ALASSANE BA, SECRÉTAIRE NATIONAL DES DÉFENSEURS DE LA MER: «Personne ne maîtrise le nombre de bateaux chinois autorisés à la pêche au Sénégal »

Partagez

Le secrétaire général national des défenseurs de la mer a sonné jeudi l’alerte sur un danger qui guette les eaux sous juridiction sénégalaise avec la prolifération des bateaux chinois. Alassane Ba croit fermement que «l’heure est grave et que si nous ne prenons pas garde, les risques seront des plus dangereux».«C’est une alerte très importante et très urgente. Il y a un danger qui guette les eaux sous juridiction sénégalaise avec la prolifération des bateaux chinois qui constituent un grand danger en vue. Nos voisins de la sous-région doivent aussi faire face aux bateaux chinois», a prévenu Alassane Ba, le secrétaire général des défenseurs de la mer. A l’en croire toujours, «l’heure est très grave pour les eaux sous juridiction sénégalaise. Si nous ne prenons pas garde, les risques seront des plus désastreux. Le danger est là. A l’heure actuelle, personne ne maîtrise le nombre de bateaux chinois autorisés à la pêche au Sénégal, à commencer même par ceux qui leur ont donné l’autorisation. Ils ont ouvert la brèche pour les autres bateaux chinois. Il suffit juste de photocopier une licence, en distribuer tout tranquillement et augmenter son capital en bateaux. Les bateaux qui pêchent sont, je dis bien, autorisés de manière très opaque et très impropre. Ce qui se passe aujourd’hui dans ce ministère de la Pêche est une première au Sénégal. Ça n’a jamais existé. Nous n’avons pas le droit et ni le devoir de laisser faire ce ministère. Nous devons, au contraire, protéger ce patrimoine national, qui doit servir à son peuple et de manière rationnelle. Si nous le peuple sénégalais, ne prenons pas nos responsabilités pour y mettre un terme, nous serons responsables et comptables face à la génération future», a dénoncé avec véhémence Alassane Ba. «La mer en Mauritanie est très bien gérée par tous et aucun ministre ne peut se permettre de faire n’importe quoi. Le Sénégal a 718 kilomètres de côtes très poissonneuses. C’est la catastrophe quand le ministre de la Pêche semble en faire une propriété privée. Nous le répétons, c’est la énième fois que nous voyons de telles choses se passer dans ce ministère de la Pêche. Nous ne devons pas le laisser prospérer. Nous demandons le retrait de toutes les licences de pêches. C’est une urgence. Sinon, nous allons le regretter. Nos voisins de la sous-région sont en train de mettre fin à la présence des bateaux chinois dans leurs eaux. Aujourd’hui, force est de reconnaitre que les chinois vont prendre la direction des eaux sous juridiction sénégalaise. Ceux à qui les licences ont été distribuées de manière frauduleuse vont les accueillir et ils seront autorisés sans problème, pour enrichir leur capital en bateaux. Ce ministère ne peut plus être géré par des personnes étrangères à ce ministère lui-même. La ressource humaine de qualité est là. Au Sénégal, nous avons un ministère de la Pêche qui est conduit en roue libre. Et pour cause, personne dans ce ministère n’ose piper un mot pour contredire l’autorité. Voilà aujourd’hui comment ce ministère qui constitue le poumon de l’économie du Sénégal fonctionne. Nous avons la chance d’être traversée par une mer, profitons de cette richesse pour faire du Sénégal un pays riche dans un havre de paix», a plaidé M. Ba.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *