
Après avoir relégué Pape Malick Diop sur le banc, il a hérité du brassard de capitaine. Avec Lamine Diatta, il avait formé à la CAN 2002 un mur devant Tony Sylva.
Sur le terrain, il était le relai du coach auprès des joueurs. Ce n’est donc pas une surprise de le voir devenir entraîneur. Même en étant joueur, il replaçait ses coéquipiers et faisait le taf à la place de Metsu. Il se dit même qu’il avait eu un accrochage avec Fadiga dans le vestiaire à la mi-temps du match Sénégal-Nigéria en 1/2 finale car l’ancien meneur des lions ne participait pas activement aux travails défensifs.
Très bon de la tête malgré sa petite taille, il a été immense à la CAN 2002 où le Sénégal n’a pris qu’un seul petit but en 06 matchs. Toutefois, son penalty mal tiré en finale contre le Cameroun a entaché ses solides prestations durant cette compétition.
Replacé devant la defense contre la France en Coupe du monde, Cissé a été monstrueux. Sur certaines actions, on le voyait se jeter sur le ballon en empêchant aux Français de pouvoir frapper au but. Il a fait don de soi pour sa patrie.
Il n’était pas aussi technique que Diao ou Pape Bouba Diop mais il etait précieux dans la récupération. A l’image d’un certains Gatuso, il donnait du tonus dans un milieu où Pape Bouba Diop et Salif Diao se libéraient de temps à autres pour apporter le surnombre en attaque.
Comme dans chaque équipe chaque joueur a une mission précise et lui l’aura accomplie à souhait. Le fait qu’il devienne coach de l’équipe nationale relève du mérite car il fait partie de ceux qui, sur le terrain, ont permis au Sénégal de retrouver une place sur l’échiquier du football mondial.
Seneposte