Sadio Mané ne semble pas avoir trouvé un terrain stable au Bayern Munich malgré ses débuts prometteurs à l’Allianz Arena cette saison. Évoquant le passage de l’attaquant en Allemagne jusqu’à présent, l’ancien défenseur bavarois Philip Lahm a expliqué qu’il ne comprend pas son rôle dans l’équipe. Le transfert de Sadio Mane au Bayern Munich a été l’un des transferts les plus populaires de l’été.
Le Sénégalais a quitté Liverpool pour rejoindre les géants de la Bundesliga dans une transaction d’une valeur de 32 millions d’euros, selon Transfermarkt, signant un contrat de trois ans qui le gardera à Munich jusqu’à l’été 2025. L’attaquant a connu des débuts prometteurs à l’Allianz Arena, remportant la Supercoupe d’Allemagne quelques semaines seulement après son arrivée. Il est actuellement l’un des attaquants les plus prolifiques de l’équipe, avec cinq buts en onze apparitions, toutes compétitions confondues.
Malgré ces chiffres, le rôle de l’attaquant sur le terrain est loin d’être défini. Lors de la défaite contre Augsbourg (1-0), Mané a été aligné en tant qu’avant-centre. Il a également joué sur l’aile gauche lors de la victoire 2-0 contre Barcelone. Après avoir vu le Sénégalais alterner entre ces positions depuis son arrivée à l’Allianz Arena, la légende du Bayern Munich Philipp Lahm n’a pu s’empêcher de s’interroger sur le rôle exact de l’attaquant sur le terrain.
L’Allemand a déclaré à Bild TV, via Liverpool Echo :« Les qualités de Mané sont incontestables, mais il est crucial que les rôles soient clairement attribués. Je ne le vois pas pour l’instant. Actuellement, je ne comprends pas comment les rôles sont définis. Chacun doit savoir ce qu’il doit faire sur le terrain. »
Coach attitré de Bombardier, le Français Luc Estienne travaille régulièrement avec son poulain, souvent à distance. Après la belle victoire du B52 sur le Brésilien Zuluzinho, samedi 24 Septembre 2022, en Pologne, il revient pour donner des explications.
« Bombardier a fait ce qu’il fallait. Il a été, il a vaincu et il est reparti. Il a fait le combat qu’il fallait. Il est la fierté de tout le peuple sénégalais. Je suis très fier de lui. Son adversaire, qui n’est quand même pas un adversaire nul, n’a rien pu faire car Bombardier ne lui a pas laissé le temps de faire quoi que ce soit. »
« La stratégie consistait à… »
« La stratégie était de venir tout de suite au contact et de casser la distance pour éviter les coups de poing longs, les crochets longs. C’est ce qui fait de lui un Brésilien. À courte distance, il ne pouvait envoyer les jambes. Bombardier a très bien respecté le plan qui avait été établi. La victoire lui revient à lui entièrement et à personne d’autre. »
L’écurie Tyshinger et son leader Eumeu Sène, qui ont réussi à enregistrer 37 victoires contre 22 défaites, ont de quoi se satisfaire de leur parcours lors des cinq dernières saisons.
Disputer 59 combats en 5 saisons, soit l’équivalent de 11,8 combats en moyenne par saison, peut s’avérer très peu, par rapport au nombre de sorties, en comparaison avec d’autres écuries comme Balla Gaye, Lansar, entre autres.
Un indice de performance de 62%
La saison 2020-2021 était la seule pendant laquelle l’écurie Tyshinger eut un solde négatif de -3 (3 victoires et 6 défaites). Aussi, le chiffre 10 semble leur aller bien car, pendant trois saisons, ils ont eu 10 victoires chaque fois, avec des défaites assez minimes. L’on comprend alors aisément qu’avec 37 victoires et 22 défaites, les poulains de l’ex Président Khalifa Niang aient réalisé un taux de réussite assez satisfaisant de 62,6%. Eumeu Sène et ses poulains n’ont pas à en rougir.
2 victoires et 2 défaites : Eumeu joue, gagne et perd la couronne
Il a disputé quatre combats pendant les cinq dernières saisons. Mais des combats ô combien importants pour lui et sa carrière. C’est, en effet, pendant les cinq dernières saisons qu’Eumeu Sène a remporté la couronne de Roi des arènes, devenant ainsi le deuxième lutteur de Pikine, après Tyson, à gagner la plus haute distinction dans l’arène. C’était à l’issue d’un duel rondement mené, de main de maitre, devant Bombardier, le 28 juillet 2018. Suffisant pour mettre le feu dans cette partie de la banlieue et créer l’hystérie générale chez les Pape Diop Boston et autre De Gaulle.
Malheureusement pour lui, Dof Dou Wër ne gardera pas longtemps la couronne. Car seulement un an après, jour pour jour, c’est-à-dire le 28 juillet 2019, il sera détrôné par Modou Lô, à l’issue d’un KO qui avait créé la panique et la peur bleue au stade Léopold Sédar Senghor.
Après une saison blanche 2019-2020, l’ancien dauphin de Tyson revient le 4 avril 2021, face à Lac 2. Mais il sera battu à l’issue d’une piètre prestation, par décision. Le Jaraaf de Pikine accorde une revanche à Bombardier, le 27 mars 2022, à l’Arène nationale. Et s’en sort avec une belle victoire. En attendant son prochain combat, le 3e, contre Balla Gaye 2.
Tyson 2, un dauphin sur mesure
Depuis que son jeune frère Khadim Ngom a pris les airs pour aller se faire des euros du côté de l’Allemagne et que son junior a rejoint l’école de lutte Mor Fadam, Eumeu Sène a perdu des hommes clés de son entourage.
Le dauphin le plus sûr aujourd’hui, au niveau de l’écurie Tyshinger, est sans conteste Tyson 2. Avec sa taille imposante, sa technique au-dessus de la moyenne et ses bonnes dispositions de boxeur, le fils de Ndayane a déjà un palmarès flatteur de 16 victoires contre trois petites défaites. Avec, en plus, un titre de champion de l’Arena Tour de la RDV.
Lors des 5 dernières saisons, il a battu Assurance de Mbour (12 mai 2018) et Gora Sock (27 juillet 2019). Mais il se fera piéger par Franc, à l’Arène nationale, le 19 juin 2021.
Pays-hôte de la Coupe du monde 2022, le Qatar figure dans le groupe A aux côtés des Pays-Bas, favoris, du Sénégal, outsider, et de l’Equateur. Présentation, analyse et calendrier, voici tout ce qu’il faut savoir sur cette poule.
L’enjeu du Groupe A de la Coupe du monde 2022 : jusqu’où peut aller le Sénégal ?
Quart de finaliste surprise en 2002 puis décevant éliminé dès la phase de groupes en 2018 (car devancé par le Japon au… classement du fair-play !), le Sénégal aborde son 3e Mondial avec un costume bien différent. D’abord parce que les Lions de la Teranga sont champions d’Afrique en titre, ensuite parce qu’ils ont éliminé la redoutable Egypte en barrages, et enfin parce qu’ils disposent d’un effectif assez impressionnant (Edouard Mendy, Kalidou Koulibaly, Sadio Mané pour ne citer qu’eux) qui se connaît sur le bout des doigts puisque le sélectionneur Aliou Cissé est en fonction depuis 2015.
Le sacre à la CAN en février dernier a fait tomber une barrière psychologique puisqu’il s’agissait du premier titre majeur de l’histoire du football sénégalais et les Lions débarquent au Qatar en portant quasiment les espoirs de tout un continent. Ces derniers temps, ils ont admirablement bien géré la pression inhérente à leur nouveau statut. A priori, les Pays-Bas sont un cran au-dessus, le Qatar plusieurs crans au-dessous et la qualification devrait principalement se jouer face à l’Equateur. Ensuite ? Tout est possible, y compris une fabuleuse épopée comme en 2002.
L’ambition des Pays-Bas
De retour après avoir manqué la précédente édition, les Oranje ont plutôt été gâtés lors du tirage au sort en héritant de ce groupe A relativement à leur portée où ils se détachent assez clairement. On peut considérer qu’on assiste globalement à un retour en forme des Bataves ces dernières années après leur traversée du désert entre 2016 et 2018, mais le fiasco de l’Euro 2020 a prouvé que ce sursaut est relatif avec l’élimination dès les 8es de finale contre la République Tchèque (0-2).
Depuis cet échec, le retour aux affaires du sélectionneur Louis van Gaal a tout de même eu un effet très positif puisque les Néerlandais sont invaincus sous ses ordres. Ils ont terminé en tête d’un groupe de qualification relevé comprenant la Turquie et la Norvège et ont humilié la Belgique 4-1 à Bruxelles en juin en Ligue des Nations. Avec Matthijs de Ligt, Frenkie de Jong et Memphis Depay, très prolifique en sélection (co-meilleur buteur européen des qualifications avec 12 buts), ils possèdent un joueur majeur par ligne et peuvent compter sur l’apport de la génération montante comme Steven Bergwijn et Cody Gakpo. De quoi voir la vie en oranje ?
L’Equateur, poil à gratter ou futur flop ?
Absente en 2018, El Tri fait son retour en force après avoir terminé 4e des qualifications en Zone Amérique du Sud, ce qui n’est jamais une mince affaire. En effet, seuls le Brésil, l’Argentine et l’Uruguay ont fini devant les hommes de Gustavo Alfaro, qui ont donc devancé le Pérou, la Colombie et le Chili, soit de plus gros morceaux sur le papier.
Cette performance invite forcément au respect, même s’il faut avouer que les Equatoriens n’ont pas spécialement impressionné lors de la dernière Copa America en terminant 4es de leur groupe derrière le Brésil, le Pérou et la Colombie sans remporter le moindre match, avant se faire surclasser par l’Argentine en quarts de finale (0-3). L’affaire Byron Castillo, attaquant de la Tri accusé par le Chili d’être de nationalité colombienne et d’utiliser une fausse identité, a fait planer jusqu’au bout un risque de disqualification sur l’Equateur mais la FIFA a finalement tranché en sa faveur.
Le Qatar, l’inconnue
Que penser du pays-hôte, qui va découvrir le Mondial ? D’un côté, il y a une évidente impression de montée en puissance sur les dernières années, avec le premier sacre de l’histoire en Coupe d’Asie des nations en 2019 puis le parcours jusqu’en demi-finales de la Coupe Arabe de la FIFA en décembre 2021, certes bien aidé parfois par un «arbitrage maison». Depuis des années, tout est pensé pour que cette équipe atteigne son zénith en cette fin d’année 2022, à l’image de la politique de naturalisation des joueurs étrangers comme l’Algérien Boualem Khoukhi et le Franco-Algérien Karim Boudiaf, spécialement recrutés très jeunes et internationaux qataris depuis 9 ans désormais !
Néanmoins, les résultats face aux sélections issues d’autres continents sont assez inquiétants : la Serbie à deux reprises et l’Irlande ont infligé un 4-0 aux hommes de Félix Sánchez Bas en 2021, le Portugal s’est aussi imposé 3-1 et 3-0 et la récente déroute 3-0 contre la Croatie U23 interpelle. Comme l’Afrique du Sud en 2010, l’unique précédent dans l’histoire, l’aventure risque de s’arrêter dès la phase de groupes pour le pays-hôte…
Groupe A Coupe du monde 2022 – Leur historique au Mondial :
Equateur : 4e participation, dont un 8e de finale en 2006.
Qatar : 1ère participation.
Sénégal : 3e participation, dont un quart de finale en 2002.
Pays-Bas : 11e participation dont trois défaites en finale en 1974, 1978 et 2010.
Le calendrier du Groupe A de la Coupe du monde 2022
Dimanche 20 novembre
17h, Qatar – Équateur, au Al Bayt Stadium
Lundi 21 novembre
17h, Sénégal – Pays-Bas, au Al Thumama Stadium
Vendredi 25 novembre
16h, Qatar – Sénégal, au Al Thumama Stadium
19h, Pays-Bas – Equateur, au Khalifa International Stadium
Mardi 29 novembre
18h, Qatar – Pays-Bas, au Al Bayt Stadium
18h, Équateur – Sénégal, au Khalifa International Stadium
La star du Groupe A de la Coupe du monde 2022 : Sadio Mané
Elu Joueur africain de l’année pour la deuxième fois consécutive au mois de juillet et prétendant très crédible au podium du Ballon d’Or, l’attaquant de 30 ans vient de vivre son heure de gloire en sélection en transformant le tir au but victorieux en finale de la CAN (au terme d’une compétition qui l’a vu briller) puis en barrages du Mondial, à chaque fois aux dépens de son ex-coéquipier, l’infortuné Mohamed Salah. Le Lion a ainsi réussi là où la génération 2002 avait échoué : offrir un titre au Sénégal. Si le talent du natif de Bambali n’est plus à prouver, ses premiers pas mitigés au Bayern Munich sèment un petit doute sur sa forme actuelle après une saison XXL avec Liverpool.
Monsieur Babbel, le FC Bayern attend une victoire en Bundesliga depuis quatre matchs et n’est que cinquième au classement. Comment expliquez-vous cette crise sportive ?
Markus Babbel : « C’est une accumulation de petites choses. Le FC Bayern n’a pas fait l’impasse sur le FC Augsbourg, mais en ce moment, ça ne colle plus. Au début de la saison, on pensait que le Bayern jouait au football 3000. Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu quelque chose d’aussi bon. Ensuite, il y avait certainement une certaine autosatisfaction. Ils ont été encensés à juste titre et puis tu commences à en faire moins. Tout d’un coup, on se retrouve dans un tourbillon dont même le FC Bayern a du mal à se sortir. »
Sadio #Mané a récemment semblé être un corps étranger. Auriez-vous attendu davantage de lui à ce stade ?
Markus Babbel :« Mané est le dernier de mes problèmes. C’est un grand footballeur, mais il a encore du mal à entrer dans la saison. Mais il a aussi été malchanceux si l’on ajoute les trois buts qu’il a marqués hors-jeu. Mané n’est pas le seul à ne pas marquer en attaque ». (Sky)
L’objectif du Sénégal en Coupe du monde est de sortir, dans un premier temps, de la phase de poules, a déclaré le sélectionneur des Lions du football, Aliou Cissé.
« Lors de la dernière Coupe du monde, on a été éliminés au bout de trois matchs, pour celle-ci, l’objectif sera d’abord de sortir de cette poule », a-t-il dit.
Le sélectionneur des Lions s’exprimait lors d’une conférence de presse, samedi à Orléans (France), peu après la victoire du Sénégal sur la Bolivie, 2-0, en match amical international préparatoire au prochain Mondial de football.
« Après, du moment où on sortira de cette poule, on sait que ce sera des matchs à élimination directe, dans ce cas-là, on a du vécu et de l’expérience, donc on aura notre mot à dire », a-t-il indiqué.
« Mais avant, il faudra attaquer ces matchs de poules avec beaucoup de sérénité, certains nous voient en huitième de finale, quarts de finale, mais notre philosophie est de prendre match après match », a assené le technicien sénégalais.
Selon lui, tous les représentants africains à la Coupe du monde, que sont le Cameroun, le Ghana, le Maroc et la Tunisie, en plus du Sénégal auront leur chance lors de cette compétition.
« La Coupe du monde, c’est l’expérience’’, a-t-il noté, avant d’ajouter : ’’Peut-être qu’on ne commettra pas les mêmes erreurs commises en 2018 », s’agissant de l’équipe du Sénégal.
« Moi, quand je parle d’expérience, je parle également de l’organisation et pas seulement l’expérience sur le terrain ou sur le sportif. Une Coupe du monde demande une grosse organisation. Aujourd’hui, tout le monde pousse pour que l’équipe se prépare le mieux possible pour être dans les meilleures conditions’’, a-t-il dit.
Aliou Cissé a salué la victoire de son équipe sur la Bolivie pour ce premier match de préparation, mais se projette déjà sur l’Iran que le Sénégal va jouer mardi, également en match amical international.
« Ce sera un match très important mais compliqué, on avance petit à petit mais avec nos certitudes », a-t-il souligné.
Le sélectionneur de la Bolivie, Pablo Escobar, a pour sa part reconnu que son équipe a fait face à un adversaire supérieur.
« Le fait d’avoir encaissé très tôt nous a mis plus en difficulté, nous savions que le Sénégal, avec la qualité de ses joueurs, allait mettre la pression dès l’entame du match », a-t-il dit.
Il a toutefois fait observer que son équipe a réussi à se créer des occasions après avoir retrouvé ses repères.
L’objectif du Sénégal en Coupe du monde est de sortir, dans un premier temps, de la phase de poules, a déclaré le sélectionneur des Lions du football, Aliou Cissé.
« Lors de la dernière Coupe du monde, on a été éliminés au bout de trois matchs, pour celle-ci, l’objectif sera d’abord de sortir de cette poule », a-t-il dit.
Le sélectionneur des Lions s’exprimait lors d’une conférence de presse, samedi à Orléans (France), peu après la victoire du Sénégal sur la Bolivie, 2-0, en match amical international préparatoire au prochain Mondial de football.
« Après, du moment où on sortira de cette poule, on sait que ce sera des matchs à élimination directe, dans ce cas-là, on a du vécu et de l’expérience, donc on aura notre mot à dire », a-t-il indiqué.
« Mais avant, il faudra attaquer ces matchs de poules avec beaucoup de sérénité, certains nous voient en huitième de finale, quarts de finale, mais notre philosophie est de prendre match après match », a assené le technicien sénégalais.
Selon lui, tous les représentants africains à la Coupe du monde, que sont le Cameroun, le Ghana, le Maroc et la Tunisie, en plus du Sénégal auront leur chance lors de cette compétition.
« La Coupe du monde, c’est l’expérience’’, a-t-il noté, avant d’ajouter : ’’Peut-être qu’on ne commettra pas les mêmes erreurs commises en 2018 », s’agissant de l’équipe du Sénégal.
« Moi, quand je parle d’expérience, je parle également de l’organisation et pas seulement l’expérience sur le terrain ou sur le sportif. Une Coupe du monde demande une grosse organisation. Aujourd’hui, tout le monde pousse pour que l’équipe se prépare le mieux possible pour être dans les meilleures conditions’’, a-t-il dit.
Aliou Cissé a salué la victoire de son équipe sur la Bolivie pour ce premier match de préparation, mais se projette déjà sur l’Iran que le Sénégal va jouer mardi, également en match amical international.
« Ce sera un match très important mais compliqué, on avance petit à petit mais avec nos certitudes », a-t-il souligné.
Le sélectionneur de la Bolivie, Pablo Escobar, a pour sa part reconnu que son équipe a fait face à un adversaire supérieur.
« Le fait d’avoir encaissé très tôt nous a mis plus en difficulté, nous savions que le Sénégal, avec la qualité de ses joueurs, allait mettre la pression dès l’entame du match », a-t-il dit.
Il a toutefois fait observer que son équipe a réussi à se créer des occasions après avoir retrouvé ses repères.
Après la victoire en amical contre la Bolivie (2-0), le sélectionneur des Lions, Aliou Cissé, a été questionné sur la forte ferveur des supporters de l’Equipe Nationale du Sénégal, venus nombreux à Orléans ce samedi.
« Il y a quelque chose qui est en train de naître autour de cette équipe. Beaucoup de nos concitoyens et compatriotes, que ce soit ceux du pays ou à l’étranger, s’identifient à cette Equipe Nationale. Cela nous fait plaisir. Nous jouons pour eux et on pense à eux à chaque fois qu’on rentre sur un terrain. Je pense qu’il y aurait aussi beaucoup de Sénégalais si le match se déroulait au Parc des Princes. J’ai envie de dire que notre Sénégal n’a pas de frontières. C’est ça le slogan. Partout où on est, c’est au Sénégal. Même si on allait jouer en Afghanistan, les Sénégalais seront présents là-bas. Notre Sénégal commence à Dakar et se termine partout dans le monde. »
Titularisé pour la première fois en équipe nationale du Sénégal, ce samedi, en match amical contre la Bolivie, Moustapha Name a vécu ce moment avec fierté. C’est du moins ce qu’a fait savoir le nouveau pensionnaire du Pafos FC en Chypre, à l’issue de la victoire des Lions 2-0 contre la Verde…
« J’étais très content de commencer ce match en tant que titulaire. Cela faisait très longtemps que j’attendais que ce jour arrive. Je tenais aussi à remercier mes coéquipiers qui m’ont tous mis à l’aise. Mais, ce n’est pas une fin en soi, il faut que je continue à bosser et donner le meilleur de moi-même »
D’après l’ancien capitaine de Paris FC, l’essentiel a été fait par le Sénégal qui a sorti un match amical correct… « Nous sommes contents d’avoir remporté la victoire face à un adversaire agressif, qui a mis de l’engagement. C’était à nous de mettre les ingrédients et faire ce qu’il fallait pour faire la différence. »
En l’absence de Bouna Sarr, Youssouph Sabaly et Noah Fadiga tous forfaits pour ce regroupement des Lions, le sélectionneur Aliou Cissé a sorti son plan de secours en titularisation Name. Ce dernier, qui est plus habitué à évoluer en qualité de milieu offensif, avouera qu’il travaille à ce poste depuis un bon moment …
« Ce n’est pas juste cette semaine, cela fait longtemps, plus d’un an que je me prépare à jouer au poste de latéral droit. Avec le coach, en sélection nationale je m’entraîne beaucoup à ce poste. Je peux dire que même lors de la dernière CAN j’y étais comme latéral droit. Donc ce n’est pas nouveau pour moi… »
À l’issue de la rencontre amicale victorieuse ce samedi contre la Bolivie, Aliou Cissé a évoqué la situation actuelle de Sadio Mané au Bayern Munich.
Les dernières semaines de Sadio Mané au Bayern Munich ont été particulièrement compliquées. Après avoir débuté en trombe son aventure en Bavière en marquant cinq buts sur ses six premiers matchs, l’attaquant de 30 ans connaît un trou assez inhabituel puisqu’il n’a plus trouvé le chemin des filets depuis six matchs.
Pas de quoi décourager Aliou Cissé. D’autant plus qu’il sait mettre son numéro 10 sait dans de meilleures conditions de jeu en sélection qui ont d’ailleurs permis à l’ancien joueur de Liverpool d’être l’un des deux buteurs de la victoire (2-0) contre la Bolivie, ce samedi.
« Sadio n’est plus un joueur à présenter. Il fait partie des plus grands joueurs au monde. Après, dans la vie de tous les jours, il y a des hauts et des bas. Mais, moi, je n’ai jamais été inquiet du fait qu’il retrouvera son meilleur niveau dans les prochaines semaines et continuera de performer les prochains mois et années. Je n’ai aucun souci sur ça », déclare-t-il.
Comme pour montrer là où les choses bloquent au Bayern, le sélectionneur sénégalais révèle que l’utilisation de Sadio Mané est différente en sélection. « C’est vrai, en équipe nationale, on lui donne un peu plus de liberté, l’équipe joue et tourne autour de lui, et il arrive également à travailler pour l’équipe. Il fait partie de nos meilleurs joueurs et nous voulons le protégé. On voit qu’il est heureux quand il vient en sélection. Nous l’encourageons à continuer », a ainsi constaté Aliou Cissé.
C’est à l’entraineur du Bayern Julian Nagelsmann de comprendre que Sadio Mané n’est pas venu en remplacement d’un avant de pointe mais plutôt pour participer à l’animation d’une équipe qui a un triple défi à relever.
Se défaire de son instinct dominateur qui en faisait un rouleau compresseur pendant 90 minutes, gérer les temps forts et les temps faibles face à des adversaires pratiquant des défenses profondes et rationnaliser ses efforts et ménager son groupe pour répondre à un calendrier de compétitions qui exige une disponibilité permanente.
En effet, Sadio évolue dans un groupe qui avait déjà acquis des automatismes et un jeu basé sur le pressing tout terrain. Le Bayern joue sur des temps forts avec trop de joueurs devant. Sa défense est fragile sur les contres adverses car les latéraux sont trop portés à l’offensive et courent trop avec le ballon. Ils abusent également de dribbles inutiles au risque de gêner leurs propres attaquants. Sadio n’a pas d’espace de jeu et est obligé de jouer dos à l’adversaire. Il est souvent pris en tenaille et attend des balles qui ne viennent jamais. Et quand elles arrivent, ce sont des balles perdues, de combat.
Le coach doit réorganiser son équipe en se débarrassant de la mentalité de rouleau compresseur. Le temps est passé où le Bayern dominait tout et mettait la pression sur tout le monde. Avec les défenses renforcées, profondes et le marquage individuel et collectif, le Bayern ne peut plus continuer à jouer haut et à maintenir un pressing permanent sur l’adversaire qui l’attend désormais pour placer des contres.
Le coach doit donc libérer les espaces avec un milieu récupérateur et des latéraux moins frénétiques. Le coach doit aussi alterner le 4/3/3 et le 4/4/2 pour faire des contres. Le jeu du Bayern doit évoluer pour être varié car les adversaires savent maintenant comment l’équipe joue avec un instinct dominateur. Sadio se retrouve mieux dans un système à plusieurs variantes. À l’entraineur de le comprendre.