La machine judiciaire a été relancée comme le réclamaient les deux parties de l’affaire viol présumé et de menaces de mort. La patronne du salon Sweet Beauty a été convoquée mardi prochain au tribunal de Dakar. Ndeye Khady Ndiaye devrait faire face au juge le mardi 22 mars à 10 heures précises. Quant au principal accusé, Ousmane Sonko, il sera entendu dans le fond du dossier courant avril, selon des informations du journal Walf Quotidien, dans sa livraison de ce vendredi 18 mars 2022.
En 2021, des manifestations sont survenues au Sénégal, à la suite de l’arrestation le 3 mars d’une des principales figures de l’opposition, le député Ousmane Sonko. Il est accusé de « viols et menaces de mort » par Adji Sarr, une employée de salon de beauté de Dakar. Ce que son camp dénonce comme une « tentative de liquidation politique » de la part du président en exercice Macky Sall.
En se rendant au tribunal suite à sa convocation Ousmane Sonko est arrêté et des heurts éclatent entre les forces de l’ordre et les sympathisants de l’opposant. Des manifestations demandant la libération de l’opposant mais aussi pour dénoncer la corruption et la cherté de la vie suivent dans les jours qui viennent et sont violemment réprimés. Au 8 avril 2021, le bilan établi par les autorités fait état de 13 morts du côté des manifestants.
Le tribunal des flagrants délits de Dakar a condamné, hier, la dame Ndèye Marème Sall à une peine ferme de 3 mois. Ce, après l’avoir reconnue coupable du délit d’escroquerie au préjudice de deux commerçantes. Ces dernières, en l’occurrence Khady Djiba et Aïssatou Ndao ont trainé en justice la prévenue qui, pour offrir des cadeaux à la belle famille de sa nièce, a pris en crédit dans leurs boutiques des tissus de valeur qu’elle refuse de payer.
L’histoire qui oppose la commerçante Khady Djiba à Ndèye Marème Sall fait sûrement partie des anecdotes qui se racontent entre deux tasses de thé en ce moment au quartier de la dernière nommée à Louga. En effet, pour flatter son ego et se faire remarquer lors du baptême de sa nièce, Ndèye Marème Sall a pris en crédit des tissus de valeur d’un montant de 1.200.000 francs pour l’offrir à la belle famille de celle-ci. Pis, non seulement elle n’a pas honoré sa parole mais elle donne une mauvaise adresse à sa créancière.
À la barre, la partie poursuivante raconte que Ndèye Marème Sall en la sollicitant lui avait fait croire qu’elle allait être la gagnante d’une tontine à laquelle elle participe sous peu. Pour la mettre en confiance, elle a appelé son époux devant elle. Lequel a confirmé les dires de son épouse. Ainsi, la prévenue a choisi les tissus les plus chers du magasin. Le tout était estimé à 1.200.000 francs.
«Après cela, pour mieux me rouler dans la farine, elle m’a proposé de l’accompagner chez la gérante de la tontine pour que je puisse en avoir le cœur net. On a pris un taxi. Arrivées à une ruelle à Fass, elle m’a indiqué une maison à l’angle d’une rue avant de me demander de l’attendre. Elle est descendue pour revenir quelques minutes après pour me faire croire qu’elle n’y était pas», raconte-t-elle.
Pas du tout convaincue par les allégations de la dame, la partie civile est retournée le soir au quartier de la gérante de la tontine. Mais grande fut sa surprise quand elle a appris que celle-ci n’existait que de l’imagination de sa cliente. Ainsi, elle a appelé cette dernière pour lui demander de lui retourner ses tissus. Mais Ndèye Marème lui promet de lui donner son argent le mardi. La prévenue n’ayant pas respecté sa parole, Khady Djiba l’a traduite en justice.
Khady n’est pas la seule victime de Ndèye Marème Sall. La dame Aïssatou Ndao également a saisi dame justice pour avoir subi les mêmes agissements de la prévenue. «Elle était ma cliente. Elle m’a contactée pour me demander de lui donner à crédit des thioups et autres tissus d’une valeur de 560.000 francs. Elle m’a versé un acompte de 200.000 francs en me promettant de débourser le reste dès qu’elle recevra sa tontine», renseigne la plaignante. Selon cette dernière, la prévenue a fondu dans la nature une fois qu’elle a traversé le seuil de sa boutique. Elle l’appelait mais en vain.
Prévenue d’escroquerie portant sur les sommes de 1.200.000 et 560.000 francs, Ndèye Marème Sall a reconnu avoir reçu les tissus des parties civiles. «J’avais l’habitude de prendre des tissus auprès de Aissatou et Khady pour les revendre parce que je suis commerçante de base. C’est ainsi qu’à l’approche du baptême de ma fille, je les ai sollicitées pour qu’elles me donnent des marchandises à crédit pour les offrir à la belle famille de ma nièce», dit-elle. À l’en croire, si le paiement a tardé, c’est parce que la gérante de la tontine a accouché et est hospitalisée.
Convaincue de la constance des faits, la représentante du ministère public a requis une peine ferme de 6 mois à l’encontre de la prévenue. Le tribunal, après délibéré, a reconnu la Ndèye Marème Sall coupable des faits pour lesquels elle est poursuivie avant de lui coller une peine de 3 mois ferme. Elle est également condamnée à payer les sommes dues. La contrainte par corps est fixée au maximum.
L’Olympique de Marseille s’est qualifié ce soir pour les quarts de finale de la Ligue Europa Conférence en s’imposant devant le FC Bale sur le score de 2-1. En conférence de presse d’après-match, le coach des Phocéens Joge Sampaoli, s’est exprimé sur son milieu de terrain sénégalais Pape Gueye qui monte en puissance.
« Gueye est très bon depuis son retour de la CAN. Il a beaucoup progressé et contre Bâle il a fait un match magnifique pour l’équipe. C’est bien de voir qu’on peut compter sur lui. Il est encore jeune mais déjà très important pour nous », a lâché le tacticien argentin de Marseille juste après la qualification en quart de finale de la Ligue Europa Conference.
En effet depuis son retour de la CAN Cameroun 2021, où il a été sacré champion avec les Lions du Sénégal, Marseille n’a plus perdu de match avec Pape Gueye sur le terrain. Le Lion a depuis lors disputé 6 rencontres avec l’OM ( 1 but et une passe décisive) pour 5 victoires et un seul match nul lors de la 26ème journée de Ligue 1 où il n’aura joué que 4 minutes.
Le milieu terrain sénégalais de 23 ans s’affirme de plus en plus au sein de l’effectif marseillais, et semble plus que prêt à aider les Lions du Sénégal à décrocher leur 2ème qualification à la Coupe du Monde qui passe par la double confrontation contre les Pharaons d’Egypte, les 25 et 29 de ce mois de mars.
🗣️Pour Sampaoli, la Coupe d'Afrique des Nations n'a fait qu'accélérer la progression de l'ancien havrais Pape Gueye.#TeamOM | #FCBOMpic.twitter.com/WmmtFbWXjJ
Si les échanges de tirs ou combats étaient circonscrits dans le Nord Sindian, fief du chef rebelle Salif Sadio, tout indique que d’autres fronts soient également ouverts en territoire gambien frontalier de cette partie du Sénégal. Tôt ce matin, plusieurs autochtones de Bwian dans le Foni, ont été réveillés par des déflagrations nourries qui supposent de violents accrochages entre militaires sénégalais et rebelles du MFDC.
Comme lors des accrochages du mois de janvier qui avait vu la perte de quatre soldats sénégalais et sept otages entre les mains de Salif Sadio, le Foni gambien est encore en proie à de nouvelles confrontations. Des tirs ont été signalés à Bwiam aujourd’hui entre soldats sénégalais et rebelles séparatistes du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance.
Selon une sourçe de l’armée gambienne qui est déployée depuis quelques 72 heures dans cette zone, « Les villageois terrifiés sont allés récupérer leurs enfants dans les écoles et les femmes interdites de se rendre au marché lorsque les déflagrations ont commencé.
« Les tirs ont commencé à l’intérieur de Bwiam et les militaires sénégalais tirent avec une fréquence inquiétante et les gens courent chercher leurs enfants dans les écoles. Au moment où je vous parle, il y a des tirs un peu partout dans le Foni », a déclaré la source. Un habitant de Bwian a joint Atlanticactu pour renseigner que « Les soldats Sénégalais qui sont stationnés à Bwiam ont ouvert le feu et avancent vers Bujinga et nous avons peur qu’une attaque de plus grande envergure puisse se produire car les gens sont terrifiés.”
Pour rappel, un contingent de militaires sénégalais déployés dans le cadre de l’Ecomig est stationné dans la ville de Bwiam depuis 2017 après la chute de l’ex président Yaya Jammeh.
Comme l’a annoncé en exclusivité Buurnews, Ndèye Khady Ndiaye fera face au juge du premier cabinet mardi prochain à 10 heures. Libération online a appris effectivement que la convocation a été notifiée à son conseil aujourd’hui. Selon nos informations, Ndèye Khady Ndiaye, qui est sous contrôle judiciaire, sera interrogée dans le fond du dossier. A plusieurs reprises, cette dernière a fait des sorties pour décharger Ousmane Sonko et démentir son ex-employée, Adji Sarr, qui accuse de viol le leader de Pastef.
La Grande Coalition Wallu Senegal a tenu une conférence de presse ce jeudi 17 mars 2022, à la permanence nationale du PDS. Les membres de Wallu revendiquent la victoire avec un écart de 2000 voix sur la Benno Bokk Yakaar au niveau de la Ville de Pikine. Cheikh Dieng et Cie demandent à la Cour d’Appel de dire le droit dans ce dossier en dehors de toute pression du pouvoir politique. Ils annoncent une marche ce vendredi à Pikine.
« La compilation des procès-verbaux issus des bureaux de vote a donné une victoire incontestable de près de 2000 voix de la coalition Wallu sur la coalition Benno Bokk Yakaar au niveau de la ville de Pikine. Les résultats ont cependant été inversés par la commission départementale de recensement des votes qui a proclamé la victoire de Benno Bokk Yakaar avec une avance de 1906 voix », a fait savoir Cheikh Dieng, secrétaire général national adjoint du Pds.
« Toutefois, l’examen des procès-verbaux dans la commission départementale a permis de déceler des irrégularités grossières qui ont conduit à la confiscation de la victoire des urnes de la coalition Wallu », a-t-il ajouté.
Il liste un certain nombre d’irrégularités. « Sur les PV issus de la commission départementale de recensement, on note la majoration des scores de la coalition BBY ou de la minoration des scores de la coalition Wallu par rapport aux PV réels issus des bureaux de vote signés par tous les membres du bureau de vote. Ces écarts vont jusqu’à 45 voix. On note également des écarts significatifs pouvant aller jusqu’à 70 voix entre les suffrages valablement exprimés et le cumul des suffrages obtenus par les différentes coalitions en compétition », a listé le chargé des élections du PDS.
Selon Cheikh Dieng, l’ensemble de ces « irrégularités concerne au total des suffrages de 12943 voix qui ont permis de faire basculer la victoire de la coalition Wallu vers Benno Bokk Yakaar. Et elles ont été pour l’essentiel concentrées dans les communes de Pikine Nord, de Pikine Est, de Mbao et de Dalifort ».
L’ensemble de ces irrégularités, poursuit-il, ont été mentionné sur le procès-verbal de la « commission départementale de recensement des votes et un recours en annulation de tous les PV où ces irrégularités ont été constatées a été requis auprès de la Cour d’Appel, qui à ce jour a vidé presque la totalité des recours relatifs aux élections locales à l’exception notable de celle de la Ville de Pikine et de la commune de Pikine Nord. C’est pourquoi la Grande coalition Wallu Sénégal demande à la Cour d’Appel de dire le droit dans ce dossier en dehors de toute pression du pouvoir politique ».
Wallu annonce une marche ce vendredi, à Pikine pour que « le droit soit dit et que le droit soit bien dit ».
Les leaders de Wallu Sénégal qui ont fait face à la presse ce jeudi ont soutenu que les dernières élections locales ont démontré les failles qu’ils avaient toujours dénoncées dans le système électoral. Ils estiment que le fichier actuel n’a pas été vidé des « anomalies, fraudes et manipulations constatées dans l’ancien fichier ». Face à une telle situation, ils demandent une rencontre immédiate avec le président Macky Sall pour trouver une solution avant les élections législatives du 31 juillet.
« Cette opération permettrait d’accéder au fichier électoral conformément aux dispositions réglementaires, de corriger toutes les irrégularités liées à la production de cartes d’identité sans données électorales et de cartes avec données électorales en dehors des périodes légales et en dehors des commissions administratives régulières ainsi que l’existence de données biométriques corrompues », selon ces leaders.
Pour eux, « le truquage des processus électoraux et des résultats des votes au Sénégal apparaît comme une constante des pratiques du régime de Macky Sall dont il convient de rappeler sans être exhaustif : la perte de fiabilité du fichier électoral enregistrant de nombreuses modifications hors période de révision des listes, le refus de mettre à disposition le fichier électoral avant les élections conformément à la loi, les périodes très courtes de révision électorale pour empêcher l’inscription des jeunes ».
Pour la seconde fois, l’Etat du Sénégal ouvre les inscriptions mais dans des délais qui sont « limités dans le temps et géographiquement », ce qui ne permet pas d’avoir un fichier représentatif. Aussi, la GC WALLU SENEGAL exige le « prolongement » de la durée des inscriptions sur les listes électorales pour permettre notamment aux primo votants et autres d’user de leur droit.
« L’exemple des fraudes massives constatées et documentées dans la ville de Pikine lors des récentes élections communales et départementales est une autre illustration de manque de transparence », a cité Wallu qui demande à la Cour d’Appel de Dakar de « vider ce dossier et de dire le droit en dehors de toute pression politique ».
« Une telle attitude, dans un contexte de mal gouvernance caractérisée par de mauvais choix économiques, une corruption endémique responsable de graves déficits budgétaires qu’un contexte international de crises sanitaires et géopolitiques continue de détériorer, fait peser de lourdes menaces sur la paix au Sénégal », lit-on dans le document.
La grande coalition Wallu Sénégal considère que, dans un contexte régional fait de « graves remises en cause des institutions, l’intelligence de la recherche d’une détente politique et sociale constitue la meilleure protection contre de futures déflagrations que pourrait faire naître la grave détérioration du niveau de vie des populations sénégalaises ».
Ces nombreux sujets étant en suspens depuis des années, la coalition interpelle directement le président de la République, Macky Sall, à « immédiatement rencontrer » les différentes coalitions « sans intermédiaires et sans préalable » pour discuter ouvertement de toutes ces questions et que des solutions consensuelles soient trouvées, afin que l’on puisse aller à des élections « libres, ouvertes, apaisées » et avoir une assemblée nationale représentative.
« Ceci constitue la seule voie qui rétablirait la confiance entre les acteurs qui partagent le jeu politique et le meilleur moyen de préserver la paix et la stabilité du Sénégal en ces moments de grandes turbulences régionales et internationales », disent-ils.