
Rencontré dimanche soir à l’Arène nationale, Abdou Bakhoum, manager du lutteur Ama Baldé, a vendu la mèche pour confirmer les rumeurs qui circulaient depuis quelques jours sur sa convocation à la gendarmerie. Abdou Bakhoum de soutenir que c’est une affaire de signature sur un contrat de sponsoring qu’il a été convoqué et auditionné. Il soutient que c’est une affaire sérieuse qui le surprend au plus haut niveau.
«Par rapport à ma convocation à la gendarmerie, les gens me le demandent tout le temps. Je n’ai pas voulu en parler, parce que l’affaire est pendante devant la justice. C’est par rapport au combat entre Modou Lô et Ama Baldé. C’est une affaire de sponsors et de signature. On m’a demandé si j’ai apposé ma signature sur un contrat de sponsoring, j’ai dit non. La seule signature que j’ai apposée, c’est celle qui me lie avec Luc Nicolaï ici au CNG sur le cachet de mon lutteur Ama Baldé qui devait croiser Modou Lô.
À part ça, je n’ai signé avec personne pour un cachet de sponsoring. On m’a convoqué qu’une seule fois à la Brigade des recherches de Dakar. J’ai duré là-bas. Ça m’a beaucoup surpris, parce que je n’en sais ni les tenants, encore moins les aboutissants. Si on m’appelle pour demander si j’ai apposé ma signature sur un contrat de sponsoring, ça ne peut que me surprendre. J’ai montré aux enquêteurs la signature que j’ai signée au niveau du CNG. C’est une affaire sérieuse. Lou doye waar leu.
Ce qui a gâché le combat entre Ama et Modou Lô vient de ça. Il y a des choses que je ne maîtrise pas, mais que notre adversaire ou le promoteur savent. La manière dont Modou Lô est venu lors du face to face, on dirait qu’il savait que le combat n’aurait pas lieu. Par rapport à tous ces renvois, ils en savaient quelque chose. On m’a auditionné pendant deux heures d’horloge avant de me libérer pour me dire que, s’ils ont besoin de moi, ils vont me rappeler. Mais depuis lors, on ne m’a pas convoqué de nouveau. Même le manager de Modou Lô, Ass Cissé, a été lui aussi entendu sur cette affaire de fausses signatures. Nous nous sommes retrouvés là-bas», laisse entendre Abdou Bakhoum.