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Tamba : Un grave accident de la route fait 9 morts et 5 blessés dont 2 graves

Encore la route qui fait des victimes ! Un grave accident s’est en effet produit à 5km de la localité de Koussanar, située dans la région de Tambacounda.

Le choc a eu lieu un peu avant 22h entre un véhicule 7 place qui venait de Touba pour Tambacounda et un bus qui avait quitté Tamba pour rallier la région de Dakar. Le bilan lourd décompté par les autorités déjà sur place fait état de 9 corps sans vie, 5 blessés dont deux dans un état grave. Pour les 8 passagers qui se trouvaient à bord de la voiture 7 places, un seul a survécu. Parmi les neuf personnes décédées, deux sont des enfants, selon le gouverneur de Tamba déjà sur les lieux du drame.

Une fois informé, le comité régional de sécurité s’est rapidement déployé sur les lieux pour apporter le soutien nécessaire aux personnes blessées et d’aider à l’évacuation des corps sans vie. Une enquête sera ouverte pour déterminer les circonstances de ce drame conduisant à un lourd bilan macabre.

Le gouverneur saisi toutefois cette triste occasion pour lancer un appel aux usagers de la route pour éviter ces accidents mortels qui ne cessent d’accroître.

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Durée moyenne de ses combats : Balla passe de 53 Secondes à plus de 13mn

« Je lui donne 10 secondes. S’il ne fait rien, je l’attaque et je le bats. » Cette phrase, sortie plusieurs fois de la bouche de Balla Gaye 2, était devenue beaucoup plus qu’un simple slogan, puisque nombre de ses combats se sont effectivement terminés en un temps record. Seulement, pendant ses trois derniers combats, Balla Gaye 2 a lutté beaucoup plus longtemps que d’habitude.

Modou Lô, Tyson et Yékini : en moyenne 53 secondes par combat

Dans l’enceinte, effectivement, le Lion de Guédiawaye ne donnait pas à ses adversaires le temps de souffler. Il était connu pour disputer des combats éclairs. Même face aux adversaires les plus redoutables.

En guise d’exemple, Balla Gaye 2 avait plié Modou Lô en seulement 21 secondes, lors de leur premier combat du 21 mars 2010. Ensuite, face à Tyson, le 31 juillet 2011, il n’avait eu besoin que de 30 secondes pour le renverser. Attendu pour être calculateur et prudent, face à Yékini, le 22 avril 2012, le chef de file de l’école de lutte Balla Gaye avait mis un peu plus de temps pour détrôner le Superman d’alors, resté 15 ans sans défaite. Balla avait battu l’enfant de Joal en 1mn48s.

En définitive, donc, Balla Gaye 2 a battu, à la fois Modou Lô, Tyson et Yékini en 159 secondes. Soit, en moyenne, 53 secondes par combat. C’est un record absolu.

Modou Lô (5mn45s), Gris (13mn45s), Bombardier (22mn30s)

Seulement, cette explosivité du Lion de Guédiawaye semble s’estomper de plus en plus. La preuve par ses trois derniers combats.

En battant Modou Lô pour la deuxième fois, le 13 Janvier 2019, le fils de Double Less avait mis 5mn45s. Face à Gris Bordeaux, le 7 Août 2022, sa victoire acquise par décision l’a été au bout de 13mn45s. Mais, le combat le plus long jusqu’ici de Balla Gaye 2 est, sans aucun doute, celui qu’il a disputé contre Bombardier, pour la deuxième fois, le 1er Janvier 2022. Ce jour-là, an plus d’avoir encore perdu face au B52 de Mbour, Balla Gaye 2 avait lutté pendant 22mn30s.

Au total, donc, pour l’ensemble de ses trois derniers combats, borom I don’t care a mis 41 minutes 55 secondes. Soit une moyenne de 13,9mn par combat, un peu moins de 14mn. Quelque chose a alors bien changé chez Balla Gaye 2.

Palmarès Balla Gaye 2

22 victoires

Samba Laobé : (2 janvier 2005) à Demba Diop

Dame Kandji : (16 janvier 2005) à Amadou Barry

Papa Sow : (5 février 2005) à Iba Mar Diop

Boulon : (17 avril 2005) à Louga

Mame Goor Diouf :(19 juin 2005) à Iba Mar Diop

Saloum Saloum : (10 juillet 2005) à Assane Diouf

Bathie Séras : (10 juin 2006) à Iba Mar Diop

Boy Sèye : (30 juillet 2006) à Demba Diop

Coly Faye : (4 février 2007) à Demba Diop

Ousmane Diop : (13 mai 2007) à Demba Diop

Issa Pouye : (29 juillet 2007) à Demba Diop

Mbaye Diouf : (9 décembre 2007) à Demba Diop

Tyson Jr : (4 mai 2008) à Demba Diop

Tapha Guèye : (3 mai 2009) à Demba Diop

Modou Lô : (21 mars 2010) à Demba Diop

Baboye : (1er août 2010) à Demba Diop

Tyson : (31 juillet 2011) à Demba Diop

Yékini : (22 avril 2012) à Demba Diop

Tapha Tine : (2 juin 2013) à Demba Diop

Gris Bordeaux (31 mars 2018) à Léopold Senghor

Modou Lô (13 janvier 2019) à Léopold Senghor

Gris Bordeaux (7 Août 2022) à l’Arène nationale

5 défaites

Issa Pouye : (12 mars 2006) à Iba Mar Diop

Eumeu Sène : (8 février 2009) à Demba Diop

Bombardier : (8 juin 2014) à Demba Diop

Eumeu Sène (5 avril 2015) à Demba Diop

Bombardier (1er janvier 2022), à l’Arène nationale

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Saliou Ciss a toujours sa place dans cette équipe

S’il y a une certitude qui s’est dégagée à l’issue de ces deux matchs amicaux contre la Bolivie et l’Iran, c’est que l’apport offensif de Saliou Ciss a fait défaut lors de ces deux rencontres.

Fodé Ballo Touré a certes fait un match correct contre la Bolivie mais moyen. Ismaël Jakobs a été lui aussi assez bon. Entre les deux, un sera sûrement laissé à quai. Et au vu de ses deux matchs, si Fodé Ballo Touré venait à être recalé de la liste des 26, cela ne constituerait pas une surprise d’autant plus qu’il n’a jamais réussi à s’imposer au sein de cette sélection. Et, il ne devra pas à en vouloir au coach qui lui a suffisamment donné de chance.

Saliou Ciss a la particularité d’être excellent balle au pied mais surtout d’être un atout de taille dans les phases offensives. L’autre élément qui plaide en sa faveur est sa complicité avec Sadio Mané. Raison pour laquelle, il demeure jusqu’à présent l’élément numéro 1 sur ce côté gauche malgré le fait qu’il n’ait pas été convoqué par Aliou Cissé lors de ces deux rencontres amicales. Il n’y pas une grande différence entre ne pas avoir de club et être un remplaçant de luxe dans un club sans avoir disputé de une minute de jeu. Saliou Ciss s’entraine à l’institut Diambar avec des professionnels au même titre que les autres joueurs et cela n’enlève en rien ses qualités.

On attendait beaucoup plus de Fodé Ballo Touré et Ismaël Jakobs même s’ils n’ont pas été mauvais mais Saliou Ciss a élevé la barre tellement haute qu’il est difficile de trouver mieux que lui.

Sur le côté droit, au vu des deux matchs, Moustapha Name a été intéressant quant à Formose Mendy il a été moyen. Mais avec le retour de Noah Fadiga et Sabaly qui sont des latéraux de métier les deux joueurs qui ont joué à ce poste contre la Bolivie et l’Iran risquent d’être laissé à quai.

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Gana Gueye et Kouyaté n’ont plus leur place dans cette équipe !

Les trois P (Pathé Ciss-Pape Gueye-Pape Mactar Sarr) ont fini, du fait de leur brillante prestation face à la Bolivie de convaincre les plus sceptiques. Ils ont été éblouissants dans la construction avec une créativité qui faisait défaut dans le milieu Sénégalais.

Pour la première fois depuis qu’Aliou Cissé est devenu le sélectionneur du Sénégal, on a vu l’équipe sénégalaise enchainer plus de 10 passes consécutives pour finir avec une occasion. Au vu de ceux qu’ils ont montré, ils méritent amplement une place de titulaire au sein de cette sélection. Leur qualité technique fait l’unanimité.

Contrairement à ces 03 joueurs, la paire Gana Gueye-Kouyaté est plus dans les duels physiques que dans la construction. Ils ne savent pas élaborés et se limitent simplement à la récupération. A chaque fois qu’ils tentent de faire des passes verticales, ils perdent le ballon. Gana Gueye a perdu énormément de ballons contre l’Iran. Avec lui on a l’impression que le Sénégal joue à 10. Dans le milieu face à l’Iran, seul Nampalys a tiré son épingle du jeu.

Le profil de Kouyaté ne colle plus à l’équipe nationale car techniquement les jeunes sont très largement au-dessus de lui. Aliou Cissé doit prendre ses responsabilités et arrêter de nous soûler avec les notions de cadre et de titre de champion d’Afrique.

Le football n’a pas de mémoire. La Can est une histoire ancienne. Il ne doit pas titulariser Gana ou faire jouer Kouyaté simplement parce qu’ils sont des soit disant cadres ou parce qu’ils sont champions d’Afrique. Si le Sénégal veut aller loin au mondial, Aliou Cissé doit prendre ses responsabilités surtout au niveau du milieu en mettant Gana et Kouyaté sur le banc. Il n’a pas le droit de sacrifier toute nation simplement parce qu’il a leur complexe.

Au vu de la prestation de l’ensemble des joueurs, le trio qui doit être titulaire à la coupe du monde, c’est soit (Nampalys, Pathé Ciss et Pape Mactar Sarr) ou (Pathé Ciss, Pape Mactar Sarr et Pape Gueye.)Tout autre choix d’Aliou Cissé au milieu contre les Pays Bas relèverait du sabotage contre toute la nation Sénégalaise.

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La déclaration surprenante de Carlos Queiroz à Aliou Cissé : « A cause de toi, j’ai… »

Carlos Queiroz n’a pas oublié la finale perdue face au Sénégal. Le désormais sélectionneur de l’Iran l’a d’ailleurs rappelé à Aliou Cissé d’une manière assez surprenante avant le début de la rencontre entre son équipe et le Sénégal, ce mardi.

« Regarde-moi, j’ai perdu mes cheveux à cause de toi quand j’ai joué le titre de la CAN contre toi. Aie pitié de moi aujourd’hui », a-t-il lancé à Aliou Cissé. Un message plein d’humour qui démontre que les deux hommes entretiennent une relation saine.

Les deux techniciens se sont affrontés à 3 reprises durant cette année. Dans le jeu, il y a toujours eu un match nul. Ce mardi encore, ce fut le cas. Trois jours après avoir marché sur la Bolivie (2-0)à Orléans en France, le Sénégal concède un match nul (1-1) face à l’Iran, en préparation pour le mondial 2022 au Qatar. Sardar Azmoun a égalisé après un but contre son camp de Morteza.

Le moins que l’on puisse dire que Aliou Cissé est passé à côté de son match avec des changements programmés, incohérents et trop tardifs.

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Papa Sow Vs Siteu : le face-à-face interdit par le Préfet de Dakar

Ce mardi 27 Septembre, Siteu (Lansar) et Papa Sow (Jambars Wrestling Academy) devaient se faire face, à la Place du Souvenir africain, dans le cadre de la promotion de leur combat prévu le 6 Novembre 2022. Mais la manifestation a été annulée au dernier moment. « La manifestation a été annulée par le Préfet de Dakar parce que le combat n’est pas encore régularisé. Certainement, le CNG est passé par là. Nous irons régulariser demain, au CNG. Et la manifestation pourrait se tenir jeudi », explique le coordonnateur de la structure Jambars Production, Mor bou Parcelles.

Ce que nous confirme le 1er vice-Président du CNG chargé de la lutte avec frappe. « Effectivement, c’est nous qui avons saisi le Préfet afin qu’il interdise la manifestation. La structure a bien fait les démarches pour s’octroyer une date. Mais elle n’a pas encore régularisé le combat. Par conséquent, il ne pout y avoir de face-à-face, conformément aux textes », explique Meissa Ndiaye.

Il est évoqué des risques de troubles

Dans un arrêté n° 0290/P/D/DK/AP daté du 27 septembre 2022, le Préfet de Dakar stipule qu’ « est interdite la manifestation (face à face) projetée le mardi 27 septembre 2022, à partir de 15 heures, à la Place du Souvenir africain, par le promoteur de lutte Monsieur Mansour BA, pour le motif ci-après : risques réels de troubles à l’ordre public ».

Dans l’article 2, il est dit que « le Commissaire central de Dakar et l’Administrateur de la Place du Souvenir africain sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté qui sera communiqué partout où besoin sera ».

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Analyse des mesures contre la vie chère: ces choix structurels qui ont perdu Macky et son gouvernement ces 10 dernières années

Le président de la République a lancé lundi des concertations à la salle des banquets du Palais pour, dit-il, soulager les populations qui subissent depuis plusieurs mois une flambée des prix dans tous les secteurs. Avec le Premier ministre, Amadou Ba, le ministre des Finances et du Budget, Amadou Moustapha Ba, le ministre de la Fonction publique et de la Transformation du secteur public, Gallo Ba, le ministre du Commerce, de la Consommation et des Petites et moyennes entreprises, Abdou Karim Fofana, le ministre de l’Agriculture, de l’Equipement rural et de la Souveraineté, Aly Ngouille Ndiaye, le chef de l’Etat a annoncé 15 mesures dont 4 autres structurelles et 11 urgentes. Ce devant les associations de consommateurs (26 au total), les producteurs de riz, de tomate, d’arachide, les commerçants des deux Unacois (Jappo et Yessal), le Groupement économique du Sénégal (GES), les importateurs, le patronat notamment la Cnes et le CNP, les meuniers industriels, les boulangers, les cimentiers, les acteurs portuaires, douaniers, des assurances etc.

Les trois premières mesures d’urgence sont les plus significatives. Il s’agit de « payer les compensations financières évaluées à 15 518 704 763 dues aux meuniers; payer la subvention pour le riz Paddy de 30 FCFA le kg au transformateur, en vue de prendre en charge les frais liés à la tierce détention et certification pour un montant de 3,2 milliards FCFA; suspendre les droits d’accises sur les corps gras appliqués aux industries huilières locales ».

Quels seront les impacts immédiats de ces mesures, si toutefois elles sont mises en œuvres, sur le vécu des populations sénégalaises ? Sur quelle durée leurs effectivité pourrait se faire sentir ? PressAfrik a interrogé l’économiste, Enseignant-chercheur à l’Université Iba Der Thiam de Thiès. Son analyse est sans complaisance. Selon lui, Macky et son gouvernement ne sont pas à l’heure des mesures, mais du bilan de leur décennie de gouvernance. Il affirme que si le Sénégal est aussi exposé face à la crise qui secoue le monde, c’est parce que le Plan Sénégal Emergent qui est le moteur de gouvernance de Macky Sall a failli.

« Si le PSE avait produits les effets escomptés, le Sénégal serait plus résilient face à cette crise »

PSE

« Ces mesures sont arrivées à une période où on aurait dû parler de bilan. Parce que le régime actuel est là depuis plus de 10 ans. Nous sommes dans la perspective d’élection en 2024. Donc c’est le moment de faire le bilan. Et c’est au moment de faire ce bilan là qu’on a effectivement constaté une crise lancinante qui nous poursuit depuis plusieurs années. Parce que la crise économique est là depuis 2008 et même avant. Mais cette crise est exacerbée depuis 2020 avec la Covid-19 et après la Guerre en Ukraine. C’est une conjoncture très difficile qui montre quand même la faiblesse de nos structures économiques. Dans les mesures prévues, il y a ce qu’on appelle des mesures structurelles. Parce que quand une économie est fragile, elle a des difficultés à faire face à des chocs exogènes qui sont ceux dont l’Etat n’est pas responsable. Comme la Covid-19, la Guerre en Ukraine, les mesures prises par l’Inde sur les importations du riz. C’est indépendant de la volonté du gouvernement sénégalais. Cependant, nous avons eu beaucoup de défaillances dans nos mécanismes de prévision et d’anticipation durant ces 10 dernières années. Il y a eu beaucoup de mesures prises par le Gouvernement. Le Plan Sénégal Emergent (PSE) visait la transformation structurelle de l’économie sénégalaise ? Malheureusement, c’est un plan qui n’a pas eu les effets escomptés. Parce que si c’était le cas, le Sénégal serait plus résilient face à ces chocs exogène auxquels nous faisons face actuellement et dont la conséquence la plus inquiétante est la cherté de la vie qui provient de sources que nous connaissons », a expliqué le Professeur Mounirou Ndiaye.

« Des structures de régulation des prix défaillantes« 

Le Chercheur associé à l’IPAR (Initiative prospective agricole et rurale) a également déploré des défaillances au niveau des structures de régulation des prix pour expliquer l’inflation au Sénégal. Ce qui pourrait être une piste de solution si le Gouvernement décidait de renforcer ces structures pour plus de rigueur dans la surveillance des marchés. « Nous n’avons pas de structures les régulation idoines au Sénégal. Regardez ce qui s’est passé avec l’oignon, il y a un mois au Sénégal. Le kilo d’oignon est allé de 300 à 2000 FCFA. Cela prouve que les structures de régulation de l’Etat sont défaillantes. Elles n’ont pas joué leur rôle. Parce que quand on produit dans un pays 400 mille tonnes et qu’on en importe 150 mille tonnes alors que la consommation est à 350 mille tonnes, il y a un flottement de 200 mille tonne dont arrive pas à localiser. Donc au niveau institutionnel, au niveau de l’Etat, il y a une défaillance de la régulation et de la surveillance des marchés. Il n’y a pas suffisamment d’enquêtes sectorielles pour connaître les coûts afin d’imposer une dynamique tarifaire juste et équilibré », dit-il.

Interrogés sur l’impact que pourraient avoir les mesures 1, 2, 3 et 6 sur le vécu immédiat des populations, l’Enseignant-chercheur d’expliquer que celles-ci sont destinées à alléger la fiscalité au Port de Dakar et sur certains produits. Mais, ajoute-t-il, c’est des dépenses fiscales qui sont infimes par rapport aux importants volumes de produits qui sont concernés « Quand on parle de 30 frs sur le kilo de riz qui va coûter 300 à 400 frs, ça peut ne pas être consistant. C’est des mesures qu’il faut saluer, mais qui ne seront pas suffisantes pour contenir la flambée des prix », dit-il.

« Ces mesures ne peuvent ramener les prix à leur niveau initial d’il y a un an »

Selon son collègue économiste Mouhamadou Ba, les mesures 1, 2, 3 et 6 « sont de nature à avoir des effets directs sur les prix. Néanmoins, l’aléa de moralité chez les opérateurs économiques peut révéler des surprises à moins que l’Etat du Sénégal veille courageusement au respect strict des prix après subvention et maitrise des droits et frais de passage portuaires. Je doute fort de leur impact considérable comme attendus par les sénégalais sur les prix. Mais j’avoue qu’elles peuvent atténuer la vitesse à laquelle les prix augmentent, mais ne peuvent pas les ramener à leur niveau initial notamment leur niveau il y a moins d’un an ».

Dans une analyse plus générale, Monsieur Ba, économiste et coach-consultant, affirme que « les mesures prises par le Chef de l’Etat sont des mesures d’urgence qui vont répondre à la conjoncture du marché et des mesures structurelles plus concentrées sur la production agricole et la distribution des produits. Les mesures 1, 2, 3, 6 sont de nature financière et auront un impact sur le budget de l’Etat. Tandis que les mesures structurelles sont plutôt institutionnelles allant dans le sens d’assainir l’environnement des affaires et de promouvoir le consommer local. Ces mesures rentrent dans le cadre normal d’un Etat-providence. Dans de pareilles situations, l’autorité publique a l’obligation, si elle est soucieuse du bien-être de sa population, de réguler le marché ».

Avant d’ajourer: « les mesures prises révèlent carrément que l’Etat mène une politique de soutien de la demande (mesures sociales) plutôt que de promouvoir les capacités internes de production et de développement des PME et PMI qui pourraient à long terme régler les problèmes que nous vivons actuellement. En réalité l’inflation actuelle n’est pas un phénomène monétaire et n’est pas non plus liée à une demande supérieure à l’offre. C’est une inflation causée par une augmentation des coûts de production. Ce sont les intrants qui gagnent de valeur sur le plan international (causée par la Covid19, la montée du prix du pétrole, le déficit de gaz, la guerre russo-ukrainienne), en plus de l’absence de supervision stricte du marché par l’Etat. Ces des mesures qui ne peuvent pas vraiment contraindre le marché international et je suis convaincu qu’elles seront plus profitables aux producteurs plutôt qu’aux demandeurs qui sont pourtant les visés. Je doute encore de la capacité et du courage politique de l’Etat de mener une supervision stricte du marché ».

« Sur le plan structurel, l’industrialisation et l’Agriculture à la place du TER, BRT, Stade Abdoulaye Wade à la place auraient pu nous éviter cette situation « 

Politique 20

Le Professeur Mounirou Ndiaye pense le président de la République a raté sa politique économique structurelle en ignorant les priorités au profit de choix très discutables. « Ces dix dernières années, le gouvernement a fait beaucoup de choix qui n’étaient pas gouvernés par un véritable arbitrage économique. Ce qui fait que les Sénégalais ont contesté le choix d’un TER de plus de 1000 milliards sur 37 kilomètres, un BRT à Dakar et d’autres projet comme le Stade Abdoulaye Wade, Dakar Arena ou bien toutes les infrastructures qui ont été construites par l’Etat alors que la priorité c’était la production, c’était l’industrialisation, l’agriculture. Donc vous voyez qu’il y a des mesures structurelles que l’Etat devait prendre depuis longtemps et qui aurait permis d’éviter la situation actuelle », affirme M. Ndiaye.

« L’Etat est coincé en termes de finances publiques »

Qui ajoute que « les actions annoncées sont pour gérer la conjonctures. Mais l’Etat est limité pour assoir ses actions basées sur les réduction d’impôts, les subventions, parce que les finances publiques sont en crise. Nous avons un service de la dette qui fait presque 1000 milliards FCFA. Rien que les charges financières de la dette dépasse 350 milliards FCFA. C’est-à-dire il faut payer 1 milliard par jour, rien que pour payer les intérêts de la dette. Il y a la dette publique qui a atteint presque 70% du PIB. Il y a le déficit public qui n’a pas encore été ramené à 3% pour respecter les critères de convergence de l’UEMOA. Donc je ne pense pas que l’Etat ait une marge de manœuvre suffisante en terme de dépenses publiques. Il y a récemment eu une augmentation de 101 milliards sur les salaires des enseignants. Vous voyez donc que l’Etat est un peu coincé sur les finances publiques pour faire des subventions ».

Mouhamed Ba, pense que l’efficacité des mesures annoncées lundi dépend de la rigueur que le gouvernement va mettre dans l’exécution des tâches. « Tout dépend du temps de la mise en vigueur, du suivi et de l’application de ces mesures. On peut s’attendre à ce que les mesures d’urgence puissent donner des effets dans un ou deux trimestres suivant la diligence faite par l’autorité et la durée de déstockage des produits déjà en stock. C’est toute une procédure de réglementation et un cycle de marché », dit-il.

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Affaire Kalifone Sall: la victime présumée révèle que le rapport médical a écarté la thèse du viol

Un nouvel élément dans le dossier très médiatisé de viol présumé qui oppose « l’insulteur Facebook » et proche du couple présidentiel, Kalifone Sall, à la jeune fille Adja Thiaré Diaw. Cette dernière qui revient ce mardi d’une confrontation avec son violeur présumé, a révélé à travers une note que le rapport médical effectué par les médecins écarte la thèse du viol.

Elle a exprimé tout son dégoût face à cette conclusion du corps médical qui était chargé de vérifier les éléments de preuves qu’elle avait présentés.

« Je viens de la gendarmerie de Ouakam. Le rapport médical atteste que j’ai subi des lésions corporelles, des morsures apparentes ainsi que de la maltraitance au niveau des seins occasionnant ainsi un traumatisme. Malgré tout, il conclut qu’il n’y a pas de viol », révèle Mlle Diaw.

Qui poursuit en s’interrogeant : « Et pourquoi attendre 4 jours pour présenter les résultats. Le rapport dit que l’examen gynécologique a été fait le 26 septembre 2022. Alors que l’examen gynécologique a été fait le vendredi 23 septembre 2022 à 16 heures. Le gynécologue ne nie pas les attouchements au niveau des seins, ni les coups et blessures ».

Adja Thiaré Diaw affirme que le médecin qui a effectué l’examen gynécologique a été corrompu. « Pourtant il nie les pénétrations par doigts au niveau du vagin. Le gynécologue a été corrompu. Son rapport n’est pas cohérent. Le pire ils ont encore relâché Kaliphone. Deux certificats médicaux qui prouvent les coups et blessures et les attouchements et il n’est pas incarcéré. N’y a-t-il pas de justice dans ce pays. Après des preuves il n’est toujours pas arrêté », s’offusque-t-elle.

Elle ajoute: « J’aimerais vous éclairer: Le rapport dit que mon hymen est intact car je suis vierge. Je n’ai jamais couché avec un homme. Ce qui n’est pas cohérent dans le rapport c’est que le rapport n’évoque pas la pénétration par doigt mais évoque l’agression au niveau de mes seins ».

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Manque de temps de jeu d’Ilimane Ndiaye avec les Lions, la réponse d’Aliou Cissé : « Il y a une grosse concurrence à son poste… »

À la question de savoir pourquoi Ilimane Ndiaye, l’attaquant de Sheffield United, l’un des hommes en forme du moment (5 buts en 10 matches), ne joue pas assez en sélection nationale, Aliou Cissé répond sans détour. 

« La concurrence tout simplement ! Quand on a devant des joueurs comme Sadio Mané, Krépin Diatta, Boulaye Dia, il y a une grosse concurrence avec des garçons qui ont du vécu avec l’équipe nationale. »

De l’avis du sélectionneur des Lions, le talent du jeune Ilimane ne fait pas débat et son intégration se passe tel que souhaité par lui-même et son staff… 

« Je connais très bien les qualités d’Ilimane Ndiaye mais, comme je l’ai dit, en équipe nationale il y a une grosse concurrence à son poste. Malgré tout, on essaie de lui donner du temps de jeu, c’est un garçon en qui on croit, nous sommes conscients de ce qu’il est capable d’apporter à l’équipe. Mais, quand vous arrivez dans une équipe, il faut petit à petit s’intégrer et faire son petit trou… il est en train de le faire par les bouts de match qu’on lui donne.»

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Très enclin à traiter les journalistes de tous les noms d’oiseaux : Ousmane Sonko et la hantise du massage

La presse sénégalaise n’a jamais été aussi injustement décriée. Un comportement qui est souvent le fait de l’opposition qui est allée un peu plus dans une logique de confrontation avec les journalistes, en les traitant de tous les noms d’oiseaux. Hier encore, c’est Ousmane Sonko qui est remonté sur le ring pour trainer dans la boue des membres de cette noble Corporation. Mais diantre ! Qu’est-ce qu’il peut reprocher aux hommes de médias. Ces derniers n’ont pourtant jamais violé un couvre-feu, au milieu de la nuit, pour aller se faire masser par une belle gamine de 20 ans. Mais avec le chef des ‘’patriotes’’, les professionnels des médias sont devenus les cibles privilégiées des adversaires du régime qui n’hésitent plus à les prendre à partie.

Sonko pense injustement que les journalistes qui lui opposent la contradiction sont des vendus, mais ces derniers n’ont jamais violé un couvre-feu pour aller se faire masser par une belle gamine de 20 ans à Sweet Beauté

L’image avait choqué plus d’un. En pleine campagne pour les élections législatives, Ousmane Sonko avait décidé de ne pas parler au micro de la Rts. Le reproche fait à la chaîne nationale est son présumé parti pris. Un comportement qui renseigne sur les rapports devenus de plus en plus heurtés entre les acteurs des médias et l’opposition. Déjà, des confrères de GFM avaient échappé au pire, lors des émeutes de mars 2021. Les journalistes de RFM n’avaient dû leur salut qu’au fait de s’être enfermés dans leurs bureaux. Ceux de TFM ont eu droit au même traitement de faveur. Ils l’avaient aussi échappé belle. Un fait qui montre qu’exercer le métier de journaliste, en toute liberté, en respectant sa ligne éditoriale, est devenu risqué si la manière de traiter l’information n’est pas du goût de l’opposition, notamment Yewwi Askan Wi. Un sentiment d’insécurité qui n’a fait que grandir, depuis l’éclatement de l’affaire Ousmane Sonko/ Adji Sarr.

La propension chez le leader de Pastef à s’attaquer aux hommes de médias semble participer d’une vaine tentative de les obliger à enterrer l’affaire Adji Sarr

Tout est parti de l’affaire Sweet beauté. Ce dossier de viol présumé a créé une sorte d’animosité entre une partie de la presse et Ousmane Sonko. Les membres de plusieurs rédactions ont été menacés, notamment ceux du quotidien Les Echos qui avaient ébruité le dossier. Leur seul crime a été d’avoir osé parler de la plainte qui a été déposée contre le leader de Pastef. Pourtant, Cheikh Oumar Ndao et son équipe avaient fait ce que la plupart des autres journalistes n’auraient jamais fait, à savoir essayer de donner la parole à Ousmane Sonko pour qu’il livre sa part de vérité. En effet, quand une plainte est déjà déposée sur la table de la Police, de la Gendarmerie ou du Parquet, nul n’a l’obligation de recueillir l’avis de la personne incriminée. Si, évidemment, le journaliste qui fait le compte-rendu s’en limite au factuel, c’est-à-dire la plainte.

Source A en a aussi pris pour son grade après avoir fait un papier sur les services proposés par Sweet Beauté qui est devenu tristement célèbre de même que sa promotrice. Les événements de mars ont été mis à profit par ces détracteurs des médias pour solder leurs comptes avec les journalistes. Mais l’agression ne s’est pas arrêtée en si mauvais chemin. Ce sont les fondements du métier qui sont aujourd’hui menacés.

Chercher à faire des journalistes qui le contredisent des corrompus, c’est comme considérer que tous les acteurs politiques sont allés faire un petit tour à Sweet Beauté et y ont été massés par Adji Sarr, ce qui ne serait pas juste

L’autre agression a été le détournement des Unes qui a valu à certains activistes leur arrestation. Ousmane Sonko, encore lui, s’est aussi permis d’annoncer une liste de patrons de presse corrompus. Mais le propre de ce Sonko-là, c’est qu’il ne cite jamais de nom. Or, s’il était juste et objectif, il se serait gardé de mettre tous les journalistes dans le même sac, notamment les hommes de médias qui n’ont jamais serré la main au président Macky Sall, à la Première Dame, entre autres. Quand l’envie d’insulter les journalistes l’en démange, il fait maladivement recours à la généralisation. Or, c’est là que le bât blesse. Car chercher à faire des journalistes des corrompus, c’est comme considérer que tous les acteurs politiques sont allés faire un petit tour à Sweet Beauté et y ont été massés par Adji Sarr. Ce qui ne serait pas juste. D’autant que tous les politiciens n’ont pas eu la chance ou la malchance de s’être enfermés dans une salle de massage avec la croquante Adji Sarr. Donc, il est temps que Ousmane Sonko arrête d’insulter les journalistes. Malheureusement, c’est trop lui demander. En effet, c’est dans cette même dynamique qu’il a décidé de soutenir Barthélémy Dias dont il juge le comportement envers GFM justifié. Ce, après que lui-même a décidé de ne plus répondre aux questions des journalistes à qui il impose le format des points de presse. Une attitude qui traduit surtout une peur des questions qui dérangent. En effet, l’ombre de l’affaire du viol présumé plane toujours lors de ces face-à-face avec les journalistes qui sont tentés d’aborder le leader des Patriotes sur son fameux massage par Adji Sarr.

Malheureusement, à force de chercher à intimider son monde, l’ancien inspecteur des Impôts et des Domaines a réussi à faire peur à la presse. Beaucoup de reporters ne s’aventureraient pas à lui poser les questions qui fâchent, même s’il leur en offrait l’occasion.

Sonko pense maladivement que ne sont crédibles que les médias dont les lignes éditoriales lui permettent de ne pas être contredit

Les rapports entre Ousmane Sonko et la presse n’ont pas été toujours aussi heurtés. Au contraire, le chef de file des Patriotes doit en partie son ascension politique spectaculaire à ceux qu’il qualifie aujourd’hui de racaille. Il n’est pas le seul. Mais il a décidé, dirait-on, de ne considérer qu’une seule partie des médias comme crédible. Ce sont ceux dont les lignes éditoriales lui permettent de ne pas être contredit. Les autres sont qualifiés de vendus. A l’image du maire de Ziguinchor, Barthélémy Dias s’est aussi prêté à ce jeu. Certes, beaucoup ont pensé que la réaction de Babacar Fall a été surdimensionnée, mais erreur ! Car c’était juste à la hauteur de l’affront. Seulement, le manque de soutien d’une partie de ses confrères montre que l’opposition a réussi une partie de son pari. Celui de diviser les acteurs des médias en deux blocs : ceux qui sont avec elle et ceux qu’ils considèrent contre elle puisqu’ils refusent de nourrir un quelconque complexe vis-à-vis de lui.

Bref, la presse sénégalaise n’a jamais été aussi en danger que sous l’ère Sonko. Non seulement sa liberté est menacée mais aussi l’intégrité physique des journalistes l’est aussi. Un état de fait qui a contribué à accentuer la peur au sein de certains hommes de médias. N’empêche, cela ne saurait contraindre les acteurs des médias à ne pas parler du viol présumé et d’Adji Sarr. N’en déplaise à Sonko et la hantise du massage.

avec Actusen

Très enclin à traiter les journalistes de tous les noms d’oiseaux : Ousmane Sonko et la hantise du massage Lire la suite »