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Liverpool : Mady Touré sait pourquoi Sadio Mané ne célèbre plus ses buts

Depuis un moment, Sadio Mané ne jubile plus après avoir trouvé le chemin des filets avec Liverpool. En championnat comme en Ligue des champions, les spectateurs et téléspectateurs ont relevé que l’attaquant sénégalais reste de marbre, le visage fermé, après avoir marqué un but.
Pour d’aucuns, c’est le signe d’un mal-être dans son club. Sadio Mané, croient-ils savoir, ferait la tête parce qu’il voudrait quitter Anfield.


«Sadio Mané a toujours été comme ça. Je vous assure qu’il est heureux en club, corrige dans Les Échos Mady Touré, le patron de Génération Foot, le centre de formation qui a produit le numéro 10 des Lions. C’est un introverti.»
Mady Touré ajoute : «Même quand il était à Génération Foot, on se rappelle l’année où on montait en deuxième division, il avait marqué beaucoup de buts mais il les célébrait selon ses humeurs. Je ne pense pas que s’il ne célèbre plus ses buts, c’est pour montrer qu’il n’est pas content et qu’il veut partir. Il est très heureux, il n’a aucun problème.»

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Mady Touré : «Pourquoi Sadio Mané doit quitter Liverpool»

Mady Touré est le président de Génération Foot, le centre de formation de footballeurs qui a produit Sadio Mané. Pour lui, l’heure est venue pour l’attaquant sénégalais des Reds d’aller voir ailleurs, de tenter d’autres challenges.
«Il a fait plus de cinq ans à Liverpool. Maintenant, il doit aller dans d’autres clubs, suggère Mady Touré dans des propos repris par le journal Les Échos. On ne parle pas de confirmation, c’est d’autres challenges qu’on parle. Tout le monde sait qu’il est au top.» 

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Adji Sarr-Ndèye Khady Ndiaye : obscénités, injures et graves accusations devant le Doyen des juges

L’affaire Sweet Beauty a connu un tournant avant-hier, jeudi, avec la confrontation entre deux personnes clés du dossier.
Pendant près de douze heures, devant le Doyen des juges, Adji Sarr, qui accuse Ousmane Sonko de viol et menaces de mort, a fait face à Ndèye Khady Ndiaye, qui était sa patronne à Sweet Beauty, l’institut où se seraient déroulés les faits.
Les deux dames étaient flanquées de leurs avocats. Les échanges étaient houleux. Le journal Libération a relevé «au moins quatre incidents», précisant que les propos ont souvent volé bas.
L’incident le plus violent, selon le quotidien d’information, a opposé Me El Hadji Diouf et Ndèye Khady Ndiaye. Cette dernière contestait la déclaration d’Adji Sarr selon laquelle à Sweet Beauty on ne pratiquait pas des massages thérapeutiques, comme l’affirme la propriétaire, mais des massages sexuels.
Devant l’air scandalisé de Ndèye Khady Ndiaye, qui tentait de discréditer sa cliente, Me El Hadji Diouf s’est arraché les cheveux en la traitant, notamment, de prostituée.
Réponse du berger à la bergère : Ndèye Khady Ndiaye qualifie l’avocat de «violeur international». Ajoutant qu’elle détient contre lui des vidéos compromettantes qu’elle rendrait publiques en cas de procès.
Adji Sarr et le député de l’APR
Me El Hadji Diouf et la patronne de Sweet Beauty vont une nouvelle fois s’écharper. Le premier martelant qu’à Sweet Beauty, les messages sexuels étaient au menu.
Faux, rétorque la seconde, qui maintient qu’elle ne pratiquait que des massages thérapeutiques. Et pour prouver qu’elle a des compétences en la matière, elle propose à l’avocat d’Adji Sarr de lui faire un message pour «diminuer son ventre».
L’autre incident a opposé Adji Sarr et Ndèye Khady Ndiaye. L’accusatrice d’Ousmane Sonko a martelé avoir été violée à Sweet Beauty. Son ex-patronne l’a démentie, soulignant qu’Adji Sarr serait de mœurs légères.
À preuve, raconte-t-elle, elle l’a une fois surprise dans une de ses cabines en pleins ébats avec un «député de l’APR». Une déclaration qui a déclenché des échanges de propos aigres-doux entre les deux dames.
En somme, les deux parties ont campé sur leurs positions. Adji Sarr maintenant qu’Ousmane Sonko l’a violée à plusieurs reprises et menacée de mort.
Ndèye Khady Ndiaye, pour sa part, lavant le leader de Pastef. L’époux de cette dernière rejoindra les deux parties dans le bureau du Doyen des juges pour une confrontation à trois.

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Hôpital Amadou Sakhir Mbaye / Oumar Sow: « j’ai perdu mon bébé et ma femme en quelques heures »

Dans un ouolof approximatif au bout du fil, le vieux Oumar Sow, berger de son état balance: « mon épouse a accouché dans cet hôpital. Mon bébé est décédé le matin, mon épouse dans l’après-midi », a-t-il révélé au reporter de Leral.

Après le tragique décès de Astou Sokhna le 1er avril dernier dans l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye de Louga, certaines victimes ou proches d’elles ont manifesté le besoin de dénoncer les faits.

Oumar Sow qui habite les villages environnants de Keur Momar Sarr cède la parole à son neveu qui était en Allemagne. Ce dernier dénonce avec la dernière énergie qui les faits qui ont amené la mort de sa tante et de son bébé.

Bébé disparu, tante décédée

« Ce sont des moments difficiles que vit mon oncle en ce moment d’autant qu’il a perdu deux êtres chers. Dans la journée, son épouse a été admise au bloc pour une opération de césarienne. On lui annonce que le bébé n’a pu être sauvé et ce qui est aberrant, jusqu’au moment où on vous parle, on n’a pas revu le bébé. Ils ne l’ont pas rendu, ce que je trouve inexplicable. Dans l’après-midi, son épouse meurt. ET on lui a fait payer des factures très, très chères. Il a fallu qu’il vende tout son cheptel pour faire face », regrette ce dernier.

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SALAH : «Ce que Liverpool m’a demandé lorsque j’étais à la CAN»

Il n’y a pas que Kylian Mbappé qui donne le mal de tête aux dirigeants du Paris Saint-Germain pour une prolongation, Mohamed Salah également à Liverpool.
Alors que son contrat expire en juin 2023, l’attaquant égyptien n’a pas encore prolongé son bail et toutes les tentatives de son board sont restés pour le moment vaines.
Si une prolongation a été annoncée courant la semaine écoulée, l’ailier égyptien a évoqué les nombreuses rumeurs sur un possible départ cet été.


« C’est difficile de se concentrer. Je sais comment rester concentré. Mais c’est difficile. Il y a trop de distractions, trop de gens qui parlent de tout. L’équipe était bien pendant que j’étais à la CAN, mais ils m’ont demandé : « Combien de temps vas-tu rester là-bas ? Quand est-ce que tu reviens ? Je dois tourner la clé du côté de Liverpool, me concentrer sur l’équipe pour gagner les trophées pour lesquels nous nous battons cette saison. Mentalement, je dois être focalisé, concentré. Je sais ce que je veux, et à quel point je suis professionnel. Le plus important est de se concentrer sur l’équipe. Les dirigeants sont heureux, les coéquipiers aussi. Tout le monde est heureux, je suis heureux », a indiqué le Pharaon pour ESPN.

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Affaire Capitaine Touré : « Un signe manifeste d’inintelligence politique » Pr Ndiaga Loum

L’affaire Capitaine Touré limogé de l’IAM sur demande du ministère de l’Enseignement supérieur continue de charrier des vagues d’indignations. Professeur titulaire à l’Université du Québec en Outaouais (UQO), Ndiaga Loum estime qu’il s’agit d’un acte « inintelligent, inopportun, méchant et contre-productif ».

Voici l’intégralité de son texte : 

Acharnement contre le capitaine Touré : inintelligent, inopportun, méchant et contre-productif.

C’est un signe manifeste d’inintelligence politique que de toujours exagérer ce qui mérite d’être banalisé et de banaliser ce qui mérite d’être exagéré. Concentrer toute son énergie négative sur une personne ne fera que crisper davantage des antagonismes et aiguiser des tensions à la limite d’une crise sociale qui, à l’ère des réseaux numériques, charrie tous les symptômes d’une anomie (audios, enregistrements clandestins, médisance, haine réciproque, méchanceté gratuite, volonté d’en découdre à mort et j’en passe.). Y-a-t-il encore ici un chef raisonnable pour arbitrer? Que gagne dans cette lamentable bataille de gladiateurs un chef d’État à qui le seigneur a attribué tous les moyens humains pour détruire sur ordre ses semblables? Le pouvoir est un attribut divin, celui à qui on le procure doit avoir l’élégance, qui pardonne, qui tolère, qui supporte au point d’anticiper même le tort de ses disciples alors qu’il a tous les moyens de les éviter. La grandeur du souverain n’est pas dans sa capacité à user de l’appareil punitif à lui momentanément délégué, mais justement de ne pas s’en servir lorsque la tentation est au plus fort, par esprit de dépassement. Surtout que le destinataire de tout ce catalogue punitif (emprisonnement, suspension, radiation et puis empêchement de travailler) est une personne martyrisée comme vous avant l’heure de la gloire : aujourd’hui le capitaine Touré, hier, vous, le chef de l’État actuel. Vos adversaires qui avaient conseillé à l’ancien président de la République de vous humilier, pensant mettre ainsi un terme à votre carrière politique, sont les mêmes qui, toute honte bue, sont toujours autour de vous, après avoir emprunté le raccourci de la triche, ce chemin nommé « transhumance », pour vous demander de faire subir à vos actuels adversaires ce que vous-même aviez enduré hier à cause d’eux. Le même Dieu qui a forcé votre destin pour tordre le bras de ceux qui vous avaient tracé une autre destinée, ce Dieu-là, est le même vers qui se tourne le capitaine Touré. Ne refusez pas de réfléchir, je sais que c’est parfois pénible lorsque qu’on a tout à sa disposition et que son esprit est parfois traversé par la peur de tout perdre subitement. Il vous reste deux ans pour réconcilier ce pays avec lui-même, avec ses vertus, prendre de la hauteur, s’élever au-dessus de l’ordinaire macabre des charognards de service et y gagner vous-même une sortie honorable (savez-vous que même chez les charognards, le chef de famille a un comportement de seigneur, il est toujours le dernier à s’en prendre au cadavre?). Bref, tous ceux qui vous disent le contraire et vous font descendre dans les profondeurs abyssales de ce piètre combat de belluaires et autres mirmillons ne vous aiment pas. Parfois, on le sait, mais on n’a pas envie de le savoir. Parfois on le voit, mais on n’a pas envie de le voir. L’ignorant n’est pas celui qui ne sait pas, c’est celui qui sait qu’il ne sait pas mais qui refuse de l’admettre. Tout comme l’aveugle voit en réalité et peut plaindre tous ceux qui ont les yeux ouverts mais ne s’en servent pas pour voir. 

Que Dieu vienne au secours de ce pays qui nous est si cher! AMINE!

Ndiaga Loum, professeur titulaire, UQO

Titulaire de la Chaire de la Francophonie

Directeur du programme de doctorat en sciences sociales appliquées

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Tapissier devenu aide-soignant, femme de ménage jouant à la sage-femme / Nos hôpitaux : des mouroirs de niveau 3 inondés par des blouses sombres sorties d’écoles de négoce politiques…

Pour entrer à l’hôpital au Sénégal et intégrer le corps médical, il faut soit sortir des écoles ou juste avoir une perche. Et si c’est par la perche qu’on est parvenu à s’octroyer une blouse blanche, on devient parfois aide-soignant ou matrone. Ce nom générique cache bien des misères. À côté de cet amateur, généralement, suppléant médecins, infirmiers et sages-femmes aux heures compliquées, il y a les professionnels irresponsables dont le comportement altère celui de leurs collègues qui ne poussent de souffle que pour sauver des vies. Entre Thiès, Kaolack, Rufisque et Kolda en passant par Touba, c’est grogne et dépression chez les populations.

ANALYSE D’UN CAS CONFUS! 

La mort de Astou Sokhna ne met pas tous les médecins,  infirmiers et sages-femmes dans le même sac. Elle permet d’identifier parmi eux la bonne graine de l’ivraie mais aussi de se rendre compte que nos structures médicales sont de grands malades plongés dans un état comateux depuis que cliniques et pharmacies clandestines poussent comme des champignons.

KOLDA OÙ L’HÔPITAL EST LE 1er DES MALADES…  

À Louga, on pleure encore Astou Sokhna qui a dû souffrir. À Kolda, au-delà des malades, c’est l’hôpital qui agonise. Zacharia Diallo, Sg du SUTSAS au niveau local et infirmier, approché par Dakaractu – Kolda, s’indigne, sans broncher, d’abord du drame de Ahmed Sakhir Mbaye avant d’estimer que le feu couve partout. 

Évoquant la vétusté du matériel médical, la surcharge de travail, les salaires insignifiants des agents de la santé, touchant également du doigt l’épineuse question du déficit de personnel qualifié, le syndicaliste fait une carte d’identité de  l’hôpital régional. Il précise, en passant, qu’à l’heure actuelle, la structure ne dispose ni d’ophtalmologue (et d’ailleurs sa présence n’aurait servi à presque rien puisque le microscope est en panne depuis 04 ans), ni de radiologue, encore moins de neurochirurgien ou de psychiatrre. Quant à la présence d’un médecin-réanimateur, le rêve est encore un mirage. L’hôpital, une véritable coquille vide !

Et aujourd’hui, toujours selon Zac, il n’y a pas de salle de stérilisation. C’est pourquoi il  lance un appel à l’État pour combler ce manque. Notre interlocuteur de signaler, par ailleurs, que ce mal agace aussi le monde rural où on note les mêmes tares.

Kolda vit, au vu de ce qui précède ses drames à elle aussi. On se rappelle encore ce fait divers assez bizarre. C’est quand Malafi Touré enceinte mais déclarée morte, accouchait, quand-même dans la morgue.

QUAND KAOLACK RUE DANS LES BRANCARDS 

Si à Louga on meurt ainsi qu’à Kolda, c’est l’hôpital qui agonise à Kaolack où on est plutôt confronté à un déficit de spécialistes, assaisonné par un accueil peu satisfaisant :

Correspondance…

La région de Kaolack dispose d’un hôpital de niveau 02, des centres de santé, des postes de santé et des cases de santé répartis dans les différentes localités (villages, communes et arrondissements).

Au niveau de l’hôpital régional El Hadj Ibrahima Niass de Kaolack, en dépit des efforts qui ont été fournis afin de relever le plateau technique, tout ou presque reste à améliorer dans ce centre hospitalier.

Ce jeudi matin à l’image des autres jours, la porte d’entrée est bondée de personnes. Les agents préposés à la sécurité  filtrent l’entrée. Une dame qui était venue rendre visite à un malade n’a pas pu convaincre les vigiles qui lui refuseront l’accès. 

Interpellée, elle peste.  » J’étais venue hier accompagner un malade. En rentrant le soir, j’ai laissé quelqu’un ici s’occuper de lui. Et voilà que je suis revenue le matin mais l’on m’interdit l’accès. Ils disent que ce n’est pas l’heure des visites alors que j’ai tout fait pour leur faire comprendre que j’étais là hier ».

Un homme qui suivait de près la conversation, abonde lui aussi dans le même sens tout en enfonçant le clou.  » Au Sénégal, les centres hospitaliers sont des mouroirs. Vous vous rappelez dernièrement, un conducteur de Jakarta avait été victime d’un accident ici à Kaolack mais il avait finalement rendu l’âme parce que sa famille peinait à prendre en charge les frais médicaux. Si on n’a pas d’argent, il vaudrait mourir chez soi au lieu de venir le faire à l’hôpital… »

Joint au téléphone, un membre de And Guesseum servant à l’hôpital régional de Kaolack nous a aidé à avoir une petite idée du personnel sanitaire. « La demande est toujours supérieure à l’offre. L’hôpital régional de Kaolack ne dispose que de 03 gynécologues, 02 cardiologues, 02 neurologues, entre autres. Au niveau de chaque service nous avons 01 à 02 spécialiste (s) et des stagiaires en année de finalisation. Vous voyez que 02 médecins dans un service ne peuvent pas du tout couvrir toute une région. Le problème de l’hôpital est lié à un déficit de spécialistes comme d’ailleurs dans tous les autres hôpitaux du pays… »

Notre interlocuteur de poursuivre. « Actuellement, nous assistons à un mauvais procès à l’endroit des blouses blanches. On doit savoir qu’un médecin ne peut pas prendre en charge deux malades à la fois. Et c’est la raison pour laquelle, très souvent, l’on fait face à certaines situations. C’est l’État qui doit faire de la santé une priorité ou en tout cas essayer de renforcer les moyens en recrutant assez de spécialistes dans les hôpitaux et en relevant les plateaux techniques. Beaucoup d’efforts restent à faire en ce sens… »

Rencontrée près de la préfecture de Kaolack, Nafissatou Ndiaye, aborde la question relative à la nuit de garde.  » Tout le problème se situe là bas. Rares sont les médecins qui assurent la nuit de garde, au contraire on laisse ça à un personnel peu qualifié d’où les nombreux problèmes. Certes, les gens doivent être beaucoup plus cléments envers nos blouses blanches, mais elles aussi doivent savoir que ce sont des êtres humains riches ou pauvres qui fréquentent les hôpitaux pour se faire soigner. On a besoin de nos médecins comme eux ont besoin de nous… », a conclu notre interlocutrice…

RUFISQUE OU LE SYNDROME D’UN RÊVE BRISÉ…

Rufisque … Oh la belle Rufisque où vétusté n’est guère un mot vide de son sens. Le colonisateur ne se perdrait pas s’il lui prenait l’envie de revenir. Ses bâtiments sont encore là, en moins jolis, toutefois. 

Avec  l’arrivée d’un nouveau directeur, qui avait annoncé de grandes réformes dans la structure sanitaire qui était en délabrement très avancé, l’espoir était ravivé. Plusieurs mois après, c’est l’amertume issue d’un rêve déchu qui est constaté chez les populations. « L’hôpital  Youssou Mbargane est plus alité que ses patients. 

Une petite enquête aura permis de nous renforcer dans ce que l’on savait déjà. Cette structure sanitaire ne dispose pas de radio, ni de scanner. Le service d’urgence est très délabré. Les lits sont vieillots. Le plus grave est que les salles d’hospitalisation sont envahies par des chats et par des moustiques et que les moustiquaires imprégnées attachées sur les lits sont trouées ». Là, confidence nous est faite par une dame qui assistait sa maman admise aux urgences. 

Sur place on peut faire le constat de tous ces maux énumérés. La seule rénovation majeure visible, c’est la réorganisation de l’accueil qui s’est amélioré, des fleurs plantées ça et là améliore un peu le cadre. Mais l’intérieur des salles d’urgence et d’hospitalisation montre la triste réalité qui règne presque dans la quasi-totalité des hôpitaux du Sénégal : « Il y a un manque criard de plateau technique relevé pour la prise en charge des malades et les stagiaires font presque tout le travail. » Ces derniers, qui viennent parfois directement des écoles de formation, « sont sans expérience et sans aucune aptitude à bien s’occuper des patients », déplore un patient. 

Pour fixer les populations et éviter des déplacements vers les hôpitaux de Dakar, des médecins spécialistes font la navette et ne viennent donc à Rufisque que deux jours dans la semaine.

TOUBA PRÉFÈRE SE TAIRE 

Contrairement aux autres hôpitaux du Sénégal où c’est le matériel médical qui est soit obsolète, soit inexistant, à Touba l’on ne semble trop souffrir de ce cauchemar. Dans la cité et à des degrés moindres chez son voisin de Mbacké, le problème est tout autre. Matlaboul Fawzeini, Ndamatou et les autres structures sanitaires du département souffrent  énormément de la concurrence des cliniques et des pharmacies qui naissent comme des champignons. La conséquence immédiate de ce phénomène, c’est que c’est le personnel qui vide les structures privées pour aller déposer leurs baluchons dans le privé.

Là n’est pas toujours pas le problème !

Souleymane explique : « J’ai été surpris de retrouver le même médecin qui m’a recommandé d’aller vers une clinique de la place pour opérer mon oncle à un tarif  plus cher que celui qui m’était proposé à Fawzeyni. Son prétexte a été de me dire que sa liste d’attente était longue et qu’il ne devait officier que quelques heures dans l’hôpital ».

Que dire du tapisser originaire de Louga devenu aide-soignant à Touba et de cette femme de ménage qui joue à la sage-femme ? Nul ne peut tout dire…
Ces deux personnes ont la particularité d’appartenir à un même parti politique dans lequel ils sont très actifs . D’aucuns confient qu’ils doivent leurs positions dans l’hôpital justement à ce statut de grands militants. 
Quand-même, à côté de ce groupe «  de malfaiteurs », il y’a des médecins, infirmiers et sages-femmes qui n’hésitent pas à se démultiplier pour sauver des vies … Respect à eux !

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Sofiane Diop-Boubacar Kamara : Peuvent-ils apporter un plus à la tanière ?

Après la qualification de l’équipe nationale du Sénégal au Mondial Qatar 2022, le sélectionneur Aliou Cissé et certains fédéraux sénégalais semblent intéressés par des « renforts » notamment Boubacar Kamara (OM) et Sofiane Diop (As Monaco). Ces binationaux peuvent-ils apporter quelque chose à l’équipe nationale ? Seneweb pose le débat.  
Sa vidéo était devenue virale : arborant un maillot de l’équipe nationale du Sénégal, Boubacar Kamara (22 ans), joueur de l’Olympique de Marseille, a exprimé sa joie après le sacre des Lions de la Téranga en finale de la Can contre l’Egypte. Quelques jours auparavant, l’international espoir français Sofiane Diop a, lui aussi, posté sur ses réseaux l’image d’Abdou Diallo (buteur, ce jour-là) pour célébrer la victoire des Lions face au Burkina Faso en demi-finale. Des gestes qui prouvent que la bande à Sadio Mané ne laisse pas indifférent ces deux cadres français, tous de pères sénégalais.

Pour beaucoup d’observateurs du foot sénégalais, Diop et Kamara doivent intégrer la sélection nationale en perspective de la prochaine Coupe du monde, prévue au Qatar. D’ailleurs, interrogé par la télévision nationale, quelques jours après le sacre du Sénégal lors de la Coupe d’Afrique des Nations, le sélectionneur des Lions de la Téranga, Aliou Cissé a évoqué l’avenir de sa sélection et tempéré la possible intégration de binationaux dans les prochains mois.
« Nous voulons toujours améliorer l’équipe, apporter de la concurrence mais il ne faut pas faire n’importe quoi. Il y a une dynamique, une ossature, il ne s’agit pas de prendre pour prendre. Il faut aller chercher des joueurs capables de nous apporter un plus, là où nous sommes en manque. Que ce soit Boubacar Kamara, Sofiane Diop ou Malang Sarr, ce sont des joueurs qui sont amenés à rejoindre l’équipe. Mais il ne s’agit pas de faire une révolution dans un groupe qui est champion d’Afrique », a expliqué le technicien.
« Je suis réfléchi car je sais que la stabilité d’un groupe est fragile. Je parle beaucoup d’état d’esprit, de comportement, d’attitude car c’est pour moi la clé. (…) Ce qui nous fera gagner, c’est avoir des joueurs intelligents, patriotes qui savent où ils sont et ce qu’attend le peuple », a expliqué Cissé.
Boubacar Kamara et Sofiane Diop, la réalité des chiffres

Originaire à la fois du Sénégal par son père, et du Maroc par sa mère, Sofiane Diop (21 ans) est né à Tours. Il est formé au Stade rennais, où le futur entraîneur de l’équipe première Julien Stéphan va plus particulièrement lui donner sa chance alors en équipe réserve. Il signe son premier contrat professionnel, le 29 juin 2018 avec l’AS Monaco. Le milieu monégasque a joué cette saison 42 matchs, toutes compétitions confondues. Auteur de 6 passes décisives, il a également marqué 9 buts, tous en Ligue 1 française (dont les 7 de l’intérieur de la surface). Selon leurs statistiques consultées par Seneweb, il a réussi 56,76% de ses dribbles, fait 34 tirs, dont 16 cadrés, et a réussi 77,59% des passes. A noter, toutefois, qu’il n’est pas titulaire indiscutable. D’ailleurs, il est entré 14 fois en cours de jeu avec l’As Monaco cette année.
Formé à l’Olympique de Marseille où il fut capitaine des équipes de jeunes, Boubacar Kamara (22 ans) y débute en professionnel fin 2016. Lors de la saison 2017-2018, il participe à la campagne européenne jusqu’en finale de la Ligue Europa. Durant l’exercice suivant, Kamara devient titulaire au sein de la défense olympienne. Il participe ensuite au titre de vice-champion de France 2019-2020.
Kamara passe par toutes les équipes de France de jeunes à partir des moins de 17 ans. Après sa participation à l’Euro U17 de 2016, il remporte le Tournoi international U18 de Limoges la même année, puis atteint les quarts de finale de l’Euro U19 de 2018 et les huitièmes de la Coupe du monde U20 de 2019.
Même s’il est milieu défensif, (53,97 duels gagnés cette saison), il est l’auteur d’un but en Ligue 1 cette année, avec 19 tirs, dont 4 cadrés. Il a également réussi 50% de ses dribbles et 90,78% de ses passes. Sur les 39 matches disputés, il est entré 4 fois remplaçant.
« Éclairer le jeu pour des attaquants »
[Photo Lamine Mboup]

Avec le retour probable de Krépin Diatta, absent de la dernière Can pour cause de blessure, et le duo Idrissa Gana Guèye et Nampalys Mendy, qui a gagné en expérience, certains spécialistes estiment que le staff technique devrait plutôt rester sur la dynamique. Mais, l’arrivée de ces deux jeunes peut aussi apporter une plus-value dans le milieu des Lions. Car, cela pourrait permettre à Aliou Cissé de diversifier ses choix tactiques surtout dans une compétition comme la Coupe du monde de football.  
Ancien attaquant international sénégalais, Lamine Mboup pense que le coach Aliou Cissé doit avoir besoin de ces jeunes joueurs vu la façon dont il pense jouer la Coupe du monde. Maintenant, dit-il, « par rapport à Sofiane Diop, nous avons sûrement besoin de sa lecture technique de meneur et qui pourrait, dans certains matchs éclairer, le jeu pour nos attaquants ».
Toutefois, selon lui, le milieu monégasque doit d’abord batailler fort pour gagner sa place en club. « Il faudra qu’il gagne sa place de titulaire à part entière et montrer sa valeur pour espérer une convocation », a ajouté M. Mboup.
S’agissant du cas de Boubacar Camara, l’ancien joueur de la Jeanne d’Arc de Dakar, d’Al Masry (Egypte) et de Martigues (France) reconnaît qu’il mérite d’être sélectionné en équipe nationale. « Il est bon et comme il est jeune, alors que nous avons des trentenaires, il faudra lui donner l’opportunité de montrer sa valeur et essayer de gagner sa place en sélection lors des matchs amicaux. Ce serait un plus de complicité avec Pape Gueye », a-t-il confié à Seneweb.

Mieux, d’après le consultant, le Sénégal peut élargir la liste et jeter son dévolu sur, par exemple, Amadou Onana de Lille, petit-fils de Bécaye Sène, qui est Sénégalais. « Il peut nous être d’un grand apport au milieu », jure l’ancien footballeur.
« Les joueurs qui viennent en équipe nationale doivent venir avec une motivation. Il ne s’agit pas d’aller supplier un joueur. On ne va courir derrière personne », avait insisté le sélectionneur national, Aliou Cissé.

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Al khairy: un Champion d’Afrique s’est pendu !

Tel un passage à témoin, après le mariage du ballon d’or africain de 2002, El Hadj Ousseynou Diouf, c’est au tour du champion d’Afrique de 2022, Pape Abdou Cissé de prendre  une deuxième femme.

Le mariage a été célébré ce vendredi 15 avril à dakar. 
Celle qui répondra désormais du nom de Mme Cissé n’est autre que Marie Liouse Diaw, la top modèle. 
D’après nos sources, l’international a offert des millions et deux voitures à sa nouvelle femme. 
Nous souhaitons un heureux mariage au couple.  

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Seuls les Français et Brésiliens font aussi bien en C1: Un Sénégalais en finale depuis 2018, Sadio vise Éto’o

Une affiche des demi-finales de la ligue des champions 2021-2022 verra Liverpool de Sadio Mané et Villareal de Boulaye Dia s’affronter en fin avril et début mai. Comme lors des quatre dernières éditions, le Sénégal aura un représentant en finale. Depuis 2018, seuls les Français et les Brésiliens ont fait aussi bien dans ce domaine. On connaît depuis mercredi soir les affiches des demi-finales de la ligue des champions 2021-2022. Après avoir ouvert la succession de Chelsea, le Réal Madrid qui rêve d’un 14 e sacre en C1, affrontera Manchester City, tombeur de l’Atletico Madrid.

L’autre rencontre du dernier carré mettra aux prises Liverpool, vainqueur de Benfica en quarts, et la surprenante équipe de Villareal, qui a éliminé le Bayern Munich. Un duel entre Sadio Mané et Boulaye Dia, deux champions d’Afrique qui rêvent du stade de France au mois de mai prochain. Comme quoi, il y aura nécessairement un joueur sénégalais en finale de C1 pour la 5ème année consécutive. C’est devenu une habitude depuis 2018. L’histoire a commencé avec Sadio Mané. Il y a quatre ans, l’ailier de Liverpool, qui découvrait la plus prestigieuse des compétitions européennes, avait accédé en finale, perdue contre le grand Réal Madrid (1-3).

Encore plus forts la saison suivante, Mané et les reds avaient survolé la compétition jusqu’à monter sur le toit de l’Europe aux dépens de Tottenham (2-0). En 2019-2020, le PSG d’Idrissa Gana Gueye et d’Abdou Diallo avait profité de la saison perturbée par la Covid 19 pour se hisser en finale. Mais, le rêve de sacre des deux lions sera brisé par le Bayern Munich (1-0).

Sadio Mané pour égaler Samuel Eto’o

La saison dernière a été marquée par le phénomène Édouard Mendy. Presque infranchissable (3buts encaissés en 12 matchs), le gardien sénégalais a grandement contribué au sacre de Chelsea, tombeur en finale de Manchester City(1-0). Depuis 2018, seuls trois pays ont réussi à placer à placer au moins un joueur en finale de ligue des champions. Hormis le Sénégal, la France et le Brésil ont toujours eu un représentant chacun. Ce sera encore le cas cette année, puisqu’Etienne Kapoue (Villareal) et Ibrahima Konate (Villareal) vont batailler pour une place en finale. L’autre affiche verra les Brésiliens Vinicius (Réal) et Gabriel Jesus (Man City), s’affronter.

En cas de succès face à Boulaye Dia, Sadio Mané, malheureux en 2018 et heureux en 2019, disputera sa 3ème finale de ligue des champions. Un record africain jusque là détenu par la légende camerounaise Samuel Eto’o. L’actuel président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) a été sacré, puis en 2009 avec le Fc Barcelone et 2010 sous les couleurs de l’inter Milan renseigne le quotidien stades dans sa parution du jour repris par la rédaction de Seneposte.

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