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Le pouvoir entre d’autres mains : le Sénégal est-il prêt à choisir un Président entrepreneur hors du système?

De son indépendance en avril 1960 à nos jours , le Sénégal a toujours été sous la dominance des politiciens, formés par les colons ou naviguant sous le néocolonialisme, sans aucune vision ou sursaut patriotique, pour ne pas dire nationaliste. Pourtant depuis presque une décennie, Bougane Guèye Dany, un jeune milliardaire sénégalais,  parti de rien, porte en lui une vision qui dérange, parce que voulant ranger ces dinosaures politiques aux oubliettes pour un essor du continent. Le Sénégal est-il prêt à élire un entrepreneur comme président ?

De l’indépendance du Sénégal à nos jours, les acteurs politiques sous dominance coloniale, ou toujours inféodé à la politique des anciens colons, ont fait du pouvoir étatique une mamelle nourricière. Malgré le choix porté sur eux par les Sénégalais, ils ne portent en eux qu’aucune vision. Même l’assemblée nationale n’est jusqu’à nos jours qu’un regroupement d’applaudisseurs du parti au pouvoir.   

Le comportement de ces politiciens, de ces hommes qui ont toujours contribué à des compromissions pour avoir le pouvoir , qui se sont  toujours joués des intérêts du peuple, qui ont toujours fait rêver les sénégalais à travers leurs discours de campagne qui aujourd’hui n’engagent que ceux qui y croient, a fini par révolter les jeunes, non seulement au Sénégal, mais petit-à-petit à travers tout le content. 

Hauts cadres ou Self-made-man, ils portent aujourd’hui une nouvelle vision basée sur la foi en soi. Pour parler de Self-made-man, Bougane Guèye Dany, un milliardaire parti de rien en est un parfait exemple. Comme dit dans un portrait dressé par d’autres confrères, originaire de Saint-Louis (nord du Sénégal), l’homme devenu un self made man, est de la trempe des hommes d’affaires à succès. Car après un passage dans plusieurs organes de presse, il a forgé son destin dans la transpiration et l’intelligence et monte sur le podium des jeunes leaders les plus influents et écoutes du monde médiatique.

Dans ce parcours chaotique, on peut citer ce passage « Licencié par le groupe de presse Wal Fadjri en raison de son activité syndicale en 2002, Bougane Guèye lance son agence quelques mois après, avec 1 500 euros de capital. Huit ans plus tard, son groupe réalise un chiffre d’affaires d’environ 9 millions d’euros et emploie 162 personnes. D’abord actif dans le domaine du conseil en communication, l’ancien journaliste n’a cessé de développer de nouvelles activités. Il possède aujourd’hui une myriade de sociétés allant de la production d’études qualitatives à la gestion de panneaux publicitaires, en passant par l’édition de magazines ou la radio Zik FM. »

Lancé dans la politique, il voit nos gouvernants comme des dinosaures, vestiges de l’emprise des Occidentaux sur les affaires du continent. Lui incarne une rupture, une réussite 100 % africaine. Il n’hésite d’ailleurs pas à jouer sur la fibre nationaliste pour inviter les entreprises sénégalaises à lui faire confiance. 

C’est ainsi qu’en 2018, il a lancé le mouvement citoyen « Gueum sa Bopp », où il anime l’esprit « self made man » dans un pays à majorité composé de jeunes. Il sillonne le pays à la rencontre des populations pour s’enquérir des problèmes que vivent ces dernières au quotidien, retrace un autre confrère.  Bougane Gueye Dany avait déclaré sa candidature aux élections présidentielles de février 2019. Un pari audacieux qui illustre le courage de ce jeune leader  descendu dans l’arène politique. Une candidature appréciée à sa juste valeur. 

Mais depuis lors le pouvoir de Macky Sall tente de le liquider, trouvant toujours des trucs et astuces pour déclaration sa candidature ou ses listes non conformes aux règles en vigueur. Jetant la balle dans le camp des Sénégalais, même illégitimement éliminés, lui et sa Grande Coalition des législatives, ils vont battre campagne pour assurer à l’opposition une majorité à l’assemblée, afin de barrer la route à une troisième candidature de Macky Sall, un homme arrivé à son dernier mandat.

Une volonté qui cache un réchauffement pour la prochaine présidentielle qui s’annonce en 2024. D’où cette question qui revient : le Sénégal est-il prêt à élire un président entrepreneur hors du système ?

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Bayern Munich: Arrivé premier au centre d’entraînement, Sadio Mané est resté plus de 6 heures sur le terrain !

Impressionnant Sadio Mané. Le champion d’Afrique fait encore parler de lui pour son professionnalisme et son dévouement à l’entraînement. Le buteur sénégalais a fait plus de 6h de temps sur le terrain.

Hier mardi, il a été le premier à arriver à Säbener Straße, 109 minutes avant le début de l’entraînement (le point de rendez-vous est généralement une heure avant l’entraînement).

Et selon les medias allemands, Mané est resté plus de 6 heures sur le terrain d’entraînement. Les défenseurs allemands sont avertis. Mané a rejoint Bayern Munich il y a quelques semaines. Il a signé un contrat de 3 ans.

Ce mardi, Liverpool a reçu une grosse claque de Manchester United (4-0). Avec une équipe beaucoup remaniée, les Reds se sont largement inclinés pour ce premier match test de la présaison. Présent en conférence de presse, Jürgen Klopp a expliqué la défaite. L’entraîneur allemand pense que ses joueurs ne sont pas encore prêts pour affronter les Red devils.

«  Evidemment, ce match est arrivé trop tôt pour nous, pour certains des garçons, mais je pense que nous pouvons convenir que nous avons vu beaucoup de bonnes choses aussi. Mais dans les moments décisifs, nous n’avons pas tiré le meilleur parti de nos situations de finition. Nous avons raté de grosses occasions. United a bien fait dans ces moments-là et a terminé ses situations. On l’admet, mais c’est à peu près tout le monde. Je déteste perdre, mais la chose la plus importante après ce match est que tout le monde a eu 30 minutes. Pour certains d’entre eux, c’est après seulement trois jours d’entraînement, ce qui est vraiment difficile, mais c’est la vie des joueurs de football professionnels.

Nous n’avons eu aucune chance de nous préparer pour ce match. C’est pourquoi nous avons dû jouer comme ça – avec trois équipes jouant 30 minutes chacune. C’est tout. Bien sûr, je voulais rendre les gens heureux avec quelques objectifs. Nous avons créé des occasions mais nous ne les avons pas concrétisées », a déclaré Klopp. Les vice-champions auront donc l’occasion de corriger le tir vendredi prochain face à Crystal Palace.

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Mercato – Gana, Abdou Diallo,…Les vérités de Cissé : « Non, je ne le ferai pas

En marge d’une interview accordée à Rfi, le sélectionneur de l’équipe nationale du Sénégal s’est appesanti sur le cas de certains de ses poulains comme le défenseur Abdou Diallo et le milieu terrain Idrissa Gana Gueye, soumis à une rude concurrence au Paris Saint-Germain (PSG).

Revenant sur le cas de Gana Gueye, El Tactiko de répondre :  « Je ne comprends pas. Je pense que Gana a déjà fait ses preuves au Paris Saint-Germain. Je pense qu’il n’a pas été plus mauvais qu’un autre, que ce soit l’année dernière ou il y a même deux ans. Maintenant, ce sont les choix des propriétaires du club. Mais je n’ai aucun doute que Gana va trouver un club digne de ce nom où il va continuer à performer et montrer ses véritables qualités. »

L’ancien défenseur sénégalais accorde visiblement beaucoup d’importance au temps de jeu de ses poulains. C’est du moins ce qu’il a fait savoir lors de cet entretien. Seulement pour Cissé, « Le temps de jeu est important, bien sûr ! Tout sélectionneur a envie que ses joueurs jouent ! Mais la réalité est autre. À côté de cela, ce sont des joueurs professionnels. Ils s’entraînent normalement, ils sont dans un groupe de performance et ce sont les choix d’un entraîneur. Mais ça ne veut pas dire que le joueur est inapte ou blessé. »

Aliou Cissé de poursuivre : « Est-ce qu’aujourd’hui, je peux me permettre de dire qu’un joueur qui ne joue pas dans son club n’est pas sélectionnable ? Non, je ne le ferai pas ! J’ai été footballeur professionnel et je sais que par moments ce sont des choix d’un entraîneur par rapport à des situations dans le club. Donc j’encourage mes joueurs à continuer à travailler et on fera le point d’ici à quelques mois. »

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Mary Teuw Niane fracasse Ismaila Madior Fall avec une nouvelle réponse accompagnée de VAR: « l’histoire témoigne »

Je disais dans mon article « le temps des laudateurs » ceci:

« Ils ont oublié toutes les explications données par les juristes rédacteurs de la nouvelle Constitution sur l’interprétation des dispositions de la Constitution sur le renouvellement du mandat du Président de la République, les promesses faites durant les campagnes électorales du référendum à maintenant. »

Mon collègue le Professeur Ismaïla Madior Fall, Ministre d’État, m’apporte sa réplique courtoise et critique. 

Je le remercie. Car dans l’espace public, du débat des idées naissent souvent des idées salvatrices.

Cependant si « la parole donnée » n’a plus de valeur, s’il n’y a plus d’éthique de « la parole donnée », alors devons-nous considérer que les démonstrations ci-dessous n’étaient que subterfuges pour tromper l’opinion? 

Si c’est bien le cas nous devons alors désespérer. 

Et les étudiants que feront-ils des leçons de droit qu’ils apprennent difficilement et pour lesquelles ils reçoivent des notes qui évaluent leurs compétences. 

L’assertion juridique est-elle tellement mouvante que dans les mêmes situations elle peut allègrement épouser son contraire? 

J’aimerai bien comprendre. 

Car le mathématicien que je suis comprend difficilement cette dialectique entre hier et aujourd’hui.

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Pour battre Balla Gaye 2 : Gris Bordeaux aux entraînements à Fass, lundi

C’est bien le dimanche 7 août 2022 que le promoteur Gaston Mbengue a retenu pour organiser le combat Balla Gaye 2 vs Gris Bordeaux, à l’Arène nationale. C’est dire que nous sommes à moins d’un mois de l’échéance. D’autres parleront de la dernière ligne droite de la préparation du combat.

Moment ne pouvait être plus favorable pour Gris Bordeaux de retourner à l’écurie pour des entraînements intensifs et les derniers réglages. Voilà comment le 3e Tigre de Fass sera aux exercices lundi 18 Juillet 2022, avec ses poulains, sous l’œil vigilant du coach Katy Diop et de son adjoint Socé, probablement du Directeur technique Tapha Guèye, de l’encadrement technico-administratif de l’écurie Fass-Ndakaru.

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PSG : Aliou Cissé ne comprend la volonté du club français de vouloir se séparer d’Idrissa Gueye

De passage à Paris, le sélectionneur du Sénégal a longuement répondu aux questions de RFI notamment sur la situation d’Idrissa Gueye, poussé vers la sortie par le PSG cet été. Aliou Cissé ne comprend tout de même pas ce qui a motivé cette décision du club français mais estime que Gana retrouvera un « club digne de ce nom ».

« Je ne comprends pas. Je pense que Gana a déjà fait ses preuves au Paris Saint-Germain. Je pense qu’il n’a pas été plus mauvais qu’un autre, que ce soit l’année dernière ou il y a même deux ans. Maintenant, ce sont les choix des propriétaires du club », a-t-il d’abord regretté. Il ajoute : « Mais je n’ai aucun doute que Gana va trouver un club digne de ce nom où il va continuer à performer et montrer ses véritables qualités. »

PSG Mercato : Idrissa Gueye pose sa condition pour partir !

Selon Foot Mercato, Galatasaray souhaiterait recruter Idrissa Gueye sur ce mercato estival. Le club turc apprécierait beaucoup le profil du milieu de terrain sénégalais et aimerait conclure son transfert cet été. Si bien que le club stambouliote aurait déjà formulé une proposition de 5 millions d’euros au Paris SG pour racheter la dernière année de contrat du joueur de 32 ans. Une offre jugée insuffisante et logiquement refusée par Luis Campos. Cependant, Galatasaray serait déterminé à s’attacher les services du Champion d’Afrique 2021 et serait plus que motivé à l’idée de trouver un accord avec les dirigeants parisiens pour Gueye.

Le portail sportif indique notamment qu’une rencontre serait prévue ce mardi entre dirigeants des deux clubs pour tenter de trouver une solution pour l’ancien milieu de terrain d’Everton. Milieu de terrain généreux dans l’effort, Gueye pourrait donc rejoindre la Turquie, où l’ancien attaquant marseillais Bafétimbi Gomis est déjà impatient de l’accueillir. Cependant, la réalité pourrait être toute autre dans cette affaire.

PSG Mercato : Idrissa Gueye ne compte faire aucun cadeau au Paris SG

Placé sur la liste des transferts, le milieu de terrain Idrissa Gueye aurait la possibilité de rejoindre la Turquie où Galatasaray ferait le forcing pour l’accueillir. Lié au Paris Saint-Germain jusqu’en juin 2023, l’international sénégalais de 32 ans se verrait bien aller au bout de son contrat. En effet, le quotidien L’Équipe explique que « le joueur de 32 ans sait que les grands clubs turcs sont spécialistes des promesses grandiloquentes (et des salaires souvent impayés) et que les risques existent.

Avec un salaire confortable de 500.000€ brut par mois, et une fin de contrat fixée en juin 2023, la tentation d’aller au bout de son contrat à Paris est réelle, à moins d’un projet sportif excitant. Autre élément pris en compte : la proximité de la Coupe du monde au Qatar (21 novembre au 18 décembre) qui ne le pousserait pas à précipiter un départ pas franchement désiré. » Reste donc à savoir comment va se terminer ce dossier.

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Cheikh Abdou Mbacké Bara Dolly après sa libération : «Macky Sall n’a jamais été emprisonné mais un jour viendra, il ira en prison»

La tête de liste départementale de la coalition Wallu Sénégal est revenu sur ses jours passés en prison. «La prison est dure», a-t-il dit. Ce dernier déclare qu’il a été emprisonné pour des raisons politiques. De son séjour carcéral, il dit aussi retenir les longues détentions. «Énormément de détenus sont là-bas depuis plus de 7 ans et ils n’ont jamais été entendus. Ce n’est pas du tout normal. J’engagerai 30 avocats pour qu’ils les défendent après les élections législatives».

Le parlementaire souligne que le Président Macky Sall n’a jamais été emprisonné. «Il n’a jamais été en prison . C’est pourquoi il se plaît à jeter les gens dedans. Mais, un jour viendra, il y sera aussi» .

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Débat sur la troisième candidature : savoir raison garder/Réponse au Professeur Mary Teuw Niane Par Prof. Ismaila Madior Fall

« Laudateurs », c’est ainsi que le professeur Mary Teuw Niane qualifie, dans un post, ceux qui souhaitent ou appellent à une troisième candidature du Président Macky Sall. Pour lui, ces promoteurs d’une troisième candidature qui travailleraient que pour leur survie, sont de la même espèce que ceux qui avaient convaincu le Président Abdoulaye Wade à se représenter pour un troisième mandat. Ce dernier aurait perdu le pouvoir parce que parce que les Sénégalais ne voulaient pas d’un troisième mandat et soupçonnaient, en outre, un stratagème de transmission du pouvoir à son fils. Le professeur Niane met en garde contre « une violation de la parole donnée » qui pourrait exacerber ce sentiment fatal à tous les régimes au Sénégal : jeppi » qui rendra invisibles toutes les réalisations du régime. Sa conclusion est l’invalidation d’une troisième candidature au nom de l’éthique.

Ce post de mon collègue à l’Université et naguère au Gouvernement m’inspire quelques réflexions que je veux partager avec lui. J’ai bien conscience que l’atmosphère de terrorisme intellectuel ambiant dans le pays et la labellisation de tabou du sujet poussent beaucoup d’intellectuels à ne pas s’y exprimer pour ne pas se faire insulter copieusement. Connaissant et appréciant son respectable statut universitaire et son envergure intellectuelle qui dépasse le rayon de sa discipline académique, je suis à l’aise pour débattre avec lui dans la courtoisie et le respect mutuel.

Pourquoi et en quoi devrait-on systématiquement qualifier, pour ne pas dire taxer, les partisans d’une troisième candidature de laudateurs ? Ce manichéisme primaire, selon lequel les partisans d’une troisième candidature seraient de dangereux laudateurs et les adversaires celle-ci de preux chevaliers, est un procédé de stigmatisation voire de diabolisation de nos compatriotes qui se prononcent sur une question qui engage l’avenir du pays. N’avons-nous donc tant vécu que pour voir en un jour s’installer au Sénégal le diktat d’une pensée unique et totalitaire qui stigmatise toute personne osant se prononcer en faveur d’une troisième candidature du Président Macky Sall ? Il faut savoir raison garder et permettre à tous ceux qui veulent se prononcer sur cette question de le faire librement.

La question est banale et ouverte. Et chacun a la liberté de dire : je suis pour ou je suis contre. L’histoire politique de l’humanité en général et de l’Afrique en particulier montre l’existence d’arguments pour et d’arguments contre la limitation des mandats présidentiels. A titre d’illustration empirique, il y des régimes politiques en Afrique et ailleurs qui limitent et d’autres qui ne le font pas. Ce n’est pas parce qu’un pays limite à deux les mandats du Président qu’il est démocratique. A l’inverse, ce n’est pas parce qu’un pays ne limite pas les mandats qu’il n’est pas démocratique. Il n’y a pas de corrélation entre limitation des mandats et démocratie. 

Notre pays a réussi une alternance institutionnelle (1981) et deux alternances démocratiques (2000 et 2012), sans limitation des mandats. Jamais la limitation des mandats n’a empêché un Président en fonction de présenter sa candidature. Jamais la non limitation des mandats n’a permis à un Président de rester en fonction alors que le peuple ne le voulait plus.

Vouloir ramener la totalité explicative des alternances au non-respect de la parole donnée, qui a engendré un sentiment fatal à tous les régimes au Sénégal (jeppi) relève d’une analyse subjective, n’est pas conforme à la réalité historique et n’est pas scientifiquement avéré. D’abord, la parole donnée, quoi que très importante, n’est pas le seul étalon de mesure de l’éthique d’un individu ? Ensuite, dire que le non-respect de la parole donnée a été fatal à tous les régimes au Sénégal est une contre-vérité.

Senghor n’en pas été victime : il a volontairement quitté le pouvoir après 20 ans de règne. Diouf non plus : il a fait lever le principe de la limitation des mandats en 1998 et a perdu le pouvoir en 2000. Si seul le « wakh wakhet » de Wade peut être convoqué sur ce registre, il ne serait pas, au surplus, suffisant pour expliquer sa perte du pouvoir. La théorie du changement en politique montre que la perte du pouvoir n’est jamais monocausale, mais toujours pluricausale. Le changement de régime est souvent la conjugaison de plusieurs facteurs de divers ordres, sans que l’on soit certain sur celui qui a été le plus déterminant.

Dire que Wade a été battu parce que les Sénégalais n’ont pas apprécié son option de se présenter en 2012 est une affirmation non démontrée. Qu’il ait perdu le pouvoir à cause du projet de transmission du pouvoir à son fils matérialisé par le projet de loi du 23 juin 2011 est, en revanche, admissible comme élément explicatif. Personne ne veut de dévolution monarchique du pouvoir dans notre pays. Mais, ceci n’a rien à voir avec un troisième mandat sur lequel l’opinion est, admettons-le, divisée.

En attendant que le Président Macky Sall se prononce, lui-même, sur la question et même après qu’il le fera, chaque Sénégalais devrait, aujourd’hui et demain, avoir le droit de donner son avis sur cette question, sans qu’on traite qui que ce soit de laudateurs ou de traîtres. D’ailleurs, que pensent réellement les Sénégalais sur la limitation des mandats présidentiels ? On constate bien qu’il y en a qui sont contre et d’autres qui sont pour ? Quelle est l’opinion majoritaire ? Etant agrégé, non pas de mathématiques pour calculer les préférences des Sénégalais mais de droit et de science politique, je préfère me référer aux outils de la sociologie politique de mesure de l’opinion avec lesquels je suis familier : les sondages et enquêtes d’opinions. Et je n’ai pas encore connaissance de sondages ou enquêtes y relatifs. Tout ce que j’en sais pour l’instant, c’est que je n’en sais rien.

Aussi, les mises en garde à l’endroit du Président Macky Sall sont dénuées de fondement et de sens. Ceux qui connaissent bien le Président et/ou le pratiquent au quotidien savent bien qu’il n’est pas « impressionnable » ou « intimidable » par des alertes ou des mises en garde et que le Bon Dieu l’a assurément doté de la capacité et de la clairvoyance à prendre, le moment venu, la décision que lui dictera son sens élevé de l’histoire ; laquelle correspondra, à coup sûr, avec la volonté générale des Sénégalais qu’il a toujours su décrypter avec justesse.

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Aliou Cissé sur le Mondial 2022: «À partir des huitièmes de finale, on sait que tout est possible»

De passage à Paris, le sélectionneur du Sénégal a longuement répondu aux questions de RFI. La victoire à la CAN 2021, les éliminatoires de la CAN 2023, la préparation pour la Coupe du monde au Qatar que les Lions de la Téranga ouvriront le 21 novembre prochain face aux Pays-Bas… Aliou Cissé a fait le tour d’horizon des futurs objectifs de son équipe.

RFI : Vous êtes de passage en France, mais on a du mal à imaginer que ce n’est que pour les vacances. Vous en profitez pour venir voir quelques joueurs et pour travailler un petit peu ?

Aliou Cissé : C’est un petit peu les deux. Vous savez, ça fait pratiquement deux ans et demi que je ne suis pas revenu en France à cause de la pandémie de Covid. Effectivement, la première chose, que j’ai faite, c’est de venir voir ma mère. Ça faisait deux ans que je n’étais pas venu la voir. Le football, c’est très bien, mais je crois que la famille aussi a besoin de moi. Effectivement, j’en profite aussi pour rentrer en contact avec certains joueurs, mais pour l’instant, vraiment, cette visite, c’est surtout une visite familiale.

Cinq mois après le sacre du Sénégal, avez-vous eu le temps de digérer toutes ces émotions ?

Oui, on essaye de les digérer parce qu’il y a des échéances très importantes qui nous attendent et qui arrivent très vite. Après le sacre à la CAN, on a eu rapidement deux matchs très décisifs qui ont été les éliminatoires de la Coupe du monde face à la même équipe, l’Égypte. On a pu faire le travail et se qualifier. Par la suite, au mois de juin dernier, il y avait des éliminatoires aussi de la Coupe d’Afrique en 2022. Donc en réalité, depuis la victoire à la CAN, on n’a jamais arrêté et malgré cela, on a quand même bien négocié ces périodes après CAN, avec toute cette euphorie qu’il y avait autour de l’équipe nationale. Nous sommes très satisfaits et nous préparons vraiment cette Coupe du monde avec beaucoup de sérénité.

Avez-vous eu tout de même le temps de profiter un peu de tout ça ? De prendre un peu de recul ?

Oui, on essaye de prendre un petit peu de recul. Mais c’est un peu compliqué. Il y a toujours les gens qui vous ramènent à ça dans la rue, au restaurant et qui vous félicitent pour la victoire. Mais je crois que nous sommes des sportifs de haut niveau, des entraîneurs de haut niveau. C’est vrai que c’est bien de gagner, mais je crois que ce qui est plus important, c’est surtout mobiliser notre équipe pour continuer à gagner et Dieu sait que quand tu as gagné ce n’est pas évident, c’est toujours difficile parce qu’on est attendu. Quand on ne gagnait pas, il y a quelques années, on était déjà attendu, alors aujourd’hui lorsque vous gagnez forcément, vous avez ce costume de favoris.

Il s’est passé beaucoup de choses ces derniers mois depuis le sacre à Olembé, le retour à Dakar. Si vous deviez ne garder qu’un seul moment, le plus riche en émotion pour vous ?

Il y a beaucoup de moments que je peux garder. Mais je crois que quand le président de la République Macky Sall est venu nous accueillir avec tout son gouvernement et toute l’opposition du Sénégal, toutes branches confondues, musulmans, catholiques, croyants, pas croyants… Tout le monde était autour de cette équipe nationale, tous les cœurs étaient verts, jaunes, rouges. On a senti un Sénégal réunifié, un Sénégal fort et ça ce sont vraiment des moments exceptionnels. C’est vrai que quand le président Macky Sall, le gouvernement et l’opposition sont venus recevoir cette coupe et accueillir les Lions, on a senti que le Sénégal était un grand pays et je crois que ça, c’est un grand moment que je ne pourrais pas oublier.

On a eu le temps d’emmagasiner plus d’expérience collective. Aujourd’hui, nous y allons avec beaucoup d’ambition tout en restant aussi réalistes.

Vous regardez maintenant vers le Qatar vers la Coupe du monde. Ce sera l’échéance de la fin de l’année, mais avec quel objectif pour les Lions de la Téranga qui n’avaient pas passé la phase de groupe en 2018 ?

Quatre ans se sont écoulés, on a eu le temps d’emmagasiner plus d’expérience collective. Aujourd’hui, nous y allons avec beaucoup d’ambition tout en restant aussi réalistes. Il ne faut pas non plus oublier qu’à la dernière fois, nous avons été éliminés parce que nous avons pris un carton jaune de plus. C’était d’ailleurs une première pour une équipe d’être éliminée au carton. À côté de cela, c’est vrai que l’on a une équipe compétitive, mais je le disais, avant d’être champions d’Afrique, nous étions attendus, aujourd’hui, nous serons encore plus attendus. Nous avons des ambitions, mais ces ambitions doivent être réalistes et atteignables.

Ce serait quoi une Coupe du monde réussie ?

C’est d’aller le plus loin possible. D’abord sortir de la poule et à partir des huitièmes de finale, on sait que tout est possible. Vous gagnez, vous continuez. Vous perdez, vous rentrez à la maison. Je crois que ce genre de matches, on a l’habitude de les jouer. On a le vécu et l’expérience pour ça. En réalité, on y va vraiment avec beaucoup d’humilité, beaucoup d’ambition, mais aussi beaucoup de confiance.

C’est une Coupe du monde particulière, décalée à l’automne, avec une préparation tronquée pour l’ensemble des sélections avec des joueurs à leur pic de forme. Est-ce que cela peut rendre cette compétition encore plus belle ?

Je ne sais pas. Comme je le dis, on sera en pleine saison. À la CAN, on se plaignait qu’on manquait de temps de préparation, car nous n’avions que 15 jours. Là, on n’aura qu’une semaine. D’où mon inquiétude aujourd’hui de voir nos joueurs, leurs destinations et leurs transferts parce qu’il est important qu’entre juin, juillet, août, jusqu’à septembre et peut-être même novembre, ils soient compétitifs. Actuellement, certains joueurs sont en instance de départ, d’autres ne savent pas trop. Tout cela, c’est un casse-tête pour les sélectionneurs. Si nous arrivons avec des joueurs compétitifs entre juillet et novembre, on aura notre mot à dire sur cette compétition.

La préparation à la Coupe du monde va être très resserrée. Comment allez-vous gérer ce mois de septembre qui va être consacré aux éliminatoires de la CAN ? Est-ce que c’est ne pas une difficulté supplémentaire ?

Il y a un mois, j’ai lancé un appel au nom de tous les sélectionneurs africains qualifiés à la Coupe du monde pour faire savoir que l’on a besoin d’un minimum de préparation pour pouvoir représenter dignement, pas seulement le Sénégal, mais toute l’Afrique. C’est vrai que nous espérons que ces matches d’éliminatoires de la CAN en septembre soient décalés par notre confédération pour y mettre en lieu et place des matches amicaux afin que les cinq représentants du continent africains puissent vraiment se préparer. Nous croisons les doigts et avons bon espoir.

On a parlé aussi beaucoup ces dernières semaines du transfert de Sadio Mané au Bayern Munich qui s’est conclu assez vite. Est-ce que ça a été un soulagement pour vous ?

Tout à fait. En tant que sélectionneur, notre hantise, c’est de voir nos joueurs ne pas connaître rapidement leur destination. Le fait que Sadio Mané ait quitté Liverpool très vite, que les détails de son contrat aient été réglés, je pense que pour lui, c’est mieux. Il pourra vraiment bien préparer ces 4-5 mois qui vont arriver. En réalité, c’est ce que je voudrais pour l’ensemble de mon équipe. Que ces problèmes de contrats puissent être réglés d’ici septembre pour que l’on ne puisse penser qu’à la préparation de la Coupe du monde.

Parmi ces joueurs qui vont être soumis à une rude concurrence dans leurs clubs, il y a Abdou Diallo et Idrissa Gueye au Paris Saint-Germain. Le club recrute notamment au milieu de terrain. Vous conseillerez à Gana de quitter le PSG ?

Je ne comprends pas. Je pense que Gana a déjà fait ses preuves au Paris Saint-Germain. Je pense qu’il n’a pas été plus mauvais qu’un autre, que ce soit l’année dernière ou il y a même deux ans. Maintenant, ce sont les choix des propriétaires du club. Mais je n’ai aucun doute que Gana va trouver un club digne de ce nom où il va continuer à performer et montrer ses véritables qualités.

Est-ce qu’aujourd’hui, je peux me permettre de dire qu’un joueur qui ne joue pas dans son club n’est pas sélectionnable ? Non, je ne le ferai pas !

Le temps de jeu, c’est important ?

Le temps de jeu est important, bien sûr ! Tout sélectionneur a envie que ses joueurs jouent ! Mais la réalité est autre. À côté de cela, ce sont des joueurs professionnels. Ils s’entraînent normalement, ils sont dans un groupe de performance et ce sont les choix d’un entraîneur. Mais ça ne veut pas dire que le joueur est inapte ou blessé. Est-ce qu’aujourd’hui, je peux me permettre de dire qu’un joueur qui ne joue pas dans son club n’est pas sélectionnable ? Non, je ne le ferai pas ! J’ai été footballeur professionnel et je sais que par moment ce sont des choix d’un entraîneur par rapport à des situations dans le club. Donc j’encourage mes joueurs à continuer à travailler et on fera le point d’ici à quelques mois.

►Le Sénégal, qui figurera dans le groupe A, entamera sa Coupe du monde au Qatar face aux Pays-Bas le 21 novembre. Il affrontera ensuite le pays hôte le 25 novembre et l’Équateur le 29.

Avec Rfi

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Koulibaly, départ imminent pour l’Angleterre

Kalidou Koulibaly serait sur le point de s’engager avec Chelsea. Un transfert qui devrait rapporter à Naples. 

Débarqué à Naples à l’été 2014, Kalidou Koulibaly est en passe de changer d’air. D’après le journaliste Fabrice Hawkins, le défenseur de 31 ans serait tout proche de s’engager avec Chelsea pour trois ans.

Les Blues devraient débourser 40 millions d’euros. Pour rappel, l’international sénégalais est sous contrat avec les Partenopei jusqu’en juin 2023.

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