Autour d’un panel dont le thème est : «La santé sexuelle des femmes, un combat féministe intergénérationnel», l’Organisation féminine Jgen Sénégal constate, pour le déplorer, que les femmes et les filles, historiquement, ont été largement exclues des mécanismes de prise de décisions et des programmes qui touchent leur santé et leur bien-être. D’après ladite Organisation, «c’est particulièrement le cas dans les pays francophones d’Afrique de l’Ouest et du Centre, régions caractérisées par de persistantes inégalités sociales, économiques et politiques entre les genres».
Pourtant, «ces inégalités contribuent aux faibles résultats enregistrés chez les femmes et les filles en matière de santé de la reproduction». Ce, même si les chiffres sur la sexualité des jeunes filles et jeunes femmes sont alarmants.
Selon les données fournies par Jgen, la moitié de la population est composée de jeunes de moins de 15 ans qui sont confrontés aux manques d’informations sur la santé de la reproduction». En effet, souligne Jgen Sénégal, rien que «dans la région de Dakar, près d’un tiers des Sénégalaises âgées de 15 à 19 ans déclarent avoir déjà eu des rapports sexuels ; 34% des femmes de 18 à 24 ans disent avoir consenti des rapports sexuels avant 18 ans».
Et «en milieu rural et dans le quintile de richesse le plus pauvre, ces proportions sont nettement supérieures, se mesurant à 48% et 66%, respectivement, une jeune femme de 15 à 19 ans sur quatre a déjà été mariée ; la proportion est largement supérieure dans les plus pauvres (52%) d’après l’IPPF».
Cette année, les règles du Ballon d’Or ont changé. Et le changement majeur, c’est le système de votes.
Pour éviter des vainqueurs à polémique comme le sacre de Lionel Messi l’année dernière, France Football a innové. Cette année, seuls les journalistes des nations faisant partie du top 100 au classement FIFA vont voter.
21 pays africains sont dans le top 100 FIFA. Alors ce sont ces journalistes qui vont voter pour le Ballon d’Or Masculin 2022 et désigner le successeur de Lionel Messi.
Le vainqueur sera connu le 17 octobre 2022 au cours d’une cérémonie à Paris.
Voici les 21 pays africains qui vont voter au Ballon d’Or 2022 :
Pour les deux matchs amicaux contre la Bolivie et l’Iran de ce mois de septembre, Aliou Cissé a ouvert grand la porte de la Tanière en convoquant 29 joueurs dont 7 nouvelles têtes. Du coup, on espère cette fois-ci que le sélectionneur, qui a l’occasion de les tester, va lancer dans le bain quelques «bleus» en leur offrant du temps de jeu.
On ne le dira jamais assez, Aliou Cissé n’aime pas trop «révolutionner» son équipe. Le sélectionneur national est décrit comme étant très proche de ses cadres. Surtout que maintenant ces derniers portent le costume de «champions d’Afrique».
D’ailleurs face à la presse vendredi dernier, il a tenu des propos élogieux envers ceux qui ont offert au Sénégal la première Can de son histoire. «Il ne faut pas changer pour changer. Il faut respecter les champions d’Afrique», a-t-il lancé, comme pour tenter de convaincre sur ses critères de choix concernant les joueurs en difficulté dans leurs clubs.
Cependant, une telle démarche handicape souvent les nouveaux venus dans la Tanière. En effet, plusieurs fois de nouvelles têtes ont été convoquées sans pouvoir bénéficier d’une minute de jeu. Idem pour les matchs amicaux devenus pourtant le cadre idéal pour procéder à des tests. Le sélectionneur, toujours soucieux de garder jalousement son invincibilité, étant peu enclin à mettre sur le banc certains cadres.
Mais cette fois-ci, avec la cascade de forfaits, Cissé n’a pas le choix, même si le style du premier adversaire, la Bolivie, recommande la prudence. Si dans les buts, le novice Mory Diaw devrait prendre son mal en patience avant de signer sa première titularisation. Avec le forfait de Edouard Mendy et le manque de compétition de Alfred Gomis, Sény Dieng étant en avance par rapport au choix du coach.
Par contre chez les latéraux, tout reste ouvert suite au forfait des trois champions d’Afrique : Youssouf Sabaly, Bouna Sarr et Saliou Ciss. Sans oublier le jeune Noah Fadiga, blessé, et qui ne pourra malheureusement pas étrenner sa première convocation.
Du coup, à droite tout indique que Formose Mendy pourrait démarrer la partie contre la Bolivie. Pour le poste de latéral gauche, on pourrait cependant assister à un «duel» entre Fodé Ballo-Touré et Ismail Jakobs, avec un ballotage favorable au joueur de l’As Monaco qui pourrait être préféré au Milanais, pas du tout convainquant lors de ses dernières sorties avec les Lions.
Au milieu du terrain, ce serait plus compliqué pour le «bleu» Pathé Ciss, obligé de cohabiter avec les tauliers de l’entrejeu qui ont pour noms : Gana Guèye, Pape Guèye, Cheikhou Kouyaté… Même si le remuant milieu-récupérateur du Rayo Vallecano peut profiter du manque de temps de jeu de Nampalys Mendy pour s’inviter au cœur du jeu.
Quid des attaquants Iliman Ndiaye, Demba Seck et Nicolas Jackson ?
Convoqués une première fois contre Bénin et Rwanda, en éliminatoires de la Can 2023, les deux attaquants de Sheffield United et de Torino ont connu des fortunes diverses. Seul Iliman Ndiaye a joué quelques minutes contre le Bénin, avant de regarder du banc le match contre le Rwanda. Régulier avec Villarreal, Nicolas Jackson peut aussi espérer s’offrir des minutes pour convaincre le coach. Mais avec «El Tactico», rien n’est acquis !
S’il est des âmes que les appâts de l’existence terrestre n’emballent pas, qui ne monnaient ni ne doutent de leurs convictions à l’aune du temps et qui, de plus, savent garder la tête froide et attendre patiemment que l’heure de la gloire sonne, Mme Aïcha Touré en fait partie. Nous sommes à la veille de la rentrée scolaire 2004-2005, une jeune dame se présente à la maison et demande à me voir. D’air poli, elle décline son identité, Mme Sonko née Aïcha Touré, cousine à un cher ami de la fac M F. Touré. Elle a été recommandée auprès de moi par un collègue et ami, M. M L Bâ ami à son époux qui était un collègue.
Elle demanda si je pouvais inscrire sa belle-sœur à l’école dans la classe de CM2 que je tenais. Bien sûr, la demande fut satisfaite. Comme aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années, Mme Sonko, nantie d’une maîtrise de géographie me confia sa tenace et ferme volonté de mettre sur pied une école privée afin de participer à l’effort inlassable d’éducation de son cher pays. Le rêve se concrétisera à la rentrée scolaire suivante dans des conditions difficiles avec des moyens relativement insuffisants.
Le bébé voit le jour, traverse des moments extrêmement difficiles, cahin-caha, chutes, essoufflements mais la barque tint toujours debout nonobstant les bourrasques de tempêtes de toutes sortes. L’école plie mais ne rompt pas grâce à la persévérance de la dame, son abnégation, son amour de l’école, ses convictions de femme forte et sa volonté de réussir toute seule là où nombre d’initiatives privées ont échoué.
En effet, sa ténacité, sa résilience et son idéal ont été les béquilles de son succès. Une self-made-woman voit le jour dans un environnement où les résidents avaient l’habitude d’envoyer leur progéniture dans des écoles huppées de Dakar. Tant bien que mal, la brave dame édifie, façonne et modèle lentement, patiemment et intelligemment, son établissement scolaire qui a fini de s’imposer à Guédiawaye avec un préscolaire, un cycle élémentaire et un cycle moyen.
Après sa réussite avec brio au concours d’entrée à la FASTEF, niveau maîtrise, en 2007, elle fut ses débuts dans l’enseignement au LPA. Contractuelle d’abord au bout de deux ans, elle est titularisée ensuite dans la fonction publique avec son CAES. L’épisode du FSD/BJ Le FSD/ BJ fut le déclencheur de sa carrière politique. Le parti de Cheikh Bamba Dieye , terreau fertile d’éclosion de talents, fut le laboratoire d’incubation du génie politique de la jeune dame et de nombre de jeunes brillants politiques à l’image de Bamba Thiobane , Matar Gassama , Amadou Ndao, entre autres.
L’école de Allah Wahidoun fut une excellentissime université de formation politique où des valeurs sociétales en voie de perdition y constituaient le ciment de fraternité et les fondements essentiels, pour ne pas dire le socle du militantisme. Militante convaincue et active, elle se fait remarquer par son engagement sans faille, d’où sa nomination avortée au poste de directrice de la formation au ministère des collectivités locales sous le magistère de ministre Cheikh Bamba Dièye. Malheureusement, elle rompit les attaches avec le FSD/BJ pour des raisons personnelles et inconnues suite à un quiproquo.
La consécration avec PASTEF-Les-Patriotes. Ses convictions inébranlables en bandoulière, Aïcha va déposer ses baluchons au PASTEF dont le président, Ousmane Sonko, fut un condisciple de l’élémentaire au cycle moyen. Elle participa dans un dynamisme remarquable, parmi les militants de la première heure, à l’implantation et à la massification du parti à Guédiawaye. Partie s’installer aux USA, Mme Aïcha Touré sera quasi le fer de lance de Pastef les patriotes /USA au pays de l’oncle Sam.
Si la tâche s’annonce des plus ardues au Sénégal dans un contexte difficile marqué par le licenciement inique et cynique de son mentor par un régime revanchard, vindicatif, arbitraire et liberticide, la conquête de l’Amérique fut un challenge qui finit par tomber dans l’escarcelle de PASTEF et de Yewwi. La difficile conciliation gestion du foyer, vie professionnelle et politique. À Dakar comme aux États-Unis, Mme Sonko a dû savamment faire preuve d’une alchimie géniale dont elle a seule le secret pour allier une bonne gestion du foyer, une vie professionnelle réussie et la politique.
Malgré les vicissitudes du quotidien et ses nombreuses contingences, Aïcha Touré dut faire d’énormes et récurrents efforts pour la prise de son enfant vivant avec un handicap qui le rend dépendant pour toujours. Toutefois, cette situation triste est comme pour doper la brave dame qui, non seulement, s’acquitte à merveille de sa fonction enseignante aux USA mais surtout s’active avec une énergie débordante à l’élargissement des tentacules et bases du PASTEF en Amérique du Nord.
Le don de soi personnifié. Ainsi, son élection au poste de député de la diaspora dans le département Amérique-Océanie peut être interprêtée à la fois comme une récompense divine et le couronnement d’un militantisme sincère et de conviction au service exclusif de la quête d’un mieux-être au profit de ses compatriotes d’ici et d’ailleurs. De Kër Aïcha à la questure de l’Assemblée nationale, Dieu a récompensé la patience et le don de soi pour la famille, le PASTEF et le pays.
De Moussa Ndao Professeur au lycée Seydina Limamoulaye
Sadio Mané vit des jours compliqués en Bavière ces dernières semaines et les critiques ne cessent de pleuvoir sur la star sénégalaise, accueillie en trombe au point où cette dernière songe « déjà » à quitter le Bayern Munich et retourner à Liverpool.
La disette de Sadio Mané devient longue, très longue pour les supporters du Bayern Munich qui commencent à s’inquiéter. Cinq matchs sont désormais passés et le champion d’Afrique 2021 n’a pas marqué le moindre but. Son dernier remonte au 31 août contre Viktoria Koln, une équipe de D3 allemande en Coupe. Si la direction réfléchirait elle aussi à le laisser partir, Mané lui-même n’écarte pas un retour à Liverpool.
« Bien sûr [si les fans vont lui manquer], je pense que quiconque quitte Liverpool, avec ces supporters, ils vous manqueront toujours parce que jusqu’à présent [ils sont] les meilleurs au monde et je l’ai toujours dit », a répondu Mané au site officiel des Reds après son transfert au Bayern.
« Surtout quand [ils chantent] mon nom, ‘Mane! Courir dans l’aile ! » – Je ne sais pas, je ne peux pas très bien chanter ! Bien sûr, j’ai vraiment apprécié le moment et ils sont wow… comment puis-je le dire ? Jouer à Anfield, je pense, vous donne toujours autant de pouvoir à cause des fans. Donc, c’est sûr, vous allez me manquer les gars, mais de toute façon, je vous aime les gars. »
« J’ai toujours ma maison à Liverpool et tout, donc c’est sûr que je reviendrai, bien sûr, et j’aimerais un jour revenir à Anfield pour leur dire bonjour et bien sûr pour regarder Liverpool jouer parce que pour moi, je vais être le fan n°1 de Liverpool – après les supporters », a ajouté le Lion de la Teranga en juin dernier. Pour rappel, il est lié au Bayern jusqu’en juin 2025. Reste maintenant à savoir si l’attaquant de 30 ans ira jusqu’au bout de son contrat.
L’ancien député Cheikhou Oumar Sy revient sur question du troisième mandat continue de susciter la politique au Sénégal.
In extenso l’Intégralité de sa publication !
« Le peuple sénégalais savait très bien qu’en votant pour élire Macky Sall, il avait droit à un mandat de 7 ans. Il a pris la décision de réduire son mandat de 7 à 5 ans. Ce qui était contraire à la constitution. Il ne respecta pas sa parole. Ce fût le début du désamour entre Macky et le peuple sénégalais.
Les acteurs politiques n’étaient pas obliger de se prononcer sur le cumul des mandats. Ce n’est pas interdit sauf dans des cas spécifiés par la loi. Dans ce cas précis, pour l’opposition, également, c’est le respect de la parole donnée surtout pour ceux et celles qui se sont prononcés sur la question.
C’est le lieu de féliciter l’honorable député Guy Marius Sagna pour sa constance. Rien ne l’obligeait à démissionner de son poste. Mais il a préféré être quitte avec sa conscience.
On ne fait pas de gymnastique intellectuelle qu’on on a l’opportunité de poser des actes qui vont dans le sens d’une vraie rupture. »
2e de Ligue 1 au terme des huit premières journées du championnat, l’Olympique de Marseille entretient son bilan presque parfait. Outre les difficultés rencontrées en Ligue des Champions, l’objectif de ne pas perdre trop de terrain sur le PSG est pour le moment une réussite. Igor Tudor a ainsi tendance à dissiper les doutes à son égard exprimés en présaison, mais un point tactique en particulier semble encore faire débat dans la cité phocéenne.
OM : Un changement nécessaire pour Tudor après la trêve ?
En arrivant à Marseille cet été, Igor Tudor s’est rapidement montré inflexible quant à la tactique qu’il souhait mettre en place. Habitué à un système en 3-4-2-1 avec une seule pointe en attaque soutenue par deux joueurs à vocation offensive du côté de l’Hellas Vérone, le coach croate a calqué cette méthode à l’OM. Tactiquement, ce choix a pour le moment été une réussite, mais un point précis semble ne faire encore aucune certitude après ce premier run d’août à septembre. Les matchs passent et la question demeure : quels joueurs sont les parfaits profils afin de demeurer en soutien de l’attaquant ?
Guendouzi sous-exploité ?
Dimanche face à Rennes, Igor Tudor a naturellement disposé ses joueurs dans ce même système tactique. Jonathan Clauss et Nuno Tavares, indéboulonnables sur les ailes, ont une fois de plus conservé cette grande importance dans le jeu de leur équipe. Rongier et Veretout étaient positionnés en double pivot, alors que Harit et Guendouzi soutenaient plus haut un Alexis Sanchez seul en pointe. Auteur de deux buts, l’un contre son camp, et l’autre en faveur de son équipe, Mattéo Guendouzi s’est trouvé au cœur de nombreux questionnements.
En effet, le joueur une fois de plus convoqué par Didier Deschamps pour ce dernier rassemblement pré-Mondial dispose d’un volume de jeu conséquent, parmi les meilleurs de Ligue 1. Titularisé haut sur le terrain, aux côtés de Gerson, Harit, ou encore Ünder depuis le début de cette saison, peut-être pourrait-il pleinement exprimer ses qualités plus en retrait. Alors que Veretout n’a pas convaincu depuis son arrivée contestée, un repositionnement à son poste préférentiel, au cœur du jeu, pourrait rendre service à Guendouzi.
Parfois bridé par un manque de visibilité, le jeune international semble disposer d’une meilleure lecture lorsque le jeu est face à lui. Buteur à de nombreuses reprises, ce positionnement peut cependant lui permettre d’être plus proche du but, et ainsi laisser s’exprimer sa tendance à aller vers le but, comme cela a été le cas face au SRFC dimanche. À la reprise, cette question tactique risque de revenir, alors qu’il ne reste plus qu’une cartouche à Marseille pour espérer sauver ses espoirs en coupe d’Europe notamment.
Daniel Riolo fai émerger une premiére incertitude sur l’ére Tudor
Daniel Riolo a fait le bilan de la première partie de saison de l’Olympique de Marseille. Le polémiste de RMC Sport ne sait pas si l’ère Tudor pourra durer plus qu’une année dans la cité phocéenne. Après moult remous durant l’intersaison, eu égard à l’arrivée d’Igor Tudor sur le banc, l’OM réalise un début de saison plus qu’honorable. Dauphins du PSG, les Marseillais restent néanmoins sur un match nul contre le Stade Rennais. Malgré tout, Daniel Riolo loue le bon état d’esprit.
« Malgré le nul devant Rennes, l’OM réalise un très bon début de saison, a-t-il analysé sur RMC Sport. Nouveau coach, nouveaux joueurs, le puzzle est en place et l’avance sur les historiques concurrents directs confortable. » Le polémiste pose néanmoins une incertitude sur l’avenir de Tudor à moyen terme. « On peut faire la fine bouche et se demander si ça va durer, si ça va tenir… Mais à quoi bon ? On a fait ça pendant une saison l’année dernière, a-t-il poursuivi. Il est vrai qu’à force de reprendre le projet à zéro chaque été, ça ne conduit pas vraiment à avoir des certitudes. Quoi qu’il en soit, notre L1 n’en offre pas. A personne. »
Bamba Dieng chamboule les plans de Tudor, révolution à l’OM ?
Malgré un superbe début de saison, l’OM a affiché quelques limites, notamment dans le secteur offensif dans les gros matchs. Face au Stade Rennais ou lors des deux matchs de Ligue des Champions, l’attaque de l’Olympique de Marseille s’est heurtée à certaines limites. Aligné en pointe, Alexis Sanchez n’est pas un véritable avant-centre tandis que Guendouzi ou Gerson, parfois utilisés en soutien du Chilien, ne sont pas des meneurs de jeu dans l’âme. Les solutions existent dans l’effectif avec Payet, Ünder, Luis Suarez ou encore Harit mais pour l’instant, Igor Tudor peine à trouver la bonne formule.
A en croire La Provence, qui se projette sur la suite de la saison et sur les futurs choix que l’entraîneur de l’OM va devoir effectuer, une petite révolution offensive n’est pas à exclure. En cause, le grand retour de Bamba Dieng, enfin débarrassé des problèmes au sujet de son avenir et qui a effectué son come-back dans le groupe marseillais contre Rennes dimanche.
Bamba Dieng chamboule les plans d’Igor Tudor
Selon le quotidien régional, le Sénégalais va constituer un recours intéressant en attaque pour Igor Tudor, qui ne va plus se priver de le faire jouer maintenant qu’il est acquis que Bamba Dieng va rester à l’OM. L’ex-attaquant de Diambars va être d’autant plus utile que pour l’heure, Luis Suarez (2 buts en Ligue 1) ne fait pas l’unanimité au sein du club, où certains se demandent encore comment il a raté son énorme occasion à cinq mètres du but face à Francfort en Ligue des Champions la semaine dernière.
Un éventuel retour de Bamba Dieng dans le onze de départ de l’OM pourrait également permettre à Igor Tudor d’aligner Alexis Sanchez un cran plus bas, dans un rôle de meneur de jeu qui lui conviendrait certainement mieux. « Le coaching de Tudor interpelle, aussi, notamment dans sa gestion des cas Dimitri Payet et Gerson » relève La Provence, pour qui le Croate va devoir réussir tôt ou tard à lancer les saisons du Brésilien et du Réunionnais, si importants la saison dernière sous Jorge Sampaoli.
Malgré une détermination remarquable, l’international sénégalais, Keita Baldé peinait déjà à se faire une place au sein de la Tanière. Cette suspension de plusieurs mois pour une violation d’un contrôle antidopage en Italie, pourrait enterrer son rêve de briller à la prochaine Coupe du monde avec le Sénégal. Pour l‘heure, sa carrière professionnelle est loin d’être aussi brillante que celle qu’on imaginait.
Avec sa suspension jusqu’au 5 décembre pour une violation d’un contrôle antidopage en Italie, Keita Baldé voit son rêve de participer au prochain Mondial (20 novembre-18 décembre) se réduire en cendre. L’attaquant sénégalais pourrait alors suivre le banquet mondial à la télé.
Des débuts en sélection peu glorieux
Quand Keita Baldé a rejoint la sélection nationale en mars 2016, les Sénégalais avaient une confiance aveuglée en lui. Le produit de la Masia était même l’espoir d’être un futur crack de l’équipe nationale du Sénégal. Lui, qui était au cœur d’une bataille entre l’Espagne, l’Italie et le Sénégal pour sa carrière internationale. Le sélectionneur Aliou Cissé réussira alors à le convaincre pour qu’il enfile la tunique floquée de la tête du Lion. Les supporters sénégalais pensaient alors tenir la pépite, le talent tant recherché sur les côtés pour percuter et martyriser les couloirs les plus hermétiques.
Mais au bout de 6 ans de présence dans la Tanière, Keita Baldé n’est que l’ombre de lui-même. Seulement 22 matchs joués dont 11 titularisations, sa régularité dans le onze de Cissé est peu flatteuse. N’empêche, Keita Baldé est récemment devenu champion d’Afrique avec le Sénégal, au Cameroun. Titularisé lors du premier match du Sénégal contre le Zimbabwe (victoire 1-0), avant de réapparaître en toute fin de match contre la Guinée (0-0, 2ème journée), Keita Balde était alors retourné sur le banc jusqu’à la fin du tournoi. Cela ne l’avait point affecté.
A défaut d’être sur le terrain, il avait joué pleinement sa partition, encourageant ses partenaires quand le besoin s’en faisait ressentir. Ou encore apportant de l’eau pour permettre à un de ses coéquipier de se désaltérer. Aliou Cissé avait loué la qualité du joueur, son état d’esprit irréprochable. Pour quelqu’un qui boudait au moindre remplacement. Cissé avait alors réussi à dompter le «bad boy» Keita Baldé.
Un parcours…mille rebondissements
Le natif d’Espagne a décroché son premier contrat pro avec le club italien de la Lazio, le 2 février 2014. Keita Baldé y a joué la meilleure saison de sa carrière professionnelle en 2016-2017 où, il a inscrit son premier triplé face à Palerme en avril 2017. Au cours de cette saison exceptionnelle, il avait explosé les statistiques avec 16 buts. Ce qui lui avait alors valu son transfert à l’AS Monaco, la saison suivante.
Keita Baldé signe sa première saison chez les Monégasques avec 8 buts et 11 passes décisives. Il est prêté la saison suivante (2018-2019) à l’Inter Milan (24 matches, 5 buts) avant de retourner en Principauté pour l’exercice 2019-2020. L’arrêt total des compétions pour cause de Covid-19 a freiné son désir de se créer enfin une place à Monaco.
Un nouveau prêt s’impose à lui la saison suivante (2020-2021). L’attaquant sénégalais rejoint cette fois-ci la Sampdoria Gênes, avec laquelle il va disputer 26 rencontres et inscrire 7 buts. Ce retour en Italie met fin à son histoire d’amour sans lendemain avec les Rouge et Blanc. Aventure durant laquelle il a joué 60 matches avec 16 buts inscrits et 15 passes décisives.
Après son passage à Cagliari la saison dernière, Keita Baldé, libre de tout contrat, poursuit sa carrière au Spartak Moscou. Il a signé avec le club russe jusqu’en 2025. A peine un match joué (38 minutes) avec son nouveau club, le voilà éloigné de force des terrains pour une durée allant jusqu’au 5 décembre prochain. A seulement 27 ans, le pensionnaire du Barça a déjà connu six championnats dans trois pays différents.
Pierre Ménès a critiqué l’utilisation d’Alexis Sanchez par Igor Tudor, et pense que la solution viendra de Bamba Dieng.
Sur Pierrot Blog Foot, l’ancien consultant de Canal + a révélé qu’il n’appréciait pas le positionnement du Chilien, Alexis Sanchez, qui est trop seul, selon lui, en pointe
« Je ne comprends toujours pas (Igor) Tudor, qui s’entête à faire évoluer Alexis Sanchez seul en pointe. Il n’a aucune qualité pour cela, c’est du gâchis. La solution : Bamba Dieng devant, avec lui. Mais avant qu’il revienne dans le groupe et qu’il soit titulaire, de l’eau aura coulé sous les ponts. »
La 77e Assemblée générale de l’ONU, réunion annuelle des chefs d’État et de gouvernement au siège des Nations unies, s’est ouvert ce mardi 20 septembre à New York. La guerre en Ukraine, le dérèglement climatique, la sécurité alimentaire, sont, entre autres, les points de discussion. Il faut dire que le président, Macky Sall, a pris la parole aussitôt après l’ouverture officielle.
Le chef de l’Etat sénégalais commence par indiquer que le monde est devenu plus dangereux et plus incertain, sous l’emprise combinée du réchauffement climatique, des périls sécuritaires et sanitaires, ainsi que de la guerre en Ukraine. Dans son discours dont nous avons copie, le chef de l’Etat sénégalais a dit que le thème de cette session montre à quel point il urge d’agir ensemble pour apaiser les tensions, soigner notre planète, réduire les inégalités persistantes Nord-Sud, et redonner sens au multilatéralisme. Et de dire que le Conseil de sécurité est interpelé au premier chef, afin qu’il traite de la même manière toutes les menaces à la paix et à la sécurité internationales, y compris en Afrique.
« Le terrorisme qui gagne du terrain sur le continent n’est pas qu’une affaire africaine. C’est une menace globale qui relève de la responsabilité première du Conseil, garant du mécanisme de sécurité collective, en vertu de la Charte de l’Organisation. Aussi, invitons-nous le Conseil à mieux s’engager avec nous dans la lutte contre le terrorisme en Afrique, avec des mandats plus adaptés et des moyens plus conséquents », a dit le président Sall. Avant d’enchaîner : « en outre, l’Union Africaine appelle, une fois de plus, à la levée des sanctions étrangères contre le Zimbabwe. Ces mesures sévères continuent de nourrir un sentiment d’injustice contre tout un peuple, et d’aggraver ses souffrances en ces temps de crise profonde ».
Parlant du Proche Orient, il réitère le droit du peuple palestinien à un Etat viable, coexistant pacifiquement avec l’Etat d’Israël, chacun à l’intérieur de frontières sûres et internationalement reconnues. Quant à l’Ukraine, ils appellent à la désescalade et à la cessation des hostilités, pour une solution négociée, afin d’éviter le risque catastrophique d’un conflit potentiellement mondial. « Près de quatre-vingts ans après la naissance du système des Nations Unies et des Institutions de Bretton Woods, il est temps d’instaurer une gouvernance mondiale plus juste, plus inclusive et plus adaptée aux réalités de notre temps. Il est temps de vaincre les réticences et déconstruire les narratifs qui persistent à confiner l’Afrique à la marge des cercles décisionnels. Il est temps de faire droit à la juste et légitime revendication africaine sur la réforme du Conseil de Sécurité, telle que reflétée dans le Consensus d’Ezulwini. Dans le même esprit, je rappelle notre demande d’octroi d’un siège à l’Union Africaine au sein du G20, pour que l’Afrique puisse, enfin, se faire représenter là où se prennent les décisions qui engagent un milliard quatre cents millions d’africains », a-t-il déclaré.
Au titre de la gouvernance économique et financière, il attire l’attention de l’Assemblée générale sur le Rapport 2022 sur le financement du développement durable, réalisé par une soixantaine d’institutions multilatérales, dont le FMI, la Banque mondiale, le Comité de Bâle sur la supervision bancaire, l’Association internationale des régulateurs de l’assurance et le Conseil de stabilité financière. Ce rapport, selon lui, relève les insuffisances dans les procédés d’évaluation des Agences de notation, et souligne l’importance d’appliquer des « méthodologies transparentes afin de ne pas miner la confiance dans les notations ».
« Nous sommes préoccupés par le fait que la perception du risque en Afrique continue d’être plus élevée que le risque réel ; ce qui renchérit les primes d’assurance et pénalise la compétitivité de nos économies. C’est pourquoi l’Afrique renouvelle sa proposition au Groupe de Réponse à la crise mondiale sur l’alimentation, l’énergie et les finances, afin qu’il engage, en rapport avec le G20, le FMI et la Banque Mondiale, un dialogue constructif avec les agences de notation sur l’amélioration de leurs méthodes de travail et d’évaluation. Dans le même esprit, face à l’ampleur inédite de la crise économique mondiale, l’Union Africaine réitère son appel pour la réallocation partielle des Droits de Tirages spéciaux et la mise en œuvre de l’Initiative du G20 de suspension du service de la dette.
Ce choc sans précédent fragilise davantage les économies les plus faibles, et rend encore plus pressants leurs besoins en liquidités, pour atténuer les effets de l’inflation généralisée et soutenir les ménages et les couches sociales les plus vulnérables, notamment les jeunes et les femmes », a-t-il ajouté.
S’y ajoute la prise en charge des urgences sanitaires nouvelles ou anciennes, dont le cancer, un tueur silencieux qui continue de faire des millions de victimes à travers le monde. « J’appelle à la mobilisation en faveur de la campagne Rays of hope, de l’AIEA, pour le renforcement des capacités des pays membres, africains en particulier, dans la lutte contre le cancer, grâce aux technologies nucléaires telles que l’imagerie médicale, la médecine nucléaire et la radiothérapie », indique le président Macky Sall.
A quelques semaines de la COP-27 de Sharm El Sheikh, Macky Sall, soutient que l’Afrique renouvelle son attachement à l’Accord de Paris sur le climat. « En même temps, nous souhaitons parvenir à un consensus pour une transition énergétique juste et équitable, comme ce fut le cas au Sommet Afrique-Europe de février dernier, à la session élargie du Sommet du G7 en juin, et récemment au Forum de Rotterdam sur le financement de l’adaptation en Afrique. Il est légitime, juste et équitable que l’Afrique, continent le moins pollueur, et le plus en retard sur le processus d’industrialisation, exploite ses ressources disponibles pour disposer d’une énergie de base, améliorer la compétitivité de son économie et réaliser l’accès universel à l’électricité », a déclaré Macky Sall. Il a rappelé par la même occasion qu’à ce jour plus de 600 millions d’africains vivent encore sans électricité. « Travaillons également à la réalisation de l’objectif de 100 milliards de dollars par an, en appui aux efforts d’adaptation des pays en développement, et au financement du Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique, sous l’égide de la BAD et du Centre mondial pour l’adaptation.
Au demeurant, nous considérons le financement de l’adaptation non comme de l’aide, mais comme une contribution des pays industrialisés à un partenariat mondial solidaire, en contrepartie des efforts que fournissent les pays en développement pour éviter les schémas pollueurs qui ont plongé la planète dans l’état d’urgence climatique actuel (…).