Ce fut le seul match des éliminatoires où le Sénégal s’est imposé sur un large score.
Pour la première fois sous l’ère Aliou Cissé, le Sénégal marquait 05 buts dans une rencontre. Cela lui permettra surtout de donner une dernière chance à Gana et Pape Mactar Sarr.
Certes, il y aura quelques réaménagements avec les absences de Sabaly, Abdallah Ndour, Abdoulaye Seck et surtout Illiman Ndiaye avec le retour d’Ismaila Sarr mais bon c’est pratiquement la même équipe qui avait écrasé le Mozambique (5-1) à Dakar le 24 mars 2023.
Si beaucoup se disent que les places sont déjà pourvues dans le onze de départ de la sélection (A) sénégalaise de football qui, depuis quelques campagnes africaines voire mondiales, tient son ossature, Aliou Cissé est face à une obligation de suivre la révolution qui s’impose au sein de la tanière où souffle un vent de renouveau. Et oui, ça bouge dans toutes les lignes du terrain, du poste de gardien de but à celui des défenseurs sans oublier l’entre-jeu et le front offensif. Le sujet est d’autant plus complexe qu’à pratiquement trois mois de la coupe d’Afrique des nations, le Sénégal champion en titre, doit nécessairement renforcer ses bases pour une opération reconquête du titre.
Ce mardi 16 octobre, Lions de la Teranga et Lions indomptables vont se jauger dans un duel « amical » qui se disputera sur le terrain neutre du stade Bollaert-Delelis de Lens. Un remake de la finale de la CAN 2002 à l’issue de laquelle le Cameroun s’était imposé aux tirs au but (0-0 tab 3-2) au dépend du Sénégal de feu Bruno Metsu. Une rencontre qui servira indéniablement à la préparation de la prochaine messe du football africain. Mais, pour le sélectionneur Aliou Cissé, il s’agira surtout de bien revoir sa copie. Le technicien sénégalais très au fait des performances de son groupe de joueurs peut parfois s’enfermer dans des certitudes et autres considérations pas toujours objectives au moment de choisir son onze de départ. « Je connais bien mon groupe et les capacités de chacun de mes joueurs » se plaît-il (Aliou Cissé) à répondre aux journalistes lorsque la question sur le casting de sa liste de joueurs est soulevée lors des conférences de presse.
Au lendemain de la frustrante défaite (1-0) contre l’Algérie, le 12 septembre dernier, en rencontre amicale, au stade Abdoulaye Wade de Diamniadio, les Lions sont dans l’obligation de faire parler leur fierté. Désormais habitué à la victoire et à une domination quasi outrancière en Afrique, le Sénégal doit remettre le pied sur la balle et éviter un second revers d’affilée qui plus est face à un pays rival sur le plan footballistique. Cela commence sur le banc de touche sénégalais du fond duquel El Tactico doit bien se triturer les méninges pour trouver la nouvelle carburation. Mais qui veut aller loin dans une campagne devra impérieusement assurer sa défense ! Une défense sénégalaise moins hermétique, plus friable, beaucoup trop faible (6 buts pris sur les 6 dernières sorties toutes compétitions confondues.)
Une faiblesse défensive qui s’est révélée à plusieurs reprises à travers les sorties aériennes hésitantes du gardien sénégalais titulaire, Edouard Mendy (31 ans, 29 sélections) dont les relances au pied très maladroites n’inspirent plus confiance. L’éclaircie notée dans les performances de Mendy, il y a quelques jours, en Saudi Pro League à l’occasion du match entre Al-Ahly et Al Ittihad de Benzema battu (1-0, 9eme journée) avec un très bon Edou, ne doit pas faire oublier à Aliou Cissé que son numéro 1 flanche. Ce match test contre le Cameroun est justement l’occasion idéale pour relancer Seny Dieng, le héros du premier tour de la phase finale de la CAN 2022. Pourquoi lui et pas le portier de Clermont Foot, Mory Diaw ? Ce dernier, qui a fini de faire son trou dans la tanière, a eu sa chance récemment contre le Brésil, toujours en rencontre amicale.
Certes, le Sénégal s’était largement imposé (4-2) mais sur les deux buts concédés par les Lions, Mory fut malencontreusement concerné avec des approximations dans ses interventions aériennes. Pendant ce temps-là Seny qui a rejoint Middlesbrough au cours du mercato estival, ronge son frein en attendant patiemment son heure. À l’heure des choix, Aliou Cissé ne devrait-il pas faire de sa fameuse déclaration sur les places en équipes nationales : « aucune place n’est garantie », une réalité ? Aucun poste ne devrait être garanti !
En ce moment, la réalité du terrain voudrait que le moins performant des trois portiers, en l’occurrence Edouard Mendy, soit laissé sur la touche, le temps d’un match, ne serait-ce que pour lui administrer une piqûre de rappel. Pas de sentiments dans le football moderne surtout en équipe nationale où les places valent leur pesant d’or. Dans la foulée, ceci permettrait de mieux impliquer les remplaçant et concurrents directs du gardien titulaire. « La concurrence ne doit pas faire peur aux joueurs » ne cesse de répéter le coach des Lions.
A l’heure des choix, Abdou Diallo (27 ans) qui retrouve un niveau assez intéressant du côté d’Al Arabi (Qatar) doit-il être repositionné en défenseur latéral gauche au risque de se priver d’un joueur formé au poste ? Face à l’Algérie, le choix d’El Tactico de faire jouer Abdou Diallo sur le côté gauche avait privé les Lions des débordements de Ismaël Jakobs et d’un Abdallah Ndour. Deux latéraux de métier « sacrifiés », peut-être pour des raisons tactiques (marquage resserré sur Mahrez), toujours est-il que ce choix un peu incompris avait tout de même privé l’équipe d’un apport offensif assez conséquent.
Ismael Jakobs reste assurément une valeur sûre dans ce couloir gauche orphelin de Saliou Ciss. Au moment où la titularisation de Abdou Diallo face aux fennecs suscitait des interrogations, il est difficile de ne pas faire la corrélation entre l’avènement de Moussa Niakhaté aux côtés de Kalidou Koulibaly, dans l’axe de la défense, et la perte de la place de titulaire, du l’ancien défenseur du PSG. S’agirait-il d’un choix du cœur ? Une sorte de faveur faite à son joueur qu’il dispenserait du banc, plutôt que d’un choix de la raison. El Tactico qui aime bien ses cadres, pour qui il demande respect et considération, en leur qualité de champions d’Afrique, gagnerait à les exposer à une saine concurrence. Il n’est pas non plus question de déséquilibrer toute l’équipe mais de booster certains secteurs qui montrent des signes de défaillances individuelles.
Cette situation qui touche les cadres de la tanière, n’a pas épargné Cheikhou Kouyaté, ancien capitaine courage, déchu et relégué sur le banc. Dans ce cas, pourquoi Aliou Cissé se refuse à l’idée de confectionner son onze de départ en se passant des services du joueur les plus capés de l’histoire des Lions, Idrissa Gana Gueye ? Du haut de ses 34 ans, Gana Gueye (101 sélections) n’a plus ses jambes de 18 ans encore moins le volume de jeu extraordinaire qui faisait de lui l’un des meilleurs milieux récupérateurs de la Premier League. Avec les Lions, il reste un cadre incontesté.
Cependant, face à de jeunes Lionceaux tels que Pape Matar Sarr, Lamine Camara, Dion Lopy, Nampalys Mendy sans compter ceux qui attendent dans l’antichambre de la sélection A, la concurrence est rude ! Gana Gueye qui voit d’un bon œil la percée de Lamine Camara (FC Metz), son digne héritier, va inexorablement devoir passer le témoin. Seulement, à l’heure du choix des hommes, c’est à Aliou Cissé de prendre toutes ses responsabilités afin de lancer cette révolution qu’il a d’ailleurs entamé.
Le Président de la République, Macky Sall, a annoncé la composition d’un nouveau gouvernement ce jeudi soir. Un gouvernement avec 35 ministres et de 5 ministres délégués.
Ce gouvernement rénové inclut plusieurs nouveaux visages et s’efforce de maintenir un équilibre politique, avec la particularité que chacune des quatorze (14) régions du Sénégal est représentée par au moins un ministre au sein de cette nouvelle équipe.
Voici la liste des membres du nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre et candidat de Benno Bokk Yaakaar, Amadou Ba :
Ministres :
Oumar Youm , ministre des Forces armées
Aissata Tall Sall, garde des Sceaux, ministre de la Justice
Ismaila Madior Fall, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur
Sidiki Kaba, ministre de l’Intérieur
Mamadou Moustapha Ba, ministre des Finances et du Budget
Mansour Faye, ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement
Samba Ndiobéne Ka, ministre de l’Agriculture, de l’Équipement rural et de la Souveraineté alimentaire
Doudou Ka, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération
Cheikh Oumar Hann, ministre de l’Éducation nationale
Moussa Baldé, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation
Mariama Sarr, ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Insertion
Serigne Mbaye Thiam , ministre de l’Eau et de l’Assainissement
Fatou Diané , ministre de la Femme, de la Famille et de la Protection des enfants
Marie Khémess Ngom Ndiaye, ministre de la Santé et de l’Action sociale
Oumar Sarr, ministre des Mines et de la Géologie
Antoine Diome, ministre du Pétrole et des Énergies
Antoine Mbengue, ministre des Transports aériens et du Développement des infrastructures aéroportuaires
Alioune Ndoye, ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique
Pape Sagna Mbaye, ministre des Pêches et de l’Économie maritime
Samba Sy, ministre du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les institutions
Abdoulaye Seydou Sow, ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique
Abdou Karim Fofana, ministre du Commerce, de la Consommation et des Petites et moyennes entreprises, porte-parole du gouvernement
Moustapha Diop, ministre du Développement industriel et des Petites et moyennes industries
Thérése Faye Diouf, ministre du Développement communautaire, de la Solidarité nationale et de l’Équité sociale et territoriale
Victorine Ndeye, ministre de la Microfinance, de l’Économie sociale et solidaire
Modou Diagne Fada, ministre des Collectivités territoriales, de l’Aménagement et du Développement des territoires
Pape Malick Ndour, ministre de la Jeunesse, de l’Entrepreneuriat et de l’Emploi
Lat Diop, ministre des Sports
Mame Mbaye Niang, ministre du Tourisme et des Loisirs
Aliou Sow, ministre de la Culture et du Patrimoine historique
Moussa Bocar Thiam, ministre de la Communication, des Télécommunications et de l’Économie numérique
Gallo Ba, ministre de la Fonction publique et de la Transformation du secteur public
Birame Faye, ministre de l’Artisanat et de la Transformation du secteur informel
Daouda Dia, ministre de l’Élevage et des Productions animales
Ministres délégués :
Pape Amadou Ndiaye, ministre auprès du ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du désenclavement, chargé du développement des chemins de fer
Annette Seck, ministre auprès du ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, chargée des Sénégalais de l’extérieur
El Hadji Momar Samb, ministre auprès du garde des Sceaux, ministre de la Justice, chargé de la Bonne gouvernance de la Promotion des droits humains
Saliou Sow, ministre auprès du ministre de l’Intérieur, chargé de la Sécurité de proximité et de la Protection civile
Issakha Diop, ministre auprès du ministre de l’Eau et de l’Assainissement, chargé de la Prévention et de la Gestion des inondations
Un fait est constant, les joueurs Africains ne savent pas sortir par la grande porte. A l’image de certains Présidents Africains, une fois qu’il goûte au succès et à la gloire, ils ne veulent plus s’en détacher même s’ils sont cramés.
El Hadji Diouf a pris sa retraite internationale en 2008 à l’âge de 27 ans. N’empêche Dioufy Fire reste une idole pour tout ce qu’il a fait entre 2001 et 2002.
Toutefois, malgré l’élimination du Sénégal par la Gambie (1-1)en 2008, Diouf avait clamé son désir de rejouer avec le Sénégal même si son appel n’avait pas finalement trouvé répondeur.
Henry Camara également, après avoir réalisé un doublé historique en 1/8e de finale du mondial 2022, avait clamé son désir de disputer son 100e match avec les lions sans qu’Aliou Cissé ne veuille accéder à sa requête.
Sadio Mané, nous l’aimons tous pour tout ce qu’il a entrepris pour le Sénégal. Nous lui en serons éternellement reconnaissants. Mais, encore une fois, le foot n’a pas de mémoire.
Le foot ne vit que de l’instant présent. Donc, ses prestations seront analysées non pas pour ce qu’il a accompli par le passé mais sur l’instant t. Il n’y a pas de reconnaissance en football.
Tu es apte, tu es sur le terrain. Tu n’y arrives plus, un autre plus frais vient jouer à ta place. Sadio ne peut pas faire plus que ce qu’il a accompli entre 2017 et 2022.
Indéniablement, il est sur le déclin. Et c’est la loi de la nature. Rien n’est indéfini dans la vie. Toute chose a une fin et force est de constater que le numéro 10 des lions est sur la fin pour ne pas dire qu’il est fini. Il faut être vraiment malhonnête pour attester le contraire.
Ainsi, le mieux pour lui serait de consacrer les énergies qu’il lui reste à son club au risque de sortir par la fenêtre de l’équipe nationale. Sadio doit céder sa place aux jeunes, c’est cela la vérité.
D’après le lutteur Boucher Ketchup qui est actuellemnt aux Etats Unis qui nous donne l’info que le combat Ada Fass vs Gouye Gui ficelé par le promoteur Luc Nicolai.
Le match contre le Brésil (4-2) a été le match référence de l’équipe nationale sous l’ère Aliou Cissé.
Au niveau de l’entre jeu, il y avait le trio Namapalys Mendy-Pathé Ciss-Pape Gueye. Après ce match, l’on se disait qu’El Tactico avait enfin trouvé son milieu.
Sauf qu’entre temps, Pape Gueye a été suspendu jusqu’au mois de décembre.
Face à cette situation, ne serait-il pas mieux de remplacer Pape Gueye par Pape Mactar Sarr. Si ce dernier ne donne pas satisfaction, Lamine Camara pourra le suppléer.
Gana, de par ses nombreuses pertes de balle au milieu face à l’Algérie, a démontré qu’il est un cran en dessous de le sentinelle du RC Lens.
Techniquement limité, il a aussi toutes les difficultés du monde à se projeter vers l’avant lorsqu’il est positionné en tant que relayeur. Il ne nous sert que des passes latérales jamais il ne va vers l’avant. Ce qui retarde les phases offensives.
En clair, il est évident que Gana Gueye n’a plus sa place dans cette équipe car le trio Nampalys-Pathé Ciss-Pape Gueye a fait ses preuves contre la Seleçao.
Juste derrière ce triumvirat, se trouvent Lamine Camara et Pape Mactar Sarr qui, techniquement, sont aussi plus outillés que le milieu récupérateur d’Everton. D’où la question à savoir si Gana Gueye ne doit pas enfiler le costume d’Amara Traoré en 2002 et épauler ses jeunes à partir du banc de touche?
C’est l’expertise locale. Aliou Cissé et Rigobert Song, deux anciens capitaines, deux entraîneurs «Rasta», vont s’affronter le 16 octobre prochain. Les deux hommes ont des points communs de par leur façon de faire.
Aliou Cissé et Rigobert Song étaient tous les deux capitaines de leurs équipes nationales respectives (Sénégal et Cameroun). D’ailleurs, ils ont joué une finale de Can en 2002. Les Lions Indomptables de l’époque l’avaient remportée et Aliou Cissé avait raté le dernier penalty qui offrait au Cameroun le titre de champion d’Afrique.
Depuis 2015, Aliou Cissé dirige l’Equipe nationale du Sénégal. Le technicien sénégalais a remplacé Alain Giresse à la tête de la sélection nationale. Entre-temps, il échoue deux fois avant de gagner la Can. En 2017, c’était le Cameroun de Hugo Bross qui l’avait éliminé en quart de finale, lors des séances de tirs au but.
Pourtant, le Sénégal faisait partie des favoris. Il a ensuite qualifié les Lions à la Coupe du monde 2018 en Russie, même si l’équipe n’a pas décroché le ticket pour les 8es de finale. En 2019, le Sénégal est finaliste malheureux face à l’Algérie au Stade international du Caire. Battus 0-1 par les hommes de Belmadi, Les Lions avaient encore raté le coche.
C’est en 2021 qu’ils ont réussi à remporter cette Can au Cameroun. A Yaoundé, Aliou Cissé gagne ce trophée qu’il avait perdu en tant que joueur en 2002. Ensuite, le Sénégal file au Mondial Qatar 2022, mais ne fait pas un long parcours parce qu’il a été éliminé par l’Angleterre en 8e de finale.
Malgré tout ce parcours, Aliou Cissé reste l’un des entraîneurs les plus critiqués en Afrique ou l’entraîneur le plus critiqué de l’histoire du Sénégal. Avec des supporters très exigeants, la qualité de jeu et ses choix sont souvent décriés par les fans. Même chose pour Rigobert Song au Cameroun.
Un peu plus d’un an après sa nomination, il apparaît donc comme un sélectionneur fragilisé. Match après match, rendez-vous Fifa après rendez-vous Fifa, la cohérence se fait attendre. Face à la Namibie, la charnière expérimentale Castelletto-Wooh a essuyé les plâtres, devant un Devis Epassy bombardé gardien numéro un après le départ de André Onana en plein Mondial.
La même impréparation régnait dans l’entrejeu, avec un trident Kemen-Zambo Anguissa-Ntcham aligné ensemble pour la première fois. Même s’il a réussi à qualifier le Cameroun à la Coupe du monde Qatar 2022 et battre le grand Brésil dans cette compétition, Song reçoit énormément de critiques dans son pays.
L’Affaire Onana a créé le malaise Même s’il est de retour en sélection avec le Cameroun, le départ prématuré de André Onana de l’Equipe nationale a coûté très cher à Rigobert Song. Le technicien camerounais a reçu énormément de critiques pour manque de bonne gestion au sein de la Tanière. Capitaine respecté, incarnation du Cameroun conquérant des années 1990-2000, Rigobert Song reste une figure incontournable dans son pays. Cela pourrait faire de lui un bon meneur d’hommes, mais la magie a du mal à opérer. La délicate gestion des joueurs de caractère en atteste.
Pour un différend d’ordre tactique, André Onana est écarté en plein Mondial après la rencontre face à la Suisse (défaite 1-0), lors de la première journée. Quelques jours plus tard, une vidéo fuite sur les réseaux sociaux. Filmées à l’insu de Song, les images montrent le sélectionneur se justifier à propos du portier intériste. Cela a suscité énormément de polémiques au sein du pays, même si le portier de Manchester United est finalement de retour et prépare la prochaine Can, malgré les rumeurs qui l’éloignent de la Côte d’Ivoire.
Le positionnement des trois milieux contre l’Algérie (Gana, Pathé Ciss, Pape Matar) avait manqué d’impact, surtout dans l’animation offensive. Avec le retour de Nampalys Mendy, on attend de Aliou Cissé un réajustement dans l’entrejeu, par rapport aux qualités de chacun.
Le milieu du terrain est devenu le «cœur du jeu», aiment répéter les tacticiens. Suffisant pour comprendre l’importance de ce secteur médian où doivent évoluer des joueurs bon tactiquement et jouant sur leurs propres qualités. Mais malheureusement, ce n’était pas le cas lors du match amical perdu à domicile face à l’Algérie (0-1), le mois dernier.
Titularisés dans l’entrejeu, Gana Guèye, Pathé Ciss et Pape Matar Sarr n’ont pas été à la hauteur. La faute à leur positionnement dicté par leur coach, Aliou Cissé. Ayant opté pour un 4-3-3 classique, le coach des Lions a préféré un milieu en losange, avec comme pointe basse Gana Guèye, Pathé Ciss à droite et Pape Matar Sarr à gauche. La première surprise a été la position de Gana Guèye comme sentinelle devant la défense. Un poste qu’il n’a plus occupé en Equipe nationale depuis un bon bout de temps. Le recordman de sélections ayant depuis avancé d’un cran comme milieu relayeur, avec l’avantage d’être à l’aise dans les séquences de pressing. Du coup, Pathé Ciss, qui est plus habilité à jouer devant la défense, s’est retrouvé dans une position plus haute et inhabituelle. Ce qui explique les difficultés qu’il a rencontrées face aux Fennecs, surtout dans les transitions offensives.
Nampalys en pointe basse ou double pivot avec Pathé Ciss On peut en dire autant pour Pape Matar Sarr. Habitué à évoluer à Tottenham dans une position de double pivot, avec son compère Bissouma, il s’est senti mal à l’aise en position excentrée. Se privant d’un jeu un peu plus axial qu’il affectionne chez les Spurs. Avec le retour de Nampalys Mendy (absent contre l’Algérie), on s’attend à voir Aliou Cissé retoucher son milieu, et en faisant jouer ses hommes par rapport à leurs vraies qualités. Et sous ce registre, voir le milieu de Lens en pointe basse ne serait pas une surprise ; si bien sûr «El Tactico» reste fidèle à son 4-3-3.
Par contre, s’il opte pour un 4-2-3-1, on aura droit à un double pivot : Nampalys-Pathé Ciss. Le récupérateur du Rayo Vallecano étant plus à l’aise dans cette position qu’un Gana Guèye qui, depuis, joue un peu plus haut en sélection.
Pape Matar tarde à sortir le «match référence» en Equipe nationale En tout cas, avec un milieu bonifié par une bonne brochette de concurrents, Cissé a l’embarras du choix, avec, entre autres, les belles promesses du jeune Lamine Camara du Fc Metz. Même si Pape Matar, très brillant avec Tottenham, tarde à sortir le «match référence» en Equipe nationale. Etant considéré comme un mal pour un bien, en vue de la prochaine Can, la défaite contre l’Algérie devrait donc servir au sélectionneur qui va devoir se réajuster. Et c’est à ce niveau qu’il sera scruté de près, face aux Lions Indomptables, lundi prochain à Lens.
Le Sénégal compte jouer à fond le match qui va l’opposer aux Lions indomptables du Cameroun, si on doit tenir en compte les propos de Kalidou Koulibaly. Ce dernier qui a encore en tête la défaite du Sénégal face à cette équipe, est revenu sur les qualités des prochains des champions en titre.
La rivalité entre le Sénégal et le Cameroun ne date pas d’aujourd’hui. Déjà en 1992 alors que notre pays organisait la coupe d’Afrique des nations, notre pays perdait face aux Lions indomptables. A cela s’ajoutent nos défaites en 2002 en finale de Can et en 2017 en quart de finale. Respectivement dans les chapeaux 1 et 2 pour les tirages de la coupe d’Afrique des nations, les hommes d’Aliou Cissé et de Rigobert Song peuvent se retrouver dans la même. Mais en attendant, le capitaine Kalidou Koulibaly qui était l’invité de Talent d’Afrique sur la chaîne Canal+, laisse entendre que ses partenaires et lui doivent se montrer conquérants, lundi prochain au Stade Bollaert face à Vincent Aboubakar et sa bande. « On verra bien jeudi (ndlr si on aura le Cameroun comme adversaire de groupe après le tirage pour la CAN), mais ça va nous permettre de nous préparer, en deux mois il peut se passer tellement de choses. Il y a autres choses à préparer mais il faut bien jouer contre le Cameroun »
« Comme le match contre l’Algérie, c’est bien de se frotter aux plus grands, et le Cameroun en fait partie. C’est une équipe habituée à cette coupe d’Afrique à la gagner. En plus c’est une équipe qui a beaucoup de talents… »
L’ancien défenseur de Chelsea qui évolue désormais en Saudi Pro League, se rappelle de la défaite très amère il y a encore 6 ans entre ces deux équipes. « C’était ma première coupe d’Afrique. Le plus important c’était de passer le premier tour et se qualifier pour les quarts de finale. On pensait vraiment qu’on pouvait gagner ce match. On a dominé le Cameroun qui a tout essayé pour aller aux tirs au but. On a échoué, durant les séries de penalty ça nous a fait mal ». A entendre parler le défenseur sénégalais, ce revers en 2017 leur a beaucoup servi. « On a beaucoup appris, c’était un mal pour un bien parce que derrière on a fait beaucoup de bonnes choses. En 2019 déjà on a joué la finale de la Can, puis on a réussi à avoir notre titre, ça a été progressif ».
Vainqueur de la petite finale lors de la Can Cameroun 2021, le Cameroun est un très bon test pour préparer le rendez-vous du football africain prévu dans trois mois en Côte d’Ivoire. « Comme le match contre l’Algérie, c’est bien de se frotter aux plus grands, et le Cameroun en fait partie. C’est une équipe habituée à cette coupe d’Afrique à la gagner. En plus c’est une équipe qui a beaucoup de talents, donc je pense que ça va être un match très appétissant pour les spectateurs, pour nous aussi parce que ça va nous permettre de nous mesurer à une grosse équipe africaine », a conclu l’ancien pensionnaire du Chelsea.
Il a fait couler beaucoup d’encres de par sa précocité. Amara Diouf est un jeune joueur sénégalais très talentueux.
Meneur de jeu de l’équipe nationale U17, il impressionne souvent les amateurs de football de par son talent. Diouf, qui a fêté ses 15 ans en juin, évolue à la prestigieuse académie de Génération Foot, qui a déjà formé Sadio Mané, Ismaila Sarr et Pape Matar Sarr. Le prodige a impressionné lors de la récente CAN U17 et a été sélectionné dans la meilleure équipe de la compétition après avoir remporté le Soulier d’Or avec cinq buts en six matchs, contribuant ainsi à la victoire des jeunes Lions.
Par contre, son âge crée souvent polémique. Certains estiment que le jeune Arama Diouf n’a pas 15 ans. Vu sa qualité de jeu et son talent, ils estiment que son âge est supérieur à ce qui a été déclaré dans la presse.
Mais qui est en réalité Amara Diouf ?
Beaucoup d’amoureux du football se prononcent sur le parcours du jeune ou de son âge sans vraiment le connaître. En réalité, Amara Diouf est fils d’un encadreur, un entraîneur qui a formé beaucoup de talents dans la banlieue dakaroise. Son père s’appelle Ady Diouf, propriétaire du centre de formation FC Solar à Dakar. Le père d’Amara Diouf, Ady a formé l’international sénégalais Pape Cheikh Diop à Pikine dans la banlieue dakaroise.
Personnellement nous l’avions rencontré il y a de cela des années dans le cadre d’une interview. A l’époque il se sentait trahi par Pape Cheikh Diop, ancien joueur de l’OL et Rayo Vallecano qui avait annoncé à travers une interview avec l’Équipe qu’il se “sentait mieux espagnol que sénégalais”. Pape Cheikh avait évolué avec l’équipe nationale de la petite catégorie de l’Espagne. Dans le cadre de notre travail de journaliste sportif, nous avions rencontré son ancien formateur à l’époque. Et c’est cet encadreur c’est Ady Diouf. A l’époque son fils Amara avait 9 ans.
Amara Diouf est baptisé avec l’argent du football
Son père Ady a toujours évoqué que son fils est un “bébé”. Ce qui est une réalité. Amara joue avec son âge réel contrairement à ce que pensent beaucoup d’amateurs de football.
“Il est précoce mais c’est un bébé vraiment. Il a très tôt aimé le football, pendant qu’il était, il jouait avec le ballon. Tout le monde est surpris de sa rapide croissance. Je lui répète tout le temps que si Balla Gaye se vante d’être baptisé avec l’argent de la lutte, tu peux te vanter aussi d’être baptisé avec l’argent du football. Je suis son père et on a plusieurs points en commun. D’ailleurs, on lui dit qu’il a ma puissance, ma force de frappe. J’ai des amis qui l’ont très tôt détecté. Lui, son avantage est qu’il joue avec les deux pieds alors que moi, un seul”, annonçait son père.
Un plan de carrière bien défini pour suivre les pas de Sadio Mané
Son père Ady Diouf lui a tracé un plan de carrière bien défini pour devenir un footballeur professionnel de haut niveau. A l’âge de 9 ans il a participé à des tournois de jeunes à Rouen et en Italie où il devient meilleur buteur avec 7 ou 8 buts qu’il mettait dans ces compétitions. Ensuite il rejoint le centre de formation Génération Foot.
Le club formateur de Sadio Mané. Son père veut qu’il suive les traces de la star sénégalaise qui reste une référence pour beaucoup de jeunes footballeurs. Après avoir joué la CAN U17 et terminé meilleur joueur de la compétition, il fait actuellement partie des joueurs attendus pour le Mondial U17. Amara Diouf va certainement aussi signer son premier contrat professionnel au FC Metz, club partenaire de Génération pour continuer sa progression et côtoyer le football européen.