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Colobane : Des conducteurs de vélo-taxi bravent l’interdiction de faire du transport public de personnes

À Colobane, le business des vélos-taxis continue de tourner rond. Des « Jakartamen » proposent toujours un service sur de courtes distances, bravant « l’interdiction de transport public de personnes par vélos-taxis sur l’étendue du territoire de la région de Dakar », édictée lundi par le Gouverneur.

« Nous sommes toujours là. Nous continuerons à faire du transport. Nous n’avons pas d’autre choix que de faire du transport, c’est notre gagne-pain », a déclaré un conducteur retrouvé au rond-point de Colobane.

Ici, le flou de la situation exaspère les vélos-taxis, bien obligés de s’arrêter pour récupérer des clients, quitte à se faire arracher les clés de son deux-roues par l’ASP ou le policier en faction. Le jeu du chat et de la souris avec la police est visible.

Aux abords du marché, si le service s’adresse à tout le monde, le constat montre que les plus demandeurs sont ceux qui font leurs courses d’un endroit à un autre, ou encore les commerçants, pour se rendre en centre-ville.

Le transport en commun de personnes par moto bien présent à l’intérieur du pays, arrive timidement à Dakar depuis la dernière grève des transporteurs.

L’interdiction du Gouverneur fait suite aux multiples agressions et vols à l’arraché parfois commis par des malfaiteurs utilisant ce type de locomotion. Il permet de disparaître plus facilement,  une fois le forfait perpétré.

Beaucoup de « Jakartemen » qui exercent à Dakar assurent être en règle, mais ne peuvent pas faire du transport, conformément à l’arrêté n°008903 du 29 octobre 2012, réglementant le transport par vélo-taxi dans les régions. Mieux, les questions de sécurité et d’encombrement de la chaussée posent problème. 

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RÉVÉLATIONS DE « CAMINANDO FRONTERAS: »Plus de 4 000 migrants sont morts en 2021 en tentant de rejoindre l’Espagne

Au cours de l’année 2021, l’association espagnole Caminando Fronteras a comptabilisé 4 404 personnes mortes ou disparues, dont 628 femmes et 205 enfants, sur la route maritime vers l’Espagne. Une augmentation de plus de 100% par rapport à 2020.Ce qui ressort de l’exhaustif rapport annuel fait minutieusement par l’association espagnole Caminando Fronteras, c’est non seulement la terrible hausse des morts en mer d’une année sur l’autre, mais aussi le fait que la route la plus dangereuse est de loin celle des Canaries.Selon cette association, spécialisée dans l’aide aux migrants qui passent par les mers, 4 404 exilés sont morts en tentant de rejoidnre l’Espagne. D’après Caminando Fronteras, plus de 90% des disparus ont péri dans 124 naufrages survenus lors de traversées vers les îles Canaries, selon un décompte arrêté au 20 décembre.Les raisons avancées par la présidente Helena Maleno sont multiples : les embarcations seraient dans un état déplorable, les capitaines de ces traversées seraient de moins en moins expérimentés, les routes maritimes seraient chaque fois plus périlleuses.Enfin, à ses yeux, la vigilance maritime espagnole et européenne serait chaque fois plus musclée et brusque, ce qui provoquerait de nombreux naufrages.Avec Infos migrants

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Kalilou FADIGA : « si le Sénégal ne gagne pas la CAN, Aliou CISSE doit partir »

L’équipe nationale de football du Sénégal doit remporter la prochaine Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Toutes les conditions sont réunies pour qu’elle y parvienne.

C’est l’avis de  Kalilou FADIGA. L’ancien international qui trouve que l’équipe nationale du Sénégal a un fort potentiel, estime que le temps de gagner a sonné. Et à ce sujet, il interpelle directement le sélectionneur.

« Pour parler vraiment football, je pense que si nous ne gagnons pas la coupe, il serait plus respectueux pour sa personne d’abord de quitter », tranche l’ancien numéro 10 des Lions, repris par 13Tv.

Pour Kalilou FADIGA, « tout est mis en place pour qu’il gagne ».

Ainsi, à quelques jours du début de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), la pression s’accentue sur Aliou CISSE qui a pourtant fait une préparation escamotée.

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En Guinée, premiers désaccords entre junte et gouvernement civil

Ce lundi 3 janvier, Moriba Alain Koné a pris fonction comme ministre de la Justice et des Droits de l’homme. Cette passation de service intervient trois jours après un dysfonctionnement au sommet révélé au grand jour : Fatoumata Yarie Soumah, l’ancienne garde des Sceaux, a été limogée par la junte ce week-end. En cause : un désaccord avec des responsables de la présidence sur le fonctionnement de son département.  

Tout est parti d’une réunion convoquée par la présidence avec les magistrats pour leur expliquer la « politique pénale de la transition ». Une réunion convoquée le 2 janvier, sans l’aval de la ministre de la Justice.

Fatoumata Yarie Soumah a exprimé son désaccord dans une lettre adressée au secrétaire général de la présidence, le colonel Amara Camara: pour elle, les procédures ne sont pas respectées par la junte.

La politique pénale de la transition « ne se discute pas entre le président de la Transition et le personnel de la Justice, écrit-elle, mais entre le président de la Transition, le Premier ministre et le ministre de la Justice », souligne Fatoumata Yarie Soumah, qui demande l’annulation de cette audience. En guise de réponse, la ministre a été limogée dans le week-end.

Certaines sources évoquent par ailleurs un cumul de frustrations vécu par cette notaire : avant cet épisode, la ministre avait vu sa liste de propositions de nominations de magistrats partiellement modifiée, sans être au préalable consultée…

Autre sujet de désaccord : la décision de la junte de rebaptiser l’aéroport de Conakry Ahmed Sekou Touré, du nom de l’ancien président, personnage trop clivant aux yeux de l’ancienne ministre.  

Dysfonctionnements

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Deux mois seulement après la mise en place d’un gouvernement civil, ce limogeage révèle des dysfonctionnements dans l’appareil d’Etat. La révocation rapide d’une ministre tranche avec la teneur du discours du colonel Mamadi Doumbouya, le président de la transition, qui le 31 décembre, assure militer pour la « séparation des pouvoirs ».

Mais dans les faits, plusieurs couacs ont été observés ces dernières semaines. En témoigne, la critique ouverte formulée par le Premier ministre, Mohamed Béaovogui, au lendemain de la cérémonie au cours de laquelle le président a rebaptisé l’aéroport du nom d’Ahmed Sekou Touré. « Je suis surpris, mécontent et dépassé », avait alors dit le Premier ministre, qui regrette de n’avoir été « ni consulté, ni associé dans la prise de décision ».

A travers son limogeage et la fuite de son échange épistolaire avec la présidence, Fatoumata Yarie Soumah montre qu’elle non plus, n’a pas été consultée par les autorités militaires. Pour le chercheur Kabinet Fofana, ces incidents révèlent la mainmise des militaires sur le gouvernement civil.

« C’est symptomatique d’une sorte de malaise entre les militaires qui sont plus importants au sein de la présidence de la république et le gouvernement sur le contrôle de l’exécutif. La présidence de la république est tenue par le président Mamadi Doumbouya lui-même et son puissant secrétaire général de la présidence et quand on regarde un peu les pouvoirs de celui-ci, c’est énorme. C’est vraiment un dysfonctionnement qui ne dit pas son nom entre les membres du gouvernement et ceux qui sont à la présidence de la république. »

De son côté, la toute nouvelle coalition des partis politique se veut un espace pour observer et scruter les actes posés pendant la transition.

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Lancement des travaux du port multifonctionnel de Ndayane : «le chômage sera en grande partie éradiqué» (Macky Sall)

Le président de la république Macky Sall a procédé, ce lundi, au lancement des travaux du port multifonctionnel de Ndayane. Ce port qui est décrit comme le plus grand projet jamais réalisé dans l’histoire du Sénégal a fait la fierté du chef de l’État qui n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction. Selon le chef de l’Etat, avec ce projet, c’est le temps de l’action qui est continu à Ndayane.

«Le temps de l’action et du travail continue ici à Ndayane. Dans mon adresse à la nation du 31 décembre 2021, j’annonçais qu’après 3 années de négociation, nous avons conclu avec notre partenaire stratégique DP Word les accords relatifs à la construction du mégaprojet de construction du port du futur à Ndayane», rappelle le président Macky Sall.

Poursuivant, le chef de l’état renseigne que depuis lors, «nous avons travaillé sur les études, conditions et modalités préalables au lancement du chantier. A présent nous y voilà, tout est fin prêt pour démarrer le projet. Une fois de plus, nous traduisons en acte la vision du Plan Sénégal émergent dans son axe premier dédié à la transformation structurelle de l’économie. Et cela par la réalisation d’infrastructures de développement».

Revenant sur les axes du projet, Macky Sall informe qu’il est articulé en trois phases pour un investissement massif tournant autour de 3.000 milliards de francs CFA. À l’en croire, l’étude de ce projet révèle que le chômage sera en grande partie éradiqué car, un minimum de 25.000 emplois seront créés sur cette zone dans un premier temps. Sur les trois phases, il est envisagé la création entre 100 à 250 000 emplois à long terme.

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