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CDP : une structure de recrutement dans la pornographie signalée au Sénégal

La Commission de protection des données personnelles (CDP) a enregistré un signalement bien étrange. Selon le journal Les Échos de ce mercredi, les services d’Awa Ndiaye, la présidente, ont reçu une plainte de P. M. S., qui leur signale l’existence d’une structure basée au Sénégal et spécialisée dans le recrutement de jeunes dans la pornographie.

Aucun détail n’est donné sur l’adresse de la structure ni sur la nature exacte de ses activités. Les Echos s’est contenté d’ajouter que la CDP, conformément à la loi sur les données personnelles, a transmis le dossier au procureur de la République et à la Division spéciale de la cybersécurité (DSC) de la police. 

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Liverpool : après Messi et Gerrard, Sadio Mané près de battre Ronaldo

Liverpool reçoit Benfica ce mercredi à Anfield en quart de finale aller de Ligue des champions. A l’aller, les Reds s’étaient imposés (3-1) grâce notamment à un but de Sadio Mané.

C’était le 22e but de l’attaquant sénégalais dans la compétition. La formation anglaise est à deux doigts de la qualification en demi-finale.

Sadio Mané, pour sa part, est près de battre un record. En effet, s’il marque au moins un but ce soir, il dépassera Cristiano Ronaldo, qui est à égalité avec lui en tête du classement des buteurs en phase à élimination directe en Ligue des champions. Les deux joueurs comptent chacun 13 unités.

Si Sadio Mané dépasse Ronaldo, ce sera le troisième grand joueur qu’il double grâce à ses prestations en quart de finale de la prestigieuse compétition.

En inscrivant son 22e but en Ligue des champions, il y a une semaine, il a effacé Steven Gerrard qui, avec 21 réalisations, était jusque-là devant lui au classement des Reds les plus prolifiques dans la compétition.   

Ce but à Lisbonne a aussi permis à Sadio Mané de passer devant Lionel Messi. L’attaquant argentin du PSG compte 12 buts en phase à élimination directe en Ligue des champions.

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Scandale à la clinique Suma Assistance : un aide-infirmier introduit son doigt dans les parties intimes de la patiente en filmant la scène

Alors qu’on n’a pas encore fini de parler sur l’affaire Astou Sokhna, la femme enceinte décédée à l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye de Louga, voilà un autre fait qui risque encore de faire du bruit.

Il s’agit d’un aide-infirmier qui a violé une patiente en filmant la scène. Le scandale s’est produit à la clinique Suma Assistance. Selon ‘’Les Echos’’ qui donne la nouvelle dans sa parution de ce mercredi, M. Traoré, puisque c’est de lui qu’il s’agit a introduit son doigt dans les parties intimes de la dame, venue faire une consultation, pendant près d’une minute.

Inculpé et placé sous mandat de dépôt pour viol et collecte de données à caractère personnel, le mis en cause a reconnu les faits, c’est-à-dire les attouchements et l’enregistrement vidéo. Il sera déféré au parquet.

Le journal renseigne que la victime présumée, M. S., est la fille d’un chef d’entreprise réputé. Elle s’était rendue à Suma Assistance pour une consultation. Seule avec M. S dans la salle de consultation, M. Traoré lui a alors demandé de soulever sa robe. La dame s’exécute.

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Le chef de cabinet de Diène Farba Sarr au coeur d’une rocambolesque affaire de sextape

Le Chef de cabinet de Diène Farba Sarr à la délégation Générale à la Promotion des Pôles Urbains (DGPU),  de Diamniadio et de Lac Rose a été cité dans une affaire de mœurs qui fait du bruit. Ousmane Noël Dieng avait filmé ses ébats sexuels avec sa secrétaire Ndack Sarry dans son bureau à la DGPU, relate Dakaractu. Les vidéos ont atterri sur les dénommés Soda Gueye puis  Babacar Sow, ancien chargé de communication et des affaires politiques du sieur Dieng,  responsable politique de la Commune de Kaolack. Celui-ci les a envoyées par la suite au ministre Diène Farba Sarr, à Ousmane Noël Dieng et à son épouse, tout en menaçant de les partager avec Adamo, émigré sénégalais vivant en Allemagne et qui est très suivi sur les réseaux sociaux.

Suite à cela, le chef de cabinet du DGPU a porté plainte contre Babacar Sow.

Le procès s’est tenu, ce matin, au tribunal des flagrants délits de Dakar. Le parquet a requis deux ans, dont six mois ferme, contre Soda Guèye et Babacar Sow, poursuivis pour collecte d’images contraires aux bonnes mœurs, accès frauduleux dans un système informatique et suppression de données informatiques. Ousmane Noël Dieng réclame, par ailleurs, 5 millions francs à titre de dommages et intérêts.

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TÉMOIGNAGE « Titina allait fêter ses dix ans cette année 2022… »

« Chers (ères) amis (es), je vous fais le récit d’une épreuve très difficile que nous avions vécue il y a deux ans, presque jour pour jour.
Titina allait fêter ses dix ans cette année 2022 !
Hélas, elle nous a quittés une nuit du mardi 14 avril 2020, à l’âge de huit ans, à cause, certes de la volonté divine, mais imputable à une gravissime négligence médicale.
Ce matin-là, Titina et sa mère sont arrivées tôt à l’hôpital régional de Fatick pour faire des examens afin de déterminer les causes d’un mystérieux mal qu’elle supportait depuis quelques jours.
Arrivée sur place, sa mère est informée qu’elle va devoir rentrer avec l’enfant malade à Fimela pour revenir un autre jour prévu pour les consultations et autres examens. Motif avancé : l’hôpital de Fatick ne fait pas de consultation les mardis. Chose bizarre. Pourtant, l’enfant a été reférée par le médecin-chef du poste de santé de Diofior.

Compte tenu de l’état de l’enfant, qui souffrait terriblement, et des efforts consentis pour se déplacer jusqu’à Fatick, sa mère s’opposa à l’idée de rentrer bredouille sans consultation préalable ni examens de sa fille. Elle tenta de s’expliquer devant les médecins. Mais ses explications sont rentrées dans l’oreille des sourds qui n’ont voulu rien comprendre.
Plus les heures s’écoulaient, plus l’enfant souffrait atrocement. Pour sa mère, il n’était pas question de rentrer. Pour obliger les médecins à changer de décision, il lui a fallu offrir au public de l’hôpital un spectacle émouvant en pleurant à chaudes larmes. Ses cris de détresse ont ameuté tout l’hôpital. Tout le monde a accouru pour s’en informer.

De fil en aiguille, des bonnes volontés, des âmes surtout sensibles au cœur charitable ont intercédé pour implorer les blouses blanches à daigner s’occuper de l’ange chéri de sa maman. Quand l’enfant fut admise aux soins des médecins, l’horloge marquait 20h du soir. Il fut décidé de lui administrer une perfusion sans consultation préalable. Quelques minutes ont suffi pour voir les douleurs de l’enfant se multiplier plus intensément. Ses cris aigus en disaient beaucoup sur sa souffrance atroce.
L’enfant cria tellement fort qu’on lui retira finalement la perfusion pour estomper ses cris. Quand l’aide soignant est revenu pour remettre la perfusion, elle reprit ses pleurs et ses cris jusqu’au dernier soupir où ses forces ont fini par l’abandonner. Ce fut terrible. Ce fut atroce.

Sa maman était inconsolable. Cette enfant était sa raison d’être. Elle l’avait attendue au bout de dix ans de mariage. C’est pourquoi personne ne pouvait la consoler. Il a fallu du temps, beaucoup de temps pour qu’elle se résigne du décret divin. L’histoire de Titina est vécue par beaucoup de Sénégalais, par beaucoup de mères de famille au Sénégal.
Repose en paix, petit ange chéri. Nous ne t’oublierons jamais. Tu restes éternelle dans le paradis de nos cœurs !
Ibrahima Diémé ».
Ndlr : le témoignage et la photo ont été repris sur autorisation de l’auteur.

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Le Général de l’Armée française au Sénégal parle: « les discours toxiques des leaders populistes et les réseaux sociaux nourrissent le sentiment anti-français »

Michel Delpi, Général de l’Armée française au Sénégal s’est exprimé au cours de cet entretien accordé en exclusivité à PressAfrik, sur les questions liées à la coopération militaire entre la France et le Sénégal, la crise malienne avec le départ des Forces Barkhane, la lutte contre le terrorisme. Revenant sur les relations militaires entre les deux pays, le Général a soutenu que ce partenariat est particulièrement dense et vertueux et représente près de 30 % des entraînements conjoints auxquels participent les EFS (Eléments français au Sénégal). Le Général s’est exprimé sur le sentiment anti-français noté dans plusieurs pays africains. Selon lui, les leaders populistes et autres leaders d’opinion nourrissent cette haine envers la France. En plus des réseaux sociaux. Entretien !!

Général, ça fait bientôt 2 ans que vous êtes arrivés au Sénégal. Quelle appréciation avez-vous du pays ?

Après bientôt deux (2) ans de présence ici, avec l’ensemble de la sous-région, puisque j’ai la chance de pouvoir me déplacer dans beaucoup de ces capitales africaines pour rencontrer les chefs d’Etat Major de ces armées, je considère que le Sénégal dispose d’un très haut potentiel dans le domaine militaire sur lequel je peux avoir un avis, dans le domaine économique bien évidemment, et en d’autres termes dans le domaine régalien, le Sénégal dispose d’atouts qui sont majeurs. C’est pour cela que le Sénégal est une tête de troupe pour l’Afrique de l’Ouest. C’est un hub avec beaucoup de passages, d’échanges avec énormément de pays quels qu’ils soient. Le Sénégal dispose de tous les atouts régaliens, en particulier avec cette présence de l’Etat sur l’ensemble du pays pour faire face aux risques d’une expansion de la menace terroriste qui pourrait venir frotter le long de ses frontières.      

À ce jour, comment se porte la coopération militaire entre le Sénégal et la France ?

Les éléments français au Sénégal, c’est un pôle de coopération à vocation régionale. Nous conduisons des actions de partenariat avec toutes les forces armées africaine qui en expriment le souhait au profit de tous les pays de la CEDEAO, plus la Mauritanie. Nous faisons que répondre à des demandes de ces pays, de ces forces armées. Ça se traduit par des entraînements conjoints et des exercices conjoints de façon à mécaniser un certain nombre de savoir faire. Consolider et accroître des capacités opérationnelles. Nous agissons notamment dans les trois milieux : terre, air, mer au profit des Forces Armées, de gendarmerie, mais sur le savoir faire militaire.

Nous sommes environ 500 militaires français auxquels nous pouvons ajouter 180 personnels civils sénégalais qui sont employés au sein des Éléments Français au Sénégal (EFS). Un tiers d’entre eux sont des personnels de catégorie A qui travaillent dans le domaine administratif. Les autres travaillent dans les domaines de soutien variés : la restauration, le transport, le soutien logistique, etc.

Nous déployons en permanence sur un certain nombre de CPI de tout petits détachements de militaires pour réaliser ces formations de manière conjoint avec nos camarades africains à leur demande selon leur agenda. 30 % et parfois plus selon les années de notre action de partenariat se fait avec les Forces armées sénégalaises. Cela se traduit par des actions de partenariat dans le domaine terrestre avec la lutte contre les engins explosifs, les mines artisanales, aussi dans le domaine du guidage aérien de façons à pouvoir dialoguer avec les aéronefs qui sont africain ou occidentaux, pour les guider sur des objectifs adverses pour pouvoir réaliser des frappes. Nous travaillons beaucoup aussi dans les échanges de bonnes pratiques sur le secourisme au combat. C’est quelque chose d’essentiel pour les armées qui sont envoyées en opération. Nous agissons aussi dans les domaines comme la mise à terre parachute.

Dans le domaine maritime, nous avons un partenariat très étroit avec la marine sénégalaise dans ce que nous appelons le contre-terrorisme maritime. Donc nous agissons en segments très pointus issus des forces spéciales. Et là, nous échangeons les bonnes pratiques. Ce que nous appelons le retour d’expériences. En comparant le matériel, les procédures, les entraînements conjoints, indispensables à toute unité qu’elle soit conventionnelle ou des Forces Spéciales de manière à se maintenir à un certain niveau de savoir faire et parfois arriver à progresser. Parce qu’on se frotte à d’autres armées étrangères.

Un exercice inter-armée dénommée Xarito

Dans le domaine aérien, nous travaillons au profit des forces de l’armée de l’air sénégalaise. Nous n’avons pas de compétences pour former des pilotes, des mécaniciens dans le domaine de la maintenance. Parce que ça, c’est très spécialisé. Mais nous agissons dans les domaines relatifs à la protection des bases aériennes. Et nous disposons ici au Sénégal d’un avion de patrouille maritime français, un FALCON 50, stationné en permanence sur Dakar, et qui est en pleine coopération avec l’Etat sénégalais dans le domaine de la lutte contre la pêche illégale, dans le domaine du sauvetage en mer. C’est-à-dire la localisation de bateau en détresse en mer. C’est également un avion qui contribue dans le cadre d’un dispositif international aux opérations de lutte contre le trafic de drogue. Qui a permis grâce à cette collaboration internationale la Marine sénégalaise d’obtenir de très bons résultats au cours de ces derniers mois avec la saisine d’une quantité importante de drogue.

15 à 25 milliards injectés dans l’économie sénégalaise

Le dernier exemple à illustrer de ce que nous réalisons avec l’Armée sénégalaise, c’est la réalisation d’un exercice interarmées que nous appelons « Xarito » amitié en wolof. Nous espérons pouvoir refaire cet exercice dans quelques mois. Je précise également dans le cadre de notre partenariat avec les forces armées sénégalaises, nous avons ici au sein de notre Etat Major des EFS, un officier supérieur Sénégalais qui y est installé de manière permanente. Ce qui illustre l’étroitesse de notre coopération de longue date. Nous avons proposé également à l’Etat Major Général des Armées Sénégalaises d’insérer un Officier Supérieur au sein de l’Etat Major des Armées à Paris. Ce qui j’espère va pouvoir se faire d’ici quelques mois. Cela illustre notre partenariat extrêmement étroit et ambitieux. Je voudrais rappeler que cette petite communauté des éléments français au Sénégal est pleinement intégrée à la population sénégalaise. J’ai évoqué 180 personnels sénégalais qui sont employés ici au sein des EFS. La grande majorité de nos personnelles vies ici en famille. Enfin, nous avons un impact sur le tissu économique Sénégalais qui n’est pas neutre. Puisque nous faisons appel en permanence aux multitudes d’entreprises sénégalaises dont nous apprécions beaucoup les compétences sur les contrats d’entretien, de rénovation, des chantiers de rénovation (construction de villa pour les familles), etc. Donc ça représente de 15 à 25 milliards de F CFA par an,  injectés dans le tissu économique sénégalais.

Le Général de l'Armée française au Sénégal parle: "les discours toxiques des leaders populistes et les réseaux sociaux nourrissent le sentiment anti-français"

Aujourd’hui, l’un des principaux problèmes dans le monde, c’est l’insécurité lié au terrorisme. D’abord, quelle définition donnerez-vous au terrorisme ?

Je pense que le terrorisme peut prendre des formes diverses. De très nombreux pays au monde ont été touchés soit par le terrorisme politique, soit par celui religieux, ou celui lié à revendication indépendantiste. Les voix du terrorisme sont très variées. Mais dans son mode d’action, le terrorisme est une forme de contestation de l’autorité de l’Etat par la voix des armes et en répandant la violence de manière aveugle. Et les populations sont pour la plupart du temps les premières victimes de cette violence. Les pays du Sahel, le Mali, le Niger, le Burkina Faso sont aujourd’hui confrontés aux menaces de terrorisme depuis un certain nombre d’années.

Jusque-là, le Sénégal est épargné par des attentats et autres attaques. Sauriez-vous nous dire pourquoi ?

Il y a plusieurs raisons à cela. Le terrorisme sahélien a toujours pour centre de gravité le Mali, le Nord du Burkina Faso. Et ce que nous appelons la région du Liptako qui est à cheval sur ces trois frontières. Le terrorisme a un certain nombre de limites en termes de capacité d’expansion, lié à ses savoir-faire, sa structuration, ses effectifs, ses ambitions. Donc aujourd’hui, le terrorisme sahélien n’a pas encore les moyens et la volonté d’aller plus loin à l’Ouest et de se rapprocher des frontières du Sénégal. Je pense que le Sénégal dispose d’atout majeur pour faire face à cette menace liée à la structuration et au potentiel opérationnel de ses forces de défense et de sécurité.

En fait le terrorisme évolue aisément là où l’Etat n’est pas présent, ou qu’il est faible. Partout où l’Etat est présent, ou qu’il répond aux besoins des populations en matière d’accès à l’eau potable, à l’électricité, à l’éducation, la justice avec une présence d’autorités (gouverneur, préfet, maire) le terrorisme a beaucoup plus de mal à s’implanter. Parce que tout simplement, l’Etat est présent, il est fort, répond aux populations. Et le terrorisme qui a besoin de s’appuyer la plupart du temps par la force vers les populations, a beaucoup plus de mal à s’implanter dès lors que l’Etat est fort.

Le Mali vient de mettre fin à sa coopération militaire avec la France. Les autorités de la transition ont mis en avant le manque de résultats au vu de la progression des djihadistes du nord au centre jusqu’à Bamako. Que répondez-vous ?

D’abord, il faut rappeler que le départ de la force Barkhane et la force Takuba, attachée à la force Barkhane, est une décision politique qui s’est décidé, qui était prise en étroite collaboration avec l’ensemble des partenaires africaines et occidentaux (Européen et Nord Américain). Parce que, les conditions à la fois politique et juridique qui sont nécessaires à la bonne exécution de mission militaire n’étaient plus réunies. Parce que la junte malienne avait fait le choix dans certains nombres d’entraves pour la bonne réalisation de ses missions. Les forces ne sont plus capables de faire voler les aéronefs au titre de soutien logistique ou d’appui aux forces qui sont confrontées à l’adversaire. Les choses sont plus compliquées. L’efficacité se réduit et la sécurité est mise en jeu pour les soldats qui sont engagés.

« La force Barkhane n’a jamais eu pour vocation d’éradiquer seule le terrorisme… Il n’y aura jamais de victoire militaire contre le terrorisme »

La force Barkhane et la force Takuba sont en cours de retrait. Cela va prendre encore un certain nombre de mois puisque c’est une opération logistique qui est majeure. La deuxième chose qui est bonne de rappeler est que la force Barkhane n’a jamais eu vocation à éradiquer seul le terrorisme. Et qu’aucun pays n’est capable de faire face à une menace de ce type-là. Ça nécessite une sorte de coalition internationale. Ce qui est le cas au Mali avec la présence des forces armées nationales, la présence d’une opération de maintien de la paix majeure, la MINUSMA qui représente plus de 11 mille hommes déployés sur le sol malien et qui permet de sécuriser beaucoup de zones, et la force Barkhane qui intègre un certain nombre de contingents européen pour faire face à la menace terroriste.

Est-ce qu’on peut parler d’une insuffisance de résultat ? Je dirais non. La force Barkhane a obtenu de très nombreux succès tactiques. Qui se sont traduits par la mise zone de combat de plusieurs centaines de terroristes qui depuis 9 ans que les opérations sont conduits sur le sol malien. On réussi à neutraliser plusieurs chaînes de terroristes. Il n’y aura jamais de victoire militaire face au terrorisme. Il n’y a qu’une solution, c’est le principe de l’approche global qui intègre l’action militaire, mais qui est un volet de lutte contre le terrorisme.

Le Général de l'Armée française au Sénégal parle: "les discours toxiques des leaders populistes et les réseaux sociaux nourrissent le sentiment anti-français"

Quel bilan faites-vous des différentes opérations françaises au Mali ?

D’abord, parce que la Force Barkhane et les Forces Françaises ne sont pas seules et n’ont pas vocations toutes seules, à pouvoir faire face à une menace terroriste qui touche l’ensemble du Mali, les ¾ du Burkina Faso et une bonne partie du Niger. Donc, ce n’est pas à la portée de la seule force Barkhane, en étroite concertation avec les autorités maliennes, nigériennes, et essentiellement, le choix a été fait de conduire un effort en terme d’opération dans la zone du Liptako-Gourma (située à cheval sur les frontières communes du Burkina, du Mali et du Niger). Ce qui ne couvre pas bien évidemment, l’ensemble du Mali. Parce que ce n’est pas avec quelques milliers d’hommes que vous pouvez contrôler l’ensemble de ce territoire, en tout cas, pas avec des forces étrangères qui sont déployées sur demande des pays africains concernés.

Pourquoi le terrorisme a gagné du terrain malgré la présence française censée éradiquer le phénomène ?

Il y a beaucoup de ce que nous appelons des espaces lacunaires, c’est-à-dire, des endroits qui ne sont pas contrôlés par les forces régaliennes, les forces africaines, mais également par les forces internationales qui sont là pour les aider, les appuyer. Et donc, ce terrorisme, qui se caractérise par une forme de clandestinité, évolue et se répand dans tous les endroits où les forces souveraines et les forces étrangères ne sont pas présentes. Alors, il est très difficile de localiser et d’identifier des terroristes qui peuvent évoluer comme tout bon civil, comme des bergers, comme des marchands en cachant leurs armes et qui propagent leurs méfaits en se regroupant très rapidement et de manière très discrète sur un point particulier pour conduire une attaque et se disloquer dans la foule. Nous ne sommes pas face à des armées classiques, conventionnelles, visibles et contre lesquelles nous pourrions collectivement conduire des actions que je qualifierais de classiques. C’est toute la difficulté de l’asymétrie de la conduite d’action de lutte contre le terrorisme face à un adversaire qui est dans une forme de clandestinité.


Qu’est-ce qui rend si difficile la lutte contre le terrorisme ?

Je pense que d’abord, c’est un phénomène qui est lié aux réseaux sociaux, et à tout ce qui se propage sur les réseaux sociaux. Ici, au Sénégal, mais également dans la plupart des pays de la sous-région, nous ne sommes jamais, nous français, que nous soyons militaires ou civils confrontés à des phénomènes d’animosité ou de violence à notre égard. Il est toujours frappant de voir que nous évoluons dans le plus grand sentiment de sécurité, en particulier ici au Sénégal et avec des relations qui sont extrêmement chaleureuses avec nos camarades africains et c’est valable dans la quasi-totalité de ces pays.

Il y a ce qu’on appelle le sentiment anti-français en Afrique, vous en pensez quoi ?

C’est un phénomène de réseaux sociaux, je pense que ça exprime une grande souffrance de la part de beaucoup de ces populations qui sont confrontés à un phénomène d’insécurité, qui sont confrontés aussi, à des difficultés dans leur vie quotidienne, à des difficultés économiques à une crise liée à la pandémie du Civid-19 qui a exacerbé l’ensemble de ces difficultés. Et lorsque ces populations souffrent, eh bien, elles cherchent une forme de bouc émissaire. Donc, il y a sur ces réseaux sociaux des leaders populistes qui s’expriment, il y a également des faiseurs d’opinion, qui parfois sont très toxiques et qui peuvent propager une forme de détestation de la France et créer des effets d’entraînement.

Pour autant ce ne sont pas forcément des discours et des narratifs qui sont très structurés qui sont documentés pour voir apparaître énormément de fausses informations. Donc, je pense que ce sentiment anti-français, en fait, il est très fragile, il a un côté irrationnel et il ne traduit pas la réalité de notre relation que je qualifierais de physique lorsque nous évoluons au sein des populations africaines.
Donc, il y a une forme de paradoxe entre ce que nous voyons sur les réseaux sociaux, ce que nous entendons, et ce que nous voyons dans la rue, que ce soit ici, à Dakar, à Niamey, à Ouagadougou, n’importe où, dans les provinces.

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Adversaire d’Amanekh le 15 mai prochain, Lac Rose est face à son destin

Un temps présenté comme l’un des plus grands espoirs de la lutte sénégalaise, Lac Rose n’est plus que l’ombre de lui-même. Face à Amanekh le 15 mai prochain, le lutteur de Fass Ndakaru a l’obligation de rebondir.

Lac Rose est un combattant bourré de talents. Et le respect qu’il a acquis, il le doit à son génie et son courage de ses débuts dans l’arène. Malheureusement, à cause d’une blessure contractée lors d’un match de foot entre lutteurs et les artistes sénégalais, au stade Amadou Barry, il a eu un regrettable coup d’arrêt.

C’est cette blessure qui a fait que le grand frère de Pape Ndoye a baissé pavillon et de façon successive, devant Garga Mbossé, Sa Thiès et Moussa Ndoye. Mais grâce à l’appui financier de son président Abass Ndoye, Lac Rose s’est fait soigner après avoir lutté avec cette gêne pour des raisons sociales. Pour son grand retour dans l’arène, Lac Rose croisera Amanekh pour tenter de redorer son blason dans l’arène. Ce come-back est prévu le 15 mai prochain.

Un combat qui devra mettre la lumière entre les deux lutteurs dont le premier acte avait découlé sur un imbroglio où officiellement Amanekh est vainqueur suite à un recours malgré la victoire déclarée de Lac Rose le jour du combat.

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Le Roi des arènes, Modou Lô, n’exclut pas de faire carrière en MMA

Si ses fans sont maintenant satisfaits de le voir tel le Roi des arènes, Modou Lô n’exclut pas de livrer un jour un combat en MMA. Une discipline que certains de ses camarades lutteurs ont déjà expérimentée (Record).

En France durant le mois de février pour préparer son combat contre Ama Baldé, qui était prévu le 13 mars passé, avant son report à la suite de sa blessure, Modou Lô s’entraînait avec les frères Sissokho, des pratiquants de la MMA. Et durant son séjour auprès de cette fratrie, Xaragne Lô a pris goût au MMA et n’écarte pas la pratique de cette discipline, un jour.

“Pourquoi pas ? Je pourrais, bien sûr, un jour, disputer un combat MMA. D’ailleurs, j’étais avec la famille Sissokho. Et ils pratiquent la discipline. Ce sont eux qui m’accompagnaient lors de mes entraînements en France. 15 jours avant mon retour à Dakar, il y avait un combat et nous étions tous partis y assister. Il n’est donc pas exclu qu’un jour, je fasse du MMA”, a révélé le Roi des arènes, Modou Lô.

Réputé être un bon puncheur dans l’arène, Modou Lô pourrait réussir dans le MMA en plus de son large bagage technique. L’avenir nous en dira plus pour l’heure il devra défendre sa couronne prochainement contre Ama Baldé

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