Après avoir conquis la couronne de Roi des arènes, le 28 Juillet 2019, face à Eumeu Sène, Modou Lô semble s’être fait une religion : n’affronter dorénavant que les jeunes lutteurs.
Voilà comment, le 5 Novembre 2023, le Roc des Parcelles Assainies affrontait et battait littéralement Ama Baldé. Le 1er Janvier 2024, soit la même saison, Xaragne Lô va récidiver devant un autre gros espoir de Pikine, Boy Niang 2.
Arrive ensuite cette période où l’actuel Roi des arènes dit avoir besoin d’un peu de temps pour s’occuper de lui, hors des enceintes, avant de revenir. Et, après ce repos dont il profite pour aller faire un petit pèlerinage à la Mecque, Modou Lô revient et accepte le défi de Siteu. Se pose alors la question de savoir si Modou Lô va encore battre un autre jeune espoir, Siteu en l’occurrence, après Ama et Boy Niang, confirmant ainsi ce dicton qui veut qu’il n’y ait « jamais 2 sans 3 ».
Blessé le 7 février 2024 à la CAN 2023, l’ailier ou piston des Lions du Sénégal, Krépin Diatta, a renoué avec la compétition en club avec Monaco (Ligue 1 française) en tant que remplaçant. Après avoir fait son retour sur les terrains le 17 mars dernier face à Lorient, où il avait remplacé Wissam Ben Yedder en fin de match (83’), Krépin Diatta pourrait retrouver sa place de titulaire dans le onze du coach Adi Hütter pour défier le FC Metz de son coéquipier en sélection, Lamine Camara, pour le compte de la 17ème journée de Ligue 1, ce samedi 30 mars. L’international sénégalais avait en effet retrouvé son groupe de performance à la veille de la réception de Lorient, après plus d’un mois d’absence dû à sa blessure, avec une lésion au psoas droit.
Monaco reste sur une grosse contreperformance à domicile lors de la précédente journée avant la trêve internationale, en se faisant égaliser dans les arrêts de jeu (95ème) par Lorient (2-2), alors qu’une victoire lui aurait offert la deuxième place derrière le PSG. La titularisation de Krépin Diatta contre le relégable Metz pourrait permettre au club de la Principauté de consolider sa 3ème place qualificative directement en phase de poules de la Ligue des champions, voire de chiper la 2ème si Brest est accroché par le même Lorient. Auteur de 17 apparitions cette saison, dont 7 titularisations avec le club du Rocher, l’ailier droit sénégalais sera en quête d’une huitième titularisation avec l’AS Monaco (3ème, 46 points).
En sélection, le champion d’Afrique 2021 n’était pas pressenti pour les amicaux contre le Gabon et le Bénin, joués les 22 et 26 mars derniers à Amiens à cause de sa blessure. Mais aussi par le fait qu’il soit sous le coup d’une suspension de deux matchs ferme par la Confédération africaine de Football (CAF), pour ses propos polémiques après l’élimination des Lions par la Côte d’Ivoire, en 8ème de finale de la Coupe d’Afrique 2023. Diatta (38 sélections, 2 buts) devrait purger sa sanction en juin prochain, lors des éliminatoires du Mondial 2026 contre la RD Congo et la Mauritanie.
En marge de l’inauguration du terrain feu Samba Cissé, le samedi 23 mars 2024 au quartier Mousdalifa à Djidah Thiaroye Kaw, l’ancien attaquant des Lions El Hadji Ousseynou Diouf s’est prononcé sur l’actualité liée à l’équipe nationale. L’ancien double Ballon d’Or africain évoque la victoire des Lions en amical contre Gabon, l’échec en Côte d’Ivoire et la reconduction d’Aliou Cissé.
Entretien.
Les raisons de sa présence à Mousdalifa
« Ce qui motive ma présence, c’est simple. Je vois un jeune qui travaille pour développer sa localité, le Directeur général Mamadou Guèye. C’est quelqu’un qui fait beaucoup d’action ici. Je suis également venu pour voir l’œuvre qu’il a construit, pour aider la jeunesse de sa localité. Je crois que c’est comme ça, que l’on pourra développer notre pays ».
Impressions sur la belle victoire contre Gabon
« C’est ce qui est normal, surtout après la Coupe d’Afrique des Nations (CAN-2023 en Côte d’Ivoire où on a fait un faux pas. On se devait de racheter, en livrant une belle prestation et en gagnant ce match (NDLR : victoire 3-0 des Lions). Je l’ai dit sur le plateau d’une chaîne étrangère : « On a la meilleure équipe d’Afrique ». On a les meilleurs jeunes. Aujourd’hui ce qui s’est passé en Côte d’ivoire, personne ne s’y attendait (le Sénégal a été sorti en huitième de finale par le pays hôte). On peut jouer trois jours, il n’y aura pas une équipe qui va nous malmener sur un terrain de football. Donc, c’est aux sénégalais de croire en leur équipe nationale, de se dire que dans tous les domaines, on est les meilleurs. On doit choisir et aller avec les meilleurs et je crois que le Sénégal a donné le ton ».
Prestations des jeunes comme Faye et Sano
« Je trouve que les jeunes ont répondu présent. Vous savez que nous dans notre esprit, l’équipe du Sénégal, c’est une continuité. On n’a pas besoin de quelqu’un qui vient pour montrer son talent. On a besoin de quelqu’un qui vient pour se fondre dans la masse, qui est là pour la continuité. Et je crois que c’est notre objectif. Quand on voit ces jeunes-là, on les connaît tous. À moins de 16 ans je les avais amenés en Tanzanie. C’est la même génération que les Pape Matar Sarr et je crois qu’aujourd’hui, on n’a pas besoin d’aller chercher loin, pour trouver des talents. On a la meilleure équipe d’Afrique et je crois que l’on doit travailler, être prêt, aller au Maroc et reconquérir le titre continental ».
Sur la reconduction de Cissé
« C’est une très bonne nouvelle, Aliou Cissé c’est l’homme de la situation. Je connais bien l’homme, c’est quelqu’un qui a encore envie de réaliser quelque chose. C’est quelqu’un qui est très jeune, qui a envie d’écrire l’histoire de ce football-là. Il a envie de gagner ne serait-ce que deux CAN avec le Sénégal, avant de quitter. Je sais qu’il peut le faire et ses joueurs aussi l’aiment bien. Donc, je pense qu’Aliou est l’homme de la situation ».
Si Nampalys Mendy a été convoqué puis titularisé lors du 3e match de la CAN 2022, c’est en grande partie grâce à moi. A l’époque, très peu de gens croyaient en lui puisqu’il ne figurait pas sur les feuilles de match de Leceister. Beaucoup disaient qu’il n’avait pas le niveau de l’équipe nationale parce qu’il ne jouait pas en club.
Pape Gueye également ne faisait pas partie des plans d’une bonne partie des supporters qui estimaient qu’il ne devait pas aller à la CAN 2024 car Dion Lopy était plus compétitif. Malgré ses 04 mois de suspension, j’ai toujours clamé haut et fort qu’il devait être titulaire au milieu. La CAN 2024 m’a entièrement donné raison comme ce fut le cas en 2022 avec Nampalys.
Donc, si j’insiste autant avec Demba Seck c’est parce que sur le côté droit de l’attaque du Sénégal nous ne disposons pas d’un ailier capable de déverrouiller les blocs bas.
Ismaila Sarr est un excellent joueur mais il est plus un joueur d’espace. Il est plus à l’aise face à des équipes qui sortent comme le Brésil car il a une excellente vitesse et il sait en user. Or en Afrique, nous faisons souvent face à des équipes recroquevillées derrière.
De ce fait, le profil d’Iso ne colle pas avec ce genre de match. Il nous faut plutôt des ailiers qui savent dribbler pour casser les lignes et créer les desiquilibres. Ce que n’arrive plus à faire Sadio Mané car étant très âgé (45 ans) et Ismaila Sarr dont la vitesse constitue le principal point fort. Ceci explique pourquoi le Sénégal a du mal face au bloc bas.
Il nous faut donc des ailiers percutants qui savent dribbler pour créer des brèches et casser la structure défensive adverse. Et ce qui fait la différence entre Demba Seck et Ismaila Sarr, c’est que Demba est un excellent dribbleur. Face au bloc bas, au lieu de miser sur Ismaila Sarr, Aliou Cissé devrait titulariser Demba Seck qui pourra nous être plus utile.
Par contre, si c’est face à des équipes qui sortent pour jouer alors on aura forcément besoin d’Iso qui pourra les surprendre à tout moment en contre attaque. Encore une fois, Aliou Cissé doit insuffler du sang neuf sur les ailes de l’attaque du Sénégal.
Le Sénégal a livré face au Bénin un match qui ne restera pas dans les annales, pour sa pauvreté technique et son manque de créativité. Ce second match livré à Amiens, dans le cadre de la fenêtre FIFA, nous a replongés dans les travers d’une équipe qui est toujours en quête d’une identité de jeu.
Pour une sélection stable, avec un entraîneur en poste depuis presque 10 ans, on s’attend à une véritable identité de jeu dans sa production. Tel un club, tant les automatismes devraient suinter naturellement afin de permettre à tous de se trouver et de se retrouver sans coup férir. Et ce, quels que soient les joueurs appelés pour débuter.
Togo et Bénin font déjouer le Sénégal
À Amiens, face à une équipe du Bénin agressive, l’équipe de Cissé a montré qu’elle était toujours en quête de son identité. Le Sénégal a déjoué grandement en première période, avec certes un léger mieux en seconde partie. Les hommes, qui composaient le milieu de terrain, jouaient quasiment sur le même registre, car les profils étaient presque identiques, alors qu’ils se devraient complémentaires. La progression du cuir a manqué de fluidité pour alimenter les avants, qui ont beaucoup décroché, car sevrés de ballons.
Le manque de percussion sur les côtés ne leur a pas facilité la tâche. Ismaïla Sarr a beaucoup manqué avec son jeu direct.
On n’évoquera pas l’âge des hommes du milieu, mais la prestation s’en est bien ressentie. Avec des transitions offensives qui ont manqué d’impact dans le jeu.
Le manque d’épaisseur dans la production n’est pas sans rappeler le passage à Lomé, face au Togo (1-1), lors de la seconde journée des éliminatoires de la Coupe du monde.
Choix du mois de juin
Contrairement au match précédent, où la limite d’âge au milieu était bien inférieure et une complémentarité mieux structurée, l’animation était bien meilleure. Au niveau des courses, des prises de risques, dans la verticalité, tout a été mieux fait. Comme si les jeunes désiraient plus le pouvoir, dans ce compartiment médian, qui constitue le lit de toutes les offensives qui font mouche.
Les deux matchs ont livré deux versions différentes d’un même groupe, avec certes des hommes différents. Cela pose expressément la question des choix lors des deux prochaines échéances du mois de juin prochain.
Car cette victoire en trompe l’œil, sans relief, est juste bonne pour le moral. Mais pour le contenu, il faudra repasser.
L’agressivité de l’adversaire a gêné les Lions dans l’élaboration. Et cela pourrait donner des idées aux prochains adversaires, la RDC et la Mauritanie.
Dans sa publication sur Instagram mardi, l’ancien international sénégalais Diomansy Kamara a vivement critiqué les matchs amicaux que l’équipe nationale du Sénégal joue en Europe. Selon lui, ces rencontres ne sont pas bénéfiques pour le développement du football sénégalais.
Il suggère donc que l’équipe du Sénégal devrait privilégier les matchs amicaux en Afrique, afin de mieux se préparer aux compétitions continentales comme la Coupe d’Afrique des Nations.
«On va soutenir les Lions aujourd’hui (mardi), mais n’est-il pas le temps également d’organiser nos matchs amicaux chez nous, en Afrique, et pas tout le temps en Europe, dans des stades vides, là où très peu de spectateurs viennent assister aux rencontres ? Certains parlent de logistique, mais pourquoi les Sud-Américains ne le font-ils pas ? À part pour jouer des rencontres de prestige. Il y a une réflexion à avoir là-dessus», a dit en premier Diomansy Kamara.
Pour la fenêtre FIFA de mars 2024, les hommes du sélectionneur Aliou Cissé ont joué deux rencontres amicales au stade de la Licorne, à Amiens (France). Les Lions ont d’abord surclassé (3-0) le Gabon (vendredi 22), puis dominé (1-0) le Bénin (mardi 26).
«Faire venir les grandes nations chez nous»
L’homme de 43 ans aujourd’hui estime que les matchs amicaux sur les terres européennes n’apportent pas grand-chose à l’équipe du Sénégal. Il affirme que ces rencontres ne permettent pas aux champions d’Afrique 2021 de s’adapter aux conditions de jeu sur leur continent.
L’ancien attaquant de Fulham (Angleterre) trouve que des matchs amicaux joués sur le continent permettront à la population de profiter davantage de son équipe. Mais aussi de faire découvrir le continent aux grandes nations.
«Construire des infrastructures de qualité et recevoir chez nous. Ça doit être une volonté collective. Plus de marketing, la population qui profite de son équipe nationale et faire venir les grandes nations chez nous sur le continent. Voilà I’évolution», a conclu l’ancien international sénégalais, demi-finaliste de la CAN 2006 disputée en Égypte.
Titulaire indiscutable sur l’aile droite de l’attaque de l’équipe d’Espagne, Lamine Yamal a martyrisé la défense du Brésil (3-3) obtenant même un pénalty transformé par Rodri. A l’issue de cette rencontre, il a même été élu homme du match.
Preuve de plus que le football est un sport qui demande de la jeunesse. Au Sénégal nous disposons de jeunes ailiers très talentueux mais malheureusement nous avons un coach nul qui pense que les jeunes doivent apprendre et que par conséquent ils ne doivent pas rejoindre l’équipe nationale.
Yaya Diémé nous a prouvé lors du mondial U17 qu’il a le talent pour jouer en équipe nationale. En 1/8e de finale face à la France, il a été tout simplement magnifique. A le voir jouer, on peut dire qu’il n’a rien à envier à Lamine Yamal mais non comme il a 16 ans, il ne sera jamais convoqué par Aliou Cissé alors que nous voyons tous que l’équipe nationale manque d’ailiers.
Que dire d’Alioune Badara Mané, le gauch magique. En plus d’être aussi talentueux que Khalidou Fadiga, Alioune Badara Mané dispose d’une bonne pointe de vitesse et il est un excellent ailier gauche.
Mais comme sur ce côté, il y a Sadio Mané qui, du haut de ses 45 ans, refuse de prendre sa retraite internationale, Aliou Cissé ne va jamais l’appeler. Le fait de jouer à Tenenrife (2e division) ne doit pas constituer un obstacle puisqu’on a vu la performance de Mikayil Ngor Faye qui évolue avec le Barça B.
Aussi bien Yaya Diémé qu’Alioune Badara Mané doivent être appelés en équipe nationale pour renforcer les ailes de l’attaque. Après la venue d’Amara Diouf, la tanière devrait enregistrer la venue de ces 02 jeunes ailiers.
A force de vouloir changer de système de jeu, à chaque match ou en plein match, Aliou Cissé semble chercher en vain son dispositif préférentiel. A l’image des deux matchs d’Amiens. Pourtant, le sélectionneur des Lions a souvent vanté son système-fétiche : le 4-3-3. Et si «El Tactico» faisait un «retour en zone» !
Le Sénégal est revenu d’Amiens avec deux victoires à l’issue de ses deux matchs amicaux face au Gabon (3-0) et au Bénin (1-0). Un bilan positif pour les hommes de Aliou Cissé qui ont claqué quatre buts pour zéro encaissé. Des chiffres qui rassurent pour une Equipe sénégalaise qui a l’habitude de traîner comme un boulet son inefficacité, surtout offensive. Mais comme écrit dans notre édition d’hier, en revenant sur le bilan d’Amiens, le contenu du jeu servi par la bande à Sadio Mané, face aux Panthères et aux Guépards, laisse un goût d’inachevé. Et les puristes ne diront pas le contraire.
Pourtant, ce n’est pas la qualité qui manque dans cette Equipe du Sénégal. Le problème étant comment permettre aux joueurs de s’exprimer librement, en faisant éclater leur talent dans un système mieux adapté et plus productif. Et ce rôle revient au sélectionneur national.
Mais le problème est que ces derniers temps, Aliou Cissé qui, pourtant, a souvent vanté son dispositif-fétiche, le 4-3-3, s’essaye à d’autres système de jeu, comme une défense à 3 têtes. On ne va le lui reprocher, car avec l’évolution et les exigences du foot moderne, il y a nécessité de s’adapter pour ne pas être largué, ni surpris.
Mais encore faudrait-il se donner les moyens d’y arriver ! Et c’est justement à ce niveau que le bât blesse. En fait, c’est comme si Cissé avait des difficultés à appliquer la vérité tactique qui dit : «Le système ne fait pas les joueurs, ce sont les joueurs qui font le système.»
On n’a rien contre la défense à trois où le 3-5-2 que les Lions commencent à assimiler tant bien que mal. C’est surtout au niveau de l’animation que ce système pose problème. Même si, sur ce chapitre, Krépin Diatta et Ismail Jakobs se sont révélés comme des pistons intéressants. Mais il est vrai que nos adversaires nous épient. A l’image de la Côte d’Ivoire qui, lors de la dernière Can, nous a fait déjouer en bouclant nos couloirs extérieurs. Et apparemment, c’est à ce niveau qu’apparaissent les limites de ce 3-5-2, modulable en 3-4-3 ou 4-3-3, avec l’absence d’alternatives offensives.
Le rôle hybride de Pape Guèye, ni Abdou Diallo ni Nampalys… ne peuvent le faire Pour brouiller les pistes avec son 3-5-2, Aliou Cissé a fait «du Guardiola», en jouant certains matchs avec une sentinelle dans un rôle hybride (Pape Guèye ou Abdou Diallo comme 3e axial en phase défensive). Oubliant sûrement que ce rôle hybride de Pape Guèye, ni Abdou Diallo ni Nampalys… ne peuvent le remplir.
Conséquence : on ne sent pas l’impact offensif quand les Lions ont le ballon. A l’image du dernier match contre le Bénin où les transitions offensives ont été inexistantes, avec un manque de rythme et d’intensité.
Bien qu’ayant joué avec 4 défenseurs (Formose, Niakhaté, Koulibaly, Jakobs), dans l’animation, on a surtout vu des latéraux-pistons qui ont joué très haut. Ce qui explique d’ailleurs les difficultés rencontrées par Moussa Niakhaté, qui s’est retrouvé sans soutien sur le flanc gauche, avec la vivacité de l’ailier droit béninois.
Le trio aligné en attaque n’a pas aussi été un choix inspiré, avec Boulaye Dia, Habib Diallo et Sadio Mané un peu perdus et dispersés dans leur positionnement. L’absence de Ismaïla Sarr s’étant beaucoup fait sentir en passant.
Pour un retour à un 4-3-3 classique ! Mais c’est surtout dans l’entrejeu que l’équipe a déjoué, avec une association Gana Guèye-Nampalys Mendy-Habib Diarra loin d’être complémentaire. D’ailleurs, ce n’est pas étonnant quand Cissé avoue face à la presse que le jeu des Lions «a manqué de verticalité et de profondeur». Ce qui repose le problème de ce profil de milieu offensif à même d’accélérer, de casser les lignes et de donner de bons ballons aux attaquants. Un profil rare que le coach peine à dénicher, même si un Lamine Camara tente de jouer au dépanneur sur ce registre.
Aujourd’hui, de retour d’Amiens et avec les échéances importantes qui attendent le foot sénégalais, Aliou Cissé, qui semble toujours perdu dans ses systèmes hybrides, gagnerait à revenir aux fondamentaux, en privilégiant ce 4-3-3 classique qui lui a toujours réussi. Une manière de permettre aux joueurs de mieux s’exprimer, par rapport à leurs qualités et leur poste de prédilection. L’animation du jeu ne s’en porterait que mieux.
Le match contre le Bénin (1-0) vient encore une fois nous démontrer que cette équipe du Sénégal a besoin d’ailiers vivaces, techniques et surtout de très bons dribbleurs qui savent casser les lignes. Le jeu du Sénégal est trop trop lent et surtout prévisible.
Face au Bénin, durant 90 minutes, l’équipe d’Aliou Cissé n’a fait que tourner en rond sans être capable de se procurer la moindre occasion. Ce qu’on retient de ce match, c’est un pénalty raté par le Bénin et un autre marqué par le Sénégal.
Je ne cesse de le répéter ça n’a aucun sens de convoquer 20 joueurs à vocation défensive si nous n’avons pas d’ailiers. Aliou Cissé doit renforcer les ailes de l’attaque. Il nous faut de la folie sur les côtés.
Nous avons besoin des ailiers qui vont apporter de la percussion sur les côtés. Or Sadio, du haut de ses 45 ans, ne peut plus le faire. Ismaïla n’est pas un percussionniste, il est plus un joueur d’espace qui misé sur sa vitesse.
Demba Seck doit impérativement faire son retour de même que le puissant Assane Diao et le gaucher magique Alioune Badara Mané. Ces 03 ailiers doivent venir nous apporter ce brin de follie qui fait actuellement défaut à l’équipe nationale.
Si Aliou Cissé n’arrête pas son sentimentalisme envers ses cadres, le Sénégal risque d’accélérer sa descente aux enfers.
Si au poste de gardien de but, Mendy doit céder sa place, le capitaine Kalidou Koulibaly doit suivre les pas de son ancien coéquipier à Chelsea.
Devenu trop médiocre, Koulibaly a perdu de sa superbe depuis qu’il a rejoint le championnat Saoudien. Son niveau a clairement baissé.
Si l’on se fie seulement aux performances, Abdoulaye Seck passe devant lui car ayant un excellent jeu de tête domaine où pêche sérieusement le joueur d’Al Hilal en atteste son pénalty concédé face au Bénin.
Tout comme Édouard Mendy, je deumeure convaincu qu’Aliou Cissé n’aura pas le courage de mettre Kalidou Koulibaly sur le banc au profit d’Abdoulaye Seck.
Pour ne pas le frustrer, Aliou Cissé gagnerait à laisser Kalidou Koulibaly à la disposition de son club d’autant plus que derrière il y a de jeunes défenseurs centraux droits comme Seydou Sano qui a fait un excellent match face au Gabon, Mamadou Ibra Mbacké Fall du Barça B qui est titulaire au côté de Mikayil Ngor Faye, Arouna Sanganté du Havre sans oublier Sadibou Sané qui est assez souvent titulaire avec le FC Metz.