’intérêt. Et, l’autre je sais qu’il a dit ‘je ne suis pas intéressé par l’amnistie' ». 

De toute façon, a informé le ministre : « le dossier est entre les mains du chef de l’Etat ».

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La fédération Sénégalaise de Football ne doit pas surfer sur les trophées (CAN, Chan et CAN U20) pour ne pas réinvestir l’argent récolté !

Si le Sénégal est devenu triple champion d’Afrique (Can, Chan et CAN U20), c’est en grande partie grâce aux centres de formation (Génération Foot, Diambars, Darou Salam, Aspire, Dakar Sacré-Cœur, Excellence Foot, Cayor Foot, Oslo).

La fédération Sénégalaise de Football, au lieu de fanfaronner en profitant des exploits des joueurs pour se faire une place au soleil, devrait chercher à accompagner ces centres avec des subventions annuelles. L’argent versé par la FIFA doit servir le football et non les responsables de la fédération qui, tout de même, ont du mérite.

S’il y a une chose que les supporters n’ont pas apprécié sur la gestion de Me Augustin Senghor, c’est le fait que neuf membres du comité exécutif de la fédération Sénégalaise de Football aient empoché 1,8 milliards de FCFA simplement parce qu’ils faisaient partie de la délégation qui a conduit l’équipe à la CAN et au mondial.

Pendant ce temps, chaque équipe de Ligue 1 n’a reçu que 4,5 millions, les clubs de ligue 2 quatre millions; les clubs de national 1 et 2 respectivement deux et un million.

Cet acte commis par les dirigeants de la fédération est inexplicable. Ces 1,8 milliards de Fcfa devaient revenir intégralement aux clubs car durant les compétitions internationales ces neuf membres de la fédération ont été logés à l’hôtel et c’est grâce à l’argent du contribuable sénégalais. Donc, les Sénégalais ne sont pas redevables aux membres du COMEX de la fédération Sénégalaise de Football.

Si nous voulons que le football aille de l’avant, l’argent récolté à la CAN et au mondial doit être versé aux clubs et aux centres de formation qui fournissent des joueurs à l’équipe nationale.

Me Augustin Senghor ne peut pas se permettre de distribuer l’argent de 17 millions de sénégalais à 09 membres de la fédération qui selon le quotidien Les Échos ont reçu chacun 125 millions de FCFA pour simplement avoir accompagné l’équipe nationale à la CAN et au mondial. Cette forfaiture n’est pas loin d’un détournement de deniers publics car cet argent appartient au peuple aux Sénégalais et non aux membres de la fédération Sénégalaise de Football. Me Augustin Senghor se doit donc de dire à ces 09 fédéraux de rembourser au peuple Sénégalais ces 1,8 milliards de FCFA.

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Après les sacres de la Can, du Chan et de la CAN U20: les attentes du peuple sénégalais envers Me Augustin Senghor

Élu président de la fédération Sénégalaise de Football depuis 2009, Me Augustin Senghor est à son quatrième et dernier mandat qui prend fin en 2025.

Cependant, depuis qu’il a été promu à la tête de la fédération Sénégalaise, le football sénégalais a du mal à progresser. Les clubs sénégalais ne parviennent pas à se qualifier en phase de groupe de champions League et pourtant les talents ne manquent pas dans le championnat local.

Toutefois, face à la précarité qui les guette avec des émoluments de 200 mille/mois, les meilleurs joueurs sont obligés chaque année d’aller monayer leur talent en Enrope et parfois même en Afrique (Guinée, Soudan, Tanzanie et Maroc).

Cette mobilité des joueurs s’explique par l’absence de moyens des présidents de club qui font dans le mécénat. Si chaque club, compte 30 joueurs à raison d’un salaire mensuel de 100 mille Fcfa/joueur c’est 3 millions le mois sans compter les membres du staff, les frais médicaux et les frais de transport. De ce fait, rien que pour les charges fixes il faut compter au minimum 50 millions de Fcfa/an.

C’est ce qui explique parfois que certains joueurs peuvent rester des mois sans recevoir leurs salaires. Les Présidents de club ne peuvent, par conséquent, pas retenir un joueur si une belle offre se présente.

Pendant ce temps, Me Augustin Senghor, au lieu d’aider les présidents de club, a remis selon le quotidien Record 1,8 milliard de Fcfa à neuf membres du Comex de la fédération Sénégalaise de Football qui ne sont pas plus méritants que les Présidents de clubs dont les joueurs ont été sélectionnés, par exemple, durant le chan et la CAN U20.

Les différentes coupes (CAN, Chan, CAN U20) sont l’arbre qui cachent la forêt. Le football sénégalais est au plus mal mais il a la chance d’avoir des mines d’or (centre de formation) qu’il exploite à bon escient.

Ces résultats ne sont pas forcément le fruit du travail de cette fédération mais plutôt des centres de formation comme Diambar, Excellence Foot, Cayor Foot, Darou Salam… Me Senghor recevra nos satisfécits si les clubs sénégalais arrivent, comme le font les clubs Égyptiens, Marocains et Algériens, à s’imposer sur la scène continentale.

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