Le coach du Port, Abtatalib Fall estime, après l’élimination du Sénégal par l’Angleterre, qu’il faut élargir le groupe afin de donner la chance à tout le monde.
Il faut faire confiance aux jeunes
« Il y a des joueurs finissants, qui sont des trentenaires. C’est le cas de Gana Gueye, Cheikhou Kouyate, Sadio Mané…Il ne leur reste pas beaucoup de temps pour pouvoir prendre part aux grandes compétitions.
Il faut donner de la confiance aux jeunes, il est important de les habituer à la compétition et les faire jouer davantage. Si on prend le cas d’Illiman Ndiaye, le match contre les Three lions, il n’a pas joué à son poste de prédilection, en plus il n’a pas joué à son poste de prédilection, en plus il n’a pas eu le temps nécessaire de jouer avant le mondial.
Ce qui a impacté négativement sur ses performances même si contre l’Equateur, il a fait une bonne entrée. C’est un joueur très intelligent, ce genre de joueur il faut les mettre à l’aise pour qu’ils puissent évoluer. »
Chaque poste doit être renforcé
« Dans l’équipe nationale, chaque ligne doit être renforcée parce que tous les secteurs de jeu ont besoin d’être solide. Il y a un gap surtout au milieu de terrain. Gana, Kouyate et Nampalys ont plus de 30 ans donc il faut chercher des jeunes capables de les remplacer et faire mieux qu’eux.
Mais pour que cela soit possible, il est impératif de leur donner de la confiance vu que c’est en jouant que les jeunes acquière de la confiance, pas sur les bancs de touche ou les gradins. Parfois le coach doit prendre le risque de les mettre sur le terrain pour que dans la durée, ils puissent pallier les absences de certains cadres. »
Le Sénégal a été, malgré sa qualification en 1/8e de finale, l’une des plus faibles équipes Africaines sur le terrain.
La seule satisfaction dans ce tournoi fut certainement le match joué contre l’Equateur. Contre le Qatar, le Sénégal a eu des moments de flottement.
Toutefois, le match le plus important a été celui perdu contre les Pays-Bas. Une équipe moyenne qui a battu sèchement les lions de la teranga par 2 à 0. Cette équipe Hollandaise qui apeurait El Tactico a été dominée et éliminée par l’Argentine qui elle même s’était fait battre par l’Arabie Saoudite. Malheureusement, Aliou Cissé a eu trop de complexe face à ces Hollandais. La titularisation de Krepin Diatta n’a pas non plus aidé l’équipe.
Autre pays qui a largement dominé le Sénégal, l’Angleterre. Les Three lions ont été sortis de cette compétition par la France qui a pourtant été battu par la Tunisie (1-0).
Si la Tunisie et l’Arabie Saoudite ont battu respectivement la France et l’Argentine qui ont éliminé l’Angleterre et les Pays-Bas, c’est que le Sénégal avait alors les moyens de battre les Pays-Bas et l’Angleterre.
Malheureusement, le coaching défaillant d’Aliou Cissé a plombé l’équipe nationale du Sénégal avec notamment la titularisation du flop Krepin Diatta qui est carrément diminué depuis sa blessure.
Le foot moderne est devenu très tactique d’où l’importance de bien maîtriser les différentes phases de jeu. El Tactico devrait dorénavant être plus à l’écoute du peuple et ouvrir la tanière à d’autres joueurs d’autant plus que Gana Gueye, Cheikhou Kouyaté et Sadio Mané sont des trentenaires.
Le classement FIFA a bougé au gré des rencontres de la Coupe du Monde et de ses grosses surprises. En Afrique, c’est le Maroc qui a marqué le plus de points.
En effet, les hommes de Walid Regragui deviennent présentement la première Nation africaine. Mieux, ils sont 11es au classement mondial avec 1 672,38 points (+108,88). Le podium en Afrique est complété par le Sénégal (19e) avec 1 603,93 points (+19,55) et la Tunisie (29e) avec 1 528,64 points (+21,10).
Suivent ensuite : le Cameroun (33e), le Nigéria (35e), l’Algérie (38e), l’Egypte (40e), le Mali (45e), la Côte d’Ivoire (47e) et le Burkina Faso (50e). A noter que pour le moment, le Brésil est la 1ere Nation au monde suivi de la France, de l’Argentine, de la Belgique et de l’Angleterre.
Ce classement FIFA, établi par Football Ranking, pourrait encore bouger d’ici le 18 décembre prochain, jour de finale de la Coupe du Monde 2022.
Les raisons du dépassement de soi, de la rédemption et de la victoire sont d’abord psychologiques ensuite culturelles et enfin sociologiques. Point besoin d’insister sur la relation dialectique entre le socio-culturel et le psychologique : le plus important, c’est que les faits objectifs finissent toujours par avoir une résonnance psychologique. Nous devons éduquer nos enfants dans la culture de l’ambition, de l’autocritique (et non de l’autoglorification).
Il faut éviter de montrer à nos enfants qu’on peut avoir une récompense même si on n’atteint pas son objectif ; que l’essentiel n’est pas de gagner. Cette morale ne suscite pas l’humilité, elle cultive plutôt l’humiliation et la culture de la médiocrité, du manque d’ambition.
Tout le monde n’est pas Messi qui sait tout faire avec le ballon (lui, il sait même ce qui est impossible) mais tout le monde peut avoir la hargne et le mental des hollandais. Mais ça, c’est avant tout l’effet de l’éducation et de la culture. Un pays où on inculque aux jeunes qu’on ne peut pas réussir sans recourir au coup de pouce des autorités ou de forces occultes, bâtit difficilement le moral d’acier qui fait les grandes équipes.
Dans les écoles, dans les lieux de travail, dans les familles, on met tout sous le compte de forces occultes ou du toppatô et du lijjënti. C’est quoi cette fédération qui convoie des charlatans à toutes les grandes compétitions au lieu de dépenser de l’argent pour faire, en aval, des projections sur tous ses adversaires potentiels du Sénégal et de déterminer les solutions pour contenir leur système de jeu ? Au lieu de convoyer ces mythomanes et autres imposteurs pourquoi ne pas organiser des séminaires et des forums pour les techniciens en préparation des compétitions en perspective ? Cette façon de penser et d’être détruit les ressorts psychologiques qui doivent servir de dopage aux compétiteurs. Il faut certes honorer nos lions pour leur courage et leur savoir-faire, mais on ne peut être champions d’Afrique et avoir des ambitions médiocres !
En regardant certaines équipes jouer, on a l’impression que les joueurs récitent des leçons bien assimilées : il s’agit sans aucun doute de données rationnelles qu’on peut acquérir et mettre en œuvre. La façon dont les Anglais et Equatoriens et les Hollandais ont joué avec le Sénégal, montrent qu’ils savaient parfaitement où passer pour nous battre. Nous devons pouvoir acquérir cette science au lieu de convaincre les jeunes à compter sur l’irrationnel.
La Direction technique nationale (DTN), dirigée par Mayacine Mar, avait envoyé au Qatar trois de ses membres pour superviser les adversaires des Lions pour le compte du sélectionneur national. Il s’agissait de Bassouaré Diaby, Malick Daff et Demba Mbaye. Mais ces techniciens ont juste fait du tourisme. Ils ont été ignorés par Aliou Cissé, qui n’a pas travaillé avec eux.
Record, qui donne l’information, précise que l’attitude du sélectionneur des Lions est un geste de représailles. Le quotidien sportif, citant des sources anonymes, rapporte que Aliou Cissé n’a pas accpeté que Youssoupha Dabo, coach du Jaraaf, n’ait pas été retenu parmi les superviseurs comme il l’avait recommandé.
Le journal rappelle que les deux hommes sont proches. Dabo avait travaillé avec Cissé à la CAN 2017 puis à la CAN 2019. Malheureusement, le coach du Jaraaf s’est brouillé avec certains hauts responsables de la Fédération sénégalaise de football (FSF), qui ne lui auraient pas pardonné, d’après Record, d’avoir abandonné le banc de la sélection U20 pour celui de son ancien club, Teungueth FC, lorsqu’il fallait choisir entre les deux.
Pour justifier la défaite du Sénégal contre l’Angleterre, Aliou Cissé et la fédération Sénégalaise de football ont voulu faire croire aux sénégalais que cette défaite est dûe à l’absence des 03 cadres dont Sadio Mané, Cheikhou Kouyate et Gana Guéye tous trentenaires donc proches de leur fin de carrière.
Et pourtant le Maroc sans 03 de ses cadres dont l’attaquant de Marseille Harit qui comme Sadio Mané s’est blessé une semaine avant le début de la compétition sans oublier Nayef Aguerd et le latéral du Bayern Noussair Mazraoui.
Comme pour dire à Aliou Cissé et aux responsables de la fédération Sénégalaise de football qui voulaient utiliser l’absence des « 03 cadres de la tanière » pour justifier la défaite du Sénégal que cet argumentaire est fallacieux.
Regragui avec des joueurs évoluant dans le championnat Marocain, quatari ou dans les clubs Français comme Angers ont battu la Belgique, l’Espagne et le Portugal avec un seul but encaissé en 05 matchs.
Le Sénégal avec tout le potentiel dont il dispose a été humilié par les anglais et battu par une modeste équipe des Pays-Bas éliminé par l’Argentine. Le Sénégal a été sorti de ce mondial à cause du mauvais coaching et l’absence de matchs amicaux dignes de ce nom avec les grandes nations de foot.
On ne change pas une équipe qui gagne. Ça, le coach Marocain semble l’avoir compris. Depuis le début de la compétition, le coach Marocain aligné le même onze type. Ce choix a permis aux joueurs Marocains de développer une connexion sur le terrain et d’être une équipe soudée.
Tout le contraire d’El Tactico qui a aligné à chaque match un onze différent. Alors que tout le monde pensait qu’il avait trouvé son onze face à l’Equateur, le coach sénégalais est venu tout chambouler face à l’Angleterre en changeant notamment de dispositif avec la titularisation de Krepin Diatta. Une situation que personne n’a comprise. La titularisation du milieu de Monaco a totalement handicapé l’équipe sénégalaise.
De plus, face aux Portugais en 1/4 de finale, Regagri a fait sans deux de ses cadres Nayef Aguerd et Noussair Mazraoui blessés alors qu’au même Aliou Cissé évoquait l’absence de Sadio Mané, Kouyate et Gana pour justifier la défaite face à l’Angleterre.
Regragui pour remplacer Noussair Mazraoui a fait appel à YAHYA ATTIAT-ALLAH qui évolue au Wydad Casablanca. Comme quoi, le coach Marocain a su hisser le Maroc en 1/2 finale avec des joueurs évoluant au Maroc et dans le championnat Qatari.
Aliou Cissé n’est pas El tactico car tactiquement il est trop trop limité sinon il n’allait jamais oser mettre un Krepin Diatta qui n’est même pas capable d’éliminer un défenseur sur le terrain. Sur 05 matchs, le Maroc n’a encaissé qu’un seul but depuis le début de ce mondial. Bravo à Regragui pour son excellent coaching.
Cette campagne au Qatar a exposé les limites de la liste d’Aliou Cissé. Dans sa logique de récompenser ses champions d’Afrique, le patron de la tanière a bafoué les fondamentaux qu’exige la haute compétition.
Il a préféré faire des cadeaux à des joueurs qui avaient montré toutes leurs limites lors de la CAN au Cameroun et lors des matchs d’avant Mondial que d’aller à ce tournoi Qatari avec ses meilleures armes du moment.
En allant à ce grand rendez-vous planétaire, Cissé savait très bien que Mamadou Loum Ndiaye et Moustapha Name avait d’infimes chances de disputer ne serait-ce qu’une petite minute dans cette compétition au même titre que le gardien Alfred Gomis qui est relégué à la troisième position dans la hiérarchie.
Même cela n’a pas été officiellement décrété par le staff technique. Il s’est volontairement privé de certains potentiels comme le virevoltant et talentueux Pape Ousmane Sakho qui a un profil un peu similaire à celui de Sadio Mané.
Le capitaine de la génération 2002 doit prendre son courage et savoir tourner une page pour l’intérêt du Sénégal et non d’un groupe très restreint. Cela passe par donner la chance aux U23 qui ont fait forte impression lors des deux rencontres amicales contre le Maroc en septembre. Le statut ne doit pas primer sur le mérite.
Son cas suscite de nombreuses interrogations, surtout dans la foulée du revers inaugural des lions dans ce mondial face aux Pays-Bas (0-2).
Édouard Mendy a été pointé du doigt comme étant le principal responsable de l’entrée ratée du Sénégal à cette 22e édition du mondial.
Même s’il s’est ensuite rattrapé contre le Pays Hôte (3-1) avec des arrêts monumentaux, le gardien de but de Chelsea n’a pu taire les critiques à son encontre. Surtout après les trois buts encaissés contre les Three lions en huitièmes. L’ancien portier du stades de Reims n’a pas été décisif.
Et à l’heure de faire le bilan, au lendemain de la débâcle des lions, on constate que le Sénégal a pris 07 buts en 04 matchs. Mendy est en quelque sorte l’un des symboles de cette faiblesse de l’arrière garde sénégalaise.
La sélection de Cissé était donc loin des standards d’une grande équipe capable de tenir tête aux ténors. On a pas besoin d’être expert pour savoir que, si on veut aller loin dans un tournoi, il faut une très bonne défense.
On s’attend à ce qu’Aliou Cissé redistribue les cartes, parce que les futures échéances se préparent dès à présent.
Visant le dernier carré de la Coupe du monde 2022, le champion d’Afrique en titre a été sorti dès les 8èmes de finale par l’Angleterre (3-0). Au-delà de l’absence de Sadio Mané du tournoi et de certains cadres contre les Three Lions, le fiasco porte également les empreintes d’un mauvais management.
Le Sénégal rêvait grand, très grand même, pour cette Coupe du monde 2022 (du 20 novembre au 18 décembre). Avec un effectif bien fourni, les Lions, la fédération et le staff avaient affiché leur ambition de marquer l’histoire : c’est-à-dire être la première équipe africaine à s’inviter dans le carré d’as de la plus grande compétition de football de la planète. Au lendemain du titre continental conquis en terre camerounaise en février dernier, l’appétit était devenu plus prononcé.
Le président de la République avait été très emballé. Dans l’euphorie de la victoire finale à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), il avait exprimé une requête : «En vrais conquérants, je suis sûr que vous gardez à l’esprit les prochaines échéances des barrages de la prochaine Coupe du monde (…) Pour la Coupe du monde, je ne vous demande pas d’aller ramener le trophée, mais j’aimerais vous voir atteindre les demi-finales. C’est juste ce que je vous demande. Aliou (Cissé), je crois que vous en êtes capables», avait-il formulé lors de la cérémonie de décoration et de récompenses des champions d’Afrique.
Dix mois après, le constat est implacable. C’est devenu une chimère car le Sénégal n’a pu franchir le cap des huitièmes de finale. La fin du parcours est même plus désastreuse qu’on ne pouvait l’imaginer : une claque reçue face à l’Angleterre (3-0), dimanche dernier.
Il est vrai que les Lions ont fait un progrès par rapport à leur dernière participation où ils s’étaient arrêtés à la phase de poules à la grand-messe du football mondial de 2018 en Russie. Mais ce parcours de 2022 ressemble donc à un échec, vu l’ambition affichée dès le départ. Et dans de pareils cas, il faut faire une analyse objective. La mienne repose sur plusieurs facteurs.
L’absence de Gana et Kouyaté contre l’Angleterre
Le succès des Three Lions ne souffre d’aucune contestation. Harry Kane et ses partenaires ont surclassé la bande à Aliou Cissé, qui n’a pu s’empêcher de reconnaître, dans la foulée du revers, qu’il y avait une classe d’écart entre les deux équipes. Mais on peut expliquer la différence de niveau par l’absence de deux cadres de la Tanière : Idrissa Gana Guèye et Cheikhou Kouyaté. Deux joueurs d’une expérience notoire. Deux éléments qui ont le sens du sacrifice sur le terrain.
Sans ces deux, la bataille du milieu de terrain était presque perdue d’avance. Gana et Kouyaté connaissent bien la culture de jeu des Anglais, puisqu’ils évoluent en Premier League. Le milieu de terrain d’Everton (33 ans) s’est d’ailleurs fait un nom à travers ce championnat, avec ses statistiques impressionnantes, en termes d’interceptions de balles, de tacles réussis… En plus, sa technique et sa discipline tactique ne sont plus à démontrer. L’ancien joueur du Paris Saint-Germain (PSG) a été peut-être le meilleur sénégalais dans ce tournoi.
Quant à Kouyaté, il est moins technique, mais son abattage est sans aucune mesure. Présent en Premier League depuis 2014, le milieu de terrain de Nottingham Forest est un joueur atypique. Il garde toujours cette capacité à resurgir à n’importe quel moment. Déchu de son brassard de capitaine au Mondial-2018, l’ancien sociétaire de West Ham a démontré qu’on peut toujours compter sur lui, qui va fêter ses 33 ans le 21 décembre prochain. Son match perdu (2-0) contre les Pays-Bas (première journée de ce Mondial) en était la parfaite illustration. Ceux qui pensaient que son temps en sélection était révolu devraient certainement revoir leur position.
Le Sénégal a été donc privé de deux mastodontes qui pouvaient rivaliser avec les Jordan Henderson, Declan Rice dans l’entrejeu… De l’expérience en moins ! Deux experts en matière de harcèlement et d’agressivité dans le jeu.
Le forfait de Sadio Mané
Dans un article publié à l’annonce de son forfait pour ce Mondial, on avait fait remarquer que le Sénégal perdait son «cœur» du jeu. D’ailleurs, le scepticisme s’est vite installé chez les Sénégalais. Car le Sénégal sans Sadio Mané pour ce grand rendez-vous footballistique au Qatar, c’est un peu la France sans Kylian Mbappé. L’enfant de Bambali (région de Sédhiou) est l’homme à tout faire dans cette Tanière. Le joueur de classe mondiale, le deuxième au classement du Ballon d’Or France Football 2022, celui qui fait peur à l’adversaire. Finisseur, passeur décisif, perforateur des lignes adverses…, la palette de l’ancien joueur de Liverpool a porté l’équipe ces dernières années. Un attaquant véloce, efficace et audacieux. Un profil vraiment multiforme et rare dans le football.
Sans compter son expérience du haut niveau. Le vainqueur de la Ligue des champions 2019 a des chiffres qui exposent à merveille son influence dans le jeu des Lions. Avec 32 réalisations, l’attaquant du Bayern Munich a détrôné Henri Camara (31 buts) de son statut de meilleur buteur de l’histoire de la sélection.
D’un autre côté, le joueur de 30 ans est celui qui donne plus de confiance, transmet une certaine énergie sur le terrain.
Les erreurs d’Aliou Cissé
On l’aura beau surnommé El Tactico, Aliou Cissé a commis quelques erreurs. Normal, pour un humain. Mais le patron de la Tanière aurait pu éviter certaines fautes. La plus évidente est celle de n’avoir pas appris à jouer sans Sadio Mané. Le sélectionneur ne s’est jamais privé d’aligner l’ancien pensionnaire de Génération Foot. Même lors des matchs amicaux.
Il n’a non plus donné à Iliman Ndiaye le temps nécessaire pour pouvoir s’adapter au jeu des Lions et à la compétition internationale. Malgré le potentiel qu’il démontre en Championship (D2 anglaise), l’attaquant de Sheffield United s’était contenté de quatre petites minutes lors des deux rencontres amicales de la fenêtre FIFA de septembre (contre Bolivie 2-0 et face à l’Iran 1-1).
La faute des dirigeants
Le parcours des Lions dans ce tournoi a prouvé à suffisance que le Sénégal était très loin du niveau des grandes nations de football. Parce que le champion d’Afrique n’a pu contenir les Pays-Bas (défaite) ni l’Angleterre. Les deux succès ont été obtenus contre le Qatar (3-1) et l’Équateur (2-1), deux sélections de «D3» et «D2» mondiales.
La leçon qu’il faut en tirer est qu’on doit oser affronter les meilleurs pour grandir, et non prendre des équipes moyennes pour préparer une compétition de ce genre. Le haut niveau s’acquiert avec l’expérience qui vous permet de gommer certaines erreurs, de voir certains détails. Ces dernières années, le Sénégal n’a eu qu’une affiche de prestige : c’était contre le Brésil en 2019 (1-0). Au moment où le Ghana et la Tunisie ont pu décrocher les quintuples champions du monde en direction du mondial qatari.
Le sélectionneur Cissé a, certes, commis des erreurs, mais il n’a pas été bien aidé par l’instance dirigée par Me Augustin Senghor.