« J’ai été affecté six fois en huit ans… Je n’ai plus aucune confiance en cet État « : les mots sont de l’activiste Guy Marius Sagna qui fait face à la presse présentement pour parler de sa situation personnelle liée à son engagement citoyen. Et c’est pour annoncer la suspension de ses activités au sein de la fonction publique. « Je suspends mes fonctions au niveau de la fonction publique sénégalaise. Je ne veux pas être un jouet entre les mains du président Macky Sall qui m’arrête, qui m’emprisonne, qui me libère ou m’affecte selon son bon vouloir, je n’accepterai plus ça « , fulmine l’agent de santé nouvellement affecté à Kédougou, une sanction décidée par le ministère et décriée par ses défenseurs. Et de préciser toutefois : « Je n’ai pas eu le temps de passer au ministère pour déposer ma demande de mise en disponibilité pour une période de trois ans. Et ce n’est pas négociable « , dit-il, précisant que cette décision n’a rien à voir avec son affectation à Kédougou. « Je n’ai pas encore reçu de note d’affectation à Kédougou… Même s’ils m’affectaient en face du siège de Frapp, je ne suis pas preneur », lâche-t-il.
Marié et père de deux enfants, le jeune marabout Souhaïbou Mané, 34 ans, s’est tiré une balle dans le pied en voulant traîner son ex-épouse dans la boue.
Après trois ans de vie commune avec la chanteuse Isseu Dièye, sanctionnés par la naissance d’un bébé, le chef religieux a divorcé avec l’artiste.
Voulant coûte que coûte avoir la garde de l’enfant, âgé aujourd’hui de 3 ans, il diffuse les images pornographiques et les discussions privées de son ex-épouse.
« J’ai envoyé les vidéos de nos parties de jambes en l’air à un ami. C’est durant notre mariage que j’ai collecté les images. Je voulais avoir la garde de mon enfant », a-t-il affirmé sans sourciller, hier, devant le tribunal des flagrants délits de Dakar.
Tiré à quatre épingles dans un caftan de couleur bleue ciel, taille imposante, le prévenu révèle qu’il a obtenu la discussion privée de sa victime par l’intermédiaire d’une connaissance établie en Italie.
« Je lui présente mes plates excuses », s’est-il amendé suite aux remontrances du représentant du Ministère public. C’est ce que rapporte Rewmi Quotidien dans sa parution du jour.
Interrogée sur les faits, Isseu Dièye explique que le prévenu a commencé à proférer ses menaces lorsqu’elle a refusé de lui accorder la garde de l’enfant.
« Il a également appelé mon frère pour lui dire qu’il va publier mes images obscènes et mes discussions privées », regrette la partie civile.
Dans la foulée, elle confie qu’elle a une fois avorté après avoir été tabassé par le prévenu, lequel a été condamné pour violence et voie de fait.
« Il postait des commentaires désobligeants dans mon compte You Tube. Il me traitait de fille de mœurs légères », a-t-elle fustigé, avant de réclamer 5 millions FCFA en guise de dédommagement.
Le maître des poursuites, qui estime que le prévenu a fait preuve de méchanceté, a requis deux ans d’emprisonnement, dont deux mois ferme, et une amende de 500 000 francs.
Ce, pour diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs et atteinte à l’intimité de la vie privée par diffusion de parole tenue dans un cadre privé sans consentement de la personne.
Les conseils de la défense ont sollicité une application bienveillante de la loi. Me Guèye a demandé au juge de revoir à la baisse le montant de 5 millions de francs réclamé par la plaignante. « C’est excessif. Chacun d’entre eux tente de nuir à l’autre », fait-il remarquer.
Cependant, le comparant, qui a été placé sous mandat de dépôt le 17 décembre dernier, devra prendre son mal en patience. Domicilié à Nord Foire, il sera édifié sur son sort le 28 décembre prochain.
L’Office national de l’enseignement catholique du Sénégal (Onecs) a fustigé hier les «pratiques » du ministère de l’Education nationale.«Depuis le mois de septembre 2021, à la veille des ouvertures scolaires, le ministère de l’Education nationale saigne la ressource humaine de l’enseignement catholique par des recrutements de l’ordre du déloyal », ont fustigé hier le secrétaire national de l’Onecs, les directeurs diocésains et l’Union nationale des parents d’élèves.Selon eux, «173 permanents en contrat à durée indéterminé, détenteur d’un diplôme professionnel, pour la presque totalité, ont été débauchés. Le nombre n’est peut-être pas essentiel mais la qualité si. Comment remplacer ces compétences en pleine année scolaire ».L’Onecs affirme avoir décidé de prendre à témoin l’opinion car «plusieurs correspondances avenantes et discrètes sont restées sans réponse ». Il demande solennellement que «cesse cette pratique discrétionnaire » au nom «des liens institutionnels historiques qui unissent l’Etat à l’Enseignement catholique » mais aussi «de la contribution qualitative de l’Enseignement catholique dans la construction d’un Sénégal émergent ».
Avec l’exploitation des ressources pétrolières et gazières, le Sénégal va bénéficier des recettes de 700 milliards de F Cfa. Le ministre des Finances et du Budget qui en fait l’annonce, ce mardi lors du conseil présidentiel relatif à la répartition de ces hydrocarbures, ajoute qu’à partir de 2024, la barre des 6000 milliards de F Cfa sera dépassée.
«Il s’agit de 700 milliards de F Cfa par année de prévu qui vont abonder le budget de l’Etat. Ce qui fera qu’à partir de 2024, notre pays aura dépassé la barre des 6000 milliards de budget. Ce qui se traduira par une multiplication presque par 3 de notre budget général en moyen d’une décennie», se félicite Abdoulaye Daouda Diallo.
L’Organisation mondiale de la santé (Oms) a donné, mardi, son feu vert au Nuvaxovid, un vaccin contre le nouveau coronavirus fabriqué par le laboratoire américain Novavax.L’Oms indique avoir émis une autorisation à sa liste d’utilisation d’urgence (eul) pour Nuvaxovid, suite à son évaluation et à son approbation par l’Agence européenne des médicaments (Ema) plus tôt dans la journée. Le nouveau vaccin a été mis au point par Novavax et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (Cepi). Il s’agit du produit d’origine du vaccin Covovax qui a été inscrit sur la liste des produits à usage urgent de l’Oms le 17 décembre dernier. Contrairement à d’autres vaccins, le Nuvaxovid n’a pas besoin d’être conservé à des températures très froides, mais seulement entre 2 et 8 °C, ce qui pourrait permettre de le transporter et de l’administrer plus facilement dans certains pays en développement.Le groupe consultatif stratégique d’experts de l’Oms sur la vaccination a également émis des recommandations de politique générale pour Nuvaxovid/Covovax.Vaccins à protéines sous-unitaires contre la Covid-19.Nuvaxovid utilise une technologie plus classique que celles employées pour les vaccins déjà autorisés. Contrairement à ceux de Pfizer et Moderna qui utilisent la technologie de l’Arn messager (Arnm), et ceux Johnson & Johnson et AstraZeneca à vecteur viraux, ce cinquième sérum utilise un troisième processus dit « sous unitaire ». Le vaccin doit être administré en deux doses espacées de trois semaines. Le protocole d’utilisation d’urgence (eul) permet d’évaluer l’adéquation de nouveaux produits de santé en cas d’urgence de santé publique. Il s’agit de veiller à ce que les médicaments, vaccins et produits de diagnostic soient disponibles le plus rapidement possible pour faire face à la situation d’urgence, tout en respectant les stricts critères d’innocuité et d’efficacité. Dans le cadre de l’eul, le fabricant doit s’engager à continuer à produire des données pour que le vaccin soit pleinement homologué et préqualifié par l’Oms. Lors du processus de préqualification, l’Oms évaluera en continu les données cliniques supplémentaires issues des essais et du déploiement du vaccin afin de s’assurer que celui-ci réponde aux normes de qualité, d’innocuité et d’efficacité nécessaires afin qu’il soit plus largement disponible.A la date du 20 décembre 2021, un total de 8.387.658.165 doses de vaccin a été administré dans le monde, dont la majorité dans les pays riches.La pandémie a fait au moins 5,35 millions de morts dans le monde depuis l’apparition de la maladie fin décembre 2019. Selon un décompte établi mardi par l’Oms, près de 274 millions de cas de Covid-19 ont été confirmés dans le monde.
C’est la première déclaration de Aïssata Tall Sall sur la question de l’homosexualité, depuis qu’elle occupe le fauteuil de ministre des Affaires étrangères. En effet, face aux députés ce mardi, elle a révélé le discours tenu par le gouvernement aux pays occidentaux sur la question.
«L’Espagne est un pays qui interdit la polygamie. Mais nous, nous avons fait en sorte que, quand un de nos compatriote polygame y perd la vie, que ses épouses bénéficient toutes de sa pension. Ceci est nos réalités que nous avons inclues dans la convention. Et pourtant eux il y a des choses qu’ils nous demandent que nous refusons. Vous savez que dans ces pays, pas l’Espagne, mais d’autres pays, des hommes peuvent se marier entre eux et les femmes aussi peuvent se marier entre elles. Mais on leur a dit de ne même pas penser à amener ce débat ici au Sénégal. On ne l’acceptera pas jamais», a déclaré Mme Aissata Tall Sall.
La cheffe de la diplomatie sénégalaise faisait face aux députés. Elle défendait plusisuers textes, comme le projet de loi n°15/2021 autorisant le Président de la République à ratifier la Convention de Sécurité sociale entre la République du Sénégal et le Royaume d’Espagne, signée à Dakar.
Le Chef de l’Etat Macky Sall, s’est exprimé, ce mardi, à Dakar, sur la menace qui pèse sur la tenue de la Coupe d’Afrique des Nations au Cameroun.
« Si c’est moi qui devais l’organiser, je l’aurais tenu au Sénégal », a déclaré le président sénégalais, à l’occasion du Conseil présidentiel sur le projet de loi relatif à la répartition et à l’encadrement de la gestion des recettes issues de l’exploitation des hydrocarbures. Pour rappel, la FIFA et certains clubs européens ont demandé le report ou l’annulation de la CAN 2021, en raison de la crise sanitaire. Ce que refuse pour l’heure la Confédération Africaine de Football (CAF) qui a laissé entendre que cette 33e édition se tiendra à la date prévue c’est-à-dire le 09 janvier 2022.