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103 Victoires Et 4 défaites en 5 ans, invaincu en Frappe : Franc, l’autre étoile des Parcelles

Plus connu sous le pseudo de Franc, Émile François Gomis, jeune lutteur néo-pensionnaire de l’écurie Jambars Wrestling Academy, est sur une voie royale pour espérer jouer un jour les premiers rôles dans l’arène.

Ces dernières saisons, Franc fait partie des plus grands espoirs de l’arène, en lutte avec comme sans frappe, au vu des résultats incroyables qu’il a pu avoir. Cerise sur le gâteau, le poulain de Papa Sow n’a pas encore enregistré de défaite en lutte avec frappe.

10 combats en 9 ans : 1,12 combat par an

Franc a disputé son tout premier combat en lutte avec frappe, le 29 décembre 2013, face à Guedj Bamboulane. Pour son dernier combat, il a croisé et battu Tyson 2 de l’écurie Tyshinger, le 19 juin 2021. C’est dire que Franc a fait jusqu’ici 9 ans dans l’arène, avec un total de 10 combats. Soit un ratio de 1,11 combat par saison.

10 combats, 10 victoires : Franc dépasse Balla, Eumeu, Gris Bordeaux, Tapha Guèye…

En alignant 10 victoires en 10 combats, le coéquipier de Papa Sow a réussi là où plusieurs ténors de la lutte ont échoué. L’ex Roi des arènes, Balla Gaye 2, par exemple, n’avait enchainé que six victoires avant de perdre son septième combat, le 12 mars 2006, contre Issa Pouye. Eumeu Sène avait perdu son tout premier combat, le 19 mars 1998, contre Mbodji Diagne. De son côté, Bombardier n’avait aligné que cinq victoires avant de perdre son sixième combat, contre Tyson 2, le 19 juillet 1998. Gris Bordeaux, lui, avait aligné trois victoires à ses débuts, sur Samba Diagne, Mbaye Diouf et Mbaye Dione avant d’être battu par Abdou Diouf, lors de son 4ème combat. Quant à Moustapha Guèye, il avait enchainé cinq victoires devant Doudou Diom, Daouda Dop, Birane Guèye, Mbaye Samb et Docteur Faye mais avait perdu son 6ème combat face à Balla Bèye 1.

Aucune saison blanche en 9 ans

Franc fait partie des très rares lutteurs, de son acabit, à n’avoir jamais connu de saison blanche. Même en 2019-2020 où c’était loin d’être évident au vu du contexte multiforme, l’enfant des Parcelles Assainies  avait quand même réussi à mettre le nguimb, le 8 mars 2020. Seulement une semaine avant que la mesure interdisant les rassemblements, et par conséquent toutes les activités sportives, ne soit prise par le Président Macky Sall.

Champion du Sénégal, de la CEDEAO et meilleur lutteur ANPS en une saison

La saison 2017-2018 est sûrement la plus faste de la carrière de Franc, jusqu’ici. En lutte traditionnelle sans frappe, il n’avait essuyé que deux défaites, devant Reug Reug, en dix galas de lutte. Il avait d’ailleurs gagné, au total, 8.550.000 FCFA pour les huit galas remportés. Aussi, Franc avait remporté doublement le Drapeau du chef de l’Etat, en 2018 à Kolda. D’abord avec l’équipe régionale de Dakar. Et c’était la première fois que la capitale sénégalaise remportait ce trophée si prestigieux, détrônant ainsi la région de Fatick qui l’avait toujours remporté jusqu’alors.

Toujours lors de cette année 2018, Franc avait gagné le tournoi de la CEDEAO, à Niamey. En individuel (120 kilos) comme en équipe avec la sélection nationale du Sénégal.

Pour tout couronner et terminer en apothéose une saison pas du tout comme les autres, Emile François Gomis était élu meilleur lutteur ANPS en lutte sans frappe avec 252 points, devant Reug Reug (145 points), Sélé Mélé (77 points), Cheikh Tidiane Niang (36 points) et Bébé Diène (24 points)

2017 – 2018 : 8 galas remportés, 2 défaites devant Reug Reug

Sur les 10 galas de lutte sans frappe auxquels il a participé en 2017 – 2018, Franc a remporté les 8 et perdu les 2. Et les 2 défaites lui ont été infligées par le même Reug Reug. Au total, il avait gagné 8.550.000 FCFA.

2018-2019 : 0 défaite en 6 grands tournois successifs

C’est à Niakhar, le samedi 22 décembre 2018, à l’occasion du gala d’un million de And Bou Yagg, qu’Emile François Gomis avait débuté sa saison 2018-2019, battant en finale Général Malika. Le lendemain, dimanche 23 décembre, à Diofior, il enlevait le gala doté du Sargal Yékini, dont la mise était de deux millions, après avoir dominé Nguel Dione en finale. Cinq mois plus tard, il renouera le nguimb, le 1er mai 2019, à Iba Mar Diop, dans un gala de trois millions de Diak’s. Et c’est Boy Faye qu’il va battre en finale. Pour terminer sa saison en toute beauté, Franc s’illustrait à Joal, le 17 août 2019, dans un autre gala de trois millions, organisé par Faata Productions de Yékini. Un gala qu’il va encore survoler en battant, en finale, Doudou Sané.

2019-2020 : 3 galas remportés et 1 défaite

En 2019-2020, à peine rentré des USA, il participe au gala de dix millions de Diak’s, le 29 décembre 2019, à l’Arène nationale. Franc parachevait une soirée d’ontologie en battant Cheikh Tidiane Niang, en finale, après avoir dominé de très grands champions tels Serigne Ndiaye 2, Pakala et Thiaka Faye. Et, le dimanche 12 janvier 2020, il avait encore raflé le gala de 5 millions des promoteurs de lutte avec frappe, après une finale gagnée devant Boy Faye.

Le samedi 18 janvier 2020 à Mbour, au gala de Faata Prod (3.000.000), il bat, en finale, Ada Dieng. Mais, le samedi 15 février 2020, à Niakhar, dans un autre gala de 3 millions de Faata Production, il perdait en ¼ de finale face à Serigne Ndiaye 2

2020-2021 : 3 galas remportés et 1 défaite

Samedi 27 mars 2021, à l’Arène nationale, Fallou Ndiaye mise 3.600.000 FCFA. En finale, Franc bat Mor Asta Sall et remporte 1300.000 FCFA. Le 28 mars 2021, à Gaal-gui, au gala de 3 millions de Diak’s, il perd en demi-finale face à Ibou Ndiaye et gagne 100.000 FCFA. Le samedi 3 avril 2021, à l’Arène nationale, Prince mobilise 3.6 millions. En finale, Franc bat Général Malika et gagne 1.300.000. Le 10 avril 2021, toujours à l’Arène nationale, Fallou Ndiaye revient avec une enveloppe de 4 millions. Franc s’impose en finale devant Libidor et remporte 1.500.000 FCFA.

2 galas, 2 trophées pour la saison en cours

Même si la saison 2021-2022 n’est pas encore terminée et qu’il n’est pas exclu qu’il remette le nguimb en lutte sans frappe, Franc a déjà remporté les 2 galas auxquels il a participé : le 3 octobre 2021 au stadium Iba Mar Diop lors du gala de 3 millions de Diak’s et le 19 février 2022 à Niakhar devant Sossokh, lors du gala de Faata Production.

22 galas remportés entre 2017 et 2022

Au total, donc, entre 2017 et 2022, Franc a remporté 22 galas de lutte sans frappe et perdu 4 fois. Et, si on considère qu’il faut disputer, en moyenne, 4 combats par gala remporté, Franc a eu 88 victoires lors de ces 22 galas. Et comme il a perdu 4 fois, mais en finale, en ½ finale ou en ¼ de finale, l’on peut dire que Franc a eu au moins 5 victoires pendant ces galas perdus.

Alors, Franc comptabilise quelque 103 victoires et exactement 4 défaites en 5 saisons. Respect mbeur !

Abou NDOUR

Palmarès Franc (lutte avec frappe)

10 combats, 10 victoires

Guedj Bamboulane (29 décembre 2013), Diarra 2 (1er mars 2015), Reumz (31 juillet 2015), Serigne Ndiaye 2 (13 mai 2016), Thiatou Yoff (25 décembre 2016), Ndiaga Doolé (5 avril 2017), Mbaye Tine 2 (23 juin 2018), Nguer (27 juillet 2019), Bébé Saloum (8 mars 2020), Tyson 2 (19 juin 2021)

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Mercato: Liverpool officialise l’arrivée du successeur potentiel de Sadio Mané

Le club anglais de Liverpool vient d’officialiser l’arrivée de l’attaquant uruguayen Darwin Nunez (22 ans), en provenance de Benfica. Le montant de la transaction s’élève à 75 millions d’euros et pourrait atteindre les 100 millions.

L’attaquant portugais est présenté par les médias britanniques comme le successeur du Sénégalais Sadio Mané dont le transfert vers le Bayern Munich semble imminent. Le club bavarois est sur le point de faire une 3e offre de 35 millions d’euros à Liverpool.

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Thierno Bocoum démasque Diattara :  » Ce que tu as relaté n’a rien à voir avec la vérité »

Depuis leur entrée dans le gouvernement de Macky Sall, Yankhouba Diattara est devenu méconnaissable. Ce mardi il s’est défaussé sur Déthié Fall en le traitant de tous les noms d’oiseaux. Il est allé jusqu’à dire c’est grâce à lui que l’actuel mandataire national de Yewwi Askan wi est devenu député en 2017.

Selon lui en 2017, c’était à l’issue d’une réunion à 4 entre lui, Déthié Fall, Thierno Bocoum et Idrissa Seck. Ce dernier leur aurait demander de se concerter pour choisir qui d’entre eux trois prendrait le siège de député à l’Assemblée nationale. « Quand nous nous sommes réunis, Déthié Fall, qui m’entend et Thierno Bocoum qui m’entend aussi, ont porté leur choix sur la personne. Et quand on est allé dire à Idrissa Seck que le notre choix était porté sur ma personne, lui m’a demandé de laisser le siège à Déthié Fall. J’ai accepté sans piper mot », à révélé Diatara.

L’ex rexmiste, Thierno Bocoum sort de sa réserve et dément. »Mon frère Diats, je pense que tu as commis une erreur en me prenant comme témoin d’une histoire dont tu as la preuve de la fausseté.Je ne pense pas tu aies oublié qui je suis.  Mon témoignage est le suivant: c’est faux, totalement faux, honteusement faux. Ce que tu as relaté n’a rien à voir avec la vérité », a t-il dénoncé.

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Premiers footballeurs centenaires avec les lions : Gana et Sadio filent droit vers l’exploit

Au Sénégal, aucun footballeur international n’a réussi à atteindre la barre des 100 matchs avec l’équipe nationale. Henry Camara est passé tout prés de l’exploit avec 98 matchs. Avec respectivement 92 et 91 matchs joués, Gana Guéye et Sadio Mané vont, sauf cataclysme, devenir les premiers à le réaliser.

Ce ne sont pas tous les footballeurs qui peuvent se targuer d’avoir atteint la barre des 100 rencontres en équipe nationale. Des internationaux ont duré dans leurs sélections sans pour autant atteindre ce chiffre symbolique. Et en Afrique, c’est encore plus compliqué qu’ailleurs, entre le non respect des dates FIFA et du calendrier des compétitions. Par exemple, au Sénégal depuis le premier match international en 1961, aucun joueur n’a jusqu’ici obtenu 100 sélections.

Ils peuvent devenir centenaires au Qatar ou en Cote d’Ivoire

Le recordman Henry Camara s’est arrêté officiellement à 98 matchs. D’ailleurs, des acteurs du mouvement sportif avaient demandé au sélectionneur Cissé de donner la possibilité à son ancien partenaire de rejoindre le club fermé des centenaires.

Arrivés respectivement en équipe nationale le 11 novembre 2011 et le 25 Mai 2012Gana Gueye, 92 sélections, et Sadio Mané, 91 sélections, peuvent devenir les premiers à réaliser cet exploit inédit. Les deux joueurs ont 08 et 09 matchs à aller chercher. Et si tout se passe bien, les deux fidèles compagnons peuvent même rejoindre ce cercle très fermé des footballeurs centenaires avec leur pays dès cette année, s’ils ne ratent aucune rencontre des Lions.

En effet, le Sénégal va, d’ici la fin de l’année, jouer au moins 07 matchs internationaux. Soit 2 en septembre, 3eme et 4eme journées des éliminatoires Can 2023, 2 en octobre, amicaux, et 3 au premier tour du mondial qatari. Ce qui veut dire que si le Sénégal est en 8e de finale de la coupe du monde pour Gana et en ¼ de finale pour Sadio, les deux joueurs vont toucher le graal.

Mamadou Koumé : ‘’Ils sont bien partis pour entrer dans l’histoire’’

Pour Mamadou Koumé, ‘’Gana et Sadio sont bien partis pour entrer dans l’histoire en devenant les premiers footballeurs centenaires avec l’équipe nationale. Ils vont battre le record de Henry Camara qui s’était arrêté à 98 matchs selon mes données. Ils vont se rapprocher d’ici la prochaine coupe du monde au Qatar. Et je les vois battre ce record d’ici peu de temps’’, a confié le journaliste et chercheur qui suit l’équipe nationale du Sénégal depuis fort longtemps.

Dans le cas contraire, les deux fidèles compagnons vont attendre la suite des éliminatoires de la Can 2023 au mois de mars 2023, 5eme et 6eme journées, les matchs de préparation de cette même compétition si le Sénégal se qualifie pour y arriver. Gana Gueye, 32 ans, a intégré la tanière à Paris en amical contre la Guinée 4-1sous les ordres d’Amara Traoré. Sadio Mané, 30 ans, le nouveau meilleur buteur de l’histoire du football sénégalais avec 33 buts a connu, lui, sa premiére sélection contre le Maroc, 0-1, à Marrakech, avec feu Joseph Koto.

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Pédophilie, actes contre nature, viol… : les terribles aveux de Serigne Assane Mbacké «Khelcom»

Serigne Assane Mbacké «Khelcom» est un conférencier religieux. Il est soupçonné d’être le cerveau d’un réseau qui exploitait sexuellement des jeunes mineurs. Ses complices présumés sont au nombre de quatre. Ils ont tous été arrêtés vendredi dernier par la Division spéciale de cyber-sécurité (DSC).

Déférés au tribunal de Dakar hier, lundi, ils ont bénéficié d’un retour de parquet. D’après Libération et L’Observateur du jour, les cinq mis en cause seront présentés au procureur de la République ce mardi.

Serigne Assane Mbacké «Khelcom» et sa bande sont poursuivis pour association de malfaiteurs, corruption de mineurs, actes contre nature, pédophilie, viols sur mineurs, proxénétisme et menace au préjudice de jeunes garçons. Leurs victimes présumées : O. Diouf et T. Khamary, qui sont âgés, respectivement, de 16 et 17 ans. C’est suite à la plainte contre X du père du premier, alerté par le proviseur du lycée de son fils, qui est élève en classe de seconde, que la DSC est entrée en action.   

Devant les enquêteurs, Serigne Assane Mbacké «Khelcom» a d’abord tenté de nier les faits. D’après L’Observateur, le conférencier prétendait n’avoir entretenu que des relations fraternelles avec les deux garçons. Il finira, selon le journal, par avouer avoir abusé d’eux dans sa chambre à Guédiawaye.

Le «cerveau» a aussi reconnu avoir organisé et assisté dans la même pièce aux relations sexuelles entre T. Khamary et l’un de ses co-accusés, Khadim Samb dit Djimbory, un chanteur religieux.

Pour se dédouaner, Serigne Assane Mbacké a déclaré souffrir de pulsions sexuelles qu’il n’arrive pas à maîtriser. Ce qui, laisse-t-il, entendre, expliquerait également sa consommation compulsive de vidéo pornographiques, à caractère gay, remarquée grâce à l’historique de navigation de son téléphone portable.

Le mis en cause a également confié aux enquêteurs, toujours pour justifier ses actes, avoir subi des actes pédophiles durant son enfance. Djimbory a servi la même histoire pour expliquer lui aussi ses penchants homosexuels.   

Les enquêteurs se disent persuadés que Serigne Assane Mbacké et Djimbory n’ont pas révélé tous les secrets de l’affaire. Ils seront mis à la disposition du procureur ce mardi. En même temps qu’un réceptionniste de l’hôtel Nina nommé Abdourahmane Lô, le commerçant Ibrahima Badiane et le menuisier Baïdy Hamady Sow.

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Sadio Mané aux journalistes sénégalais : « J’ai compris pourquoi vous nous critiquiez »

Critiqué pendant longtemps pour ses contre-performances en équipe nationale, l’actuel homme a tout faire des Lions, Sadio Mané, soutient avoir compris maintenant les piques que lui lançait la presse sénégalaise.

Il l’a fait savoir lors de l’accueil, ce mardi, du trophée de la Coupe d’Afrique des nations, à Bambaly, son fief natal. ‘’C’est le moment de remercier tout le monde, notamment les journalistes. Nous sommes tous amis, même si parfois ils font de sévères critiques’’, peut-on lire sur Sénéweb.

Le joueur de Liverpool d’ajouter : ‘’En fait, j’ai compris maintenant pourquoi vous nous critiquiez. Après la finale, j’ai regardé beaucoup de vidéos et j’ai constaté que les journalistes sont les premiers fans de l’équipe nationale et des joueurs.’’ Le meilleur joueur de la CAN-2021 a fêté son sacre avec ses fans et ses parents. Il a aussi participé à un match de gala avec ses amis d’enfance.

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Entre Macky Sall et Ousmane Sonko, la bataille des législatives se joue aussi au sein de la diaspora

Malgré un glaucome qui réduit son champ de vision, Amadou Talla Daff, le représentant en France de l’Alliance pour la République (APR), le parti présidentiel, est sur tous les fronts. À la fin de mai, lorsque nous l’avons rencontré à Mantes-la-Jolie (ouest de Paris) dans son bureau du centre médico-social Frédéric-Chopin, qu’il dirige, ce conseiller municipal opposé au maire de droite Raphaël Cognet venait de recevoir un militant sénégalais. « Dès que je termine avec vous, je me rendrai encore à Trappes pour une réunion. Jeudi, je serai à Torcy, et samedi, dans l’après-midi, à Asnières-sur-Seine. C’est un peu la course. Je suis malade, mais je ne lèverai le pied qu’au jour du scrutin », égrène-t-il.

À moins de deux mois des législatives du 31 juillet au Sénégal, Amadou Talla Daff ne veut ménager aucun effort pour assurer une victoire éclatante à Benno Bokk Yakaar (BBY), la coalition au pouvoir, à l’issue de ces élections qui feront office de tour de chauffe avant la présidentielle de 2024. Face à une opposition qui menace de lui imposer une cohabitation, « nous devons donner au président Macky Sall les moyens de gouverner et de continuer sa politique de développement. Cela passe donc par une majorité absolue à l’Assemblée nationale », lance le coordonnateur de l’APR en France.

Parmi les 165 sièges à pourvoir au parlement, quinze sont dévolus depuis 2017 aux 500 000 Sénégalais de l’extérieur. Ils sont répartis sur quatre zones géographiques, lesquelles correspondent également à des circonscriptions électorales. Sept sièges sont en jeu en Afrique et six en Europe. Les deux derniers sont partagés entre l’Amérique, l’Océanie, l’Asie et le Moyen-Orient. « Et nous voulons les rafler tous », s’enthousiasme Farba Ngom, député du parti au pouvoir, pour lequel il a conduit plusieurs missions aux quatre coins du monde en vue de mobiliser les militants.

Un électorat choyé

Lors des dernières législatives, la coalition présidentielle avait réussi à remporter 12 des sièges de la diaspora. Les trois postes disputés en Italie et en Espagne, regroupés dans la circonscription de l’Europe du Sud, avaient échu à la coalition de l’opposition Wattu Sénégal, formée alors autour du Parti démocratique sénégalais (PDS) de l’ancien président Abdoulaye Wade. Cette fois, le jeu est plutôt ouvert. Il faudra convaincre les électeurs indécis. Et du côté du pouvoir, les arguments ne manquent pas. « Depuis 2012, Macky Sall a mis la diaspora au cœur de ses priorités. Aujourd’hui par exemple, le passeport en France et dans les pays comme la Suisse ou l’Allemagne, qui sont sous notre juridiction, peut s’établir en 72 heures. Le délai peut même être réduit à 24 heures, voire à 15 minutes en cas d’extrême urgence », affirme Amadou Diallo, consul général du Sénégal à Paris.

À (re)lire – Législatives au Sénégal : désavouée par le Conseil constitutionnel, l’opposition vise toujours la victoire

Les cadres de la coalition au pouvoir soulignent aussi les efforts entrepris par le gouvernement pour accompagner les binationaux désireux d’investir à Dakar. Ainsi, le Fonds d’appui à l’investissement des Sénégalais de l’extérieur (Faise), dont le budget a été porté à 3 milliards de F CFA (4,5 millions d’euros) en 2018, permet à la diaspora d’avoir plus facilement accès au crédit. Le Sénégal tente également de négocier avec le gouvernement français un accord sur la portabilité des droits sociaux des travailleurs expatriés au profit de leur famille restée au pays.

Jusque-là perçue uniquement sous un angle purement économique, la diaspora sénégalaise, désormais représentée au sein de l’hémicycle, pèse plus que jamais sur le jeu politique. Macky Sall l’a bien compris. Chose inédite : le pays a dû assister en 2020 ses ressortissants impactés par la pandémie de Covid-19, en leur octroyant une aide d’urgence évaluée 12,5 milliards de F CFA. « Les Sénégalais de l’extérieur ont porté Macky Sall au pouvoir en croyant à son projet et en étant ses principaux porte-paroles auprès des Sénégalais à l’intérieur du pays. Il était donc normal qu’ils soient assistés », insiste Amadou Diallo.

Percée de l’opposition ?

Malgré ces différentes initiatives, la machine présidentielle semble être grippée par un nouveau discours antisystème et anti-impérialiste, porté par la classe politique émergente qu’incarne l’opposant Ousmane Sonko (Pastef), arrivé troisième à la présidentielle de 2019. La grande alliance formée par Yewwi Askan Wi (YAW) et Wallu Sénégal, les deux principales coalitions de l’opposition, pourrait créer la surprise. « Lors des locales, nous avons réussi à gagner les grandes villes du pays. Cette tendance sera maintenue aux législatives. Nous pensons pouvoir gagner au moins 53 % des sièges sur le plan national et au sein de la diaspora », soutient Alioune Sall, le représentant en France du Pastef. « Cette dynamique risque d’être pénalisée par l’invalidation de notre liste nationale par le Conseil constitutionnel. Mais nous allons tenir bon et atteindre nos objectifs », nuance-t-il. En effet, le 31 mai dernier, le Conseil constitutionnel a invalidé une partie des candidatures de Yewwi Askan Wi : si les listes départementales ont été validées, la liste nationale, elle, s’est vue amputée de l’ensemble des candidats titulaires. Reste donc, désormais, les suppléants.

« Il y a une vraie percée de l’opposition au sein de la diaspora. Ousmane Sonko est très audible, et son influence croît malgré ses déboires judiciaires. C’est la franchise de son discours qui séduit, plutôt que le côté antisystème. Dans le même temps, la coalition au pouvoir se déchire à cause des investitures contestées », analyse, sous le couvert de l’anonymat, un diplomate en poste à Paris. Une réalité que ne conteste pas non plus Amadou Talla Daff, de l’APR. « Nous pensons avoir nos chances, mais nous aurons du mal à remporter les deux sièges en jeu à Paris. L’alliance YAW/PDS reste redoutable : elle s’appuiera beaucoup sur les disciples de la confrérie mouride, qui sont nombreux en France, en Italie et en Espagne et qui restent fidèles à Abdoulaye Wade », explique le conseiller municipal de Mantes-la-Jolie.

Conscient de ce fait, Macky Sall s’active lui-même pour ressouder les rangs de la majorité présidentielle. En visite du 8 au 11 juin en France, où 65 000 électeurs sont appelés aux urnes, il a rencontré plusieurs militants en marge du Forum annuel de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) pour leur signifier de rester concentrés sur la victoire finale. Au soir du 31 juillet, aucun siège ne devra manquer à sa majorité.

jeune Afrique 

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« Le Conseil constitutionnel a inventé le suppléant élu »

Une liste de suppléants ! C’est ce que risque de présenter la coalition Yewwi Askan Wi aux Législatives du 31 juillet prochain. La décision a d’ailleurs été confirmée par le Conseil constitutionnel.

 Des suppléants qui devaient, dans les normes, remplacer les élus de la liste majoritaire seront donc ceux qui seront appelés à compétir. Un fait inédit ! 

Et selon l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye, il s’agit «d’une bizarrerie générée par le souci d’éliminer des leaders de Yewwi susceptibles d’être élus, stratégie constante du système Macky Sall».

Dans un tweet, Abdoul Mbaye explique que «la loi reconnaît le candidat élu, le candidat non élu et le suppléant». Poursuivant, il affirme que «le Conseil constitutionnel a inventé le suppléant élu».

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Législatives 2022 : Macky et Benno face au « fantôme » de la grande coalition Gueum  Sa Bopp

Un fantôme est une apparition, une vision ou une illusion, interprétée comme une manifestation surnaturelle d’une personne décédée. Sur le plan politique du Sénégal, comme l’a affirmé avec force la surnommée « Mère Binta Faye », la grande coalition Gueum_Sa_Bopp sera l’absent le plus présent dans les législatives de juillet 2022. Car théoriquement éliminé, Bougane Guèye Dany qui dévoile au compte-goutte, sa stratégie pour bouter Macky et Benno hors du pouvoir, va battre campagne. Car  à moins d’un autre phénomène surnaturel, aucune loi ne lui interdira de s’exprimer…


Position affichée par Bougane Guèye Dany et ses proches, la grande coalition Gueum Sa Bopp compte  battre campagne et user de tous les moyens légaux pour infliger une écrasante défaite de la coalition BBY qui normalement ne devrait même pas participer aux élections. Par définition, un fantôme étant une apparition, une vision ou une illusion, interprétée comme une manifestation surnaturelle d’une personne décédée, la troisième force politique du pays issue des élections locales hantera le sommeil de Macky et son régime. 

Gueum Sa bopp face à la Décision du gouverneur  « Tel est pris qui croyait prendre »Dans une déclaration tombée en fin de semaine le Gouverneur a interdit « toute manifestation ou déclaration publique de soutien à un candidat ou à un parti politique ou à une coalition de partis politiques ou à une liste de candidats, faite directement ou indirectement, par toute personne ou association ou groupement de personnes, quelle qu’en soit la qualité, la nature ou le caractère. »

Mais avec l’élimination (dénoncée) de la grande Coalition Gueum sa Bopp des courses pour ces élections législatives, cette interdiction pourrait-elle lui être collée ? Non ! Serait-on tenté de répondre car avec son élimination programmée, rien ne saurait empêcher Bougane et sa coalition de continuer leurs activités. Or, bien avant les élections locales, il a opté à travers sa stratégie de mettre à nu les manquements graves du régime Macky. Et comme à l’entame, on peut dire que les fantômes étant également appelés revenants, spectres ou, plus rarement, ombres, rien ne peut empêcher l’ombre de la Grande Coalition de revenir et planer sur la scène politique du moment. Ce qui renvoie à l’adage qui dit « Tel est pris qui croyait prendre »

 
Et comme l’affirme, Amsatou Faye, une de ses militantes, « Gueum Sa Bop reste et restera dans sa posture celle de coalition respectueuse des lois et règlements de ce pays mais n’entend pas se plier à la dictature (cette interdiction du gouverneur en est une). Que tout militant de Gueum Sa Bop se tienne prêt et fourbit ses « armes » afin de combattre ces injustices qui mènent irrémédiablement le Sénégal dans l’impasse »
Pour ces Législatives 2022, le moins que l’on ne puisse dire est que Macky et Benno feront face au « fantôme » de la grande coalition Gueum  Sa Bopp.

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