À la une

En 1/2 finale: Le Maroc sans ses 03 cadres Amine Harit, Nayef Aguerd et Noussair Mazraoui balaient les arguments fallacieux des responsables du football sénégalais

Pour justifier la défaite du Sénégal contre l’Angleterre, Aliou Cissé et la fédération Sénégalaise de football ont voulu faire croire aux sénégalais que cette défaite est dûe à l’absence des 03 cadres dont Sadio Mané, Cheikhou Kouyate et Gana Guéye tous trentenaires donc proches de leur fin de carrière.

Et pourtant le Maroc sans 03 de ses cadres dont l’attaquant de Marseille Harit qui comme Sadio Mané s’est blessé une semaine avant le début de la compétition sans oublier Nayef Aguerd et le latéral du Bayern Noussair Mazraoui.

Comme pour dire à Aliou Cissé et aux responsables de la fédération Sénégalaise de football qui voulaient utiliser l’absence des « 03 cadres de la tanière » pour justifier la défaite du Sénégal que cet argumentaire est fallacieux.

Regragui avec des joueurs évoluant dans le championnat Marocain, quatari ou dans les clubs Français comme Angers ont battu la Belgique, l’Espagne et le Portugal avec un seul but encaissé en 05 matchs.

Le Sénégal avec tout le potentiel dont il dispose a été humilié par les anglais et battu par une modeste équipe des Pays-Bas éliminé par l’Argentine. Le Sénégal a été sorti de ce mondial à cause du mauvais coaching et l’absence de matchs amicaux dignes de ce nom avec les grandes nations de foot.

En 1/2 finale: Le Maroc sans ses 03 cadres Amine Harit, Nayef Aguerd et Noussair Mazraoui balaient les arguments fallacieux des responsables du football sénégalais Lire la suite »

Le Maroc en 1/2 finale: Regragui donne une leçon tactique à Aliou Cissé

On ne change pas une équipe qui gagne. Ça, le coach Marocain semble l’avoir compris. Depuis le début de la compétition, le coach Marocain aligné le même onze type. Ce choix a permis aux joueurs Marocains de développer une connexion sur le terrain et d’être une équipe soudée.

Tout le contraire d’El Tactico qui a aligné à chaque match un onze différent. Alors que tout le monde pensait qu’il avait trouvé son onze face à l’Equateur, le coach sénégalais est venu tout chambouler face à l’Angleterre en changeant notamment de dispositif avec la titularisation de Krepin Diatta. Une situation que personne n’a comprise. La titularisation du milieu de Monaco a totalement handicapé l’équipe sénégalaise.

De plus, face aux Portugais en 1/4 de finale, Regagri a fait sans deux de ses cadres Nayef Aguerd et Noussair Mazraoui blessés alors qu’au même Aliou Cissé évoquait l’absence de Sadio Mané, Kouyate et Gana pour justifier la défaite face à l’Angleterre.

Regragui pour remplacer Noussair Mazraoui a fait appel à YAHYA ATTIAT-ALLAH qui évolue au Wydad Casablanca. Comme quoi, le coach Marocain a su hisser le Maroc en 1/2 finale avec des joueurs évoluant au Maroc et dans le championnat Qatari.

Aliou Cissé n’est pas El tactico car tactiquement il est trop trop limité sinon il n’allait jamais oser mettre un Krepin Diatta qui n’est même pas capable d’éliminer un défenseur sur le terrain. Sur 05 matchs, le Maroc n’a encaissé qu’un seul but depuis le début de ce mondial. Bravo à Regragui pour son excellent coaching.

Le Maroc en 1/2 finale: Regragui donne une leçon tactique à Aliou Cissé Lire la suite »

Aliou Cissé s’est volontairement privé de Pape Ousmane Sakho au profit de Loum Ndiaye et Moustapha Name

Cette campagne au Qatar a exposé les limites de la liste d’Aliou Cissé. Dans sa logique de récompenser ses champions d’Afrique, le patron de la tanière a bafoué les fondamentaux qu’exige la haute compétition.

Il a préféré faire des cadeaux à des joueurs qui avaient montré toutes leurs limites lors de la CAN au Cameroun et lors des matchs d’avant Mondial que d’aller à ce tournoi Qatari avec ses meilleures armes du moment.

En allant à ce grand rendez-vous planétaire, Cissé savait très bien que Mamadou Loum Ndiaye et Moustapha Name avait d’infimes chances de disputer ne serait-ce qu’une petite minute dans cette compétition au même titre que le gardien Alfred Gomis qui est relégué à la troisième position dans la hiérarchie.

Même cela n’a pas été officiellement décrété par le staff technique. Il s’est volontairement privé de certains potentiels comme le virevoltant et talentueux Pape Ousmane Sakho qui a un profil un peu similaire à celui de Sadio Mané.

Le capitaine de la génération 2002 doit prendre son courage et savoir tourner une page pour l’intérêt du Sénégal et non d’un groupe très restreint. Cela passe par donner la chance aux U23 qui ont fait forte impression lors des deux rencontres amicales contre le Maroc en septembre. Le statut ne doit pas primer sur le mérite.

Aliou Cissé s’est volontairement privé de Pape Ousmane Sakho au profit de Loum Ndiaye et Moustapha Name Lire la suite »

Pointé du doigt par certains observateurs: Édouard Mendy menacé ?

Son cas suscite de nombreuses interrogations, surtout dans la foulée du revers inaugural des lions dans ce mondial face aux Pays-Bas (0-2).

Édouard Mendy a été pointé du doigt comme étant le principal responsable de l’entrée ratée du Sénégal à cette 22e édition du mondial.

Même s’il s’est ensuite rattrapé contre le Pays Hôte (3-1) avec des arrêts monumentaux, le gardien de but de Chelsea n’a pu taire les critiques à son encontre. Surtout après les trois buts encaissés contre les Three lions en huitièmes. L’ancien portier du stades de Reims n’a pas été décisif.

Et à l’heure de faire le bilan, au lendemain de la débâcle des lions, on constate que le Sénégal a pris 07 buts en 04 matchs. Mendy est en quelque sorte l’un des symboles de cette faiblesse de l’arrière garde sénégalaise.

La sélection de Cissé était donc loin des standards d’une grande équipe capable de tenir tête aux ténors. On a pas besoin d’être expert pour savoir que, si on veut aller loin dans un tournoi, il faut une très bonne défense.

On s’attend à ce qu’Aliou Cissé redistribue les cartes, parce que les futures échéances se préparent dès à présent.

Pointé du doigt par certains observateurs: Édouard Mendy menacé ? Lire la suite »

Mondial-2022 : Sénégal, un échec programmé?

Visant le dernier carré de la Coupe du monde 2022, le champion d’Afrique en titre a été sorti dès les 8èmes de finale par l’Angleterre (3-0). Au-delà de l’absence de Sadio Mané du tournoi et de certains cadres contre les Three Lions, le fiasco porte également les empreintes d’un mauvais management.

Le Sénégal rêvait grand, très grand même, pour cette Coupe du monde 2022 (du 20 novembre au 18 décembre). Avec un effectif bien fourni, les Lions, la fédération et le staff avaient affiché leur ambition de marquer l’histoire : c’est-à-dire être la première équipe africaine à s’inviter dans le carré d’as de la plus grande compétition de football de la planète. Au lendemain du titre continental conquis en terre camerounaise en février dernier, l’appétit était devenu plus prononcé. 

Le président de la République avait été très emballé. Dans l’euphorie de la victoire finale à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), il avait exprimé une requête : «En vrais conquérants, je suis sûr que vous gardez à l’esprit les prochaines échéances des barrages de la prochaine Coupe du monde (…) Pour la Coupe du monde, je ne vous demande pas d’aller ramener le trophée, mais j’aimerais vous voir atteindre les demi-finales. C’est juste ce que je vous demande. Aliou (Cissé), je crois que vous en êtes capables», avait-il formulé lors de la cérémonie de décoration et de récompenses des champions d’Afrique.

Dix mois après, le constat est implacable. C’est devenu une chimère car le Sénégal n’a pu franchir le cap des huitièmes de finale. La fin du parcours est même plus désastreuse qu’on ne pouvait l’imaginer : une claque reçue face à l’Angleterre (3-0), dimanche dernier.

Il est vrai que les Lions ont fait un progrès par rapport à leur dernière participation où ils s’étaient arrêtés à la phase de poules à la grand-messe du football mondial de 2018 en Russie. Mais ce parcours de 2022 ressemble donc à un échec, vu l’ambition affichée dès le départ. Et dans de pareils cas, il faut faire une analyse objective. La mienne repose sur plusieurs facteurs.

L’absence de Gana et Kouyaté contre l’Angleterre

Le succès des Three Lions ne souffre d’aucune contestation. Harry Kane et ses partenaires ont surclassé la bande à Aliou Cissé, qui n’a pu s’empêcher de reconnaître, dans la foulée du revers, qu’il y avait une classe d’écart entre les deux équipes. Mais on peut expliquer la différence de niveau par l’absence de deux cadres de la Tanière : Idrissa Gana Guèye et Cheikhou Kouyaté. Deux joueurs d’une expérience notoire. Deux éléments qui ont le sens du sacrifice sur le terrain.

Sans ces deux, la bataille du milieu de terrain était presque perdue d’avance. Gana et Kouyaté connaissent bien la culture de jeu des Anglais, puisqu’ils évoluent en Premier League. Le milieu de terrain d’Everton (33 ans) s’est d’ailleurs fait un nom à travers ce championnat, avec ses statistiques impressionnantes, en termes d’interceptions de balles, de tacles réussis… En plus, sa technique et sa discipline tactique ne sont plus à démontrer. L’ancien joueur du Paris Saint-Germain (PSG) a été peut-être le meilleur sénégalais dans ce tournoi.

Quant à Kouyaté, il est moins technique, mais son abattage est sans aucune mesure. Présent en Premier League depuis 2014, le milieu de terrain de Nottingham Forest est un joueur atypique. Il garde toujours cette capacité à resurgir à n’importe quel moment. Déchu de son brassard de capitaine au Mondial-2018, l’ancien sociétaire de West Ham a démontré qu’on peut toujours compter sur lui, qui va fêter ses 33 ans le 21 décembre prochain. Son match perdu (2-0) contre les Pays-Bas (première journée de ce Mondial) en était la parfaite illustration. Ceux qui pensaient que son temps en sélection était révolu devraient certainement revoir leur position.

Le Sénégal a été donc privé de deux mastodontes qui pouvaient rivaliser avec les Jordan Henderson, Declan Rice dans l’entrejeu… De l’expérience en moins ! Deux experts en matière de harcèlement et d’agressivité dans le jeu.

Le forfait de Sadio Mané

Dans un article publié à l’annonce de son forfait pour ce Mondial, on avait fait remarquer que le Sénégal perdait son «cœur» du jeu. D’ailleurs, le scepticisme s’est vite installé chez les Sénégalais. Car le Sénégal sans Sadio Mané pour ce grand rendez-vous footballistique au Qatar, c’est un peu la France sans Kylian Mbappé. L’enfant de Bambali (région de Sédhiou) est l’homme à tout faire dans cette Tanière. Le joueur de classe mondiale, le deuxième au classement du Ballon d’Or France Football 2022, celui qui fait peur à l’adversaire. Finisseur, passeur décisif, perforateur des lignes adverses…, la palette de l’ancien joueur de Liverpool a porté l’équipe ces dernières années. Un attaquant véloce, efficace et audacieux. Un profil vraiment multiforme et rare dans le football.

Sans compter son expérience du haut niveau. Le vainqueur de la Ligue des champions 2019 a des chiffres qui exposent à merveille son influence dans le jeu des Lions. Avec 32 réalisations, l’attaquant du Bayern Munich a détrôné Henri Camara (31 buts) de son statut de meilleur buteur de l’histoire de la sélection.

D’un autre côté, le joueur de 30 ans est celui qui donne plus de confiance, transmet une certaine énergie sur le terrain.

Les erreurs d’Aliou Cissé

On l’aura beau surnommé El Tactico, Aliou Cissé a commis quelques erreurs. Normal, pour un humain. Mais le patron de la Tanière aurait pu éviter certaines fautes. La plus évidente est celle de n’avoir pas appris à jouer sans Sadio Mané. Le sélectionneur ne s’est jamais privé d’aligner l’ancien pensionnaire de Génération Foot. Même lors des matchs amicaux.

Il n’a non plus donné à Iliman Ndiaye le temps nécessaire pour pouvoir s’adapter au jeu des Lions et à la compétition internationale. Malgré le potentiel qu’il démontre en Championship (D2 anglaise), l’attaquant de Sheffield United s’était contenté de quatre petites minutes lors des deux rencontres amicales de la fenêtre FIFA de septembre (contre Bolivie 2-0 et face à l’Iran 1-1).

La faute des dirigeants

Le parcours des Lions dans ce tournoi a prouvé à suffisance que le Sénégal était très loin du niveau des grandes nations de football. Parce que le champion d’Afrique n’a pu contenir les Pays-Bas (défaite) ni l’Angleterre. Les deux succès ont été obtenus contre le Qatar (3-1) et l’Équateur (2-1), deux sélections de «D3» et «D2»  mondiales.

La leçon qu’il faut en tirer est qu’on doit oser affronter les meilleurs pour grandir, et non prendre des équipes moyennes pour préparer une compétition de ce genre. Le haut niveau s’acquiert avec l’expérience qui vous permet de gommer certaines erreurs, de voir certains détails. Ces dernières années, le Sénégal n’a eu qu’une affiche de prestige : c’était contre le Brésil en 2019 (1-0). Au moment où le Ghana et la Tunisie ont pu décrocher les quintuples champions du monde en direction du mondial qatari.

Le sélectionneur Cissé a, certes, commis des erreurs, mais il n’a pas été bien aidé par l’instance dirigée par Me Augustin Senghor.

Mondial-2022 : Sénégal, un échec programmé? Lire la suite »

Ferdinand Coly sur l’avenir d’El Tactico: «Il y a une progression de l’équipe nationale qui avait été éliminée au premier lors du précédent mondial »

Après cette élimination en huitièmes de finale, que faut-il faire maintenant ?

Le staff technique et la fédération vont évaluer le parcours des lions au mondial. L’objectif, c’était au moins de sortir des poules. Cela a été fait. Maintenant, par rapport à l’objectif des quarts de finale, des demi-finales, le débat se pose pour les fédéraux. Ce n’était pas une petite ambition.

Néanmoins, il y a une progression de l’équipe nationale qui avait été éliminée au premier lors du précédent mondial. C’est un acquis. On a joué un 8e de finale extrêmement difficile face aux anglais. Ils étaient les favoris, nous étions les outsiders. On est tombé sur un adversaire supérieur. La marche était trop haute, il faut l’accepter et continuer à travailler pour La Défense de notre titre continental.

En 2002, lors du premier mondial du Sénégal, vous aviez atteint les 1/4 de finale. Quel avait été le secret de votre réussite ?

A l’époque, personne ne pensait que le Sénégal pouvait arriver à ce niveau de performance. C’était la grosse surprise. On a abordé cette coupe du monde avec un bon mental. On a bataillé dur, on a été combatif. Au fil de la compétition, on a progressé tout en étant humble.

Chaque match était un combat âprement disputé. Après nous, le Ghana a été très proche des demi-finales, mais Gyan Assamoah a raté ce penalty en fin de match. Cette fois-ci, on espère que le Maroc qui a beaucoup de qualités, s’en sortira contre le Portugal. Ce serait extraordinaire pour l’Afrique », a souhaité l’ancien latéral droit des lions, Ferdinand Coly.

Ferdinand Coly sur l’avenir d’El Tactico: «Il y a une progression de l’équipe nationale qui avait été éliminée au premier lors du précédent mondial » Lire la suite »

Le Sénégal sans Sadio Mané, c’est comme la France sans Mbappé

Dans un article publié à l’annonce de son forfait pour ce mondial, on avait fait remarquer que le Sénégal perdait son cœur du jeu. D’ailleurs, le scepticisme s’est vite installé chez les Sénégalais. Car le Sénégal sans Sadio Mané pour ce grand rendez-vous footballistique au Qatar c’est un peu comme la France sans Mbappé.

L’enfant de Bambali est l’homme à tout faire dans cette tanière. Le joueur de classe mondiale, le deuxième au classement du Ballon d’or France football 2022, celui qui fait peur à l’adversaire. Finisseur, passeur décisif, perforateur des lignes adverses, la palette de l’ancien joueur de Liverpool a porté l’équipe ces dernières années. Un attaquant véloce, efficace et audacieux. Un profil vraiment multiforme et rare dans le football.

Sans compter son expérience du haut niveau. Le vainqueur de la ligue des champions 2019 a des chiffres qui exposent à merveille son influence dans le jeu des lions. Avec 32 réalisations, l’attaquant du Bayern Munich a détrôné Henry Camara (31 buts) de son statut de meilleur buteur de l’histoire de la sélection. D’un autre côté, le joueur de 30 ans est celui qui donne plus de confiance, transmet une certaine énergie sur le terrain.

Le Sénégal sans Sadio Mané, c’est comme la France sans Mbappé Lire la suite »

Mondial 2022: Les erreurs d’Aliou Cissé

Le Sénégal rêvait grand, très grand même pour cette coupe du monde 2022.

Avec un effectif bien fourni, les lions la fédération et le staff avaient affiché leur ambition de marquer l’histoire c’est à dire être la première équipe africaine à s’inviter dans le carré d’as de la plus grande compétition de football de la planète. Au lendemain du titre continental conquis en terre camerounaise en février dernier, l’appétit était devenu plus prononcé.

Il est vrai que les lions ont fait un progrès par rapport à leur dernière participation où ils s’étaient arrêtaient à la phase de poules à la grande messe du football mondial de 2018 en Russie. Mais ce parcours de 2022 ressemble donc à un échec vu l’ambition affichée dès le départ. Et dans de pareils cas, il faut faire une analyse objective. La mienne repose sur plusieurs facteurs.

Les erreurs d’Aliou Cissé

On l’aura beau surnommé El Tactico, Aliou Cissé a commis quelques erreurs. Mais le patron de la tanière aurait pu éviter certaines fautes. La plus évidente est celle de n’avoir pas appris à jouer sans Sadio Mané. Le sélectionneur ne s’est jamais privé d’aligner l’ancien pensionnaire de Génération foot. Même lors des Match amicaux.

Il n’a non plus donné à Illiman Ndiaye le temps nécessaire pour pouvoir à s’adapter au jeu des lions et à la compétition internationale. Malgré le potentiel qu’il démontre en Championship, l’attaquant de Shieffield United s’était contenté de quatre petites minutes lors des deux rencontres amicales de septembre contre la Bolivie (2-0) et l’Iran (1-1).

Mondial 2022: Les erreurs d’Aliou Cissé Lire la suite »

Ferdinand Coly revient sur la déroute des lions face à l’Angleterre: « C’est vrai que Krepin Diatta est un peu passé à côté de son mondial mais c’est le choix du coach qui a décidé de le titulariser»

Quart de finaliste du mondial 2022 et ancien manager de l’équipe nationale, Ferdinand Coly dans son analyse de l’élimination du Sénégal à la coupe du monde, souligne le manque d’expérience d’une équipe privée de Gana Gueye pour un match tactique.

Le Sénégal a été éliminé en 1/8e de finale du mondial 2022 par l’Angleterre (0-3). Avec le recul, qu’est-ce qui n’a pas marché dimanche dernier ?


De loin, chacun a sa perception des choses. Cela dit, face à un adversaire du calibre de l’Angleterre, je m’attendais à un milieu de terrain plus compact. Ce qui est sûr, des consignes ont été données aux joueurs. Maintenant, je n’étais pas dans la tanière pour savoir quelle était la stratégie adoptée par le sélectionneur Aliou Cissé.

Contre les Pays-Bas, la stratégie était bonne avec un bloc paramedian, un milieu densifié avec Gana Gueye, Nampalys Mendy et Cheikhou Kouyate. Par conséquent, notre défense était protégée. Ce jour-là, le Sénégal a été difficile à manœuvrer même si le match a été perdu au final.


Mais face aux anglais, on a ouvert le jeu et nos milieux n’ont pu faire face à l’adversité. Très vite, on a été dominé. On parle beaucoup du repositionnement de Krepin Diatta dans l’entrejeu. C’est vrai qu’il est un peu passé à côté de son mondial mais c’est le choix du coach qui a décidé qui a décidé de le titulariser pour ses raisons. Sincèrement, je m’attendais à plus d’opposition, à davantage de duels disputés dans tous les compartiments.


Pendant les 20 premières minutes de la rencontre, les anglais ont buté sur la défense sénégalaise.

Après, on a un sentiment de relâchement. C’est à ce moment que l’expérience a fait très mal. Ils ont aspiré l’équipe pour mieux la punir. Les lions ont commencé à prendre confiance. Et malheureusement, on n’a pas concrétisé nos quelques occasions. On ne peut pas demander aux jeunes d’avoir l’expérience de Gana Gueye pour savoir quoi faire dans certaines situations. L’expérience, c’est du vécu. Ça ne s’apprend pas. Beaucoup de gens sont déçus car on attendait énormément de cette équipe. On a mis trop de pression sur le groupe pensant que le champion d’Afrique en titre allait forcément se qualifier en demi-finales de la coupe du monde. Il faut se reconcentrer et se projeter sur les prochaines échéances. »

Ferdinand Coly revient sur la déroute des lions face à l’Angleterre: « C’est vrai que Krepin Diatta est un peu passé à côté de son mondial mais c’est le choix du coach qui a décidé de le titulariser» Lire la suite »

Sur les traces de Oumar Seck, père de Ismaël Jakobs

L’arrière gauche des Lions du Sénégal Ismaël Jakobs, dont le père Oumar Seck a passé une partie de son enfance à Nioro, dans la région de Kaolack, a de qui tenir si l’on en croit ses connaissances qui gardent de lui le souvenir d’un footballeur aux qualités techniques exceptionnelles.

« On l’appelait Ngaté et il jouait trop bien au football. Quant il joue au milieu, il règne en maitre absolu avec classe et élégance, avec des passes précises et des dribbles qui rappellent par moment la beauté du football brésilien’’, confie El Hadj Wack Mamour Ba, considéré par beaucoup comme un des meilleurs milieux de terrain dans l’histoire du football de Nioro du Rip.

Oumar Seck parvenait à verrouiller ‘’sa défense avec fermeté et assurance’’, chaque fois qu’il jouait le rôle de libéro, selon El Hadj Wack Mamour Ba.

‘’En voyant Ismaila Jakobs jouer, je vois la même hargne, la même rigueur et le même engagement que son père. La seule différence, c’est que son père Oumar Seck avec qui j’ai joué à l’ASC Deggo de Nioro, brillait surtout par sa technique. C’est avec lui que j’ai vu pour la première fois un défenseur passer une balle à son gardien par la tête. Voilà quelqu’un qui faisait l’unanimité sur le terrain », rappelle-t-il.

L’actuel maire de Nioro Djim Momath Ba dit aussi se souvenir du père d’Ismael Jakobs avec lequel il a joué à l’ASC Deggo, en compagnie d’Elimane Ba dit Caster, Insa Sy, Khadim Diallo, Laye Thiam, mais aussi El Hadji Wack Mamour Ba.

Si Nioro vibre tant au rythme des protections de balles, dégagements et tirs d’Ismaila Jakobs, c’est que ce dernier rappelle beaucoup de choses aux voisins et condisciples de son père Oumar Seck.

Parmi eux, Ndiogou Dieng, l’emblématique portier des Espoirs du Rip. Ce dernier s’est retrouvé avec le père de Ismaila Jacob au lycée Blaise Diagne de Dakar, après avoir fait leurs classes à Nioro.

Ils joueront ensemble avec les Mamadou Marème Diallo, Aly Male, les Zeum de l’Us Ouakam, Alassane Seck du Jaraf et Pape Idrissa Thiam du Dial-Diop de Dakar.

Dans ce groupe évoluaient des joueurs qui faisaient l’unanimité par leur talent, avec à leur tête un coach originaire de Nioro, du nom de Amath Camara, professeur d’éducation physique. Ce technicien est de la même promotion que Mayacine Mar, actuel directeur technique national (DTN).

C’était du temps des championnats scolaires, rappelle Amath Camara dont la ‘’grosse artillerie’’ était venue à bout de l’équipe du lycée Malick Sy de Thiès en finale de l’Union des associations sportives scolaires et universitaires (UASSU), en 1987.

Le lycée Malick Sy était alors coaché par Amsata Fall, avec Mayacine Mar comme délégué du match, rappelle-t-il.

L’histoire a fait que Amsata Fall et Mayacine Mar ont côtoyé Amath Camara, l’ex-coach du père d’Ismael Jakobs et ancien professeur d’éducation physique au lycée Blaise Diagne.

Mame Cheikh Traoré, un autre ami très proche d’Oumar Seck, se souvient surtout des tournois inter-quartiers qui opposaient souvent Dalton à Thiérère. Il dit se rappeler la haine que Oumar Seck avait de la défaite, au point qu’il lui arrivait de pleurer lorsque son équipe était menée.

Une attitude qu’il dit déceler dans la hargne et la détermination caractérisant selon lui Ismaël Jakobs.  »Il jouait excentré gauche en équipe d’Allemagne espoirs. C’est quand Monaco l’a acheté qu’il a commencé à jouer arrière gauche », note-t-il au sujet de Jakobs.

Dimanche 4 décembre, beaucoup de fils de Nioro ont fait de la photo d’Ismaël Jakobs leur profil sur leurs réseaux sociaux.

Son père Oumar Seck a pour sa part suivi depuis les gradins le match de huitième de finale ayant opposé le Sénégal à l’Angleterre. Les images de son brillant parcours, de Deggo, son club de Nioro, au lycée Blaise, à Dakar, ont sans doute défilé dans sa tête.

Mais le plus important c’est que Nioro se souviendra d’Oumar Seck aussi longtemps que brillera son fils en équipe nationale du Sénégal.

Sur les traces de Oumar Seck, père de Ismaël Jakobs Lire la suite »