Aliou Cissé revient sur sa longévité sur le banc de l’équipe nationale A du Sénégal. Arrivé dans un contexte où le Sénégal peinait à sortir des phases de groupes des CAN, l’ancien capitaine des Lions ne pensait pas faire autant d’années sur le banc. Il venait de remplacer Alain Giresse en 2015.
« Ce n’était pas prémédité. Quand je suis arrivé, en 2015, je ne pouvais pas imaginer que je resterais aussi longtemps. On n’arrivait pas à sortir des poules de la CAN et finalement on l’a gagnée. J’ai beaucoup travaillé », a confié le technicien sénégalais dans un entretien accordé au quotidien Le Parisien, exploité par Senego.
Il explique avoir monté « une équipe plus attractive, alors que des joueurs étaient réticents à venir. Mon expérience, mon vécu m’ont aidé. Car j’ai été capitaine de cette équipe, j’ai cette double culture, j’ai grandi au Sénégal et en France ».
Selon lui, la seule chose sur laquelle il pouvait se baser en 2015, cétait son vécu en tant que joueur et sa connaissance du pays. « Mais j’avais déjà une conviction: une équipe, c’est d’abord une mentalité. Les joueurs doivent comprendre qu’ils ont plus de devoirs que de droits. L’état d’esprit est au-dessus de tout », a souligné Aliou Cissé.
Très performant avec la réserve du FC Barcelone, le jeune international sénégalais Mikayil Faye (1 cape, 1 but) n’a toujours pas eu sa chance avec l’équipe première. Une situation source de désaccords…
Convoqué plusieurs fois dans le groupe professionnel par la légende Xavi, Mikayil Faye (19 ans) n’a toujours pas porté le maillot de l’équipe une des Blaugranas. Recruté l’été dernier au NK Kustosija en Croatie, le défenseur central d’1 mètre 86 n’a pas mis longtemps à faire ses preuves avec l’équipe B. Au sein de la troisième division espagnole, le natif de Sédhiou a disputé 27 rencontres pour 4 buts inscrits. S’imposer à ce niveau là à 19 ans – sans même évoquer ses débuts réussis avec la sélection sénégalaise en mars dernier face au Gabon (3-0) où il s’est mué en buteur (et quel but !) – est forcément très prometteur.
Encore faut-il avoir la chance de montrer ce dont on est capable de faire à l’étage au-dessus, et c’est là où le bât blesse pour le moment. Le Barça, englué dans des problèmes financiers, n’est pas en capacité de recruter des pointures mondiales. Alors, le club catalan puise régulièrement au sein de La Masia (Pedri, Gavi ou plus récemment le défenseur central Pau Cubarsí). Mikayil Faye espère suivre le même chemin.
Il séduit Liverpool et Manchester United…
La pépite, qui aurait pu évoluer à l’Olympique de Marseille, est actuellement courtisée par de nombreux clubs. Et pas n’importe lesquels ! La Juventus, Chelsea, le Bayern Munich s’intéressent en effet au jeune défenseur. Et selon le Mundo Deportivo, Liverpool et Manchester United seraient également sur les tablettes du joueur sous contrat jusqu’en 2027. Une offre de l’ordre de 20 millions d’euros pourrait séduire les dirigeants du Barça d’après les bruits qui circulent.
Faye prêt à rester contre l’avis de ses proches ?
Selon les informations de nos confrères de Foot Mercato, le prodige aimerait avoir sa chance en équipe première, ce qui est somme toute logique et n’envisage donc pour l’instant pas un départ. C’est moins évident du côté de son entourage, qui s’interroge sur la gestion du club catalan. Il y a quelques jours, une réunion s’est d’ailleurs déroulée à ce sujet entre les proches du joueur et Deco, le directeur sportif catalan. Une nouvelle réunion devrait avoir lieu et la situation devrait s’éclaircir dans les semaines à venir, où un plan pour le futur du joueur devrait être mis en place.
Même lorsqu’on s’appelle le Barça, ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance d’avoir un crack comme Faye en son sein, alors le club catalan va certainement bien peser le pour et le contre avant de prendre une décision le concernant. Au Barça ou ailleurs, Faye a le potentiel pour éclore et devenir un des cadres de la bande à Aliou Cissé ! Il en a assurément l’étoffe.
Demba Ba a eu l’opportunité de réagir à cette prolongation lors de son intervention dans l’émission « Jmoins1 » sur Canal+ Sports Afrique. Bien qu’il ne soit pas favorable à une démission d’Aliou Cissé après l’échec de la CAN 2023, il remet en question la logique derrière le choix de la FSF de maintenir en poste le sélectionneur de 48 ans.
« Si Aliou Cissé aurait dû démissionner après l’échec de la Coupe d’Afrique des Nations ? Non, je ne pense pas qu’il aurait dû démissionner. Mais je pense que la Fédération aurait dû prendre une autre décision », a sobrement répondu Demba Ba. Malgré des relances sur le sujet, l’ancien attaquant de Chelsea n’a pas souhaité approfondir sa position.
Il l’avait adulé et couvert d’éloges à son arrivée sur le banc de l’Olympique de Marseille, en février dernier. Mais aujourd’hui, Jean-Louis Gasset semble dire à Iliman Ndiaye que l’état de grâce est terminé. Et qu’il va falloir que l’international sénégalais se bouge.
Iliman Ndiaye a été l’un des premiers joueurs à recevoir les éloges de Jean-Louis Gasset. Arrivé sur le banc de l’Olympique de Marseille en février dernier, pour succéder à Gattuso, l’ancien sélectionneur des Eléphants de Côte d’Ivoire avait tissé des lauriers à l’international sénégalais et aussi à son compatriote Ismaïla Sarr, à l’issue du succès à domicile de l’équipe phocéenne face à Montpellier (4-1) pour le compte de la 23e journée de Ligue 1, le 25 février dernier.
«C’est un de mes meilleurs matchs», avait commenté l’ancien de Sheffield. Et cette belle prestation avait également plu à son entraîneur, Jean-Louis Gasset, qui avait loué la prestation de ses deux Sénégalais.
«Le discours pour relancer Sarr et Ndiaye ? Que ce sont des joueurs avec du potentiel. Pendant les premiers jours, il fallait d’abord parler avec les cadres pour les remonter, et ensuite parler avec les jeunes joueurs, des joueurs d’avenir, mais ici, c’est dur. Et leur faire comprendre qu’ils allaient y arriver. Moi, je les connaissais, puisque j’ai travaillé un peu en Afrique, donc je connaissais bien le Sénégal. Et quand je les voyais jouer, je me disais, «wow, il y a du potentiel». Mais pour s’exprimer à Marseille, au Vélodrome, devant 60 000 personnes, ça ne vient pas comme ça. Il faut un petit déclic et c’est ce que je leur ai dit», a déclaré Gasset. Qui avait vite fait d’adopter Iliman Ndiaye. En témoigne ce «coup de poker» qu’il a réussi avec ce dernier.
En effet, le quotidien La Provence avait révélé le lendemain de ce match que Ndiaye a appelé son coach à la veille de la réception de Montpellier (4-1), pour le prévenir d’un retard à l’entraînement pour raisons personnelles. La réponse au bout du fil ? Une dispense de la séance et cette prophétie : «Demain, tu seras titulaire et tu vas tout casser.»
On connaît la suite. Une anecdote comme pour confirmer cette complicité qui existe entre le coach et son attaquant de 24 ans. Mais aujourd’hui, le technicien français semble agacé par la baisse de forme du natif de Rouen qu’il a pourtant repositionné dans l’axe, son poste de prédilection. Et sa prestation très moyenne mercredi, contre Nice (2-2), semble être la contre-performance de trop aux yeux de Gasset.
Gasset : «Il faut qu’il apprenne à mûrir, à être décisif» En zone-mixte, l’entraîneur de l’Om a évoqué l’entrée en jeu de son joueur (80e mn) qui, dès sa première occasion, a raté un duel face à Marcin Bulka, le portier de Nice : «C’est un jeune joueur en devenir. Quand on est arrivé, on l’avait positionné, il nous semblait à sa place. Il avait marqué un ou deux buts, il avait obtenu un penalty. Mais en même temps, il faut qu’il apprenne à mûrir, à être décisif. Encore ce soir (mercredi), dès qu’il rentre, il a le face-à-face. Il faut qu’il arrive à être décisif», a-t-il déclaré à Footmarseille.com.
Recruté pour 17 millions d’euros à Sheffield United, alors en Championship (D2 anglaise), Iliman Ndiaye (40 matchs, 4 buts, 4 passes décisives) devra donc se bouger. Surtout quand son «protecteur» commence à s’inquiéter de sa forme actuelle. En tout cas, il sera scruté de près lors des deux prochains rendez-vous, contre Lens, ce dimanche en championnat, et face à l’Atalanta, mercredi prochain, en demi-finale aller de l’Europa League.
De passage à Paris, le sélectionneur de l’équipe du Sénégal, Aliou Cissé, a révélé son objectif ultime avec les Lions.
En visite au siège du quotidien Le Parisien, dans le 15e arrondissement de Paris, à quelques kilomètres du quartier populaire Bois-l’Abbé où il a grandi bien loin de son Ziguinchor natal (Sénégal), Aliou Cissé s’est confié au journal sur son parcours, ses souvenirs avec le PSG, et a livré sa vision du football. Entre-temps, Le sélectionneur a été convié à dévoiler sa méthode pour convaincre les joueurs binationaux de choisir le Sénégal.
“D’abord, nous ne courons derrière personne”, a-t-il clarifié avant toute chose. “Je connais les joueurs, je les vois arriver dans les centres de formation, puis avec l’équipe de France Espoirs. Leur premier choix, je le sais, c’est la France, mais ils ne sont pas non plus fermés au pays de leurs parents. Ils peuvent se dire qu’avec la France ils ne joueront jamais de Coupe du monde, alors qu’avec le Sénégal ils pourraient. Moi-même, j’aurais pu jouer pour la France. Ma sélection m’a appelé quand j’étais joueur du PSG et j’ai d’abord dit que je n’étais pas prêt. Ce qui ne m’a pas empêché d’en être le capitaine et de faire un quart de Coupe du monde plus tard. Il faut y aller doucement. Les joueurs ont besoin de bien réfléchir. Et surtout, ils ne connaissent pas le continent africain… C’est important, de les laisser venir d’eux-mêmes, de les inviter à venir voir ce qui se passe en Afrique. Et quand ils viennent, ils tombent amoureux !”, a-t-il expliqué.
Aliou Cissé, le sélectionneur des Lions de la Teranga, a déjà remporté la CAN en 2022. Mais il vise encore plus haut : « On aspire à devenir la première équipe africaine à remporter la Coupe du monde. »
VÊTU DE NOIR de la tête aux pieds, les yeux vifs encadrés par de larges lunettes, Aliou Cissé, 48 ans, ne commet aucune faute de goût. Jovial, affable, charmeur, l’ancien joueur du PSG (1998-2001) puise sa force dans ses racines franco-sénégalaises. Toujours heureux de retrouver la région parisienne, le sélectionneur des Lions de la Teranga, vainqueur de la CAN 2022, a profité de son dernier passage pour nous rendre visite au siège de notre journal. Idole de tout un pays, il raconte avec simplicité son parcours, sa vision du football et ses souvenirs indélébiles de son expérience au PSG.
Vous avez remporté la CAN 2022 avec le Sénégal. Après un tel succès, est-ce facile de garder les pieds sur terre ?
A L I O U C ISSÉ. Je ne m’enflamme pas pour un oui ou pour un non. Je connais ce milieu, je connais le football de haut niveau. Je sais que tout peut aller très vite. Gagner ne me change pas. Et dans les échecs, je ne suis pas en déprime. Je suis quelqu’un d’équilibré.
Cela fait neuf ans que vous êtes à la tête de la sélection du Sénégal. Que vous inspire cette longévité ?
Ce n’était pas prémédité. Quand je suis arrivé, en 2015, je ne pouvais pas imaginer que je resterais aussi longtemps. On n’arrivait pas à sortir des poules de la CAN et finalement on l’a gagnée. J’ai beaucoup travaillé. On a monté une équipe plus attractive, alors que des joueurs étaient réticents à venir. Mon expérience, mon vécu m’ont aidé. Car j’ai été capitaine de cette équipe, j’ai cette double culture, j’ai grandi au Sénégal et en France. Je connais les réalités de mon pays, les attentes et surtout le bonheur que suscite cette équipe nationale qui est le baromètre de la société sénégalaise
Avez-vous senti une évolution dans votre management au fil des années ?
Forcément. En 2015, la seule chose sur laquelle je pouvais me baser, c’était mon vécu en tant que joueur et ma connaissance du pays. Mais j’avais déjà une conviction : une équipe, c’est d’abord une mentalité. Les joueurs doivent comprendre qu’ils ont plus de devoirs que de droits. L’état d’esprit est au-dessus de tout.
Cissé, Belmadi, Regragui…
Tous ces sélectionneurs africains ont grandi sur les terrains d’Île-de France. Est-ce un hasard ?
Tous les gars que vous citez se sont faits un peu seuls, dans le dur, dans le fait de devoir toujours prouver des choses, montrer que c’est possible même si on ne croit pas en vous. Ce sont des meneurs capables de pousser les autres à aller de l’avant.
C’est vraiment quelque chose qui est en nous. On est faits comme ça, on a grandi comme ça, notre vie n’a pas toujours été facile. Il a fallu bousculer l’ordre établi pour être là où nous sommes.
Avez-vous des contacts avec vos collègues entraîneurs ?
Oui. On échange avec Djamel (Belmadi), Walid (Regragui). Kaba (Diawara), je l’ai pratiquement tous les jours. Parmi les anciens du PSG, j’ai prévu d’aller voir Mauricio Pochettino à Chelsea, Mikel (Arteta) à Arsenal. J’ai régulièrement Bernard Lama au téléphone. Je revois aussi Jay-Jay Okocha, qui travaille pour la CAF (la Confédération africaine de football).
Comment se noue le premier contact ?
C’est moi qui les appelle directement. Je me débrouille pour trouver leur numéro de téléphone et j’appelle. J’ai besoin d’une discussion franche. En parlant directement, je peux plus facilement toucher le cœur du garçon.
Ensuite, je contacte ses parents parce qu’ils ont leur mot à dire. Le projet du Sénégal n’est pas un projet de seconde zone. Audelà d’une CAN, nous travaillons pour gagner une Coupe du monde. Le Maroc nous a montré qu’une équipe africaine pouvait aller jusqu’en demi-finale. On aspire à devenir la première équipe africaine à remporter la Coupe du monde. On ne donnera pas aux joueurs ce qu’ils n’ont pas dans leurs clubs. Mais on peut leur donner l’amour et la reconnaissance des Sénégalais. Être adulé, c’est au-delà de l’argent, c’est vraiment au-delà de tout.
Restez-vous attaché au PSG ?
Oui. Je viens du Val-de-Marne, j’ai toujours rêvé de jouer au PSG. Quand j’étais gamin, chaque fois qu’on passait sous le Parc des Princes en voiture, je disais à ma mère : « Un jour, je jouerai au PSG. » J’aime ce club, je crois en lui.
Mais il faut de la continuité. Quels que soient les moyens, on ne peut pas réussir sans continuité. De très grands joueurs sont passés et ça n’a pas marché, ce ne sont donc pas les joueurs le problème. À un moment donné, il faut faire confiance à un entraîneur.
L’argent ne peut pas tout acheter. On ne gagnera jamais la Ligue des champions en virant l’entraîneur tous les deux ans. J’ai l’impression que Luis Enrique est là pour un projet.
Regardez-vous attentivement les choix tactiques de Luis Enrique ?
Je regarde surtout son management. La tactique, la philosophie de jeu, ce n’est pas ça le plus compliqué. Le plus compliqué, c’est de faire adhérer les joueurs à ce que vous voulez mettre en place. Il faut qu’ils se battent pour ce projet et qu’ils arrivent à s’oublier.
Penser qu’un seul joueur peut régler le problème, ça n’existe plus. Il faut remettre l’entraîneur au centre des débats. Je crois en Luis Enrique. Il ne se chie pas dessus (sic). Sortir Mbappé, je ne pense pas que ça l’amuse. Mais il a ses raisons, il cherche à le gérer, à le reposer, sans que ce soit une sanction.
Quels sont vos meilleurs souvenirs en tant que joueur à Paris ?
J’ai joué la Ligue des champions, j’ai côtoyé Lama, Benarbia, Rabesandratana, Anelka, Luccin, Carotti…
C’était exceptionnel. Des grands joueurs, mais aussi des grands hommes. Et c’était vraiment une famille. Ma grande déception, c’est de perdre la finale de Coupe de la Ligue contre Gueugnon en 2000. C’est le pire souvenir.
Bien plus que finir deuxième du championnat derrière Monaco la même année.
Votre expérience au PSG vous a-t-elle servi pendant votre carrière de sélectionneur ?
Oui, je me suis beaucoup inspiré de ce que j’ai vécu à Paris, en termes de gestion de la pression et de gestion des ego. On avait une équipe compétitive avec de grosses personnalités, mais qui étaient capables de se dire des vérités. Quand je suis devenu capitaine du Sénégal, j’ai repris ce modèle. Le PSG est un club sous pression, donc au niveau mental il faut être très solide.
Cette pression était-elle parfois difficile à supporter ?
Moi, j’ai joué au moment où la rivalité entre les tribunes Auteuil et Boulogne était à son apogée. Combien de fois les mecs d’Auteuil sont venus au camp des Loges casser nos voitures ? Dès que ça ne fonctionnait pas, les supporters débarquaient, ils te menaçaient, te disaient qu’ils savaient où tu habitais.
Quand tu vis ça, tu es armé, tu peux jouer n’importe où. Au Sénégal, quand on me demande comment je supporte la pression, je leur dis que, moi, j’ai joué au PSG au temps des skinheads, au temps où les Noirs et les Arabes n’avaient pas le droit d’aller dans la tribune Boulogne. Donc, quand vous sortez de là, qu’est-ce qui peut vraiment vous arriver ?
Le père de Kylian Mbappé est d’origine camerounaise, sa mère d’origine algérienne. Est-il une source de fierté pour l’Afrique ?
Kylian Mbappé est vraiment aimé partout en Afrique, mais surtout à cause de ses performances. Je pense que s’il était Brésilien, les gens l’aimeraient tout autant. Les gens aiment le joueur de football avant tout.
Propos recueillis par Laurent Perrin et Benjamin Quarez (Le Parisien)
L’ancien attaquant des Reds, Daniel Sturridge regrette encore le départ de la star sénégalaise, Sadio Mané et ne voit pas en Luis Diaz un successeur capable d’enfiler autant de buts.
Depuis le départ de Sadio Mané, Liverpool semble incapable de retrouver son efficacité offensive d’antan. Les Reds peinent à marquer des buts et leur jeu manque de créativité. Cette situation a conduit de nombreux observateurs à s’interroger sur la capacité de l’équipe à remplacer son ancien buteur vedette.
Daniel Sturridge, ancien attaquant de Liverpool et ex coéquipier de Sadio Mané, a exprimé ses doutes sur Luis Diaz, considéré par beaucoup comme le successeur de du Sénégalais. Selon lui, le Colombien n’a pas encore le niveau pour marquer autant de buts que la star sénégalaise.
« Sadio Mané, je ne pense pas qu’il ait été remplacé, a déclaré Sturridge sur Sky Sports après la défaite de Liverpool contre Everton. Diaz a connu une saison difficile, mais il a tout de même réussi à marquer huit buts et à délivrer quatre passes décisives en 33 matches de Premier League. C’est bien, mais ce n’est pas Sadio Mané. »
Ils ont été nombreux à magnifier le match de Gana Gueye contre Liverpool (2-0). Cependant en équipe nationale, le milieu d’Everton semble avoir beaucoup de mal.
Ces dernières titularisations contre l’Algérie (0-1) et contre le Togo (0-0) nous ont laissé sur notre faim. Pourquoi Gana qui est souvent bon avec Everton ne parvient-il pas à être brillant avec le Sénégal ?
La réponse, elle est toute simple. Gana est un essuie-glace qui sort de grand match que lorsque son équipe subit car il est très généreux dans l’effort. Il sait faire le pressing et récupérer le ballon.
Toutefois, le Sénégal est différent d’Everton car nous sommes le « Manchester City » d’Afrique. Toutes les équipes qui font face à nous sont obligées de jouer en bloc bas.
Et c’est pourquoi Gana a des problèmes car lorsqu’on pose le jeu, il se perd car il a des lacunes dans la projection. Il ne se projette jamais vers l’avant. Toutes ses passes sont latérales jamais il ne prend le risque de jouer vers l’avant.
C’est ce qui explique pourquoi il n’est jamais parvenu à s’imposer au PSG où le jeune Zaire Emery est devenu titulaire à seulement 17 ans. En clair, le profil de Gana Gueye ne colle pas avec l’équipe nationale surtout face à des équipes qui mettent le bus derrière.