De l’aveu même de certains de ses anciens coéquipiers au sein de la Nazionale, Fabio Cannavaro, sacré en 2006, ne méritait pas de remporter le Ballon d’Or.
Le septième Ballon d’Or décroché par Lionel Messi en décembre dernier aux dépens de Robert Lewandowski, jugé par beaucoup comme le meilleur joueur en 2021, a fait couler beaucoup d’encre. A tel point que France Football, qui préside à la remise du trophée individuel le plus convoité, a décidé de changer les règles à partir de cette année. La récompense sera ainsi décernée dès le mois prochain et devra davantage prendre en compte les performances individuelles des joueurs plutôt que leurs palmarès collectifs.
Lionel Messi n’est pourtant pas le premier Ballon d’Or contesté. Les victoires de Luis Figo (2000), Pavel Nedved (2003), Lionel Messi (2010), Cristiano Ronaldo (2013) ou Luka Modric (2018) ont également suscité de vives réactions. Le sacre le plus polémique est toutefois sans aucun doute celui de Fabio Cannavaro, récompensé en 2006 quelques mois après le titre mondial décroché par l’Italie en Allemagne. Le défenseur central avait devancé son compatriote Gianluigi Buffon et Thierry Henry tandis que Zinedine Zidane avait dû se contenter de la cinquième place, conséquence de son coup de tête et de son exclusion en finale du mondial allemand.
Je n’aurais même pas pris le trophée
Plus de quinze ans ont passé et le sacre de l’ancien Madrilène apparaît toujours pour certains comme une incongruité. En témoignent l’échange entre ses deux anciens coéquipiers, Francesco Totti et Alessandro Del Piero. « Il me manquait juste la Ligue des champions dans mon palmarès tandis que toi tu as tout gagné avec ton club. Il te manque juste le Ballon d’Or », a tout d’abord lancé Francesco Totti à son ancien partenaire de la Nazionale, ce dernier répliquant : « Toi non plus tu ne l’as pas gagné donc je suis tranquille. »
« Si Cannavaro l’a gagné ça veut vraiment dire qu’on est bidon », a alors renchéri l’icône romaine, ajoutant : « Si j’avais été Cannavaro, je n’aurais même pas pris le trophée. J’aurais dit à sa place : « Je vous adore mais le foot je le laisse aux autres, ce n’est pas pour moi… » » Un tacle en bonne et due forme qui a beaucoup fait rire l’ancien meneur de jeu turinois.
Les maillots du Bayern Munich se vendent comme des petits pains. « La demande pour nos maillots est beaucoup plus élevée cette saison que ces dernières années », a confirmé Jan Christian Dreesen à TZ . En conséquence, « les tailles individuelles sont parfois même épuisées ». Cependant, le directeur financier du Bayern Munich a promis qu’il travaillerait dur pour s’assurer que chaque fan obtienne le maillot qu’il voulait.
Sans surprise, le maillot de Sadio Mané s’est particulièrement bien vendu. « Cela nous rend très heureux. C’est la confirmation que nous avons amené une star mondiale à Munich qui est également un joueurs favoris pour les fans », a déclaré Dreesen. En fait, le Sénégalais s’est déjà imposé dans le cœur des fans avec sa classe ludique, sa modestie et son caractère.
Le maillot Musiala également très demandé
Cependant, le nouveau venu de Liverpool est talonné de près par le jeune Jamal Musiala. « Le maillot de Jamal Musiala est également un best-seller parmi les fans. Il a impressionné par ses bonnes performances en début de saison et est particulièrement populaire auprès des jeunes fans », a déclaré le conseil d’administration.
Idrissa Gana Gueye souhaite quitter le PSG, et le club parisien veut le vendre. Mais les choses ne semblent pas aussi simples. Les deux parties ont encore un point de désaccord.
Cet été, le Paris Saint-Germain a dressé une liste de joueurs indésirables. Ces derniers ont tous intégré le « loft », et s’entrainent en marge du groupe. Parmi eux, Idrissa Gana Gueye. L’international sénégalais a d’ailleurs trouvé une porte de sortie. Puisque selon plusieurs médias anglais et français, le joueur devait s’engager en Premier League. Le joueur formé à Diambars a trouvé un accord avec Everton.
Toutefois, le Sénégalais est toujours un élément du Paris Saint-Germain. Par ailleurs, le milieu de terrain est sous contrat jusqu’en juin 2023 avec un salaire mensuel de 385 000 euros. Et c’est là le nœud du problème. D’après les informations de RMC Sports, le footballeur de 32 ans veut être libéré de son contrat. Il souhaiterait ainsi rejoindre Everton libre. Ce qui lui permettrait de toucher une prime à la signature chez les Toffees. Sauf que les dirigeants parisiens ne l’entendent pas de cette oreille. Les Franciliens veulent vendre le joueur et recevoir une indemnité de transfert.
C’est donc un détail entre le PSG et Gana Gueye qui coince pour le moment le retour du Lion de la Teranga à Everton. Un club où il a évolué de 2016 à 2019. Il s’était révélé comme l’un des meilleurs milieux défensifs du Royaume.
La lutte sénégalaise enchaîne les belles affiches. Après le combat Sa Thiès – Reug, Gris Bordeaux – Ama Baldé, c’est désormais l’affiche de deux autres mastodontes : Tapha Tine vs Bombardier.
L’affiche est ficelée par Lune Productions. Les deux lutteurs vont ainsi se rencontrer de nouveau après un premier combat dominé par le fils du Baol. C’était le 25 juin 2012. 10ans après, les deux cadors vont de nouveau s’affronter. La date du combat n’est pas encore communiquée.
Pour rappel, Bombardier sort d’une défaite face à Eumeu Sène. De son côté, Tapha Tine lui est sur une bonne dynamique puis qu’il a récemment pris le dessus sur Boy Niang 2.
Avec une 22ème victoire en poche obtenue le 7 août dernier à l’Arène nationale contre Gris Bordeaux, Balla Gaye 2 a montré sa suprématie à l’écurie Fass. Pour ca cinquième incursion, il a engrangé un cinquième succès pour définitivement raser Fass.
Décidément, Balla Gaye 2 est incontestablement la bête noire de tous les lutteurs de Fass. Depuis qu’il a commencé à nouer son nguimb, les dirigeants de l’écurie Fass peinent à trouver la stratégie pour battre Balla Gaye 2. Ce dernier est une grosse équation pour eux. Le Lion de Guédiawaye n’a jamais perdu contre un Fassois en cinq sorties. Un 100% inédit et l’on se demande s’il y aura à l’avenir un lutteur qui sera capable d’arrêter le fils de Double Less. En effet, Balla Gaye2 a fait le vide autour de lui.
Il faut remonter au 5 février 2005 pour assister à la première incursion de Balla Gaye
2 à Fass. Pour sa troisième sortie dans l’arène, il n’a laissé aucune chance à Papa Sow pour le battre très nettement.Un KO dévastateur pour le Lion de Guédiawaye sur le Puma de Fass, pour ce qui sera sa première victoire chez les poulains de Moussa Gningue.
Deux ans après cette première incursion fructueuse, il héritera d’un nouveau pensionnaire de Fass fraîchement recruté par les dirigeants. Mbaye Diouf, qui venait de quitter l’écurie Force Tranquille pour poser son nquimb à Fass, sera propulsé au front pour en découdre avec Balla Gaye 2. Hélas pour les Fassois, Mbaye Diouf ne fera pas le poids et sera battu très facilement par Balla Gaye 2, le 9 décembre 2007. Pour tenter d’arrêter cette ascension fulgurante vers les sommets de Balla Gaye 2, Tapha Guèye, chef de file et 2ème Tigre de Fass, au crépuscule de sa carrière, de se dresser sur le chemin du Lion de Guédiawaye. Dans un combat où les forces étaient inégales, Balla Gaye 2 n’a eu aucune difficulté pour terrasser Tapha Guèye, le 3 mai 2009, pour sa 3ème victoire à Fass.
Il ne restait dès lors que le chef de file de l’écurie, Gris Bordeaux, après la retraite de Tapha Guèye, pour mettre fin à la razzia de Balla Gaye 2. Ce dernier s’y est testé par deux fois, mais à chaque, le 3ème Tigre de Fass s’est cassé les dents. La première fois, le 31 mars 2018, il sera déclaré perdant par avertissements. Il courbera l’échine une seconde dois, le 7 aout passé, où le 3ème tigre de Fass sera battu à plate couture. Une cinquième sortie pour Balla Gaye 2 à Fass. Qui peut l’arrêter après raser Fass.
Le feu couve à Fass. La sortie de Malick Guèye, membre fondateur de l’entité, en dit long sur la situation qui passe de l’inconfortable à l’insupportable. Il est question que la saison prochaine, l’entité revienne à l’orthodoxie, en quittant le jumelage avec Ndakaru, point de départ de tous les maux. Et l’actuel jeune Président Abass Ndoye serait dans l’œil du cyclone.
Abass Ndoye et Gris Bordeaux
Fass, le patrimoine de Mbaye Guèye
Membre fondateur et jeune frère de Feu Mbaye Guèye (1er Tigre de Fass), Malick Guèye, dans une interview accordée à Sunu Lamb, hier, n’est pas allé du dos de la cuillère pour fustiger tout ce qui entrave la bonne marche de l’écurie. En effet, depuis le décès du 1er Tigre, Malick Guèye dit avoir constaté un grand vent de désordre dans cette entité si chère à Mbaye Guèye. Il fait certainement allusion au différend entre Moustapha Guèye (2ème Tigre de Fass), entraîneur attitré de l’écurie, et Gris Bordeaux, le chef de file, par ailleurs 3ème Tigre. Pour la préparation de son combat contre Balla Gaye 2 (Balla Gaye), l’on se rappelle que Gris avait écarté l’entraîneur adjoint (Abdou Guèye) et l’entraîneur Tapha Guèye et avait même déserté l’écurie pour s’entraîner sur un autre site de sa convenance. Mais, ce que le 3ème Tigre avait oublié, c’est que l’écurie a été fondée par Mbaye Guèye, c’est son patrimoine. C’est Tapha Guèye qui assure le legs et perpétue l’héritage. L’on ne saurait parler de Fass, sans Tapha Guèye. Il est donc incongru qu’une autre personne, fusse-elle chef de file ou pas, puisse faire de Fass ce qu’elle veut, au point d’écarter les parents du père fondateur. Cela n’existe nulle part. Malick Guèye le fait remarquer à tous. «L’écurie Fass n’est pas une œuvre sociale, c’est un patrimoine de Mbaye Guèye», dit-il en substance.
Fass doit revenir à l’orthodoxie
Fass doit redevenir Fass, en quittant le jumelage avec Ndakaru la saison prochaine. C’est aussi une des décisions de Malick Guèye. En effet, cette fusion avec l’une des premières écoles de lutte du Sénégal ne semble pas arranger l’écurie Fass qui perdait beaucoup de choses : sa vraie substance, son authenticité et sa lignée des Tigres. Si à Fass il y a une lignée des Tigres qui a commencé avec Mbaye Guèye, cette saga ne doit pas s’éteindre avec Ndakaru arrimée à Fass. Il n’y a pas de Tigre à Ndakaru. Pour ce regain d’authenticité, il va falloir rompre les amarres avec l’ancienne formation de Yakhya Diop Yékini, la saison prochaine et réorganiser l’entité avec les moyens du bord de l’entité et ses valeurs intrinsèques.
Remettre Fass en des mains plus expertes
Malick Guèye, entre autres changements, a annoncé l’affiliation de l’entité au CNG de lutte. On le sait, le CNG, outre les dispositions administratives bien policées, est également un organe de promotion de la lutte que beaucoup d’acteurs ignorent ou négligent. Les lutteurs de Fass, s’il y a vraiment affiliation, seront les mieux servis sur tous les plans, mais seront aussi tenus par des mesures coercitives pour mieux les discipliner. Mais avant ce vaste changement, il est important pour Malick Guèye de convoquer une réunion avec ou sans la présence de l’actuel président Abass Ndoye, qui pourrait être délesté de certains pouvoirs. Sous le règne de ce jeune président, les sympathisants et autres inconditionnels de Fass ont noté trop d’impairs, de laisser-aller frisant même le libertinage à Fass-Ndakaru. Mais, parmi les personnalités convoquées pour cette rencontre, Malick Guèye inclut Momar Ndiaye, cet ancien président de Fass sous lequel l’écurie avait eu ses lettres de noblesse. Il est certainement pressenti, si possible, pour revenir aux affaires au détriment d’Abass Ndoye qui serait du coup sur un fauteuil éjectable.
Actuellement gardien de Chelsea, Édouard Mendy a révélé le joueur qu’il considère comme étant le meilleur défenseur actuel en Afrique. Sans surprise, le portier sénégalais a choisi son compatriote en club et en sélection. Il s’agit de Kalidou Koulibaly, le capitaine des Lions.
« Le meilleur défenseur africain actuel ? J’essaye de trouver un autre que Kalidou [Koulibaly]…je regarde beaucoup le foot et honnêtement c’est Kalidou, je vois pas quelqu’un de meilleur que lui. Je pense que beaucoup seront d’accord avec moi », a-t-il déclaré à CARRÉ. Ayant passé de nombreuses saisons à Naples, Kalidou Koulibaly a rejoint Chelsea cet été.
180 Millions d’euros lâchés sur cinq joueurs d’ici la fin du mercato?
À environ deux semaines de la fermeture du marché des transferts, Chelsea est encore sur plusieurs coup et n’hésitera pas à sortir le chéquier. Après avoir recruté Marc Cucurellla, Raheem Sterling ou encore Kalidou Koulibaly, Chelsea n’a pas fini de se renforcer. Alors que le marché des transferts ferme dans moins de deux semaines, les Blues seraient prêt à dépenser encore 180 millions d’euros sur 5 cibles prioritaires.
C’est en tout cas ce que révèle Matt Law de The Telegraph (relayé par Absolute Chelsea sur Twitter) qui explique que Pierre Emerick Aubameyang (Barça), Frenkie De Jong (Barça), Wesley Fofana (Leicester), Anthony Gordon (Everton) et Cesare Casadei (Inter Milan), sont tous les 5 des priorités de Chelsea qui sera prêt à casser sa tirelire pour les avoir.
…Les Blues ont fait une offre pour Aubameyang
Selon les informations de Gerard Romero, spécialiste du club catalan, les dirigeants du FC Barcelone auraient reçu une offre officielle de 27 millions d’euros pour son attaquant Pierre-Emerick Aubameyang (33 ans, auteur de 20 buts et 3 passes décisives TTC avec le Barça la saison passée) de la part de Chelsea. L’entraineur du club londonien Thomas Tuchel apprécie le profil du Gabonais, qu’il a déjà entrainé au Borussia Dortmund. Il pourrait ainsi être le remplaçant idéal de Timo Werner qui est retourné à Leipzig cet été.
La Coupe du monde 2022 se profile. Abdou Diallo, international sénégalais, croit en un beau tournoi de son équipe. Le défenseur veut se débarrasser des complexes. Les Lions de la Teranga sont dans le groupe A avec le Qatar, pays organisateur, les Pays-Bas et l’Equateur.
Pour Abdou Diallo, l’aventure avec l’équipe nationale du Sénégal a débuté de façon idyllique. Le défenseur, pour sa première compétition avec les Lions de la Teranga, a remporté la CAN 2021 en février dernier au Cameroun. La première étoile de l’histoire du Sénégal. il aura d’ailleurs l’occasion de disputer un second tournoi à partir du 20 novembre prochain : la Coupe du monde 2022. Et pour ce Mondial, le joueur formé à Monaco se veut confiant. Pour lui, son équipe ne doit avoir peur de personne.
«Même si nous ne pouvons pas voir l’avenir, vous devez être convaincu que vous pouvez certainement y parvenir. Nous avons également eu un plafond de verre lors de la finale de la Coupe des Nations et nous l’avons brisé, donc mon rêve est d’en briser un autre. Si nous y parvenons, je serai le plus heureux. Il n’y a pas de complexes. Si nous n’y parvenons pas, nous n’y parviendrons pas, mais vous devez accepter cette pression car cela signifie que nous faisons du bon travail », a d’abord lancé Abdou Diallo à BBC Sport Africa.
Sur les traces de la génération de 2022
Le défenseur de 26 ans veut lui aussi écrire l’histoire du Sénégal et de l’Afrique. Comme l’a fait le Sénégal en 2022. Pour leur première Coupe du monde, les Sénégalais avaient atteint les quarts de finale. Abdou Diallo se remémore les souvenirs de cette époque. En espérant par ailleurs en faire autant, voire plus.
« Je reçois des flashs de mon père me soulevant dans les airs, je me souviens que les voisins se plaignaient du bruit (…). Cette génération nous a vraiment inspirés et 20 ans plus tard, nous avons de nouveau participé à la finale de la Coupe des nations, l’avons remportée cette fois et avions nos frères aînés avec nous, célébrant comme s’ils l’avaient eux-mêmes gagné. C’était génial. Maintenant, c’est à nous (à la Coupe du monde). Nous devons écrire l’histoire de ce pays et nous verrons où cela nous mènera », ajoute Abdou Diallo.
Gerd Müller, Karl-Heinz Rummenigge, Uli Hoeness, Jürgen Klinsmann, Giovane Elber, Miroslav Klose, Luca Toni. Un petit septet, à la volée, qui illustre la fusion culturelle entre le Bayern Munich et le concept d’avant-centre. Des champions du monde, des Ballons d’or, des records à profusion – tels les 68 buts en 62 sélections du premier cité, le plus célèbre de tous les attaquants de l’histoire du football européen, propriétaire d’une marque inégalable de 365 buts dans le championnats allemand.
L’effacement du n°9, une petite révolution au Bayern
Carsten Jancker, sans doute le plus besogneux, sinon le plus caricatural – laissons cela à l’inoubliable Ruggerio Rizzitelli – , de la série, pur buteur, mi-molosse mi-maladroit, n’en aurait jamais cru ses oreilles si quelqu’un lui avait raconté, du temps de sa splendeur, que le géant de Bavière – pas lui, le club – débuterait une saison avec les plus grandes ambitions… sans avant-centre titulaire.
Le Bayern gagne sans impressionner ni trembler
C’est une révolution : regarder une feuille de match du Bayern en ce début de saison, c’est chercher en vain un n°9. Il y a bien un n°19 – l’arrière latéral canadien Alphonso Davies – et un n°39 – le petit prodige de Rennes Mathys Tel. Et c’est tout. La transition est brutale, après huit saisons d’un Robert Lewandowski incontournable à ce numéro. Et surtout, connaissant l’histoire du club aux six Ligues des champions.
Mané vers le Bayern : Comment le Sénégalais peut faire oublier Lewandowski
Le capitaine de la Pologne avait empilé 191 buts en Bundesliga avec le Bayern, s’assurant à six reprises le titre de meilleur buteur de la compétition. Avec ses 344 buts et 94 passes décisives en 375 matches au total, le néo-Barcelonais laisse forcément un vide. Très exactement 43 buts en moyenne par saison, qu’il faut donc, désormais, combler d’une autre manière, l’artiste Eric-Maxim Choupo-Moting n’étant pas exactement du même calibre.
Kimmich : « Notre jeu doit changer, c’est clair ! »
« Notre jeu doit changer, c’est clair ! », a asséné Joshua Kimmich alors que son équipe venait d’en passer cinq à Leipzig, en Supercoupe, le 30 juillet. Il faut « répartir la charge sur d’autres épaules », a-t-il ajouté. Un avis, voire un constat puisque les premiers matches l’ont prouvé, partagé à l’unanimité au Bayern, des joueurs au président – un ancien gardien de but de très haut rang – en passant par le directeur sportif et l’entraîneur, Julian Nagelsmann, qui ne cache pas son appétit, même s’il ne le formule pas ainsi, à jouer sans n°9.
« Nous aurons des solutions. Beaucoup de joueurs peuvent évoluer devant », a-t-il estimé. Les débuts lui ont donné raison de manière explosive, le Bayern ayant pulvérisé le champion d’Europe (en Ligue Europa), l’Eintracht Francfort, à l’occasion de la première journée de championnat.
Comment s’y est-il pris ? En 4-2-2-2, l’un de ses systèmes favoris. Mané et Gnabry devant, Müller (à droite) et Musiala (à gauche) en soutien, pour un 4-2-4 de fait, rappelant les plus grandes heures du football de figurines sur tapis de l’enfance de tout amateur de football qui se respecte. Voire pour un 2-4-4, Alphonso Davies à gauche et Benjamin Pavard à droite (à un degré moindre, peut-être) apportant régulièrement leur écot aux offensives bavaroises. L’avantage est pluriel : non seulement les joueurs ne cherchent plus le point de fixation habituel dans l’axe mais en outre, ils peuvent alterner jeu court et jeu long, Mané et Gnabry se prêtant à cette dernière option avec gourmandise.
Guardiola, influence relative
Faire remonter la genèse de cette révolution à l’apport de Josep Guardiola n’est pertinent que jusqu’à un certain point puisque le Catalan comptait l’avant-centre polonais dans son effectif. Il avait, cependant, fait valser Mario Mandzukic sans ménagement et même installé, à l’occasion, Arjen Robben en faux n°9. Avec l’ancien entraîneur du FC Barcelone, la patience était une vertu, chercher la faille l’ambition minutieuse. Avec son jeune successeur, les Bavarois font jouer leur technique en mouvement de façon plus chevaleresque. Mais Nagelsmann tient à temporiser : « Ce sera peut-être différent le jour où nous devrons centrer davantage dans un match », avance-t-il, évoquant ici des défenses plus recroquevillées que celles du RB ou de l’Eintracht.
Pourquoi le Bayern ne regrettera pas Haaland
L’ancien technicien d’Hoffenheim ne s’interdit de jouer ni à trois attaquants, ni à un seul. Ni de changer en cours de match. La filière Müller en soutien-Lewandowski en finisseur à vécu, tant Mané et Gnabry peuvent intervertir leur rôle indéfiniment, d’une part, et tant le milieu de terrain va faire office de laboratoire de mobilité, d’autre part. Leon Goretzka et Joshua Kimmich en sont les prototypes, loin des Jens Jeremies ou Xabi Alonso d’antan, les joueurs d’aile aussi, tel Leroy Sané ou Jamal Musiala, à l’aise aussi bien dans les mouvements axiaux que transversaux. Même chose avec une défense à trois, avec au choix un ou deux milieux défensifs axiaux. Les options sont infinies… à chaque action.
Un bref coup d’oeil dans le rétroviseur suffit à mesurer la révolution : à l’occasion des deux derniers titres continentaux du club en 2013 et en 2020, le 4-2-3-1 avec l’attaquant de pointe classique était immuable. Dans le 3-4-3 ou le 4-3-3 qui ont pu suivre, même chose. « Il n’y a pas beaucoup d’attaquants qui peuvent inscrire 40 buts par saison », rappelle Nagelsmann pour justifier la plasticité du Bayern version 2022-2023. Mais dans ce club, une fois encore, ce vide est inédit.
Il fut même certaines saisons où le poste d’avant-centre était pourvu de deux pointures internationales, tels Roy Makaay et Claudio Pizzaro – le second laissant obligeamment la place au premier en reculant d’un cran – à partir de 2003 et pour quatre saisons, tels aussi Miroslav Klose et Luca Toni un peu plus tard, tels encore Mario Gomez, Mario Mandzukic et le même Pizarro après eux, en 2012-2013, l’année du triplé Coupe-championnat-Ligue des champions. Avec ses deux ou trois petits buts en vingt matches, le Ballon d’or 1991 Jean-Pierre Papin se démarque négativement, certes, mais c’était bien, lui aussi, un avant-centre de très haut niveau.
Hoeness : « Qui va marquer 25 buts ? »
« Je suis un avocat du n°9 à tout prix », estime Dieter Hoeness, autre altesse de la fonction, qu’il a exercée au Bayern au même moment que Rummenigge. « Pour que les choses tournent rond, il va falloir de la créativité », harangue-t-il. « Je suis très curieux de voir comment tout cela va se résoudre tactiquement. Qui va marquer 25 buts ? » On pourrait ajouter : qui va marquer de la tête ? Peut-être est-ce la raison pour laquelle, malgré tout, le Bayern conserve dans son effectif “Choupo” (1,91 m) et Zirkzee (1,93 m), revenu de prêt d’Anderlecht.
Mais il a surtout enrôlé Mané (1,74 m) et Tel (1,81 m). Et, contrairement à Hoeness, il saura se souvenir qu’en 1985, c’est Lothar Matthäus, avec ses 16 réalisations, qui avait terminé meilleur buteur de la maison. En 1987 aussi, avec 14. Et encore en 1988, avec 17. Ou mieux en 1995, Christian Ziege, avec 12. Ou encore Arjen Robben, en 2010, avec 16. Et surtout que, dans le passé récent, la charge des buts s’est parfois répartie entre plusieurs joueurs, comme sous Louis van Gaal. C’est précisément ce que souhaite cette saison le président Oliver Kahn, qui espère que, l’ombre de Lewandowski estompée, les autres joueurs offensifs tentent leur chance davantage, tel Kingsley Coman.
La tendance de 2022 n’est pas inéluctable pour autant. La cellule de recrutement a lorgné sur Hugo Ekitike, Cristiano Ronaldo et, surtout, envisage 2023-2024 avec un certain Harry Kane, l’avant-centre capitaine de l’Angleterre. Cependant, à l’échelle de la Bundesliga, la coïncidence est frappante : non seulement Lewandowski s’est enfui, mais Erling Haaland aussi. Soit les deux machines à buts des deux plus grands clubs allemands du moment. Comme le Bayern, Dortmund va devoir compter sur sa vitesse et la flexibilité de ses forces offensives. Et les autres ? Francfort dispose d’Alario mais l’Italien n’est pas titulaire. Fribourg de Petersen, homme de banc par excellence.
Hoffenheim de Dabbur mais, bien que de Nazareth lui aussi, l’Israélien n’est pas le messie. Wolfsbourg de Nmecha mais le champion d’Europe espoir tarde à s’imposer. Schalke de Terodde mais ce dernier empile les records surtout en 2e division. Il reste bien le Bayer, qui est parvenu à conserver Patrik Schick. Et le RB Leipzig qui, bien que réputé pour son goût pour l’expérimentation, empile à l’heure d’écrire ces lignes quatre attaquants de pointe : Sörloth, Silva, Poulsen et Werner. À moins que les n°9 soient déjà, de nouveau, l’avenir en Bundesliga ?
C’est un début poussif pour Liverpool en Premier League cette saison. Le promu Fulham a accroché les Reds lors de la première journée et ce lundi à Anfield, Liverpool a également connu un revers. Face à Crystal Palace, les hommes de Jurgen Klopp privés de certains cadres n’ont fait mieux qu’un nul 1-1. C’est même les poulains de Patrick Vieira qui ont ouvert le score grâce à l’inévitable Wilfried Zaha.
C’est après l’heure de jeu que Luis Diaz a permis aux siens de recoller au score, 1-1, ceci après l’expulsion de Nunez, le buteur Uruguayen arrivé pour remplacer Sadio Mané. Après ce deuxième nul, Liverpool se voit déjà distancer de 4 points par Manchester City de Pep Guardiola. Et très vite, les fans de foot hallucinent sur les réseaux sociaux. Pour eux, c’est absolument inquiétant de voir Liverp
ool galérer offensivement après le départ d’un seul joueur : Sadio Mané.
Le soit disant remplaçant de Sadio Mané qui prend un carton rouge en pleine match, ptdr je me souviens même pas la dernière fois où sadio a pris un rouge, un fraude qui coût 100M 🤣🤣🤣 pic.twitter.com/zBOAOpiURP