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Position – Débuts difficiles au Bayern : «Critiquer Mané est infondé… »

Sadio Mané est dans le dur au Bayern Munich. Depuis six matchs, l’international sénégalais est transparent dans le jeu. Et les critiques s’abattent sur l’ancien joueur de Liverpool qui n’est pas épargné par les médias allemands.
Face au Fc Barcelone en Ligue des Champions le mardi dernier, Sadio Mané n’a pas pesé dans cette rencontre. Certes, le Bayern a finalement gagné (2-0), mais le Sénégalais était en dedans. D’ailleurs, il n’a pas fini la partie, remplacé en cours de jeu par son coach Julian Nagelsmann. Recruté comme un véritable renfort offensif, «SM17» déçoit ces dernières semaines après un début tonitruant.
Journaliste de L’Edito, Edem Attipoe trouve cependant inconcevable qu’un joueur de la trempe de Mané soit muet pendant 6 matchs.
«Les critiques concernant sa performance sont fondées parce que Mané est sur une série de 6 matchs sans marquer avec le Bayern, alors qu’il fait partie des meilleurs attaquants au monde. Pour un joueur de cet acabit, qui plus est dans l’une des meilleures attaque d’Europe, on se doit de se poser des questions», a-t-il déclaré.
Même s’il reconnaît la mauvaise passe de Mané, Edem Attipoe n’apprécie pas le fait qu’on le compare à Robert Lewandowski. Pour le journaliste togolais, le natif de Bambali n’est pas venu pour remplacer Lewandowski. Puisqu’il n’est pas un 9 de métier.

«Mané n’est pas venu pour remplacer Lewandowski»
«Mais les critiques sur Mané relativement au poste de 9 sont complètement infondées. Je m’inscris en faux par rapport à cela. Parce que : premièrement Sadio Mané n’est pas un attaquant de pointe. Deu­xièmement : Sadio Mané n’a pas été formellement désigné comme le remplaçant de Robert Lewandowski au poste de 9. Alors mettre le manque d’un 9 sur le dos de Mané est une exagération et un grain de racisme qui ne dit pas encore son nom. Mané a réussi dans un registre de 9 à Liverpool juste en fin de saison dernière et parce qu’il s’est fondu depuis dans le système des Reds, donc c’était plus facile pour lui en Angleterre. Si le Bayern a besoin d’un 9, qu’il aille le chercher et arrêter de substituer Mané à ce manque», a conclu le confrère.

Le Bayern a contacté Harry Kane
D’ailleurs justement, on annonce que le Bayern a déjà entamé des discussions avec le remplacement de l’attaquant polonais qui a laissé un gros vide en attaque. Et selon le journaliste de Sky Germany, Florian Plettenberg, le remplaçant de Lewandowski sera Harry Kane.

«Les discussions ont déjà commencé. C’est l’objectif numéro un. Il y a eu un contact et Harry Kane peut vraiment imaginer rejoindre le Bayern», a-t-il révélé.
A un an de la fin de son contrat à Tottenham, Harry Kane pourrait donc rejoindre le Bayern Munich à l’issue de cette saison.

Oliver Kahn dément la rumeur Tuchel, mais…
Mais il faut noter que l’avenir de Julian Nagelsmann ne tient plus qu’à un fil. Et c’est Thomas Tuchel qui est le favori. L’ancien coach de Chelsea étant «très apprécié» par le Bayern Munich. Selon le journal allemand Bild, le Bayern Munich veut recruter le technicien de 49 ans afin de relancer la machine bavaroise.

Cependant, dans la foulée de la publication de cette information, le directeur du Bayern Munich, Oliver Kahn, a réagi. D’après lui, le Bayern fait entièrement confiance à son coach et ne songe à personne d’autre pour le remplacer. «Nous n’envisageons pas d’autres entraîneurs pour le moment. Nous sommes totalement convaincus de Julian. Il faut se remettre sur les rails», dit-il. A suivre…

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Aliou Cissé, sélectionneur des Lions : «Il y a beaucoup de solidarité et d’amour dans mon équipe »

(ORLÉANS, France) – C’est un sélectionneur heureux qui a communié avec ses joueurs hier, mardi 20 septembre lors d’une séance d’entraînement à Orléans, ville française située à plus d’une centaine de kilomètres de Paris. Face à la presse sénégalaise, Aliou Cissé a vanté les qualités intrinsèques de ses joueurs. «Il y a beaucoup de solidarité et d’amour dans mon équipe », a déclaré l’ancien capitaine des «Lions» qui affrontent ce samedi 24 septembre, la sélection de la Bolivie. Une rencontre amicale qui entre dans la préparation de la coupe du monde prévue au Qatar du 20 novembre au 18 décembre 2022. 

Coach, pourquoi avez-vous intensifié la séance de cet après midi (hier) ? 

Je ne dirais pas qu’elle est est intense mais plutôt réfléchie. Sur des périodes de match, sur des moments de match qu’on ne maîtrise peut-être pas bien. Revenir là-dessus à l’entraînement parce que c’est facile de les déceler. C’est facile de le dire mais il est important aussi de le mettre en situation. Donc, c’est ce qu’on a fait cet après-midi (hier, NDLR). On a voulu vraiment insister. Je crois qu’il n’y avait pas beaucoup d’intensité mais surtout plus de qualité technique. Donc, plus d’intensité technique que d’intensité physique. C’est ce qu’on recherchait. Et je crois que dans l’ensemble, ça s’est plutôt bien passé.

Est-ce à dire qu’on va vers un système à 3-5-2, après le 4-4-2 que vos joueurs maitrisent mieux ? 

Oui on travaille par rapport à l’adversaire. Maintenant, comme je dis, au-delà de l’adversaire je crois que c’est surtout nous concentrer sur ce que nous nous faisons. Le système 5-3-2, on l’avait déjà essayé. Notre système aujourd’hui tout le monde le connaît. Notre système favori c’est le 4-4-2 ou le 4-3-3. Nous avons des joueurs capables de jouer dans ces profils là. On a gagné la Can en jouant avec ce système là. J’ai envie de dire qu’on a plus de certitudes en réalité dans ce système. Le 4-4-2 nous a permis de marquer beaucoup de buts avec Krépin (DIATTA) et Ismaïla (Sarr) sur les côtés et Boulaye (Dia) et Sadio (Mane) dans l’axe. Ça nous a donné de l’équilibre, beaucoup d’allant. On a marqué énormément de buts dans ce système. Maintenant, nous allons à la coupe du monde. C’est vrai que les mentalités sont différentes. La coupe du monde c’est autre chose. Peut-être que là-bas le Sénégal est moins favori qu’à la CAN. Maintenant le 5-3-2 comme je dis, si vous regardez bien on est en train d’évoluer là-dessus. Notre dernier match contre le Rwanda, lors des 15 dernières minutes, on a joué dans ce système. Ça peut être une variante dans notre système, mais c’est vrai que ce n’est pas notre système préférentiel. J’ai envie de dire que oui, aujourd’hui cet après-midi (hier, NDLR) il y a une équipe qui a évolué comme ça. Cela ne veut pas dire que forcément on va commencer avec ce système là. Mais, je pense qu’en cours de match, c’est un système qu’on pourrait peut-être adopté. Et comme je le dis, on a un petit peu de temps pour le travailler. Et l’objectif de ce stage là c’était aussi de pouvoir revenir dans ce système là.

Dans quel état d’esprit psychologiquement avez-vous retrouvé vos joueurs qui sont en difficultés en club, certains ne jouent pas, d’autres sont blessés ?

Je suis sûr que quand ils repartiront ils seront encore meilleurs sur le plan mental. C’est vrai que quand ils sont arrivés, je ne dirais pas qu’ils sont malheureux, mais c’est clair qu’ils étaient contents d’être avec nous. Ils étaient contents de revenir chez eux, de revenir dans leur famille, là où on les aime. Et nous les accueillons aussi avec beaucoup de bonheur. Je pense que c’est la force de cette équipe nationale là. Au-delà des qualités intrinsèques, des qualités footballistiques, il y a surtout ce soutien dans cette équipe, cette solidarité, cet amour. Si on a gagné la Can c’est parce qu’il y a toutes ces valeurs là, cet amour et ce respect qui entourent cette équipe. Le plaisir quand ils sont ensemble, c’est fantastique. Maintenant, nous savons que c’est fragile, c’est pourquoi nous travaillons à la maintenir.

Qu’en est-il des joueurs blessés ? 

Comme vous le savez, Edouard (Mendy) est parti. Ça c’est sûr et certain. Moussa Niakhaté on a voulu le garder avec nous. Un garçon comme Boulaye Dia doit reprendre les entraînements demain aujourd’hui, (NDLR). Ismaïla Sarr aussi devrait revenir, mais Noah Fadiga, comme vous l’avez vu, il est indisponible. En réalité, on peut intégrer encore deux ou trois joueurs demain (aujourd’hui, NDLR). Ça nous permettra d’avoir une opposition et d’avoir tout le monde à quai.

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Tapha Tine, leader de Baol Mbollo sur le départ de Matar Ba

Depuis le lundi 7 juillet 2014 et l’arrivée de Mohamed Boune A. Dionne à la Primature, Matar Bâ devenait le 25e ministre des Sports du Sénégal, en remplacement de Mbagnick Ndiaye qui se déplaçait au département de la Culture et de la Communication.

Depuis, le natif de Diakhao a fait son chemin et est devenu, par la force des choses, le ministre qui aura le plus duré à la tête de ce ministère. Mais, comme toute chose a une fin, Matar Bâ, à la faveur de l’installation du nouveau Gouvernement dirigé par Amadou Bâ, cède sa place à Yankhoba Diattara du parti REWMI d’Idrissa Seck. L’ancien ministre de la Communication et de l’économie numérique devient ainsi le nouveau patron du sport sénégalais.

Alors, Les Arènes donne la parole aux acteurs de la lutte afin qu’ils se prononcent sur le départ du désormais ex-ministre des Sports. Et la surprise et l’étonnement sont les choses les mieux partagées par ceux dont nous avons recueilli les avis. « C’est une information que j’ai apprise avec beaucoup de surprise et d’étonnement. Très sincèrement, je ne m’y attendais pas. Je me disais que, quoi qu’il arrive, il conserverait son poste. Mais ainsi va la vie. »

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À Dubaî depuis plusieurs mois : Reug Reug envoie un signal fort à Sa Thiès

Depuis plusieurs mois, Reug Reug (Thiaroye-sur-Mer) se terre à Dubaï où il est en train de se tuer aux entraînements. Reug Reug est un lutteur plein d’ambitions. Il est tout près du cercle des lutteurs dits VIP. Pour y entrer, il est conscient qu’il devrait terrasser Sa Thiès (école de lutte Double Less), le fils de Double Less qu’il croisera le 5 mars 2023.
En se photographiant avec des images montrant qu’il est en grande forme, Reug Reug semble avoir envoyé un message clair et précis à Sa Thiès.

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31 Victoires et 42 défaites en 5 saisons : Modou Lô et Rock Energie agonisent

Avec 31 victoires et 42 défaites, l’écurie Rock Energie et son leader Modou Lô ont eu des résultats assez mauvais lors de ces cinq dernières saisons.

De grands espoirs de la lutte ont quitté l’écurie Rock Energie. Qui pour aller en Europe ou aux USA, à l’image de Super Diamano, Bébé Modou Lô, Baye Peulh. Qui d’autres pour intégrer d’autres écuries de la place, comme c’est le cas pour Bour Sine (Keur Massar Mbollo) et Van Damme (Jaxaay). Et cette écurie des Parcelles Assainies semble bien pâtir de ces départs.

Deux dernières saisons catastrophiques

Le quinquennat a démarré par un équilibre parfait de 12 victoires et autant de défaites. C’est ce même équilibre qu’on a retrouvé les deux dernières saisons (3 victoires et 3 défaites puis 9 victoires et 9 défaites). Mais, entre-temps, les poulains de Pape Mbaye ont eu des soldes très négatifs, avec plus de défaites que de victoires.

A l’arrivée, l’écurie n’a disputé que 73 combats en 5 ans, soit une moyenne de 14,6 combats par saison et un indice de performance de seulement 42%. Cette écurie dont Modou Lô est le leader nous avait habitué à de bien meilleurs résultats

2 victoires, 1 défaite et 3 saisons blanches : Modou Lô dépose la couronne au PA

Celui qu’on surnomme Xaragne Lô a disputé 3 combats lors des 5 dernières saisons, contre 3 saisons blanches. En effet, Modou Lô a battu Lac 2 (28 janvier 2018) avant d’enregistrer une 2e défaite devant le même Balla Gaye 2 (13 janvier 2019). Mais, loin d’être abattu, le Roc des Parcelles parvient à trouver un autre combat la même saison. Il battra d’ailleurs Eumeu Sène (28 juillet 2019), devenant de fait le Roi des arènes.

Malheureusement pour lui, Modou Lô n’a pu disputer de combat en tant que Roi des arènes, son duel avec Ama Baldé refusant vraisemblablement de se tenir. En conséquence, il a aligné 3 saisons blanches : 2019-2020, 2020-2021 et 2021-2022.

Palmarès des 5 dernières saisons

2017-2018 : 12 victoires et 12 défaites

2018-2019 : 6 victoires et 12 défaites

2019-2020 : 1 victoire et 6 défaites

2020-2021 : 3 victoires et 3 défaites

2021-2022 : 9 victoires et 9 défaites

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Verdict du procès en appel : ce que Barthélémy Dias attend du juge

Barthélémy Dias sera fixé  dans quelques heures sur son sort. Sauf nouveau renvoi, la Cour d’appel va rendre son verdict, ce mercredi matin, dans l’affaire Ndiaga Diouf pour lequel le maire de Dakar a été condamné en 2017 à deux ans de prison dont six mois ferme.

Il avait déjà purgé cette peine en détention préventive, mais le député de Yewwi Askan Wi avait décidé d’interjeter appel. Il a été rejugé en mars dernier.

Les Echos rappelle que devant le juge, l’édile de la capitale avait demandé à être lavé. «Je suis devant vous parce que j’ai fait appel, puisque je considère que cette peine est injuste, avait-t-il déclaré. Je rappelle que j’ai purgé cette peine. Et même si cette affaire a été vidée et que j’ai purgé cette peine, je souhaite que le dossier soit vidé et que je sois blanchi.»

Barthélémy Dias avait ajouté : «Ce verdict est injuste envers ma personne et envers mon honneur. J’ai fait appel pour laver mon honneur parce que je suis un acteur politique. Je suis devant la Cour d’appel et je souhaite être blanchi. Et si la Cour d’appel me condamne à une peine avec sursis, je vais continuer mon combat.»

Lors de son procès en appel, le procureur avait requis cinq ans de prison ferme. Le verdict devait être rendu le 18 mai dernier. Il a été renvoyé à ce mercredi 21 septembre.

Le maire de Dakar peut compter sur le soutien de 52 députés de Yewwi Askan Wi. Ces derniers ont décidé de se rendre au tribunal en arborant leur écharpe de parlementaire.

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Enquête sur la sexualité des jeunes filles à Dakar et dans le monde rural : les chiffres tabous dévoilés

Autour d’un panel dont le thème est : «La santé sexuelle des femmes, un combat féministe intergénérationnel», l’Organisation féminine Jgen Sénégal constate, pour le déplorer, que les femmes et les filles, historiquement, ont été largement exclues des mécanismes de prise de décisions et des programmes qui touchent leur santé et leur bien-être. D’après ladite Organisation, «c’est particulièrement le cas dans les pays francophones d’Afrique de l’Ouest et du Centre, régions caractérisées par de persistantes inégalités sociales, économiques et politiques entre les genres».

Pourtant, «ces inégalités contribuent aux faibles résultats enregistrés chez les femmes et les filles en matière de santé de la reproduction». Ce, même si les chiffres sur la sexualité des jeunes filles et jeunes femmes sont alarmants.

Selon les données fournies par Jgen, la moitié de la population est composée de jeunes de moins de 15 ans qui sont confrontés aux manques d’informations sur la santé de la reproduction». En effet, souligne Jgen Sénégal, rien que «dans la région de Dakar, près d’un tiers des Sénégalaises âgées de 15 à 19 ans déclarent avoir déjà eu des rapports sexuels ; 34% des femmes de 18 à 24 ans disent avoir consenti des rapports sexuels avant 18 ans».

Et «en milieu rural et dans le quintile de richesse le plus pauvre, ces proportions sont nettement supérieures, se mesurant à 48% et 66%, respectivement, une jeune femme de 15 à 19 ans sur quatre a déjà été mariée ; la proportion est largement supérieure dans les plus pauvres (52%) d’après l’IPPF».

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Voici les 21 pays africains qui vont voter au Ballon d’Or 2022

Cette année, les règles du Ballon d’Or ont changé. Et le changement majeur, c’est le système de votes.

Pour éviter des vainqueurs à polémique comme le sacre de Lionel Messi l’année dernière, France Football a innové. Cette année, seuls les journalistes des nations faisant partie du top 100 au classement FIFA vont voter.

21 pays africains sont dans le top 100 FIFA. Alors ce sont ces journalistes qui vont voter pour le Ballon d’Or Masculin 2022 et désigner le successeur de Lionel Messi.

Le vainqueur sera connu le 17 octobre 2022 au cours d’une cérémonie à Paris.

Voici les 21 pays africains qui vont voter au Ballon d’Or 2022 :

Sénégal (18è), Maroc (23è), Tunisie (30è), Nigeria (31è), Cameroun (38è), Egypte (40è), Algérie (41è), Mali (46è), Côte d’Ivoire (52è), Burkina Faso (55è), Ghana (60è), Afrique du Sud (68è), RDC (72è), Cap-Vert (73è), Gabon (79è), Guinée (83è), Zambie (87è), Ouganda (90è), Bénin (91è), Guinée Equatoriale (98è), Congo Brazzaville (99è).

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Temps – DE JEU Aliou Cissé ouvre large la Tanière : Appeler de nouveaux joueurs c’est bien ; les tester c’est mieux !

Pour les deux matchs amicaux contre la Bolivie et l’Iran de ce mois de septembre, Aliou Cissé a ouvert grand la porte de la Tanière en convoquant 29 joueurs dont 7 nouvelles têtes. Du coup, on espère cette fois-ci que le sélectionneur, qui a l’occasion de les tester, va lancer dans le bain quelques «bleus» en leur offrant du temps de jeu.

On ne le dira jamais assez, Aliou Cissé n’aime pas trop «révolutionner» son équipe. Le sélectionneur national est décrit comme étant très proche de ses cadres. Surtout que maintenant ces derniers portent le costume de «champions d’Afrique».

D’ailleurs face à la presse vendredi dernier, il a tenu des propos élogieux envers ceux qui ont offert au Sénégal la première Can de son histoire. «Il ne faut pas changer pour changer. Il faut respecter les champions d’Afrique», a-t-il lancé, comme pour tenter de convaincre sur ses critères de choix concernant les joueurs en difficulté dans leurs clubs.

Cependant, une telle démarche handicape souvent les nouveaux venus dans la Tanière. En effet, plusieurs fois de nouvelles têtes ont été convoquées sans pouvoir bénéficier d’une minute de jeu. Idem pour les matchs amicaux devenus pourtant le cadre idéal pour procéder à des tests. Le sélectionneur, toujours soucieux de garder jalousement son invincibilité, étant peu enclin à mettre sur le banc certains cadres.

Mais cette fois-ci, avec la cascade de forfaits, Cissé n’a pas le choix, même si le style du premier adversaire, la Bolivie, recommande la prudence.
Si dans les buts, le novice Mory Diaw devrait prendre son mal en patience avant de signer sa première titularisation. Avec le forfait de Edouard Mendy et le manque de compétition de Alfred Gomis, Sény Dieng étant en avance par rapport au choix du coach.

Par contre chez les latéraux, tout reste ouvert suite au forfait des trois champions d’Afrique : Youssouf Sabaly, Bouna Sarr et Saliou Ciss. Sans oublier le jeune Noah Fadiga, blessé, et qui ne pourra malheureusement pas étrenner sa première convocation.

Du coup, à droite tout indique que Formose Mendy pourrait démarrer la partie contre la Bolivie. Pour le poste de latéral gauche, on pourrait cependant assister à un «duel» entre Fodé Ballo-Touré et Ismail Jakobs, avec un ballotage favorable au joueur de l’As Monaco qui pourrait être préféré au Milanais, pas du tout convainquant lors de ses dernières sorties avec les Lions.

Au milieu du terrain, ce serait plus compliqué pour le «bleu» Pathé Ciss, obligé de cohabiter avec les tauliers de l’entrejeu qui ont pour noms : Gana Guèye, Pape Guèye, Cheikhou Kouyaté… Même si le remuant milieu-récupérateur du Rayo Vallecano peut profiter du manque de temps de jeu de Nampalys Mendy pour s’inviter au cœur du jeu.

Quid des attaquants Iliman Ndiaye, Demba Seck et Nicolas Jackson ?

Convoqués une première fois contre Bénin et Rwanda, en éliminatoires de la Can 2023, les deux attaquants de Sheffield United et de Torino ont connu des fortunes diverses. Seul Iliman Ndiaye a joué quelques minutes contre le Bénin, avant de regarder du banc le match contre le Rwanda. Régulier avec Villarreal, Nicolas Jac­kson peut aussi espérer s’offrir des minutes pour convaincre le coach. Mais avec «El Tactico», rien n’est acquis !

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