
S’il y a un mal dont souffre pratiquement toutes les équipes nationales de football du Sénégal, ce sont bien les occasions faciles ratées par nos attaquants surtout ceux formés au pays de la Teranga.
Contre le Mozambique, au retour, Sadio a raté 03 occasions franches car étant incapable de cadrer le ballon alors qu’il était pratiquement à moins des 5 mètres des buts.
Contre l’Egypte au retour, à Diamniadio, on a vu Ismaila Sarr, seul devant le but, incapable de concrétiser les deux offrandes de Sadio Mané.
À la Coupe du monde, Boulaye Dia a raté des occasions et pas des moindres alors qu’il était non loin du but.
Bamba Dieng, s’il n’a pas fait long feu à l’OM, c’est parce qu’il ratait trop de face to face avec les gardiens.
Lors du Chan, on a vu Pape Amadou Diallo vendanger des occasions de but tout fait.
À la CAN U17, Omar Sall, l’attaquant de pointe, n’a inscrit le moindre but malgré les multiples occasions qu’il s’est procuré.
Contre le Japon également, Mame Mor Faye et Ibrahima Seck n’ont pas permis au Sénégal de recoller au score malgré les grosses opportunités qu’ils ont eu.
Tout ceci démontre un mal profond car nos attaquants une fois dans la surface n’arrivent pas à cadrer les ballons. Dans les centres de formation, normalement, il doit y avoir des séances spécifiques pour les attaquants.
Mais, le problème de certains attaquants est qu’au lieu de continuer de travailler devant le but, à travers de séances individuelles, ils s’endorment dans leur confort simplement parce qu’ils sont à l’abri du besoin.
Un bon attaquant, une fois à l’intérieur de la surface, même avec les yeux fermés doit pouvoir mettre le ballon dans le cadre car ce sont des réflexes qu’on développe.
C’est ce qui fait la différence entre un joueur de navétane et un attaquant de classe mondiale. Habib Diallo est certainement l’exception qui confirme la règle.
De plus, nos buteurs ne savent pas quand il faut frapper en force ou en toute finesse. Tout ceci parce qu’ils ne travaillent pas assez devant le but.