D’après L’Observateur, qui a fait le compte-rendu d’audience dans son édition de ce samedi, c’est «l’affaire du siècle» à Tamba. Le procès du patron de la «Maison des portables», A. L, était très attendu dans la capitale du Sénégal oriental. Ce dernier était trainé à la barre pour une accusation de viol sur sa fille, N. M. L.
La salle d’audience correctionnelle de la Cour d’appel de Tambacounda était remplie comme un œuf. La gravité des faits y a certainement joué. Le casting également.
En effet, le réputé commerçant faisait face à sa fille de 18 ans. Cette dernière vient de décrocher son Bac avec la mention «Assez bien». Et pour présider la séance, un juge célèbre : Souleymane Téliko, ci-devant président de l’Union des magistrats du Sénégal.
C’est devant lui que la victime présumée a livré un témoignage glaçant et détaillé contre son père. «Il avait l’habitude de me trouver seule dans la chambre de ma mère pour abuser de moi, accuse N. M. L. Il le faisait depuis 8 ans. Ç’a commencé quand j’étais en classe de CE2.»
Elle poursuit : «Mon père me faisait des attouchements, me caressait, me suçait les seins, me léchait et me pénétrait. Parfois, il me faisait des bains en affirmant que c’étaient des bains mystiques. Je me suis confiée à la présidente communale de la SCOFI (Scolarisation des filles, une entité créée en 1994 par le ministère de l’Education et qui milite pour la scolarisation des filles, Ndlr).»
La fille de 18 ans ajoute : «La première fois où mon père a abusé de moi, j’en ai parlé à ma mère. Elle l’a interpellé, mais mon père l’a battue jusqu’à lui casser une dent. Par la suite, il nous a privées de dépense quotidienne pendant plusieurs jours.»
Mère de la victime présumée, Nd. A. D a confirmé les propos de sa fille. Soulignant que l’accusé l’a répudiée après l’éclatement de l’affaire.
La sœur de cette dernière, A. D, a déclaré au tribunal que sa nièce lui a raconté toute l’histoire avec son père et qu’elle-même a failli subir le même sort lorsqu’elle vivait chez le prévenu.
Dans son réquisitoire, l’avocat général, Soyoubou Sy, est largement revenu sur les faits en soulignant que la victime présumée n’a jamais varié dans ses déclarations. Il a ensuite requis 10 ans contre le commerçant. Souleymane Téliko rend son verdict le 28 septembre prochain.
Tombeur dimanche 7 août de Gris Bordeaux pour leur 2ème confrontation après celle de 2018, Balla Gaye II est loin d’avoir dissipé tous les doutes sur son niveau actuel. L’ancien Roi des arènes semble en nette perte de vitesse, sortie après sortie. Et sa prestation lors de sa 22ème victoire en carrière alimente davantage les doutes sur la suite de sa carrière et sur ses deux prochains combats contre Boy Niang II puis face à Eumeu Sène.
Balla Gaye 2 terrasse Gris Bordeaux
Rarement une victoire n’aura suscité autant de doutes dans la carrière de Balla Gaye II. Le chef de fil de l’école de lutte Balla Gaye alimente les débats de grand-place chez les amateurs de lutte sénégalaise. Le lutteur de 37 ans est aujourd’hui à la croisée des chemins. Moins explosif qu’à ses débuts, il a deux prochains combats cruciaux : face à un Eumeu Sène qui l’a battu deux fois et Boy Niang 2, un jeune loup qui a puni son petit frère Sa Thiès.
Un physique en question
Qu’il est loin le temps où Balla Gaye II était ce lutteur dominant et ultra spectaculaire entre 2005 à ses débuts et 2015 après avoir enchaîné deux défaites de rang pour la première fois de sa carrière. Dimanche dernier face à Gris Bordeaux, ses fans sont passés par toutes les émotions avant de pousser un grand ouf de soulagement lorsque leur poulain finit par terrasser un Gris Bordeaux au crépuscule de sa carrière.
Le lutteur de Fass est même passé tout près de créer la surprise en début de combat. «Chacun des deux lutteurs a eu deux temps forts dans ce combat, décrypte Omar Diagne Omez, entraîneur de lutte. C’est au niveau du cardio qu’il n’y a pas eu de répondant des deux côtés. Au début des hostilités, deux minutes après le début du combat, Gris Bordeaux a eu un premier avantage. L’expérience de Balla Gaye lui a permis de reculer vers les sacs de délimitations en posant genoux à terre après avoir pris un coup de son adversaire, faire un retrait pour se ressaisir et récupérer» a analysé le technicien.
Dans ce combat, Balla Gaye a fait preuve d’une résilience insoupçonnée pour un lutteur qui a rarement été malmené durant sa carrière longue de 17 ans (27 combats, 22 victoires et 5 défaites). Au bout de deux minutes de combat, il faisait peine à voir. Complètement essoufflé après une première salve de coups et de corps à corps avec son adversaire, il était à deux doigts de céder. Une posture inhabituelle pour le Lion de Guédiawaye, qui interpelle.
Moins impliqué sur son hygiène de vie
Expéditif dans la période dominante de sa carrière, terrassant ses adversaires en quelques secondes, Balla Gaye II est moins dans l’initiative ces dernières années. En 2014, il est défait une première fois par Bombardier pour la défense de son titre de Roi des arènes, puis enchaîne un 2ème revers de suite devant Eumeu Sène en 2015. Il décide alors de prendre du recul pendant 2 ans. Son retour en 2018 est marqué par un premier succès en carrière au terme des 30 minutes réglementaires contre Gris Bordeaux.
On pensait alors que c’était un choix délibéré pour prouver son endurance aux sceptiques. Une thèse renforcée lorsque dès son combat suivant, il terrasse de manière convaincante et pour la 2ème fois, son grand rival Modou Lô au bout de 5 minutes. Mais c’était là, le tout nouveau visage de Balla Gaye II. Plus attentiste et calculateur. Pour son 2ème face-à-face avec Bombardier, il perd au terme du temps réglementaire au plus grand nombre d’avertissements. Face à Gris Bordeaux dimanche dernier, il a eu besoin de 15 minutes pour finir par l’emporter.
À 37 ans, Balla Gaye a encore tant à offrir aux férus de lutte sénégalaise. C’est en tout cas ce que pense Abdoulaye Dembélé, journaliste au quotidien sportif spécialisé en lutte, SunuLamb. «Il suffit qu’il se tue aux entraînements pour renforcer son endurance et son physique pour offrir, de nouveau, aux amateurs du spectacle. Il (Balla Gaye) nous confiait après son couronnement en 2012, qu’il n’avait plus rien à prouver et que désormais il allait prendre que du plaisir dans la suite de sa carrière en terrassant ses adversaires par des chutes extraordinaires» a révélé Abdoulaye Dembélé.
Les amateurs sont-ils trop exigeants avec ce lutteur d’exception ? C’est ce que suggère le journaliste sportif qui évoque les débuts en fanfares du fils de la légende de l’arène sénégalaise, Feu Double Less. «Il a tellement régalé les amateurs de 2005 à 2012 quand il détrônait le Roi incontesté des arènes Yékini que toutes ses prestations qui s’en sont suivies laissent penser qu’il est sur le déclin. Je pense qu’il est loin de la fin. Ce qui arrive, lui-même le dit d’ailleurs, il a fait ce qu’aucun lutteur n’a fait dans l’arène sénégalaise. Roi des arènes à 26 ans, un parcours exceptionnel avant d’infliger sa première défaite à l’ogre Yékini. Et à partir de là, il s’est rassasié et ne se donnait plus à 100%. Ce qui explique la déception qu’on a à chacune de ses dernières sorties» explique Abdoulaye Dembélé.
Boy Niang et Eumeu Sène pour rugir ou sombrer dans l’anonymat
Deux immenses challenges s’offrent à Balla Gaye II. Le 1er janvier 2023, le Lion de Guédiawaye aura fort à faire face à Boy Niang II dans ce combat aux parfums de derby de la banlieue de Dakar. Le lutteur de Pikine représente pour Balla un véritable danger à bien des égards. «Balla a eu à faire son autocritique depuis sa 2ème défaite contre Eumeu Sène (en 2015), soutient le coach Omar Diagne Omez. Il est parti à l’INSEP de Paris pour son combat contre Modou Lô. Mais contre Boy Niang, c’est une autre paire de manches. Il lui faudra améliorer sa condition physique. Il a quelques mois d’ici le 1er janvier pour développer son endurance, sa résistance et sa vivacité. Face à Gris Bordeaux, sans sa technique de lutte, il n’aurait pas pu terminer le travail au sol.»
Ces deux combats constituent un tournant dans la suite de la carrière de Balla qui a régné dans l’arène sénégalaise avant de vivre des moments plus ternes ces dernières années. «Après avoir affronté des lutteurs de sa génération puis ses aînés, Balla Gaye II en est à la 3ème partie de sa carrière qui le voit lutter avec ses cadets. Il a terrassé tous ses aînés à part Bombardier et Eumeu (deux défaites contre chacun des deux). Ce combat face à Boy Niang qui a le même âge que Sa Thiés (jeune frère de Balla), s’annonce compliqué au vu de ce qu’il a montré contre Gris Bordeaux. Avec ça, il n’a aucune chance contre Boy Niang. L’avantage sera pour Boy Niang qui aura la fraîcheur physique et la jeunesse pour lui. Il lui faudra être fort sur le plan athlétique même s’il a l’expérience et la technique comme armes pour s’imposer» pense Abdoulaye Dembélé.
Des prestations soporifiques qui menacent sa popularité ?
Immense icône au Sénégal malgré des dernières sorties de moins en moins convaincantes et moins spectaculaires qu’à l’accoutumée, le Lion de Guédiawaye (banlieue de Dakar) demeure une des grandes attractions de ce sport sénégalais. Mais ces dernières prestations pourraient sans doute nuire à son image de marque et créer un désintérêt dans ses prochaines échéances.
Abdoulaye Dembélé pense pourtant que Balla reste une attraction toujours en vogue pour les amateurs de lutte. «En 2014, il perd sa couronne face à Bombardier avant qu’Eumeu Sène ne l’enfonce en 2015. Il décide de faire une longue introspection de deux ans sans combat. À son retour pour son premier duel contre Gris Bordeaux le 31 mars 2018, il avait réussi à remplir le grand stade Léopold Senghor. C’était exceptionnel pour un lutteur qui sortait de deux revers et deux ans de pause» explique-t-il.
Véritable produit marketing pour le monde de la lutte, Balla Gaye est incontournable pour les promoteurs et organisateurs de combats de lutte. Il a d’ailleurs signé avec l’organisation Gaston Production 4 combats dont deux déjà disputés. «Je vous rappelle que pour la première expérience dans la lutte sénégalaise avec le pay-per-view, cela a été un grand succès grâce à l’aura de Balla selon le promoteur qui avait touché plus de 100 millions FCFA contre 15 millions FCFA pour le combat Lac de Guiers Il – Boy Niang (2019). Même lorsqu’il sort de cycle de défaites, il reste un excellent communicant» révèle le journaliste sportif.
S’il reste toujours attractif sur le plan marketing, il semble de moins en moins l’être sportivement. Ces prochaines sorties contre Boy Niang II et Eumeu s’annoncent en juge de paix pour le Lion de Guédiawaye, ses fans et les amateurs de la lutte sénégalaise.
Révélation de l’année dernière et plutôt convaincant lors de la présaison, Bamba Dieng semble être poussé vers la sortie du côté de l’Olympique de Marseille. Plusieurs pistes ont été évoquées et non seulement à l’étranger, puisque l’OGC Nice a été cité parmi les prétendants à l’attaquant de 22 ans.
Il devrait y avoir encore du changement à l’OM, d’ici la fin du mercato estival. Pablo Longoria n’a en effet pas fermé la porte à d’autres départs et cela pourrait notamment passer par Bamba Dieng, qui est pourtant l’une des très belles surprises de la saison dernière.
Nice est intéressé, mais…
Plusieurs pistes ont été évoquées pour l’international sénégalais, notamment en Premier League. Ces derniers jours, une piste française a également fait surface pour Bamba Dieng avec l’OGC Nice, qui selon Canal + ne serait toutefois pas passé à l’action pour le moment.
« Dieng ? Il faut trouver des solutions »
Lors de la conférence suivant la rencontre face à Strasbourg ce dimanche(1-1), Lucien Favre a répondu aux questions concernant la piste Bamba Dieng. « C’est un joueur qui prend l’espace, il va vite. Je sais que, comme tous les jeunes qu’on a pris et qu’on prendra peut-être… il y a du travail, un gros travail. Mais on verra. Il faut trouver des solutions » a expliqué le coach de l’OGC Nice, qui a également été interrogé sur la piste Cavani. « Ce sont des joueurs que je trouve intéressants mais je ne peux pas vous en dire plus pour le moment. Ce n’est pas moi qui travaille ces dossiers. C’est très difficile de faire des transferts. Des personnes travaillent d’arrache-pied pour faire des joueurs mais ce n’est pas facile ».
97 lutteurs étaient sur la ligne de départ, dans les 3 catégories de poids (14 lourds, 43 moyens et 40 poids légers), pour se partager les 4 millions mis en jeu par Bamba Faye à l’occasion de l’hommage rendu à Dr Alioune Sarr, ancien Président du CNG.
Parmi les 14 lutteurs poids lourds, Serigne Ndiaye 2 et Général Malika, finalistes du gala de 6 millions de la veille, étaient sans doute les favoris, malgré la présence du teigneux Boy Marone. D’ailleurs, ce dernier, bien qu’ayant contraint Serigne Ndiaye 2 à une mi-temps sans résultat, en 1/8 de finale, finira par plier.
Alors, comme si la finale était encore programmée, Serigne Ndiaye 2 et Général Malika, vainqueurs respectifs de Batista et Bulldozer en ½ finales, se croisent de nouveau. C’est un derby. Un remake.
Serigne Ndiaye met la pression sur son adversaire qu’il accule sans succès. Il tente de lui refaire le coup de la veille avec un plaquage mal pajusté. Alors, Général réussit à le projeter vers lui avant de le ceinturer. S’en suit une chute de Serigne Ndiaye dont c’est la 4e défaite de la saison (2 contre Général Malika, 1 contre Ibou Ndiaye et 1 autre par décision médicale devant Doudou Sané, au Drapeau du chef de l’Etat).
Sur les 2 millions en jeu, Général gagne 1.000.000 contre 700.000 pour Serigne Ndiaye 2 et 100.000 pour les ½ finalistes.
Au niveau des poids moyens, Pape Ndiaye dit Sossokh a battu Bass Ndong en finale. Ils rentrent respectivement avec 600.000 et 420.000 FCFA
Chez les légers, Ya Mouhamed Ndong (400.000) a battu en finale Assane Diouf (180.000 FCFA).
Le stadium Iba Mar Diop n’avait certes pas affiché plein. Mais Faya Mbodj et Momo Ngom ont assuré une animation de feu.
Après une saison 2021-22 très aboutie, Sadio Mané se démarque comme le seul concurrent légitime de Karim Benzema dans la course au Ballon d’Or 2022. Son compatriote et spécialiste chez Canal+, Habib Bèye prédit tout de même que la star sénégalaise du Bayern ne terminera même pas deuxième.
« Cette année, Karim Benzema va remporter le Ballon d’or 2022. Mais derrière lui, Sadio Mané doit être 2e. Mais vous verrez par vous même, il ne le sera pas. Je le dis ici et on reparlera bientôt : vous verrez tous que Mané ne sera pas deuxième au Ballon d’or 2022 », a -t-il déclaré dans l’émission Talents d’Afrique suivi par Onzedafrik.
Un scénario qui serait injuste si la prédiction de l’ancien international sénégalais venait à se concrétiser. Mais au vue du Sadio Mané classement en 2019 (4e) après une saison plus aboutie que la dernière, Habib Beye a bien des raisons d’envisager le pire scenario pour l’ancien attaquant de Liverpool.
A l’issue de la victoire du Bayern Munich dimanche face à Wolfsburg (2-0), Dayot Upamecano a été interrogé sur l’arrivée de Sadio Mané en Bavière.
Transféré au Bayern Munich en provenance de Liverpool cet été, Sadio Mané fait déjà l’unanimité en Bavière, tant sur les terrains, avec ses deux buts marqués en trois matchs, comme en dehors avec une bonne cohésion avec ses nouveaux coéquipiers. Interrogé notamment sur l’arrivée du Sénégalais, Dayot Upamecano n’a pas caché sa joie de pouvoir partager un vestiaire avec un tel joueur. Le Français s’est exprimé au micro de Tággat, présent à l’Allianz Arena dimanche après-midi.
« On sait que c’est un très très grand joueur, un des meilleurs joueurs au monde aujourd’hui. Il nous aide beaucoup. On est tous très heureux qu’il soit là. Je luis souhaite de marquer encore beaucoup de buts. Il m’a beaucoup conseillés sur plusieurs choses. On a beaucoup parlé du Sénégal et de nos origines. Ma mère est Sénégalaise… On s’entend super bien et j’espère qu’on va faire une grosse grosse saison», a déclaré le défenseur de 23 ans, formé à Valenciennes.
Une vie détruite, un passé fouillé et étalé au grand jour, c’est le cauchemar de plusieurs personnes depuis quelquetemps. En effet,il est impossible désormais de faire un tour sur Facebook sans tomber sur des publications où les auteurs sous le couvert de l’anonymat, dévoilent la vie privée d’artistes, d’acteurs ou tout juste des influenceurs. Un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur.
Elles sont nombreuses à ne plus faire signe de vie sur les réseaux sociaux depuis que leur identité ou une partie de leur vie a été dévoilée. Méchanceté ou jalousie, en tout cas, elles ont reçu leur dose et pourtant elles ne l’ont pas cherché. Pour comprendre toute l’affaire, la force de frappe de ces «caweuses» capables de faire quitter des individus les réseaux sociaux, il faut remonter à 2021.
LE DEBUT AVEC LE GROUPE «TOP CAS 221»
Tout a commencé avec la création d’un groupe dénommé «Top cas 221».La page ne réunissait que des femmes. Mariages, divorces, voyages de célébrités y étaient traités. Les membres reprenaient les posts et publications des stars souvent sous le compte de l’anonymat. Elles revenaient sur certains évènements : Tabaski, Korité et Noël, comment nos influenceurs les ont fêtées, qu’est ce qu’ils ont porté… Des «cas» plutôt basiques. Quelques membres qui s’intéressent aux faits divers relataient des histoires lues ou entendues à la radio. La page regroupait près de 32.900 membres. Par conséquent, certains n’hésitaient pas à mettre leurs produits à vendre. Un groupe où chacun trouvait son compte. Seulement, il y avait une loi qui devait être acceptée par toutes : on ne contredit pas les administrateurs. Sinon vous êtes directement bannies du groupe. Au début du mois de Ramadan, les membres demandent la suspension du groupe pendant 30 jours pour se concentrer sur le jeûne. Chose qui a été acceptée.
«KAAY MA DEEY LA LU GNU DUL SIKI SAKA», le groupe qui hante
Le mois écoulé, aucun signe des admins. Pas de posts, pas de photos, pas de publications ! On parle de détournement de fonds. En effet, les admins parlaient d’un projet social. Et beaucoup de membres qui étaient partantes avaient commencé à contribuer, mais malheureusement n’ont vu aucune action sociale. Les membres virent vers le groupe «Kaay ma deey la lu gnu dul siki saka». Créé depuis 5 mois, il enregistre en une semaine plus de 6100 membres. Aucune célébrité n’est épargnée. Les tik-tokeuses sont attaquées chaque jour. Leur passé est fouillé. Et ce sont souvent des voisines, anciennes camarades de classe, cousines et proches qui dévoilent les secrets les plus profonds. Même les parents des célébrités ne sont pas oubliés. Ces attaques sont accompagnées d’insultes et d’expressions vulgaires. Il n’y a pas de limites. Certains posts ressemblent à des règlements de compte, mais il faut étancher la soif des «caweuses» ; pas le temps de recouper les informations qui tombent. Les administratrices au nombre de deux (Admindugroupe Caweuse et Oumou Khaïry) et les deux modératrices (Keyli Ndiaye et Diop Fatou Bâ), toutes cachées derrière de faux comptes, valident les posts, donnent le signal pour attaquer telle ou telle personne. Les répliques des victimes, il faut aller les chercher sur Snapchat. Soit elles lancent des messages codés pour infirmer ce qui a été dit sur Facebook ou elles répliquent avec la même tonalité : Insultes et menaces.
L’ADMIN DU GROUPE SDSK DEMASQUE ?
«Sama dieukeur sama kharit, mon mari ma moitié», une page créée en 2012 avait pour but premier d’échanger les astuces, dont une femme nouvellement mariée doit s’armer pour satisfaire son homme. Très rapidement, les filles se plaisent à partager leur vie de couple sur la page. Les plus osées vont même jusqu’à dévoiler leur intimité à leurs risques et périls. Il ne se passe plus un jour sans qu’une dame ne raconte son vécu au quotidien sur la toile. Entre le comportement de son mari et celui de sa belle-mère, tout y passe. Les jeunes dames s’en donnent à cœur joie. Les publications anonymes deviennent ainsi, en un temps record, les sujets de discussions des jeunes filles. Entre elles, elles se prodiguent des conseils. Curieuses en tout et expertes en rien, leur point de vue est parfois trop exagéréet les adeptes de cette pratique s’exposent souvent, sans le savoir ni mesurer les conséquences et la portée de leurs actes. Les hommes aussi se lancent. Ils cherchent des conseils dans leur vie de couple. Tout cela dure 10 ans. Mais qui est l’administratrice de cette page qui reçoit les plus grands et profonds secrets de ses membres ? Le seul indice que les internautes ont, c’est qu’il s’agit d’une femme. Cette dame sera dévoilée au grand jour par les enquêtrices du groupe «Kaay ma deey la lu gnu dul siki saka». Tout a commencé quand l’administratrice de la page Sdsk fait un post incendiaire pour descendre les membres de l’autre groupe. Elle les traite de «misérables», de chômeurs, d’insulteurs… Suffisant pour recevoir sa dose. Pendant plusieurs jours, elle est attaquée et insultée. Le mot d’ordre est donné : identifier celle qui se cache derrière cette page. Des publications datant de 2014 sont sorties, sa photo tombe, le profil est identifié. Pour les «caweuses», il s’agit de C.C.A sur Facebook, M.N dans la vraie vie. Une jeune dame très suivie sur les réseaux sociaux qui, en 48h, va voir sa vie basculer. Vérité ou mensonge ? Dans tous les cas, les «caweuses» parlent de sa vie : son divorce qu’elle cachait, son séjour carcéral, la stratégie qu’elle utilisait pour gagner de l’argent sur sa page avec son projet «Alkhayri». Même son numéro est partagé. Jointe au téléphone, elle soutient ne pas vouloir parler de tout ça actuellement. «On ne peut pas attaquer et dénigrer une personne sans la connaitre. Cest très grave. Mais pour le moment, je ne peux pas entrer dans le fond», lâche-t-elle au bout du fil.
La nouvelle Assemblée nationale qui sera bientôt installée, présentera un visage inédit dans l’histoire du Sénégal, avec une majorité des plus relatives pour le pouvoir, et surtout une opposition radicale décidée à lui mener la vie dure. Néanmoins, la question que beaucoup se posent actuellement, est de savoir quels visages vont représenter ladite opposition radicale.
On se rappelle en effet que Pastef/les Patriotes, dirigée par Ousmane Sonko, avait préconisé le non-cumul des mandats électifs, ce qui a été adopté par la charte de Yewwi askan wi. Il était entendu, par tous les acteurs et observateurs, que les nouveaux entrants de l’Hémicycle devraient, s’ils ont des mandats d’élus locaux, de faire le choix de se délester de l’une de leurs casquettes. Il n’y a guère, M. Abass Fall, Conseiller municipal Yewwi de Dakar, rappelait certains de ses camarades à l’ordre, en disant que certains des nouveaux députés avaient un choix à faire : «Birame Soulèye Diop devra choisir entre son mandat de maire et celui de député, parce qu’il ne pourra pas cumuler les deux. La charte est claire sur ce point.» M. Fall ajoutait même qu’en cas de résistance, la coalition avait les moyens de contraindre le récalcitrant, au point même d’envisager son éventuelle exclusion !
Cependant, le maire de Thiès-Nord n’est pas le seul dans cette situation. Parmi les autres personnalités remarquables de Yaw qui seront affectées par cette convention interne, on peut citer Ahmed Aïdara, le maire de la Ville de Guédiawaye et élu Yaw du département.
Il y a aussi Bara Gaye, le maire de Yeumbeul et député Yaw de Keur Massar, Oumar Cissé, maire de la Ville de Rufisque et député du département éponyme. Sans oublier, enfin, la figure la plus remarquable du lot, le maire de la Ville de Dakar, Barthélemy Toye Dias, élu député.
Au cours d’une émission télévisée, M. Dias se vantait du travail remarquable qu’il allait accomplir à l’Assemblée, en compagnie de ses pairs, Guy-Marius Sagna et Ahmed Aïdara, et commentant que «Macky aura enfin une Assemblée digne», par la qualité des débats sans doute. Est-ce à dire que dans sa tête, Barth’ aurait déjà choisi d’aller siéger à l’Assemblée, en renonçant à son moelleux fauteuil à la mairie de la Ville et l’énorme budget qui va avec ? Personne n’est convaincu de cette hypothèse. Même si certains de ses proches faisaient état en privé, de son rêve d’occuper le fauteuil de président de l’Assemblée. Quid alors de cet engagement de non-cumul ? La même question est valable pour les maires de Yeumbeul, Guédiawaye et Thiès-Nord. Aussi prestigieux que soit le poste de député du peuple, il n’offre pas autant de leviers politiques qu’une station de maire, même d’un quartier d’une agglomération moyenne comme Thiès.
D’autre part, pour des gens qui ont professé qu’ils allaient faire la politique différemment de ce qui a été fait jusqu’à présent par «le Système», qui se sont fait un malin plaisir de rappeler à Macky Sall ses reniements et revirements, entamer un ou des mandats par un parjure n’augurerait pas d’une ferme volonté de changer radicalement les choses. Mais on a le temps de voir venir !