En gest star lors du tirage au sort de la CAN 2024, Akon reconnu pour être un vrai passionné du foot a livré ses impressions sur le site de la CAF.
À la question de savoir si le Sénégal, en tant que champion d’Afrique en titre, est le principal favori à sa succession ?
Akon a laissé entendre que « Bien sûr, tout le monde espère gagner. Si l’on considère que nous sommes les champions d’Afrique en titre, je pense qu’il est grand temps de le refaire ».
Ako rappelle, en outre, que « le Sénégal a toujours été une nation très liée au football et nous devons continuer à créer plus d’opportunités pour nous-mêmes ».
Un appel qui ne va pas tomber dans l’oreille d’un sourd puisque les lions indomptables de la Teranga, après avoir administré une leçon mémorable de foot aux faux lions du Cameroun (1-0), veulent rééditer le coup de 2022 et offrir au peuple Sénégalais sa seconde Coupe d’Afrique d’affilée.
Il n’est certainement pas le plus beau des joueurs Sénégalais mais contre le Cameroun, Krepin a, sans aucun doute, livré sa meilleure prestation en équipe nationale depuis son retour de blessure.
Actuel leader de la ligue 1 Française avec l’As Monaco où il évolue comme piston tout comme son compère Jakobs, Krepin semble être beaucoup plus à l’aise sur ce poste.
Et ce n’est pas le journaliste Aboubacry Bâ qui attestera le contraire puisqu’il affirme que: « Krépin Diatta a été certainement l’un des tout meilleurs sénégalais lors de la précieuse victoire face au Cameroun (1-0 en amical à Lens). Mobile et habile, il a été un rouage essentiel dans les transitions et transmissions. Tantôt rugueux dans les devoirs défensifs, dans la pure tradition de l’arrière droit à l’ancienne, souvent en phase terminale d’actions significatives d’attaque mais toujours au cœur de l’animation du jeu des Lions «.
L’ancien journaliste de la RTS de rajouter que : « Si le sélectionneur national insiste tant avec Krépin Diatta c’est qu’il a compris mieux que tout le monde que la grande capacité d’adaptation tactique du jeune joueur est un luxe rare. Dans sa quête de systèmes pour faire face aux équipes qui jouent en bloc bas, coach Cissé a encore misé sur son nouveau couteau suisse, Krépin sera à la fois ce piston droit au rôle offensif assumé qui offre une solution supplémentaire derrière l’attaquant et ce latéral au rôle défensif assuré qui permet de rééquilibrer une défense aménagée avec trois centraux ».
Contre les faux lions du Cameroun, Krepin Diatta a posé énormément de problèmes à Toko Ekambi qui, à part une ou deux actions, a été très peu en vue.
Changement de dispositif, pas de paire défensive. Depuis trois matchs, Aliou Cissé associe toujours Moussa Niakhaté à Kalidou Koulibaly. Le premier, comme le deuxième, est devenu incontestable en sélection. Abdou Diallo, lui, n’est plus la première option de Aliou Cissé l’axe et sur le flanc gauche, où l’éclosion d’Ismail Jakobs pourrait lui faire de l’ombre.
Quand la composition de Sénégal / Cameroun (1-0) est tombée, lundi dernier, voir le nom d’Abdou Diallo parmi les remplaçants n’a rien eu d’une surprise. Il y a quatre mois, face au Brésil, cela avait étonné quand Moussa Niakhaté lui avait été préféré. Le joueur du club qatari d’Al-Arabi a suivi du banc la victoire de prestige des siens sur la Seleção.
À la trêve internationale de septembre, la surprise venait de sa présence sur le flanc gauche, où il avait démarré comme titulaire, face à l’Algérie (0-1, 12 septembre 2023). Depuis, le sélectionneur national mise sur un duo défensif Koulibaly-Niakhaté et ne déroge plus à ce choix. Et pour voir l’ex-défenseur du PSG démarrer un match du Sénégal dans l’axe, c’est vers la 5ème journée des éliminatoires de la CAN 2024 (Benin / Sénégal 1-1, 17 juin 2023) qu’il faut se tourner, il y a encore quatre mois. Pire, le désormais ex-binôme de «KK3» peut ne plus être le premier choix sur le flanc gauche, où l’éclosion d’Ismail Jakobs pourrait lui faire de l’ombre. Plus question pour autant de reléguer sur le banc le joueur de l’AS Monaco, selon plusieurs observateurs.
Titulaire à tous les matchs de la CAN et du Mondial
Celui qui a été titulaire à tous les matchs de la Coupe du monde 2022 et de la Coupe d’Afrique Cameroun-2021 n’est plus l’option numéro 1 d’Aliou Cissé pour accompagner Koulibaly dans l’axe de la défense. Avec l’arrivée de Moussa Niakhaté, qui s’affirme sur la durée, il change de statut plus vite que prévu. Gagner une place en sélection n’est pas chose facile. Et gagner une place en équipe nationale quand on sait que, a priori, elle n’est plus pour soi ne doit pas être facile à vivre. Pourtant, c’est sans aucun état d’âme qu’Abdou Diallo s’assoit sur le banc des Lions. Il vit ces derniers mois en sélection avec un double statut : en plus d’être un remplaçant modèle, il est un vrai cadre dans l’effectif sénégalais. Et il y a fort à parier qu’«El Tactico» aura besoin de son expérience à la CAN Côte d’Ivoire-2023. Il a été de l’aventure camerounaise quand le Sénégal remportait la CAN 2021.
Alors qu’il était cité parmi les cadres à la Coupe du monde au Qatar, le défenseur polyvalent perd sa place de titulaire au sein de la défense centrale. La concurrence à ce poste (Kalidou Koulibaly, Abdoulaye Seck, Moussa Niakhaté et Abdoulaye Niakhaté Ndiaye) impose des choix difficiles. Qu’importe pour le sélectionneur. Avec Aliou Cissé, un compliment à la CAN 2021 ne présage pas forcément d’une titularisation l’édition suivante. Une situation paradoxale déjà vécue par d’autres joueurs, et pas les moins talentueux.
Sa dernière tentative réussie contre le Cameroun (1-0), lundi dernier à Lens, montre ô combien Sadio Mané est devenu un spécialiste dans cet exercice. Même si sa façon de tirer reste à parfaire, il réussit à faire trembler les filets adverses.
Le penalty est un exercice qui peut paraître facile, mais il requiert un mental solide et de ne pas succomber à la pression. Certains joueurs ont toujours su rester calme et transformer la plupart de leurs penalties, surtout dans les moments importants.
En 2002, Khalilou Fadiga faisait bien ce En 2002, Khalilou Fadiga faisait bien ce travail en équipe nationale. Il ne tremblait jamais quand il s’agissait de poser le ballon sur le point de penalty, s’élancer avant de botter avec la manière le cuir. Mais depuis la retraite du «gaucher magique», ce profil était devenu rare en sélection. D’Ousmane Ndoye à Henry Saivet en passant par Pape Kouly Diop, personne n’a fait oublier Fadiga. On pensait à Sadio Mané pour exceller dans cet exercice, mais le joueur de Liverpool a mis du temps avant de confirmer.
«J’ai bien travaillé les penaltys en club»
Lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2019 en Égypte, l’ancien attaquant de Metz avait manqué un penalty provoqué par Ismaïla Sarr contre le Kenya (3-0) en poule. Derrière, il avait rectifié le tir en transformant le second péno sénégalais de la rencontre. En 8èmes de finale contre l’Ouganda (1-0), alors qu’il voulait se faire justice, Mané avait vu son tir stopper par le gardien ougandais Denis Onyango. Heureusement, il avait réussi à se racheter en marquant l’unique but de la rencontre sur un exploit personnel. À la fin du match, il était chambré par Idrissa Gana Guèye. «Sadio, tu ne tireras plus nos penaltys hein», rigolait le Parisien en zone mixte.
Certes c’était dans un ton moqueur, mais Sadio Mané a vite compris qu’il fallait laisser la place aux autres et continuer à travailler pour mériter un statut de tireur indiscutable. «J’avais pris du recul pour mieux sauter. J’avais dit que je vais laisser les penaltys aux autres pour le bien de l’équipe et je pense que c’était normal, du coup je suis retourné en club pour bien travailler. Après, on ne sait jamais avec les penaltys mais en tout cas ce qui est sûr, il faut faire l’effort pour récolter les fruits de son travail et cela a toujours été mon cas», avait-t-il confié après avoir offert la victoire sur penalty au Sénégal dans les arrêts de jeu contre Zimbabwe (1-0) lors de la 1ère journée de la CAN-2022.
Le sang-froid devant Ederson
Avant de rejoindre le Cameroun pour la CAN remportée par les Lions, Mané restait sur cinq penaltys consécutifs transformés. Il avait démarré cette belle série par la Guinée-Bissau (2-0) à Thiès en novembre 2020 dans le cadre de la 3ème journée des éliminatoires de la CAN-2022. Sadio avait transformé un penalty provoqué par Ismaïla Sarr. L’ancien joueur de Liverpool récidivera en juin 2021 face à la Zambie (3-1) et au Cap-Vert (2-0) en amical. Encore deux pénos provoqués par Iso. En début septembre de la même année à Brazzaville lors de la 2ème journée des éliminatoires du Mondial-2022, Sadio avait clos le festival par un nouveau penalty transformé. De retour de Yaoundé, Sadio avait démarré les éliminatoires de la CAN-2024, tout en maitrise. Sur les trois buts marqués contre le Bénin (3-1) en juin 2022, les deux ont été inscrits sur penalty. Quelques jours plus tard, sa nouvelle tentative réussie face au Rwanda (1-0) avait libéré les siens. Buteur sur penalty contre la Bolivie (2-0) en septembre 2022 en amical à Orléans (France), Mané avait également brillé dans cet exercice en juin dernier contre le Brésil (4-2) à Lisbonne (Portugal). Auteur d’une magnifique enroulée qui n’avait laissé aucune change à Ederson, Mané reviendra pour enfoncer le gardien de Manchester City, cette fois-ci sur penalty dans les arrêts de jeu.
Onana pris à contre-pied
Après Ederson, c’est André Onana qui a mordu la poussière face à Sadio Mané. Lundi dernier face au Cameroun, l’attaquant du club saoudien d’Al-Nassr a marqué l’unique but de la rencontre sur penalty (35’), après une faute sur son capitaine Kalidou Koulibaly, ceinturé par le défenseur camerounais Oumar Gonzalez dans la surface sur un coup franc venu de la gauche. Au moment de tirer, il avait sans doute en tête le penalty manqué lors de la séance des tirs au but contre le même Cameroun en quart de finale de la CAN-2017. Face à Fabrice Ondoua, Mané avait vu ton tir arrêté par le portier des Lions indomptables.
La maladresse puis la délivrance face à Gabaski
«On n’oublie pas mais on essaie de tirer des leçons. C’est ce que j’ai fait, du coup je n’ai pas tremblé», a confié celui qui a pris sa revanche sur le Cameroun, en attendant un nouveau duel avec André Onana, le 19 janvier prochain lors de la 2ème journée de la prochaine CAN en Côte d’Ivoire. Depuis juin 2021, seul Mohamed Abou Gabal dit «Gabaski» a réussi à arrêter un penalty du Lion. En finale de la CAN-2022 contre l’Égypte (0-0, TAB 4-2), Sadio Mané avait raté sa première tentative dans le match avant de rectifier le tir lors de la séance des tirs au but. Auteur du penalty décisif, il avait envoyé tout le Sénégal au «paradis».
Aliou FAYE
Sélection : les dix derniers penaltys transformés par Mané
Les matchs amicaux des sélections africaines prévus pour ce mois d’octobre se sont achevés. Dans l’ensemble, les pays qualifiés pour la prochaine Can se sont mis en jambes. Si certains sortent avec des certitudes, d’autres par contre présentent un visage inquiétant à quelques semaines de la compétition.
Ces matchs amicaux ont fourni un aperçu de la forme des équipes nationales, révélant à la fois des performances encourageantes et des défis à relever à quelques semaines de la Can 2023.
Les notes positives Dans le cadre de ces matchs amicaux internationaux, plusieurs équipes nationales se sont particulièrement distinguées. Tout d’abord, l’Egypte a démontré sa solidité en enregistrant une victoire 1-0 contre la Zambie. Une solidité qui leur a été utile face à l’Algérie, lors du second match. En infériorité numérique pendant plus d’une heure, les Pharaons ont ouvert le score en seconde période, avant d’être rejoints dans les arrêts de jeu sur un but de l’inévitable Islam Slimani.
L’Algérie a beaucoup plus impressionné lors de son premier match. L’écrasante victoire 5-1 infligée au Cap-Vert est un signal fort aux prochains adversaires. Mais le chantier de l’efficacité est encore grand face aux sélections plus fortes. Le Sénégal, pour sa part, n’a joué qu’un seul match, mais peut sortir avec des certitudes. Les champions d’Afrique montrent beaucoup de solidité et l’effectif semble déjà prêt pour la défense du titre. Le succès 1-0 dans ce duel d’avant-Can face au Cameroun annonce bien les couleurs des ambitions de Sadio Mané et les siens.
Difficile de mettre le Nigeria parmi les satisfactions de cette trêve. S’ils ont dominé le Mozambique 3-2, les Super Eagles n’ont pas pu s’imposer face à l’Arabie Saoudite. Malgré la qualité de son effectif, le Nigeria a encore du chemin à faire pour se montrer intraitable en Côte d’Ivoire.
Inquiétudes pour la Tunisie, le Cameroun et le Ghana Battus par la Russie, les Lions Indomptables ne rassurent pas depuis un moment. La courte défaite face aux Lions du Sénégal est une vraie piqûre de rappel pour les poulains de Rigobert Song.
Même inquiétude pour les Tunisiens, qui ont coulé face à leurs deux adversaires asiatiques, et surtout sans réussir à marquer une seule fois. La lourde défaite 0-4 face à la Corée du Sud à Séoul et celle face au Japon (0-2) ressortent les difficultés défensives et l’inefficacité des Aigles de Carthage. Des aspects sur lesquels le sélectionneur Jalel Kadri est obligé de travailler s’il veut réussir à atteindre au moins les quarts de finale de la Can 2023, comme lors de la précédente au Cameroun.
Contraint à un triste 0-0 par la Guinée Equatoriale, le Burkina Faso s’est redonné un peu d’assurance avec un succès ce mardi sur la Mauritanie 2-1. C’était d’ailleurs une répétition avant l’heure puisque Etalons et Mourabitounes se retrouveront en janvier, dans la même poule, lors de la Can, pour tenter de bousculer l’Algérie.
S’ils veulent arracher l’une des places qualificatives du Groupe F, les Léopards de la Rd Congo vont devoir revoir leurs difficultés en attaque. Cedric Bakambu et les siens ont été contraints au nul par l’Angola et Madagascar, alors qu’à la Can, se dresseront sur leur voie, le Maroc, la Zambie et la Tanzanie.
La victoire du Sénégal sur le Cameroun est pleine d’enseignement. Elle a permis d’avoir beaucoup plus de certitudes dans le groupe de Cissé et de l’utilisation de certains de ces hommes. Auteurs de matchs énormes, ces trentenaires de l’entraineur Aliou Cissé, ont montré qu’ils sont loin de raccrocher les crampons comme le désirent certains qui veulent déjà les envoyer à la retraite.
En Afrique au Sénégal pour un claquement de doigts, des gens poussent des sportifs à mettre un terme à leur carrière sportive alors que la majorité de ces derniers ont encore du jus dans les jambes et prêts à mouiller le maillot national. Depuis quelque temps, le débat sur l’âge de nos joueurs revient. Pire ! Les plus sceptiques vont même jusqu’à dire que nous avons une équipe vieillissante.
Sadio Mane buteur sur penalty a fait preuve d’un gros mental et poussé la défense adverse à commettre beaucoup de fautes. Il a obligé à Rigobert Song de sacrifier Castellotto, un défenseur central qui a joué arrière pour surveiller la star sénégalaise
Lundi dernier, nos trentenaires comme on n’a souvent l’habitude de le dire, ont prouvé pourquoi Aliou Cissé a encore une grosse confiance à la bande à Sadio Mané, Gana, Kouyaté ou encore Koulibaly ou encore Edouard Mendy. Ces joueurs cités sauf le gardien des Lions qui ont disputé le match face au Cameroun il y a 6, ont rempli leur contrat et de la plus belle des manières.
Sadio Mané qui avait manqué le pénalty lors des séances de tir au but en 2017 alors des deux équipes de disputaient une place en finale, s’est rattrapé le 12 octobre au Stade Bollaert, inscrivant l’unique but de rencontre et sur penalty à la 35e. L’attaquant du club saoudien Al Nassr a été à l’origine de la première chaude alerte avec son centre dès la 8e minute et mal repris par Habib Diallo. Sadio Mané a poussé la défense adverse à commettre beaucoup de fautes. Il a obligé Rigobert Song de sacrifier Castellotto, un défenseur central, pour le faire évoluer tout au long de la partie sur le côté droit de sa défense pour surveiller la star sénégalaise. Un positionnement qui n’a pas permis au défenseur des Lions indomptables d’offrir une très grosse performance.
Le capitaine des Lions a été solide, intégrable, solide durant tout face à Karl Toko Ekambi et Vincent Aboubakar. Il a joué comme un gamin de 20 ans du point de vue engagement et défis physiques
Kalidou Koulibaly qui n’a pas été épargné des reproches depuis qu’il a déménagé en Arabie Saoudite a joué comme un gamin de 20 ans du point de vue engagement et défis physiques. Il a été intégrable, solide durant tout face à Karl Toko Ekambi et Vincent Aboubakar. Le capitaine des Lions a remporté ses duels. Il se permettait même d’essayer d’apporter le danger devant avec ses percées, des courses de 20 mètres pour trouver nos attaquants. En vrai roc, il a su envoyer un message aux gens qui disaient que le joueur a pris du poids, son niveau commence à baisser parce qu’il joue en Saudi Pro League.
Face au Cameroun, Cheikhou Kouyaté était sans aucun doute la grosse surprise du technicien Sénégalais dans son 11 de départ. Mais apparemment Aliou Cissé maîtrise bien son groupe. Très régulier depuis toujours en équipe nationale comme en club, le monsieur aux deux galons reste un véritable homme de devoir. Positionné dans une défense à trois, le joueur de Forest a sorti une performance XXL. Il a encore fait preuve de combativité, de sérénité surtout. Un vrai guerrier capable de tout le temps dépanner dans tous les compartiments du terrain.
Cheikhou Kouyaté, un vrai homme de devoir a encore fait preuve de régularité. Il a été l’un des meilleurs Lions dans une défense à trois… Bonne entrée de Gana, Edouard Mendy énorme sur sa ligne
En conférence de presse de veille de match contre l’Algérie, Gana Guèye laissait entendre que les jeunes doivent prouver s’ils veulent prendre la place. Une déclaration qui a tout son sens sachant combien le sélectionneur compte sur ses cadres. La preuve, au moment d’apporter du répondant face au Cameroun qui voulait revenir au score, c’est le milieu de terrain qui est entré à la place de Nampalys qui montrait des signes de fatigue en fin de partie. Et Gana a fait une très bonne entrée. Quant à Edouard Mendy, il a réussi son premier clean depuis 2022 au moment où beaucoup l’envoyait sur le banc au bénéfice de Mory Diaw. L’ancien meilleur gardien du monde et de l’UEFA a bien assuré et a contribué à la victoire des champions d’Afrique pour a été solide sur sa ligne avec deux arrêts décisifs…
Présent en observateur au stade Bollaert de Lens pour le match amical Sénégal – Cameroun lundi (1-0), le sélectionneur de la Gambie Tom Saintfiet s’est confié au micro d’Afrik-Foot.com sur la poule de « la mort » dans laquelle est logée la Gambie à la CAN 2023. Le sélectionneur belge des Scorpions espère créer la sensation malgré la qualité de ce groupe. Saintfiet trépigne d’impatience d’affronter le Sénégal, champion d’Afrique en titre et voisin de la Gambie.
Coach, vous êtes venu observer le Sénégal et le Cameroun. Deux équipes qui partagent la même poule que la Gambie à la prochaine CAN (plus la Guinée). Comment voyez-vous ce groupe ?
C’est une poule de la mort clairement. Avec le champion d’Afrique, notre frère le Sénégal, avec le Cameroun, longtemps un géant du continent et qui était demi-finaliste de la dernière CAN. Ces deux pays ont disputé la Coupe du monde en 2022. Et puis la Guinée, une équipe très forte. Un groupe avec 4 équipes qui ont joué la dernière CAN et qui ont franchi le premier tour au minimum. Un huitième de finaliste, un quart de finaliste, un demi-finaliste et le champion. Cette poule est très difficile.
Quelles sont vos ambitions dans cette CAN après avoir atteint les quarts de finale en 2022 ?
On a encore deux mois. La préparation va commencer. On a deux matchs de qualification à la Coupe du monde en novembre. On veut se qualifier pour le 2ème tour. On est les underdogs (outsider), les plus petits dans cette poule mais notre qualité c’est notre capacité à créer la surprise dans les grands tournois contre les grandes équipes. Le Sénégal et le Cameroun sont les grands favoris. Mais il y a toujours la possibilité de franchir ce premier tour comme un des meilleurs 3èmes. On fera tout pour prendre des points. Mais nous ne sommes vraiment pas les favoris. J’ai confiance en mon équipe. Nous n’avons peur de personne. On a beaucoup de respect pour nos trois adversaires mais on va tout faire pour aller au 2ème tour.
“Ça fait 5 ans que tout le monde me demande quand on va affronter le Sénégal”
Comment jugez-vous cette équipe du Sénégal et avez-vous décelé ses points forts et ses points faibles ?
(Rires) Le Sénégal n’a pas beaucoup de points faibles. Ils sont champions d’Afrique, une des meilleures équipes du monde. Par contre, ils ont beaucoup de points forts sur le plan offensif. Physiquement très fort, avec des joueurs avec des qualités extraordinaires. Ce sera un match très difficile pour nous.
Quel est le niveau de motivation de votre groupe pour disputer ce derby face au Sénégal ?
Affronter le Sénégal à la CAN est un rêve pour tous les Gambiens. Ça fait 5 ans que je suis en Gambie et tout le monde me demande quand est-ce qu’on va affronter le Sénégal. Sur la motivation de mes joueurs, je n’aurai aucun travail à faire parce qu’ils sont tous motivés. Mais depuis 1980, la Gambie n’a plus battu le Sénégal. On doit plus travailler sur la tactique, créer la surprise dans ce match et essayer de prendre un point et pourquoi pas la victoire. Mais c’est un rêve pour nous de jouer contre le Sénégal, grand favori de la compétition.
L’Afrique compte deux représentants dans le classement des meilleurs buteurs de l’année 2023. Vous l’aurez deviné, le phénomène nigérian Victor Osimhen est bien présent dans cette prestigieuse liste. Le meilleur buteur de la Série A la saison dernière est accompagné par le Gabonais Denis Bouanga, qui a connu une première saison majestueuse avec le club de la franchise américaine, l’Atalanta United. Malheureusement pour lui, la réussite n’a pas été au rendez-vous avec la sélection gabonaise, qui n’a pas décroché son billet pour la CAN 2023 en Cote d’Ivoire.
Le Top 10 des meilleurs buteurs en 2023
Cristiano Ronaldo (Al Nassr, à buts inscrits en 43 matchs)
Critiqué pour son système, Aliou Cissé a répondu à ces critiques en conférence de presse.
Habitués à une formation à quatre, les Lions ont joué en 3-4-3 lors du match amical entre le Sénégal et le Cameroun (1-0), lundi dernier à Lens.
« Il n’existe aucun système qui soit imparfait ou parfait. Chaque système présente des avantages et des inconvénients.
Ce qui compte, ce n’est pas vraiment l’emplacement mais l’emplacement. Je ne risquerai pas (notre tactique) parce que nos adversaires nous surveillent », a-t-il déclaré, cité par Les Echos.
Avant de continuer :
« Je ne veux pas entrer dans certains détails. Cette conférence de presse a été regardée par tous les concurrents.
Il est très difficile pour un entraîneur d’apprendre sa tactique en conférence de presse. Donc, je fuis un peu vos questions »
C’est là que le dérapage est intervenu. Sous forme de boutade, le technicien sénégalais a lâché une phrase qu’il pense que la plupart des Sénégalais utilisent pour le qualifier. « Je sais que vous allez dire »xamul gatt, xamul dara mais grawul » (rires) », a lâché Aliou Cissé en conférence de presse..
Le seul point noir de la belle prestation des Lions contre le Cameroun (1-0), c’est l’attaque qui n’arrive toujours pas à se montrer efficace.
En attaque, le Sénégal est avec le Nigeria les deux pays africains qui comptent le plus d’attaquants de grande classe dans leurs rangs. Chez les Lions par exemple, il y a Sadio Mané qui est l’un des meilleurs dans son domaine. Son lieutenant Ismaïla Sarr fait peur aux défenses adverses. Habib Diallo, Iliman Ndiaye ou encore Nicolas Jackson font également parler de leurs talents en Europe. Mais un grand attaquant, ce n’est pas seulement les dribbles, et gestes de grande classe, c’est aussi l’efficacité. C’est ce qui manque aux Lions. Souvent dominateurs, ils peinent souvent à exploser l’adversaire. C’était encore le cas lundi dernier face au Cameroun (1-0) à Lens où on a vu un Ismaïla Sarr qui n’arrivait pas à cadrer. «C’est le gros chantier de la sélection. Pourquoi ? Parce que c’est bien de parler tactique, c’est bien de parler de la fluidité du jeu, mais en réalité, tout ça, ce sont des préalables. Dans la zone offensive, on doit nous améliorer par rapport au ratio d’occasions crées», reconnaît Aliou Cissé.
«Je suis sûr et certain qu’on y arrivera»
«On est capable de marquer beaucoup de buts. C’est un axe de travail pour nous, mais je suis sûr et certain qu’on y arrivera. Quand on est face au but aussi, on doit être beaucoup plus tueur. C’est vrai que lors de ce match (contre le Cameroun), on aurait pu le tuer en première période. Et quand vous jouez face à des équipes de blocs bas, ce n’est pas facile de marquer. Mais dès que vous marquez, les espaces vont s’ouvrir et on peut vraiment développer notre jeu», ajoute le sélectionneur.
Après avoir retrouvé de la solidité en défense, le Sénégal est dans l’urgence de rendre son attaque plus efficace, à moins de trois mois du début de la 34ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations en Côte d’Ivoire où les Lions comptent défendre leur titre jusqu’au bout.