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Après leur élimination précoce à la CAN2021, le Capitaine des Black Stars, ANDREW AYEW convoqué au Parlement

Le parlement Ghanéen sur le point d’ouvrir une enquête sur les raisons pour lesquelles les Black Stars n’ont pas été performants à la dernière CAN au Cameroun, invite le capitaine Andrew Ayew à comparaître devant la Commission de la Jeunesse et des Sports au parlement ghanéen en vue de s’expliquer sur leur mauvaise performance lors de ladite CAN.Le président de la commission, JOHNSON KWAKU ADU a confirmé cette convocation en ajoutant que le Ministre des Sports Mustapha Ussif et le Président de la Fédération ghanéen de football, Kurt Okraku, seront aussi convoqués pour répondre à un certain nombre de questions.

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Justice: Ousmane Sonko dépose une nouvelle demande de mainlevée du contrôle judiciaire

Les avocats de l’opposant Ousmane Sonko, placé sous contrôle judiciaire depuis mars dernier, suite aux accusations de « viols et menaces de mort » par une jeune masseuse, ont déposé une nouvelle demande de mainlevée sur la table du nouveau Doyen des juges.

Dans cette nouvelle requête, un autre argument a été mis en avant. Selon Les Echos, la défense a évoqué le nouveau statut de leur client, élu maire de la commune de Ziguinchor au soir des élections locales du 23 janvier dernier.

Pour ses avocats, en sa qualité d’édile de Ziguinchor, Ousmane Sonko « n’a pas besoin de soustraire à l’action de justice et ce nouveau statut lui impose des déplacements parfois en dehors du territoire national ».

Déjà en octobre dernier, l’opposant politique a fait une requête aux fins de mainlevée du contrôle judiciaire qu’il a déposée sur la table du Doyen des juges d’instruction à la suite du décès de Samba Sall. Le parquet avait fait un réquisitoire pour s’y opposer et une ordonnance n’a pas été rendue.

Inculpé le 8 mars 2021 pour une accusation de « viols et de menaces de mort », Ousmane Sonko a été placé sous contrôle judiciaire. La mesure été accompagnée d’une saisie de son passeport et d’une obligation d’émarger au cabinet du magistrat instructeur tous les derniers vendredis de chaque mois.

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Sénégal : Assassinat des policiers en 1994, retour sur les lieux du crime

Les tensions avaient atteint un seuil inquiétant déjà lors des élections présidentielles de 1993 dans la capitale sénégalaise. L’assassinat du juge constitutionnel Me Babacar Seye en était la preuve et l’opposition d’antan avec a sa tête Mr Abdoulaye Wade et le parti démocratique sénégalais tint en échec le régime socialiste du président Abdou Diouf. Puis, l’inévitable se produisit en Février 1994 au moment du meeting de clôture de l’opposition sur le Boulevard du Centenaire. En mars 2021, des manifestations similaires s’étaient déroulées sur l’étendue du territoire national avec la mort de 14 jeunes et plus de 600 blessés.

Les incidents ont éclaté à l’issue d’une réunion publique organisée par la Confédération des forces démocratiques, coordination de cinq partis d’opposition (dont le principal, le Parti démocratique sénégalais de Me Abdoulaye Wade) pour dénoncer la cherté de la vie après la dévaluation de 50 % du franc CFA, le 12 janvier dernier. Des centaines de jeunes, armés de gourdins, de barres de fer et d’armes blanches, le visage masqué, ont déferlé sur le centre-ville, criant des slogans hostiles au président Abdou Diouf, saccageant tout sur leur passage, et attaquant les forces de l’ordre qui tentaient de les contenir à coups de grenades lacrymogènes.

Les manifestants ont réussi à atteindre les abords du palais présidentiel. La résistance s’intensifie, les mourchides entrent en jeux, à côté du PDS et des forces de l’opposition, ils multiplient les manifestations à travers le pays.

Une manifestation survenue au moment où pour les socialistes, l’urgence était de fragiliser le principal parti d’opposition en neutralisant ses alliés, créer des tensions, des casses et des crimes, imputer les dommages à l’opposition, arrêter les leaders et dissoudre les mouvements. Mais, ce 16 février, l’appel inattendu à marcher sur le Palais au moment de clôturer le meeting, allait plonger Dakar et sa banlieue dans des mouvements où les dégâts sont très importants. Certains manifestants, qui scandaient des slogans islamistes, seraient proches du mouvement intégriste Moustarchidina wal Moustarchidaty (Hommes et femmes de la vérité), dont le chef spirituel, Moustapha Sy, arrêté en novembre dernier, purge une peine d’un an de prison pour ” trouble de nature a discréditer l’Etat “.

Pourtant, depuis le 15 mai 1993, avec l’assassinat de Maitre Babacar Seye, le parti démocratique sénégalais était déjà visé, Mr Wade et trois membres de son parti arrêtés, puis libérés plus tard par manque de preuves.… Le 20 mai 1993 c’est l’arrestation du député Mody Sy dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de maître Babacar Seye. En garde à vue, il fut battu, torturé, il reçût des décharges électriques dans ses doigts et ses parties génitales…

Quelques semaines plus tard, suivront les arrestations en Juin 1993 de Ramata gueye, toujours dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Maître Seye, puis arrestation de Cledor Sène, Samuel Sarr et Assane Diop.

Le 30 octobre 1993: Serigne Moustapha Sy est arrêté suite aux propos tenus lors du meeting du 23 octobre où il déclarait que le Sénégal fait face à 3 crises majeures : crise de compétence, crise de confiance et crise d’autorité. Son emprisonnement serait à l’origine de l’attaque contre les policiers 

Pour rappel, le parti démocratique avait comme allié Serigne Moustapha Sy le responsable moral des moustarchidiines wal Moustarchidaat, Landing Savane (PADS), et 4 autres partis constituaient la CFD (coordination des forces démocratiques). Et, à suivre la chronologie des événements post assassinat de Me Babacar Seye, nombreux sont ceux qui continuent de s’interroger sur la responsabilité des services de sécurité, accusés de n’avoir pas prévenu cette barbarie perpétrée sur les policiers.

En effet, à partir du 11 Janvier 1994, avec le franc CFA qui était dévalué, il était facile de prévoir dans ce même climat de tensions sociales, que les manifestations allaient se multiplier. Des manifestations contre les réformes du CFA, manifestation contre les cas de tortures, manifestations pour la libération des prisonniers d’opinion. Quelques jours plus tard, le verdict du procès de Serigne Pape Malick Sy condamné avec beaucoup de ses partisans le 14 janvier 1994 à un an de prison pour troubles de nature à discréditer l’Etat.

En Février 1994, quelques jours après la manifestation qui a découlé sur le meurtre des policiers, plus de 150 personnes ont été arrêtées et inculpées d’atteinte à la sûreté de l’Etat.

La boucle sera bouclée le 18 février 1994, Abdoulaye Wade et Landing Savane sont arrêtés pour atteinte à la sûreté de l’état, des parlementaires également arrêtés, en violation à la procédure judiciaire relative à l’immunité parlementaire.

Pape SANÉ

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[ÉDITORIAL] Législatives 2022 : Madiambal, la sale plume de Macky, frappe à nouveau

Le journaliste mercenaire Madiambal Diagne a sorti son dernier éditorial le 14 février 2022, sur le sujet des élections législatives du 31 juillet 2022 et la diaspora. Il y dénonce, selon lui, la mise à l’arrêt du pays lors de l’organisation d’élections et tout ce qui s’y rattache. Mais il va plus loin, il tisse patiemment la toile telle une araignée, n’hésite pas à prendre des bifurcations, parfois des itinéraires bis, mais il finit par arriver à destination : il y a trop de postes de députés pour la diaspora, nous annonce-t-il ! Pense-t-il vraiment ce qu’il dit ou est-il lancé en éclaireur pour prendre la température ? La seconde hypothèse semble plus probante. Madiambal Diagne est réputé entretenir des accointances douteuses avec le régime corrompu de Macky Sall. Lorsqu’il couche ses mots, il est en mission pour le « président Tefal qui traîne des casseroles » pour reprendre l’expression de Jean-Claude Félix-Tchicaya, une sorte de chien de garde, un vil « mercenaire de la plume ». Il est le journaliste dont la plume ne s’aiguise que pour démolir les adversaires de Macky et baliser le terrain lorsque ce dernier prépare ses sales coups dont il a le secret. Mais attention, Madiambal tient à nous persuader que lui il s’exprime librement, il n’est pas la voix (plume) cachée de Macky. Alors il s’exprime savamment et volontairement en conséquence. L’expression « atermoiements du Président Macky Sall », déposée, au détour d’une phrase, dans son éditorial, suffirait donc à nous convaincre de la bonne foi de Monsieur Diagne et de sa liberté de ton. Assez de duperie! En pratiquement 10 ans de règne, le président Macky Sall a réussi la prouesse de se mettre à dos quasiment des pans entiers de ressortissants sénégalais dans la diaspora. Ses dernières années, ses nombreux coups d’épée adressés à la démocratie et les libertés, ont contribué à bâtir sa légende de président liberticide, dictateur et anti-démocrate. La diaspora a réclamé sa démission, contesté son pouvoir, l’a hué dans les rues occidentales et chanté son futur déclin … Autonome financièrement, les yeux ouverts sur les bienfaits de l’État de droit, la diaspora est exigeante envers le pouvoir central. Bercée aux réalités occidentales, elle est moins encline à céder à la fatalité et aux pressions politiques insidieuses. Chaque année, la diaspora sénégalaise dans son ensemble effectue des transferts de fonds à destination du Sénégal, principalement destinés à la consommation des ménages, estimés à hauteur de 10% du produit intérieur brut. Organisée, à elle seule, elle peut faire basculer un régime, aussi puissant soit-il. Il faut toutefois reconnaître que Macky n’est pas le premier président à subir frontalement les foudres des financiers de la paix sociale au Sénégal. Avant lui, d’autres présidents comme Abdoulaye Wade ou Abdou Diouf et Senghor (dans une moindre mesure) ont été contestés. Seulement, Macky n’est pas un président à subir des pressions et des coups de coude sans riposter violemment. Il rend les coups sans ménagement. C’est ainsi qu’à la suite de la présidentielle de 2019, il a privé (de la manière la plus brutale possible) les compatriotes de Bordeaux de leur consulat, fermé séance tenante, sans concertation ni palabre. Traumatisés, les Sénégalais de Bordeaux ont vite compris qu’ils étaient violemment punis par Macky pour avoir osé le défier. 3 ans de fermeture pour un consulat qui s’apprête à rouvrir pour les législatives, à pas feutré. Opération séduction en vue ? Aujourd’hui, ce qui fait peur à Macky, c’est de voir déferler à l’Assemblée nationale en juillet 2022, l’opposition dans la diaspora. Il sait que cette perspective est un pas de plus vers la fin assurée de son régime néfaste. Mais essayez d’arrêter la mer avec vos bras, elle déferle sur vous ! Diatou Sow

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Inauguration du nouveau stade Diamniadio : 178 millions Fcfa pour les festivités

Le nouveau stade de Diamniadio sera réceptionné par le chef de l’État, Macky Sall, le 22 février 2022.Pour son inauguration, 15 000 personnes seront mobilisés pour la fête. Des journées de sensibilisation seront auparavant organisées dans les différentes régions avec les principaux acteurs.Des déjeuners et dîners sont prévus dans les 2e et 3e phases du programme.Rien que dans la région de Dakar, informe Le Témoin, pas moins de 10.050 personnes et 335 cars de 30 places seront mobilisés pour un coût de 14 950 000 F CFA.Alors que 144 cars et 4320 personnes pour un coût de 8 millions de F CFA seront mobilisés pour celle de Thiès.Au total, 514 cars de 30 places et 130 bus de 60 places pour un montant de 68 900 000 F CFA seront mobilisés rien que pour le transport.Pour la restauration, la région de Dakar, qui concentre la plus grosse délégation, dépensera 50 250 000 F CFA.Les régions de Thiès et Fatick suivent respectivement pour 21 600 000 F CFA et 4 800 000 F CFA.En tout, la restauration pour les différentes régions coûtera 105 450 000 F CFA.Il faut noter qu’il est prévu 5000 F CFA/personne pour la restauration des délégations qui viennent le jour de la cérémonie et 10 000 F CFA/personne pour les délégations qui viennent la veille de la cérémonie.Ainsi, la sensibilisation coûtera 4 000 000 de F CFA contre 68 900 000 pour le transport et 105 450 000 F CFA la restauration.Ce qui fera un budget global de 178 350 000 F CFA rien pour ces démembrements du mouvement sportif.

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Sadio Mané: « Mon histoire,de Bambali en Europe en passant par Dakar.. »

« Je suis né dans un village Bambaly situé dans l’a région de Sédhiou au Sénégal , dans une famille très religieuse. Mon père, qui était Imam, ne voulait pas que je joue au foot, mais c’est tout ce que je voulais dans cette vie, devenir joueur professionnel. Je me rappelle, quand j’étais au village, je jouais toujours au football, et parfois je n’allais pas à l’école.Il n’était pas content de moi et me frappait toujours. Mais j’ai continué, et a 15 ans, je me rappelle, j’ai fui le village pour aller dans la capitale (Dakar), sans que personne ne le sache. Et une semaine après, alors qu’ils me cherchaient partout, ils ont su que j’étais à la capitale. J’avais comploté avec un ami pour aller à Dakar, mais une semaine plus tard, ma famille m’avait retrouvé et ramené au village. J’avais fini l’école, et là je leur ai dit était inutile de me retenir, sinon j’allais fuguer de nouveau. Il avaient alors compris et si qu’il fallait m’aider, et c’est ce qu’ils ont fait jusqu’à aujourd’hui. Malheureusement,mon père est décédé et n’a pas pu assister pour me voir réussir aujourd’hui dans le Football achevant mon rêve d’enfance. Mais je rends encore grâce à Allah… »

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BAMBA FALL: Posture et imposture par Serigne Saliou Gueye

Décidément, la victoire des Lions à la Couped’Afrique des Nations est un bon prétexte pourassouvir des appétits mal étouffés. Si certains fédéraux ont glissé des proches dans la liste officielle de la délégation au Cameroun pour leur faire bénéficier des primes et autres terrains offerts par le président de la République, d’autres en profitent pour faire le grand saut et se rapprocher du pouvoir. Bamba Fall, élu maire de la Médina le 23 janvier dernier, a saisi la balle de la victoire et de l’euphorie pour déclarer sa flammepolitique au chef de l’Etat. « La Coupe d’Afriquedes nations a fini de regrouper toutes les sensibilités du pays. Je m’en félicite vivement et je profite de cette occasion pour lancer un appel solennel à toute l’opposition sénégalaise. Les élections sont derrière nous, j’invite tous les leaders à rejoindre le président Macky Sall pour l’intérêt supérieur de la nation. Car je suis persuadé que chacun de nous a un rôle à jouer pour la construction du pays. Qu’on arrête alors d’instrumentaliser les jeunes. Soyons tous unis derrière nos élus, d’opposition comme du pouvoir, pour la construc-mtion du pays. Je vais rejoindre le Président et travailler à ses côtés parce que c’est le moment. On fait de la politique depuis des mois, et il y a un moment pour cela et un moment pour travailler.Et on nous a élus pour cela. On ne peut pas travailler sans que le Président nous accompagne et on a vu que le sacre des Lions n’a été possible que parce que tout le peuple sénégalais a fait bloc autour des futurs champions d’Afrique… » a déclaré Bamba Fall le jour de la victoire des « Lions ». Cespropos annonciateurs d’une transhumance sans vergogne ont été suivis d’effet. Le 14 février- jour de la saint-Valentin ! —, un peu avant minuit, l’édile de la Médina a brandi à tout vent le décret le nommant ministre conseiller auprès du président de la République. Ce rapprochement soudain a surpris beaucoup de Sénégalais alors qu’en réalité, Bamba n’a jamais été éloigné du camp présidentiel depuis qu’il est sorti de prison le 25 avril 2017. Quelques jours après son élargissement, ilavait organisé un meeting de condoléances à la suite du décès de son oncle. Devant le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne venu avec une forte délégation présenter les condoléances du chef de l’Etat à cette occasion, le maire de la Médina s’était extasié en ces termes qui fleuraient don déjà la transhumance :« Monsieur le Premier ministre, je vous demande de passer mes salutations à mon grand frère le président de la République, Macky Sall. C’est un homme bon. Certains ne savent pas faire la distinction et ils disent « est-ce qu’il ne veut pastranshumer ? » Moi je serai un socialiste à vie, mais je ne rabaisserai pas celui qui fait un acte d’une si haute portée à mon endroit. J’ai eu un décès, certains membres de mon parti ne sont même venus ici, alors que quelqu’un d’autre, qui n’est même pas du même parti que moi, vient compatir à ma douleur. Et on veut que je les mette au même pied. Non, je ne le ferai jamais ! » s’était-il extasié. Voulant témoigner au président Sall toute sa gratitude pour cet « acte de haute portée et haute signification » — surtout que le PM était venu avec une énorme enveloppe contenant un « diakhal » consistant —, l’édile de la Médina avait renchéri en ces termes : « Que le président de la République, avec tous mes mots acerbes que je lui envoie dans le cadre de la politique, m’envoie son premier ministre, cet homme qui lui est si cher, pour venir me témoigner sa compassion, je salue vraiment cet acte. Te teranga dinako fay (Je le lui revaudrai, en wolof).Moi je n’ai pas de maître en politique. Ce que lePrésident vient de faire, si cela ne suffit pas àquelqu’un, rien ne lui suffira. Car c’est très fort.Dis au Président que c’est un acte fort, je suiscomblé. Je lui rendrai la monnaie de sa pièce ».Eh bien, il vient de la lui rendre, cette monnaiede la pièce du président Macky Sall !Mieux, lors du Festival international Soninkéqui s’était tenu le 21 février 2018, au stade IbaMar Diop, le maire de la Médina n’avait pas tarid’éloges obséquieux à l’endroit du président dela République : « Vous êtes un Président géné-reux, un Président très proche de sa population.» Aujourd’hui, Bamba rend la pièce de la monnaie à Macky Sall en s’accointant avec lui. Depuis qu’il est sorti de prison, Bamba ne s’est plus in-vesti comme un opposant au président Macky.Sa seule opposition, c’est à Cheikh Ba et au sous-préfet Djibril Diallo. Une opposition qui ne sera plus d’ailleurs qu’un mauvais souvenir puisque l’honorable Bamba vient de rejoint le Mbourou ak Sow qui a pris du plomb dans l’aile depuis les élections locales du 23 janvier dernier. D’ailleurs quand Taxawu Dakar avait perdu leslégislatives de juillet 2017 au niveau de Dakar à cause du renversement de la situation aux Par-celles assainies, d’un côté, certains khalifistesavaient reproché au maire de la Médina d’avoirfait du tape-à-l’œil pour appuyer souterrainement la victoire frauduleuse de Bennoo aux Parcelles assainies. Ainsi, en transhumant officiellement cette fois-ci, Bamba ne fait que confirmer tout le travail qu’il a eu à mener pour le président Macky Sall depuis 2017 en sa qualité de cheval de Troie du pouvoir au sein de l’opposition. D’un autre côté, des responsables politiquesdisent que le pouvoir détient des preuves descandale dans la gestion de la mairie de la Médina. Et que Bamba est obligé de transhumer sous peine d’être traduit en justice. En décembre 2017, invité de Pape Alé Niangdans l’émission « Autour du micro », le maire de la Médina, évoquant l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, avait balancé que Yakham Mbaye, alors dirpub du journal le Populaire, re-mcevait un million de Khalifa Sall à chaque fête de Tabaski. Dans une réplique publiée par le journal L’Observateur, Yakham Mbaye s’était indigné des « mensonges » du maire de la Médina en déclarant ceci : « Lorsque je m’exprimerai, selon mon tempo, et en profondeur, dans les prochaines heures, il s’agira simplement de livrer des faits cimentés par des dates, en des lieux et avec des témoins précis ». Et Yakham de menacer l’édile de la Médina en ces termes : « Lorsque j’en finirai avec Bamba Fall, il est clair que les Sénégalais sauront qui est le vrai ripoux.»Mais lors du meeting de condoléances du 15février 2018, Bamba et Yakham se sont réconciliés façon bisounours et les menaces de déballage ont été enterrées au nom de latranshumance qui pointait déjà à l’horizon. Tout cela se passait au moment où son « ami » Khalifa Sall, alors maire de Dakar, était en procès.La décence morale et l’éthique de l’amitié auraient réprouvé les remerciements intéressés de l’édile en ces moments douloureux où Khalifa Sall, enveloppé dans un linceul judiciaire taillé par Macky Sall, «bienfaiteur » de Bamba Fall, était au bord l’enterrement politique. Et à la présidentielle de février 2019, Bamba a. déclaré que Médina vote neutre puisque tous les candidats sont ses amis. Ce qui a soulevé l’ire des khalifistes qui assimilaient à juste titre une telle posture à une imposture qui ne faisait que renforcer Macky Sall.Trahison politiqueDire que « je vais travailler pour le Présidentde la République » est une façon de trahir etde détourner les suffrages des Médinois quise sont démarqués de son rival Cheikh Bapour l’élire. Etre dépositaire d’un mandat électif est un acte par lequel des mandants invitent un responsable politique à se mettre auservice des populations par le travail. Doncdire que « je vais travailler pour le Présidentde la République », c’est faire preuve soitd’ignorance de ses responsabilités de maire,soit être dans une position mystificatrice pourtourner casaque. Et si dans sa station actuelle,Bamba ne comprend pas encore que les populations de la Médina lui ont signifié, le 23janvier passé par un acte citoyen appelé vote,de travailler pour le bien de leur collectivité,le réveil risque d’être brutal pour lui aux prochaines législatives s’il est investi dans la liste majoritaire de Dakar. Maintenant il appartient à Bougane GueyeDanny, leader de Gëm Sa Bopp, qui s’est beaucoup extasié de la victoire de Bamba Fall de clarifier sa position par rapport à la transhumance du maire de la Médina investi sous la bannière de son mouvement. Sans cela, il risque de donner raison à ceux qui supputent que le leader de GSB travaille aussi pour Macky Sall. Une chose est sûre : les militants « Takhawou Dakar » de la Médina avaient eu raison de s’opposer vigoureusement à une investiture de Bamba Fall sur les listes de Yewwi Askan Wi en disant que s’il était candidat, ils voteraient contre lui car c’est un traitre.Comme ils avaient raison !Serigne Saliou Gueye, Le Témoin

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