Les Brésiliens d’Afrique n’ont qu’à s’en prendre à eux même. Alors qu’ils ont dominé toute la seconde mi-temps, ils ont eu beaucoup de mal en première période où leur coach avait opté pour le bloc bas.
Même si Ayew a raté un penalty avant l’ouverture du score des Uruguayens, il faut reconnaître que le Ghana a été transparent en 1ere mi-temps du fait de la stratégie adoptée par leur coach qui s’est finalement avérée inopérante.
En seconde période, les Ghanéens ont su prendre le jeu à leur compte malheureusement c’était un peu trop tard. Ce match Ghana-Urugay rappelle à bien des égards le premier match du Sénégal face aux Pays-Bas où le coach Sénégalais avait opté pour la même stratégie.
Contre l’Angleterre, Aliou Cissé doit comprendre que le Sénégal n’a plus rien à perdre car tous les 04 matchs qui nous restent pour remporter ce trophée sont des finales. Et les finales, on ne les joue pas on les gagne et pour les gagner il faut être entreprenant comme l’a été tardivement le Ghana en seconde période face à l’Urugay.
Opter pour un bloc bas reviendrait à vouloir nourrir des regrets. Si les États-Unis qui ne sont pas plus performants que le Sénégal ont pu neutraliser les anglais (0-0) alors les lions de la teranga ont bien les moyens de s’imposer face aux Three lions.
Pour cela, il faudra être clinique devant et se donner à fond sur les phases défensives et ne pas faire comme Nicolas Jakson qui marchait sur le terrain au lieu d’aller au marquage de Frenkie De Jong qui avait déposé une merveille de ballon sur la tête de Gakpo.
Fréquemment critiqué pour ses choix, Aliou Cissé a souvent eu raison sur ses détracteurs. Depuis le début de la compétition, il signe des coaching gagnants.
C’était le cas contre le Qatar où le sélectionneur des lions avait surpris tout le monde en titularisant Famara Diedhiou aux côtés de Boulaye Dia. Résultat les deux attaquants ont marqué chacun un but.
Que dire de ses changements ?
Toujours contre le Pays hôte, il avait lancé en début de seconde période Illimane Ndiaye et Bamba Dieng. Le premier nommé avait offert un but au second.
Mardi dernier, la titularisation d’Illimane Ndiaye à la place de Krepin Diatta a eu l’effet escompté. Le technique attaquant a longtemps cantonné Pervis Estupinan, redoutable sur les centres, à un rôle défensif. Au milieu, la titularisation de Pathé Ciss a conforté Cissé dans ses décisions.
Une fois n’est pas coutume, le Sénégal jouera contre l’Angleterre pour une opposition à la fois inédite mais surtout très alléchante dès les huitièmes de finale de la coupe du monde de football 2022. Ce dimanche 4 décembre, dans l’antre d’Al Bayt, Aliou Cissé qui n’a jamais aussi bien porté le surnom d’El Tactico que durant ce mondial où il s’est pour le moment assez bien débrouillé, tactiquement parlant, aura fort à faire…
Clairement, les British finalistes malheureux de l’Euro 2021 et demi-finalistes du mondial 2018, sont les favoris de ce futur match digne d’un gala. Ce qui est sûr, c’est que le ballon sera vivant, l’arbitre aura du travail, et la VAR aussi, probablement…
Les Three Lions portés par le roi Harry Kane (75 sélections 51 buts) et sa bande de jeunes princes (Rashford, Bellingham, Saka, Grealish, Maddison, Foden et Trent-Alexander Arnold, Sterling et Cie) viendront en conquérants face aux Lions du Sénégal loin d’être des proies faciles. Privés de leur chef de meute (Sadio Mané) au sein de la tanière, les champions d’Afrique montrent dans ce tournoi une abnégation et une détermination à même de venir à bout de la frileuse et lourde défense anglaise (Maguire et Stones.) Mais, il n’y pas que les hommes de Gareth Southgate qui ont montré des failles dans ce compartiment du jeu, les sénégalais ont aussi dévoilé des signes inquiétants en concédant au moins un but sur leurs six dernières sorties en CDM en 2018 et 2022. Attention au match fou. Une rencontre folle au cours de laquelle les attaques l’emporteraient sur les défenses.
Toutefois, avant de donner le coup d’envoi du duel mortel entre Lions, venus de contrées différentes, la logique voudrait qu’on fasse les présentations. Notamment une analyse du jeu des anglais qui sont foudroyants sur les transitions offensives. Pas forcément construite pour dérouler un jeu de possession, même si l’époque du kick and rush est aussi révolue, l’Angleterre se plaît à punir ses adversaires qui se montrent trop hardis, libérant de gros espaces dans le dos de la défense. C’est exactement ce à quoi s’expose le Sénégal en prenant de « haut » l’Angleterre. Il faut fermer les couloirs et verrouiller l’entre-jeu, au risque de déjouer, voire de refuser le jeu ?
Pas nécessairement, car avec leur système habituellement organisé autour d’un 4-2-3-1 ou un 4-3-3, les Three Lions qui ne sont pas du genre à refuser le jeu, laissent pas mal d’espace au cours des matches qu’ils ont eu à disputer. À côté de leur fulgurance dans les phases offensives lancées par la doublette Phillips et Rice, à la récupération, mais savamment distillées par le jeune crack, Jude Bellingham, les anglais sont capables de concéder de très grosses occasions. Les deux buts pris par les anglais à l’issue de leur victoire (6-2) sur une modeste équipe iranienne en attestent largement. En dépit de leurs trois victoires acquises au sortir de la phase de poules qu’ils ont survolée, les british ont surtout brillé de par leurs individualités dont Marcus Rashford qui est dans une forme exceptionnelle dans ce mondial 2022. Il faut dire que le football produit par Southgate et ses protégés, n’est pas fort reluisant. Presque tout repose, sur la vitesse de Rashford et Saka en plus de la technique hors norme de Foden et Bellingham qui, à tour de rôle, portent le danger chez l’adversaire. Sans oublier le redoutable renard des surfaces, Harry Kane, capable de faire la différence sur une demi occasion ! Soit, ce qui est évident c’est qu’isoler et museler ces individualités reviendrait à anéantir la force de frappe anglaise. Plus facile à dire qu’à faire…
Voilà l’équation qui se présente devant Aliou Cissé qui devra jouer avec ses armes. Mais surtout, sans son fidèle lieutenant au milieu du terrain, Idrissa Gana Guèye, qui sera forfait pour cumul de cartons jaunes. Comment ficeler un onze assez fiable, combatif avec un brin de créativité pour mieux contre-attaquer l’adversaire ? Si Nampalys Mendy et Pathé Ciss peuvent faire l’affaire vu que Cheikhou Kouyaté se remet toujours de sa blessure à la cuisse droite, le troisième larron du milieu sera décisif. En effet, entre la reconduction de Pape Guèye aligné face à l’Équateur, et la titularisation de Pape Matar Sarr voire Krépin Diatta, le coach Aliou Cissé a de quoi faire pour trouver le bon équilibre dans ce huitième de finale de gala. L’un dans l’autre, il ne faudrait pas pour le Sénégal concéder les mêmes erreurs que celles commises contre l’Équateur avec énormément de ballons perdus dans l’entre-jeu, exposant directement la défense des Lions. De plus, les deux ailiers sénégalais, à savoir Ismaïla Sarr et Ilimane Ndiaye (très impactant sur le plan offensif) avaient beaucoup, péché sur le repli défensif, ce qui créait un déséquilibre dans les rangs sénégalais. Avec des pistons tels que Luke Shaw comme latéral gauche et Kyle Walker de l’autre côté, les Three Lions sont d’une extrême dangerosité dans les couloirs. El Tactico et ses adjoints auront assurément du boulot dans ce secteur… Ce qui renvoie au choix des profils à utiliser, mais également de la manière d’aborder ce match couperet. Entre la volonté de jouer sans complexe ni trop de calcul et l’obligation de bien organiser son équipe et de la rendre hermétique, la sélection qui réussira à trouver le juste milieu aura une réelle chance de sortir vainqueur de cette rencontre très loin d’être aussi déséquilibrée qu’on ne le pense, en terme de répartition des chances. Tout peut arriver le dimanche 4 décembre au stade Al Bayt de Doha.
Peu importe le niveau de l’équipe en face, le Sénégal peut faire jeu égal, si n’est plus ! Les gros matches ont cette faculté à révéler le véritable potentiel des footballeurs sénégalais. En réalité, les Lions n’ont jamais été ridicules en coupe du monde que ce soit devant la France, la grande Suède, le brillant Uruguay de Recoa et Forlan ou dernièrement contre les Pays-Bas de Van Gaal…
L’affaire Amy Ndiaye, une députée de la coalition Benno bokk Yakaar qui a reçu des coups de la part de deux autres collègues du parti Pur, a révolté plus d’un dans le pays. Cette situation affligeante qui a fini par émouvoir toute personne éprise de justice n’a pas laissé le leader de la coalition Geum Sa Bopp sans voix. Bougane Gueye Dany, s’indigne face à la violence exercée sur l’honorable député Amy Ndiaye et appelle à plus de retenue via sa page Facebook.
«La violence n’a pas sa place dans le combat démocratique, qu’elle soit verbale ou physique, elle est à dénoncer. Ce qui s’est passé hier à l’Assemblée Nationale est une honte pour tous les citoyens qui portons beaucoup d’espoir sur cette législature. Concentrons nous sur l’essentiel, et ne nous laissons pas divertir. Le vrai combat c’est contre la vie chère, le chômage et les voleurs de la République. Nous rêvons d’une justice qui fera de l’injustice l’ennemi à abattre.»
Au sein de la Tanière, le maître mot c’est de se donner à fond pour battre les Three Lions en 8e de finale de la coupe du monde des Nations. Ce jeudi, après la seance d’entrainement des champions d’Afrique El Hadji Ousseynou Diouf et quelques joueurs se sont adressés à la presse.
La victoire contre l’Equateur ?
C’était un match qu’il fallait gagner pour rendre hommage à certains qui nous ont quittés. C’est le cas de Pape Bouba Diop ou encore de Salif Diallo. Nous n’avions pas le droit de le perdre. Pape Bouba a été un grand footballeur et il a marqué le football sénégalais. Contre l’Equateur, c’était une victoire qu’on devait construire pour montrer au monde entier qu’on avait du caractère. Nous sénégalais, à chaque fois que nous jouons pour garder un résultat, on ne sait pas le faire. La dernière fois, ils ont montré du caractère, ils ont joué et gagné. Il fallait aussi jouer pour Sadio Mané qui est un des nôtres. Il est blessé et forfait pour cette coupe du monde et qui aimerait bien être là. Mais nous savons qu’il est toujours avec nous. Contre l’Equateur, ce fut une victoire exemplaire et je crois que c’est déjà dans les annales du football sénégalais ».
Comment aborder ce match contre l’Angleterre ?
Je crois que le Sénégal fait jour jouer de pareils matchs. Nous allons jouer l’Angleterre, une des plus grandes nations de football au monde. C’est un match que j’aimerai franchement jouer en tant que footballeur. Mais aujourd’hui, je n’ai pas cette possibilité-là. Mes jeunes frères qui sont là ont eu cette chance. Nous ne vivons que pour ces moments-là. Si le monde se rappelle de El Hadji Diouf, c’est parce qu’à un moment donné de ma vie, j’ai eu à jouer un match spectaculaire, décisif comme contre la France. Le match qui va opposer le Sénégal à l’Angleterre est décisif. Ce sera une rencontre spectaculaire et qui va sans doute rentrer dans les angles du football mondial. On est prêts et on n’a pas peur d’eux. On va essayer de mettre tous les atouts de notre côté et essayer de faire un bon match.
Aliou Cissé à la tête de l’équipe nationale
Aliou, tout ce qu’il a fait pour le Sénégal, il l’a fait pour lui-même. C’est quelqu’un qui n’aime pas qu’on lui dise qu’il a fait quelque chose pour le Sénégal. Ce que nous faisons pour le Sénégal, nous le faisons pour nous même. Nous sommes de sénégalais et fiers de l’être. Je crois que ce que le pays nous a donné, nous ne pourrons jamais le rendre. Nous avons un pays magnifique, avec une population magnifique ».
Un match qu’on doit gagner pour l’Afrique ?
Aujourd’hui, c’est au-delà du Sénégal. Nous portons le maillot du Sénégal, mais nous jouons pour les amoureux du football, le peuple africain. En 2018, aucune équipe africaine n’avait réussi à passer le premier tour. Et aujourd’hui, il fallait le faire et montrer que les meilleurs footballeurs de ce monde viennent de l’Afrique.
Quelle perception du football anglais ?
Le football anglais a beaucoup changé. Ils veulent jouer comme Manchester City. Ils veulent tout le temps garder la balle, aller de l’avant marque beaucoup de buts. De notre côté on a des joueurs de classes mondiales et on a envie de gagner ce match. Il faudra bien jouer, ne pas penser à l’Angleterre ou au Brésil ou autres équipes. Il faut qu’on joue notre jeu comme on l’a fait contre l’Equateur, montrer notre impact physique.
Une partie de la presse française voit déjà le Sénégal éliminé et se prépare pour le match contre l’Angleterre.
Ça me rappelle le match contre la France en 2002, on avait perdu le match avant de le jouer. Aujourd’hui c’est aux jours de penser à ça, de se dire qu’un match n’est jamais gagné ou perdu avant d’être joué. C’est comme la vie, dans une compétition il y a des favoris il y a des outsiders, qu’on le veuille ou non, aujourd’hui c’est l’adversaire qui est le favori.
Il est en train de jouer son rôle dans cette équipe nationale du Sénégal présente à cette 22e édition de la coupe du monde qui se joue au Qatar. Ismail Jacobs a participé aux trois matchs des champions d’Afrique rendant des copies propres. Pourtant, quelques mois avant, beaucoup de Sénégalais n’auraient pas cru que le joueur allait être un élément clé dans le dispositif de Cissé dans cette compétition. Lee natif de Cologne âgé de 23 ans qui accordé un entretien exclusif à ‘’SourceA’’, a déclaré ses envies de rentrer avec la coupe. Il a abordé avec votre journal, des questions relatives à son intégration, sa nationalité sportive reprise en examen par la Fifa, le prochain match contre l’Angleterre.
Tout se passe très vite dans le football. Pour un rien, on peut se retrouver sur la touche, très loin des projecteurs. Et de la même façon, on peut gravir rapidement les échelons et se retrouver au plus haut de la scène. C’est qui semble se passer avec l’arrière gauche des Lions Ismaila Jacobs.
Il y a quelques mois, le joueur de l’AS Monaco, n’aurait jamais cru qu’il allait être le choix numéro au poste d’arrière gauche. Mais avec la non convocation de Saliou Ciss, la blessure de Ballo Touré en tout début de compétition, le Sénégalo-Allemand a vu un boulevard lui sourire sur le flanc gauche de notre défense. Une opportunité qu’il n’a pas raté car, après une entrée en jeu réussie lors du match contre le Pays-Bas et deux titularisations face au Qatar et l’Equateur avec des prestations énormes à la clé.
« On a gagné et c’est l’essentiel. On va essayer de mettre en place une meilleure organisation pour le prochain match. Mais on est prêt pour le prochain match, pour les 8e »
Un prétexte pour votre journal de se rapprocher du jeune de 23 ans. Ismail Jacobs qui a accordé un entretien exclusif à SourceA, nous a fait part de ses sentiments qu’il vit actuellement dans cette plus grande manifestation du football dans le monde entier. « Je vis ces moments très bien, je suis très heureux d’être là de jouer ma première coupe du monde des nations. C’est très spécial et je crois que tous les Sénégalais les Africains, sont fiers de nous aujourd’hui », a dit le natif de Cologne.
Face à l’Equateur, les champions d’Afrique étaient obligés de défendre à un moment pour gérer la qualification. Pour Jacobs, l’essentiel était de sortir de leur groupe. « Je pense que ce n’était pas le meilleur niveau. Mais le plus important était le résultat du match. On a gagné et c’est l’essentiel. On va essayer de mettre en place une meilleure organisation pour le prochain match. Mais on est prêt pour le prochain match, pour les 8e », a indiqué le partenaire de Krepin Diatta en club.
« C’était très émouvant de voir l’entraîneur pleurer à la fin du match. Je pense qu’il vient de réaliser une chose extraordinaire avec cette qualification, et on est vraiment ambitieux, et veut faire de belle choses dans cette coupe du monde et je pense vraiment que c’est très possible »
II s’est prononcé sur les larmes de Cissé. « C’était très émouvant de voir l’entraîneur pleurer à la fin du match. Je pense qu’il vient de réaliser une chose extraordinaire avec cette qualification, et on est vraiment ambitieux, et veut faire de belles choses dans cette coupe du monde et je pense vraiment que c’est très possible » a assuré le numéro 14 des Lions.
Jacobs s’est également montré très ambitieux dans cet entretien avec votre journal. « Mon objectif ? Je ne sais pas. Mais on veut prendre cette compétition match par match mais on veut gagner. On veut gagner tous les matchs, on veut gagner cette coupe du monde », a-t-il déclaré. Le défenseur sénégalais a été un contrarié par la Fifa en début de compétition qui avait mis en examen sa nationalité sportive.
« J’étais vraiment optimiste que la situation (Ndlr : sa nationalité sportive mise en examen par la Fifa) aller se décanter et que je puisse jouer pour le Sénégal. Et là je suis vraiment très heureux et satisfait. Pour le choix entre le Sénégal et l’Allemagne ça pas été difficile »
Mais d’après lui, il a vécu ces moments positivement. « J’étais vraiment optimiste que la situation (Ndlr : sa nationalité sportive mise en examen par la Fifa) aller se décanter et que je puisse jouer pour le Sénégal. Et là je suis vraiment très heureux et satisfait. Pour le choix entre le Sénégal et l’Allemagne ça pas été difficile », a-t-il fait savoir avant de revenir sur son intégration.
C’était très facile d’intégrer et de m’adapter à cette équipe. Le peuple sénégalais est formidable, les gens m’ont très bien accueilli et c’est devenu facile de me retrouver au sein de l’équipe.
En battant l’Equateur mardi le Sénégal a validé son billet pour les 8e de finale de la Coupe du monde Qatar 2022.
« Contre l’Equateur, on a vu une équipe du Sénégal qu’on attendait dans cette coupe du monde. Sur le plan physique, sur le plan tactique, sur le plan de l’animation offensive et défensive, on a vu une équipe du Sénégal qui était présente.
Du coup, je tire mon chapeau à l’encadrement technique qui a réussi dans ce match un excellent coaching. Un encadrement qui a mis en place un prouve jeu auquel les joueurs ont adhéré avec rigueur et concentration sur toutes les lignes.
Bravo pour ce coaching gagnant d’Aliou Cissé. On attendait une équipe compétitive dans ce match contre l’Equateur et il a su trouver les hommes qu’il faut pour venir à bout de cette équipe Sud-américaine redoutable.
Ce match contre l’Equateur a montré qu’on a l’effectif pour faire face à n’importe quel adversaire dans ce mondial.
En plus, Aliou Cissé a un groupe de joueurs prêts à répondre à toute forme de schéma de jeu en fonction de l’équipe adverse. La preuve, on peut même jouer avec une défense à 3. Cette richesse de l’équipe sénégalaise est un travail de dur labeur avec la Coupe d’Afrique.
Lors de la CAN, le Sénégal a démarré la compétition avec 15 joueurs pour finir champion d’Afrique. On a entamé aussi la coupe du monde en perdant un élément clé de notre équipe en la personne de Sadio Mané. Malgré cette absence de taille, l’équipe a montré qu’elle est capable de répondre présente dans cette coupe du monde. On espère qu’ils continueront dans cette dynamique pour aller le plus loin possible dans cette coupe du monde.
Pour ce qui est de notre prochain adversaire qui est l’Angleterre. C’est un adversaire prenable. Aujourd’hui, la plupart de nos joueurs évoluent en Angleterre. Donc, ils connaissent les qualités de nos adversaires et ils sont conscients que c’est un match à élimination directe. Dans ce tableau des 1/8e de finale toutes les équipes se valent. Contre l’Angleterre, le Sénégal est assez outillé pour passer ».
C’est bien l’Américain Odie Delanay qui était désigné pour affronter le Sénégalais Oumar Kane dit Reug Reug, le samedi 3 décembre 2022, aux Philippines. Mais, c’est finalement l’Ouzbek Zhasur Mirzamukhamedov qui sera le prochain adversaire de l’Extraterrestre. Né le 26 janvier 1986, à Ouzbékistan, ce combattant de 36 ans a déjà remporté tous ses 6 combats, ne concédant aucune défaite jusqu’ici. Grand de taille avec 1,98m, il a disputé son dernier combat le 3 juin 2022, en One Champions.
C’est dire que c’est un véritable gros morceau qui se dresse devant le Sénégalais qui aura la lourde tâche de lui infliger sa première défaite dans les MMA.
Lancé par Aliou Cissé comme titulaire pour une première fois mardi contre l’Equateur, Illimane Ndiaye a fait montre d’explosivité et d’audace. Des qualités qui manquaient à l’équipe nationale orpheline de Sadio Mané. Le nouveau chouchou du public sénégalais livre ses impressions sur sa prestation.
« J’ai bien vécu ma première titularisation en équipe nationale. J’étais déjà prêt mentalement. Je suis satisfait de ma prestation mais je peux mieux faire offensivement et défensivement. C’était un match très physique mais on a bien répondu.
Le plus important c’était de gagner. On a très bien préparé ce match contre l’Equateur. On est content du résultat.
Je n’ai pas de problème pour jouer en position axiale ou sur les côtés. Le coach m’a donné des consignes que je devais appliquer. Je suis prêt à jouer à n’importe quelle position. C’est lui qui prend les décisions. J’ai pensé à ma famille après la qualification. J’avais pris le ballon du penalty pour perturber un peu le gardien. On savait que c’est Ismaila Sarr qui allait tirer. Mon intégration se passe bien puisque tout le monde m’a bien acceuilli ».
Le Sénégal, ayant perdu Idrissa Gana Guéye, pour le match de dimanche contre l’Angleterre, compte sur le retour de Cheikhou Kouyate pour museler les milieux de terrain des Three Lions.
Gana Guéye (97 sélections) ne jouera pas le 8e de finale de Coupe du monde entre le Sénégal et l’Angleterre ce dimanche 04 décembre. En effet, le « meilleur joueur » sénégalais du premier tour est suspendu pour un cumul de deux cartons jaunes.
Gana Gueye, omniprésent lors des trois premiers matchs du Sénégal au premier tour, a été très intéressant dans la récupération et la projection vers l’avant. Ce qui lui a permis de se procurer de nombreuses situations dangereuses.
En l’absence du doyen de la tanière, Aliou Cissé devra alors trouver des solutions pour faire face aux excellents milieux de terrain anglais : Jordan Henderson, Jude Bellingham, Declan Rice, Kalvin Philips…
« Le football, ce n’est pas seulement des individualités. C’est un collectif. un schéma tactique auquel tout le monde adhère. On a une profondeur de banc avec des joueurs qui entrent et qui peuvent apporter plus », souligne le sélectionneur Aliou Cissé.
Toutefois, le retour de Cheikhou Kouyate (85 sélections), blessé à la cuisse et absent depuis le match d’ouverture face aux Pays-Bas, est tant espéré. L’enfant de Khar Yalla, énorme dans la récupération, le pressing haut et les harcèlements durant les 73 minutes qu’il a passées sur le terrain face aux Bataves, aurait été utile dans l’entre jeu notamment à son immense expérience.
« Ce n’est pas un ou deux joueurs qui vont gagner les matchs. C’est 23 ou 26 joueurs qui vont le faire ensemble. Tout le monde est concerné », ajoute Gana Gueye.