Pour enfin retrouver un digne remplaçant à Robert Lewandowski parti cet été au Barça et trouver un concurrent à Sadio Mané, le Bayern Munich serait prêt à miser gros sur Harry Kane.
Si Eric Maxim Choupo-Moting réalise un excellent début de saison avec le Bayern Munich, Sadio Mané lui reste indisponible pour plusieurs semaines suite à sa blessure survenue le 8 novembre. Cependant, le leader de Bundesliga n’a pas perdu de vue le véritable successeur de Robert Lewandowski.
D’après les informations de Sky Sports, le Bayern étudie sérieusement la possibilité de recruter Harry Kane l’été prochain. Un transfert XXL estimé entre 80 et 100 millions d’euros par le média britannique.
D’après Les Échos, certains membres de la Fédération sénégalaise de football (FSF) réclament le départ de Aliou Cissé. Ils ne veulent plus du technicien de 46 ans sur le banc des Lions et le font savoir. «Aliou Cissé a atteint ses limites, tranchent les pourfendeurs du sélectionneur national, cités par le journal. Il n’a pas atteint l’objectif qui lui a été fixé durant le Mondial.»
Autre grief : une des sources de Les Échos pointe le fait que l’ancien capitaine du Sénégal a tendance à convoquer des joueurs qu’il ne fera jamais jouer quoi qu’il arrive. Une manière sans doute de dire que le sélectionneur national porte des œillères.
Aliou Cissé est en poste depuis 2015. Avant de s’envoler pour le Qatar, son contrat a été prolongé jusqu’en 2024. Le nouveau bail est assorti d’une revalorisation salariale de 50%. Il lui a été fixé comme objectifs d’atteindre les quarts de finale de la Coupe du monde 2022 et de conserver le titre de champion d’Afrique des Lions.
Aliou Cissé a loupé le premier. Reste à savoir si la Fédération et l’État lui accorderont un sursis pour aller chercher le deuxième.
Quel est le montant exact reçu par les joueurs sénégalais et autres membres de la délégation au retour de la coupe du monde 2022?
Jusqu’à présent, ni le ministère des sports, ni la Fsf n’a toujours pas communiqué sur ces primes reçues ou qu’ils vont être reçues. Ce mutisme étonnant des autorités sportives a plus installé un malaise « social »qu’apaiser un climat de suspicions né au lendemain de la victoire finale des lions à la dernière Can tenue au Cameroun entre Janvier et Février 2022. Cette démarche ressemble beaucoup plus à une gestion nébuleuse de la chose qui appartient à tous les Sénégalais.
On se rappelle qu’en recevant au soir du 06 décembre au palais présidentiel la délégation sénégalaise, qui venait de faire son retour au bercail, le chef de l’Etat avait annoncé en grande pompe : « Je maintiens les primes de qualification pour les quart de finale. Nous verserons l’intégralité de ces primes à l’ensemble de la délégation officielle. »
Dans son discours, le Président Macky Sall n’a pas dit le montant de ces primes et on ignore la raison. De toute façon, en tant que délégataire de pouvoirs, le ministère des sports et la fédération Sénégalaise doivent, par respect, à la notion de transparence, dévoiler le montant de ces primes en guise d’informations utiles pour le peuple sénégalais. Et il n’est pas trop tard pour le faire. Comme on dit, mieux vaut tard que jamais.
L’international sénégalais Iliman Ndiaye est entré dans les 18 derniers mois de son contrat avec Sheffield United. Cependant, les anciens de Sheffield United ont déjà commencé la propagande pour inciter le Sénégalais à rester chez les Blades. Le jeune joueur ne cesse de progresser depuis ses débuts complets en septembre 2021.
Il a récemment joué pour le Sénégal lors de la Coupe du monde au Qatar, enregistrant une passe décisive contre les Pays-Bas.
Le joueur de 22 ans a également été en pleine forme au niveau du club, marquant neuf buts et délivré quatre passes décisives lors de la solide première moitié de saison des Blades.
Il est probable que Ndiaye suscitera beaucoup d’intérêt lorsque la fenêtre de transfert s’ouvrira le mois prochain.
Depuis son retour du Qatar, Ndiaye a débuté les deux derniers matchs des Blades contre Huddersfield Town et Wigan Athletic.
Sa constance dans ses performances amènent plusieurs anciens du club à entamer une campagne de propagande pour la prolongation de Ndiaye.
« Il vole. Regardez à quel point il joue », s’amuse un peu l’ancien milieu de terrain Michael Robert Brown au sujet de la forme actuelle d’Iliman Ndiaye.
Selon l’ancien capitaine des Blades, auteur de 36 buts en 170 matchs sous le maillot de Sheffield United, le Sénégalais « doit être pris soins là où il veut. Nous savons qu’à un moment donné, il sera attrayant pour de très nombreux autres clubs, mais j’espère qu’il pourra rester avec Sheffield United jusqu’à la fin de la saison ».
« Je crois vraiment que ce serait une excellente signature de départ ou un départ libre. Son meilleur choix, pour moi, à long terme serait d’attendre jusqu’à la fin de la saison. Je crois vraiment qu’avec ce record du manager Paul Heckingbottom et ce qu’il a fait dans ces 50 matchs (de Championnat en tant qu’entraîneur), Sheffield United est en plein dans le coup. Iliman Ndiaye est de mieux en mieux », a poursuivi Michael Robert Brown.
« L’enfermer et le faire sortir seulement les jours de match »
De son côté, Brian Christopher Deane, qui a également porté les couleurs de Sheffield United, estime qu’un départ d’Iliman Ndiaye en pleine saison pourrait être très fatal aux Blades.
« Pour le club, cela bloquerait la saison. L’équipe est construite autour de ce qu’il (Iliman Ndiaye) apporte, donc même si vous obtenez beaucoup d’argent pour lui pour essayer de le remplacer… nous avons vu des clubs essayer de le faire dans le passé et ça ne fonctionne tout simplement pas », a-t-il soutenu.
Enfin, pour Kevin Gage, ancien joueur de Sheffield United entre 1991 et 1996, les Blades doivent absolument garder Iliman Ndiaye, quitte à le kidnapper.
L’ancien défenseur décrit l’international sénégalais comme étant « la clé de tout ce que fait Sheffield United pour l’avenir ». Il ajoute : « Nous ne pouvons pas nous permettre de le perdre. Je pense qu’on devrait l’enfermer dans une pièce et lui enlever son téléphone ou quelque chose comme ça, et le faire sortir seulement les jours de match ! Nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre de le perdre. »
« Je pense qu’il (Iliman Ndiaye) sera un joueur de Premier League la saison prochaine. J’espère que ce sera avec Sheffield United, mais si pour une raison quelconque nous faiblissons et n’y parvenons pas, je m’attends à ce qu’il y ait des offres cet été. Mais la main sur le cœur, espérons que nous pourrons le garder en janvier », conclut Kevin Gage.
Le moins que l’on puisse est dire est que l’élimination précoce du Sénégal en 1/8e de finale de Coupe du monde a laissé un goût d’inachevé.
Après avoir tiré un enseignement de cet échec, il va falloir se projeter vers l’avenir. Certains cadres devraient être maintenus et des jeunes notamment des U20 et U23 devront aussi intégrer la tanière pour apporter un vent de souffle nouveau.
Pour rappel, c’est après 2013 que Sadio Mané a rejoint ses coéquipiers de la sélection olympique à savoir Gana et Kouyate en équipe nationale. Peu après, Kara Mbodj, Saliou Ciss, Pape Ndiaye Souare et Stéphane Badji ont intégré la tanière des lions.
Le passage de témoin n’a pas donc été douloureux car les jeunes avaient petit à petit pris la relève. De la même manière, El tactico devra au sortir de ce mondial se départir des champions d’Afrique non essentiels qui ne peuvent plus prétendre à un poste de titulaire au profit de jeunes afin d’éviter le mécontentement de certains cadres.
Si au poste de Gardien de but, Édouard Mendy peut encore bénéficier de la clémence des Sénégalais, la relève semble être assurée avec notamment Seny Dieng et Mory Diao.
Au poste de latéral droit, Noah Fadiga devra être appelé pour être la doublure de Sabaly. Ismael Jakobs a fini de faire oublier Saliou Ciss ainsi le jeune latéral gauche d’Anderletch, Moussa Ndiaye, pourrait être sa doublure.
Dans l’axe, Abdou Diallo et Pape Abou Cissé peuvent être remerciés pour bons et loyaux services. Le défenseur de Leipzig n’est plus un gage de rassurance idem pour Pape Abou Cissé. Si le dernier cité est habitué à être remplaçant, on verrait mal Abdou Diallo se plaire de cirer le banc. Donc, mieux vaut ne pas le convoquer pour ne pas mettre le vestiaire sens dessus, sens dessous.
Koulibaly qui est indéboulonnable peut être accompagné du géant Moussa Niakhaté qui n’avait donné aucun répit à Lewandowski lorsqu’il était à Mayence. Le défenseur de 21 ans du Milan Ac, Malick Thiaw peut être une doublure crédible de ces deux tauliers.
Au milieu, Moustapha Nam et Mamadou Loum Ndiaye pourraient céder leur place à des jeunes comme Pape Ousmane Sakho, Samba Diallo, Demba Seck, Ousseynou Niang ou encore Cher Ndour de Benfica.
En attaque, Nicolas Jakson, qui s’est offert le luxe de marcher sur le terrain face aux Pays-Bas alors qu’il venait d’entrer sur le terrain en remplacement de Krepin Diatta, a démontré qu’il n’a aucun sens de patriotisme. Par conséquent, il peut dire adieu à la sélection.
On voit mal Krepin Diatta qui est actuellement le joueur le plus détesté du Sénégal, en raison de ses mauvaises prestations au mondial, revenir dans cette sélection. Il risque de suivre le chemin d’Habib Diallo qui, même s’il est performant en club, n’a jamais donné satisfaction en équipe nationale.
Boulaye Dia a démontré dans ce mondial qu’il n’a plus sa place dans cette équipe. Un attaquant qui est incapable de cadrer un tir alors qu’il est seul devant le gardien n’a pas sa place dans cette sélection. Famara Diedhiou, mis à part son coup de tête, a été inexistant durant les deux rencontres auxquelles il a pris part. Ces deux joueurs peuvent également être remerciés pour bons et loyaux services.
Bamba Dieng même s’il n’a pas répondu aux attentes devra redoubler d’efforts car l’attente à son sujet commence à devenir long. Idem pour Pape Mactar Sarr qui commence à être considéré comme un éternel espoir tant il tarde à confirmer.
En somme, pour que l’équipe nationale du Sénégal puisse continuer de régner sur le toit de l’Afrique, El tactico devra faire des choix très forts car les supporters qui, dans un passé récent, l’adulaient commencent, de plus en plus, à réclamer sa tête du fait de ses choix affectifs et non objectifs.
Un avant centre de métier doit mieux faire. Depuis son arrivée en sélection en octobre 2020, Boulaye n’a marqué que 03 buts en 23 apparitions.
L’avant centre (parfois appelé attaquant de pointe ou numéro 9) se positionne plutôt dans l’axe et a pour objectif premier de marquer des buts. Pour cette raison, l’avant centre est parfois appelé buteur par abus de langage alors que tous les joueurs sont susceptibles de marquer.
En France, par exemple, Ollivier Giroud est irréprochable dans son rôle de pivot. En Angleterre, Harry Kane ne badine pas avec les buts. Au Brésil, Rcharlisson fait craquer les défenses adverses.
Au Sénégal, on a l’impression que ce rôle d’avant centre est confié à Sadio Mané. La preuve, c’est lui qui marque quasiment tous les buts de l’équipe nationale du Sénégal (34 réalisations). Pourtant, c’est un certain Boulaye Dia qui est chargé de finir les actions à chaque fois que l’occasion se présente. Sauf que depuis son arrivée, l’attaquant de 26 ans n’a marqué que 03 buts en 23 réalisations.
Inefficace au Mondial
En l’absence de Sadio, il faisait partie des joueurs attendus pour porter l’attaque sénégalaise au Qatar. Face aux Pays -Bas (0-2), alors que son équipe a souvent n’a réussi à se mettre dans de bonnes situations grâce à son pressing payant, le joueur prêté à la Salernitana a été un peu plus en retrait que ses partenaires notamment en raison d’une technique pas vraiment au niveau.
Reconduit contre le Qatar (3-1), il a fait parler son opportunisme pour ouvrir la marque après une énorme erreur du défenseur Khoukhi. Un but qui a permis aux lions de se rassurer.
Encore à la pointe de l’attaque face à l’Equateur (2-1)), l’attaquant sénégalais a livré une copie assez moyenne. En début de rencontre, il a été trop maladroit avec une belle occasion gâchée devant le gardien Équatorien Galindez. Par la suite, il n’a pas été beaucoup trouvé par ses partenaires et a eu du mal à se montrer dangereux.
Contre l’Angleterre, il aurait pu faire douter l’adversaire avec un but matinal. Une grosse occasion manquée après avoir été contré par John Stones avant de se frotter à Pickford sur un tir beaucoup mieux travaillé. Mais à part cela, l’ancien de Reims a été inexistant et n’a touché que très peu de ballons en seconde période.
« Pas un vrai buteur »
« Ce n’est pas un vrai buteur mais s’il est bien utilisé il peut, par son jeu sans ballon très intéressant, faire briller et même faire marquer nos joueurs de couloir et même nos milieux. Sadio Mané a beaucoup bénéficié de ses services quand ils étaient associés en doublette », a analysé l’ancien coach de Mbour PC, Vieux BA.
Derrière Boulaye Dia, Aliou Cissé aurait pu compter sur Bamba Dieng mais ce dernier doit d’abord négocier son temps de jeu en club. Lors de la Coupe du monde, il a affiché un déficit physique causé par son manque de compétition à Marseille.
De son côté, Famara Diedhiou (30 an, 11 buts) n’est peut-être pas l’attaquant capable de porter la ligne offensive sénégalaise dans l’avenir. « Il faut chercher un bon attaquant de pointe, un buteur né. A défaut, avoir des joueurs rapides devant et qui savent dribbler et prendre de la profondeur », incite Vieux Ba.
Le football est devenu tellement important qu’il exige maintenant un «coaching collectif», pour reprendre les propos d’un tacticien averti. Du coup, quand on apprend qu’un sélectionneur a volontairement zappé ses superviseurs dans une compétition majeure comme la Coupe du monde, on est en droit de se poser des questions. Explications.
Par Hyacinthe DIANDY – Les superviseurs du Sénégal ont été zappés par Aliou Cissé au Mondial Qatar 2022. Cette grosse révélation de nos confrères du quotidien sportif Record et confirmée par diverses sources, a surpris plus d’un.
D’abord par rapport aux techniciens choisis qui pourtant avaient accompagné le sélectionneur à la Can au Cameroun. A savoir Bassouaré Diaby, Serigne Saliou Dia, Malick Daff. Seul Amsatou Fall était absent au Qatar, remplacé par Demba Mbaye.
Que s’est-il passé entretemps pour que Aliou Cissé se décide de zapper ses «espions» ? On n’ose pas croire que c’est à cause de Youssoupha Dabo du Jaraaf, comme écrit par nos confrères, citant des sources anonymes.
Mais en attendant (toujours) une réaction officielle du Directeur technique national (Dtn), le premier interlocuteur du staff technique national, le constat est là : Aliou Cissé a travaillé «seul» sur le banc lors du Mondial qatari.
Le seul contact, c’était dans l’avion au retour Le Quotidien a en effet appris que non content d’avoir refusé de travailler avec ses superviseurs, le coach des Lions a tout fait pour les éviter au Qatar, en refusant même de les prendre au téléphone. En clair, il n’y a eu aucun contact, ni physique ni par téléphone, entre le sélectionneur et les techniciens. Le seul vrai «contact» c’était dans l’avion qu’ils ont partagé au retour. Incompréhensible !
Malgré leur mise à l’écart, les superviseurs ont espionné tous les adversaires des Lions Pourtant, en bons professionnels, Bassouaré Diaby, Serigne Saliou Dia, Malick Daf et Demba Mbaye ont poursuivi leur mission en espionnant, carnet en mains, tous les adversaires des Lions. Y compris l’Angleterre qui a donné une vraie leçon de football à la bande à Kalidou Koulibaly. Des notes qui finalement n’ont servi à rien !
D’anciens internationaux, invités par le ministère des Sports et la Fédération sénégalaise de football, ont aussi eu leur dose. Certains rencontrés à Doha lors des matchs des Lions, ont en effet déploré cette méprise venant du sélectionneur. «Aucun respect, manque de considération total», soupirent-ils. Cette démarche de Aliou Cissé est d’autant plus étonnante qu’il avait loué, lui-même, le travail de ses superviseurs à l’issue de la dernière Can au Cameroun, remportée de haute lutte par Sadio Mané et Cie.
On ne va en déduire que le meilleur entraîneur africain 2022 n’a pas été à la hauteur sur le plan tactique. En témoigne le gros coup réussi face à l’Equateur (2-1). Même si après il s’est loupé devant les Anglais. Mais il faut reconnaître qu’on est passé à côté pour n’avoir pas joué en équipe au niveau du coaching et de la supervision.
Deschamps a loué le travail de ses superviseurs Une démarche pourtant contraire à certains pays présents au Qatar, comme par exemple la France, vice-championne du monde. En effet, des confrères français nous ont soufflé, à Doha, que «tous les entraîneurs des différentes sélections de France sont au Qatar pour épauler Deschamps». Ce dernier, dans le souci de partager l’expérience de ses collègues, avaient organisé en France, une rencontre avec des entraîneurs de clubs, avant de débarquer au Qatar.
Et comme pour magnifier l’importance de la supervision, le sélectionneur des Bleus a tenu à remercier ses «espions» à l’issue de la victoire (2-0) face au Maroc en demi-finale. Championne du monde, l’Argentine a aussi compris cela en ouvrant ses portes à d’anciens internationaux.
On dit souvent que les techniciens têtus se retrouvent souvent isolés. Pourtant Aliou Cissé s’était dit ouvert pour un remplacement de Omar Daf, mais finalement il est resté dans sa bulle. On comprend donc aujourd’hui pourquoi El Tactico est très «SEUL» sur son banc.
Malgré la défaite en huitième de finale de la Coupe du Monde 2022 contre l’Angleterre (3-0), le Sénégal va rster dans le Top20 du prochain classement FIFA de décembre 2022.
Le Sénégal recule et perd son leadership au profit du Maroc
En effet, sur la page Instagram, le média 433 Sports, a dévoilé les 40 premières places du prochain classement FIFA. Alors que les hommes d’Aliou Cissé occupaient la 18e position au dernier ranking d’octobre, ils vont reculer d’un cran et se positionner à la 19e place.
Pire, les champions d’Afrique se verront devancer par le Maroc, qui va désormais devenir le leader sur le continent africain.
En effet, au prochain classement FIFA de décembre 2022, les hommes de Walid Regragui vont passer de la 22e place à la 11e. Une juste récompense pour les demi-finalistes, parvenus à évincer la Belgique, l’Espagne et le Portugal, de la plus prestigieuse des compétitions internationales. Ils seront même devant de grandes nations telles que l’Allemagne (14e) et le Mexique (15e) ou encore l’Uruguay (16e).
La Seleçao toujours N°1
Le Brésil va conserver sa première place depuis février, date à laquelle il a détrôné la Belgique. Mais même si la Selecao n’a pas réussi à dépasser les quarts de finale, les résultats de l’Argentine, championne du monde, n’ont pas été suffisants pour la dépasser.
En revanche, l’Argentine et la vice-championne du monde, France, progressent d’une place et deviennent respectivement deuxième et troisième.
Son plus beau but de la saison dernière n’est pas le fruit du hasard.
Techniquement, il n’a rien à envier aux joueurs évoluant dans les plus grands championnats Européens. A l’image de Jay-Jay-Okocha qui lui a décerné le prix du plus beau but Africain, Pape Ousmane Sakho a sa place dans cette équipe nationale du Sénégal qui manque actuellement un créateur capable d’enclencher les transitions rapides pour servir des caviars à nos attaquants souvent sevrés de ballons.
Vincent Aboubacar évolue dans le championnat Saoudien et pourtant il a été meilleur aussi bien lors de la coupe d’Afrique que lors du mondial que nos attaquants qui évoluent dans les clubs huppés. Comme quoi, le talent d’un joueur est plus important que le nom d’un championnat.
De plus, on a vu une sélection Marocaine où des joueurs évoluant au Widad Casablanca et au Qatar ont entièrement donné satisfaction lors de ce mondial.
Aliou Cissé n’a donc plus aucune raison valable pour ne pas convoquer ce génie du ballon rond d’autant plus que seul Ismaila Sarr et Illimane Ndiaye ont su répondre présent parmi tous les joueurs offensifs lors du mondial.
Pape Ousmane Sakho a sa place dans cette équipe car son talent n’est plus à démontrer.
La Coupe du monde s’est achevée avec le sacre de l’Argentine de Lionel Messi, devant les Champions du monde de 2018, après un mois de compétition au Qatar. Pour la première fois dans l’histoire du Mondial, les cinq équipes africaines qui ont participé à la phase finale ont toutes été dirigées par des sélectionneurs locaux. Le Maroc par Walid Regragui, le Sénégal par Aliou Cissé, le Cameroun par Rigobert Song, le Ghana par Otto Addo et la Tunisie par Jalel Kadri.
Walid Regragui, l’architecte
A la tête de l’équipe nationale du Maroc depuis seulement quatre mois, Walid Regragui a mené les Lions de l’Atlas jusqu’en demi-finale du Mondial 2022 au Qatar, où ils se sont inclinés devant une équipe de France très stratège (2-0). C’est la première équipe africaine à accéder à une demi-finale de Coupe du monde. Quand Regragui a pris les rênes de la sélection du Maroc, personne ne s’attendait à ce que les Lions de l’Atlas accèdent au prestigieux carré d’as de la compétition reine.
Les hommes du natif de Corbeil-Essonnes ont terminé en tête de leur groupe avec sept points devant, la Croatie et la Belgique. En battant l’Espagne (0-0 tab 3-0) et le Portugal (1-0) en huitième et quart de finale, Walid et ses joueurs se sont montrés redoutables. Même si la France a mis fin aux rêves de tout un continent de voir une équipe africaine sur le toit du monde, les Bleus ont quand même souffert pour arracher leur qualification en finale. Lors de la petite finale face à la Croatie, Regragui, très déçu de la défaite contre la France, n’a pas su mettre en place la combinaison idéale pour remporter la troisième place du Mondial. Le Maroc comptabilise quatre victoires, un nul et deux défaites dans cette Coupe du monde.
Aliou Cissé, pari perdu d’un Champion d’Afrique
Les Champions d’Afrique en titre ont participé à la Coupe du monde dans l’espoir de créer un nouvel exploit, mais, sans leur leader, Sadio Mané, blessé au genou quelques jours plus tôt. Avec leur défaire face aux Pays-Bas (0-2), le sélectionneur du Sénégal, Aliou Cissé, et ses hommes n’ont pas réussi leur entrée en lice au Mondial 2022. Après ce match catastrophique, les Lions de la Teranga ont nettement changé de visage, en battant le Qatar (3-1) et l’Equateur (2-1). Ces deux victoires ont permis au Sénégal de terminer deuxième de son groupe et d’accéder aux huitièmes de finale.
Après deux victoires consécutives en phase de groupe, Les Lions ont joué un huitième de finale largement dominé par leurs adversaires, Les Threes Lions d’Angleterre. Pour ce match, les hommes d’Aliou Cissé ont perdu beaucoup de duels et ont été malmenés par les Anglais. Ce match s’est terminé par une victoire nette de l’Angleterre, devant une équipe du Sénégal trop fébrile (0-3). Au final, le Sénégal a joué quatre matches dans ce mondial (deux victoires et deux défaites).
Rigobert Song, des promesses non-tenues
Quelques jours avant le tournoi majeur, Rigobert Song qui a pris les rênes de l’équipe nationale du Cameroun après la Can 2021, a garanti au peuple camerounais de remporter le trophée en or au Mondial 2022. Malheureusement pour lui, le parcours des Lions Indomptables a été court et catastrophique avec un nul, une défaite et une victoire à la dernière journée de la phase de groupes. La seule chose qui a consolé Rigobert Song, après l’élimination prématurée du Cameroun, est leur victoire sur le Brésil (1-0).
Song s’est séparé de son gardien de but, André Onana, à quelques heures de leur face à face avec la Serbie (3-3), à cause d’un supposé problème disciplinaire. Cette absence du portier de l’Inter Milan n’a pas été bénéfique pour les Lions Indomptables qui se sont fait éliminer après seulement trois matches.
Otto Addo, la grande déception
Avec l’équipe nationale du Ghana, Otto Addo n’a pas réalisé une bonne Coupe du monde. Avec beaucoup de maladresses dans leur système de défense, les Black Stars ont fini dernier avec 3 points, dans un groupe composé du Portugal de Cristiano Ronaldo, de la Corée du Sud de Heung-min Song et de l’Uruguay de Luis Suarez.
Les Ghanéens se sont inclinés devant le Portugal (2-3) dans un match très serré. Puis, ils se sont imposés face à la Corée du Sud (3-2), avant de se faire laminer par les Uruguayens à la dernière journée de la phase de groupes (2-0). Au lendemain de cette triste élimination des Black Stars, leur sélectionneur par intérim, Otto Addo, a annoncé sa démission.
Jalel Kadri, le regret au bout de trois matches
Si l’objectif annoncé était de faire bonne figure et de se donner les moyens de croire à l’exploit, les hommes de Jalel Kadri n’ont pas été très menaçants durant les trois rencontres de leur phase de groupes. Ils ont fait un match nul face au Danemark (0-0), suivi d’une fâcheuse défaite contre l’Australie (0-1), avant de finir sur une victoire mémorable face aux Bleus, champions du monde en titre (1-0), grâce à un grand Wahbi Khazri. Les Aigles de Carthage sont sortis du Mondial 2022 avec un gout d’inachevé, suite à leur performance majestueuse face aux champions du monde de 2018.