De Laurentis, président du Naples ne veut plus entendre parler de joueurs africains. La raison, leur participation à la Coupe d’Afrique des Nations en pleine saison de championnat. Son ancien joueur, Kalidou Koulibaly, lui a apporté une cinglante réplique ce mercredi, en conférence de presse d’avant-match avec Chelsea.
« Je respecte chaque équipe nationale. Nous devons respecter les équipes nationales africaines tout comme nous respectons les équipes nationales européennes. J’aime jouer pour mon pays et personne ne peut me demander de ne pas aller jouer pour mon pays », a déclaré le capitaine des « Lions ».
Les épousailles, c’est ruineux ! Et à Gatte, village de la commune de Ndangalma, dans le département de Bambey, on sort les barbelés pour soulager les familles déjà éprouvées. Les gâteries destinées à la belle-famille, la dot et bien d’autres gratifications intègrent désormais la « fourchette sociale » convenue.
Par Diène NGOM
DIOURBEL- Gatte serait encore plongé dans l’anonymat n’eut été la mesure prise par les populations pour lutter contre les gaspillages lors des mariages. Cette « législation non écrite » s’est répandue comme une trainée de poudre depuis quelques mois. Arrivé à Séo, le chauffeur de taxi qui nous transporte dans ce village embarque une jeune fille. Elle se nomme Aïssatou Diop et habite Gatte. Le taximan, un tantinet taquin et charmeur, ouvre la discussion : « Avec ta beauté, combien il me faut si je venais demander ta main ? 68 000 FCfa pour la dot ? » Riant à gorge déployée, la demoiselle répond par l’affirmative : « Bien sûr, puisque c’est une décision prise par nos pères. Et c’est une sage mesure ».
Gatte, l’un des plus grands villages du département de Bambey, voire du Sénégal, avec plus de 15 000 habitants, est sur la voie de la modernisation. De nombreuses infrastructures sont réalisées dans cette bourgade, dont deux écoles élémentaires, un collège et un lycée, sans oublier les écoles privées franco-arabe, du primaire à l’enseignement secondaire. La localité est aussi électrifiée. À cela s’ajoute le bitumage de la route principale sur un linéaire de 1,5 km reliant le village à la nationale 2 au niveau du village de Séo. Malgré cet air de progrès, Gatte reste profondément ancré dans sa culture et sa tradition sérère.
À l’Est de la place publique, vers l’école élémentaire franco-arabe, Mame Sokhna Thiam et ses voisines ont créé un petit marché de légumes. Elles discutent de la chaleur qui sévit dans la localité en cette période de l’année. Les propos de la jeune Aïssatou Diop épousent ceux de ces femmes sur la mesure prise par les villageois pour mettre fin au gaspillage lors des mariages. « Les hommes viennent de nous enlever une épine du pied. Depuis que cette mesure a été adoptée dans notre village, les femmes ont l’esprit tranquille », se réjouit Mme Thiam.
Le commandant général des « Mass », Gorgui Diop, chargé de l’application de la mesure, en collaboration avec les comités de veilles des différents quartiers, explique le bien-fondé de cette prescription communautaire. « Nous avons constaté que ce qui se fait actuellement lors des cérémonies, surtout les mariages, n’est pas ce que nos ancêtres nous ont légué. Il y a trop de gaspillage à l’occasion des cérémonies de mariage, avec une concurrence qui ne dit pas son nom, alors que la majorité de la population ne dispose pas de moyens. C’est pourquoi nous avons décidé de remettre certaines choses sur les rails et ainsi éviter à la population ce poids qui pèse sur elle », renseigne-t-il, heureux des effets positifs de ce nouveau code de conduite.
La dot et la part belle au père et à l’oncle
Habillé d’un grand boubou blanc et coiffé d’un bonnet de couleur grise que cache un turban noir et blanc, Gorgui Diop indique que c’est une batterie de mesures prises suite à une assemblée générale qui a été tenue le 6 mars 2022 à la place publique « Nguel Maak » sis au centre des différents quartiers de Gatte. Brandissant un document de trois pages intitulé : « Résolution contre le gaspillage lors des fiançailles et cérémonies de mariage à Gatte », le bonhomme soutient que toutes les différentes générations sont tombées d’accord sur les 13 articles composant cette résolution. De l’article un à quatre, la résolution règlemente les dispositions à prendre le jour de la célébration du mariage. « Le montant de la dot (mariage religieux à la mosquée) est fixé à 68 000 FCfa », lit-on dans l’article 1. Le commandant général des « Mass » précise que cette somme est répartie ainsi qu’il suit : 5000 FCfa pour la mosquée, 2000 FCfa pour la caisse de la génération du père de la mariée, 1000 FCfa pour l’achat d’un pagne pour la mariée et 18 000 FCfa pour la dot (3000 FCfa destinés à l’heureuse élue et 15 000 FCfa pour les frais de réjouissances pour la nuit de noces). À en croire Gorgui Diop, le reste de la somme appartient à l’oncle et au père de la fille sous forme de cadeaux obligatoires à la belle-famille.
Article 5 : 350 000 FCfa et pas de « Ndéyalé »
Par ailleurs, le jour de la célébration du mariage à la mosquée, il est interdit de préparer des repas de quelque nature que ce soit et d’amener des amuse-gueules (beignets, bonbons et autres), encore moins de la boisson au lieu de culte. Seuls six kilogrammes de noix de cola sont autorisés. Pour ce qui est de la cérémonie de mariage traditionnel, le montant est arrêté à 350 000 FCfa selon l’article 5 de la « Résolution ». « Les 150 000 appartiennent à la maman de la mariée et doivent servir à l’achat des ustensiles de cuisine pour sa fille et les 200 000 FCfa pour les repas et l’habillement de la mariée », explique le doyen d’âge. À ce niveau aussi, les clauses sont encore plus corsées. « Nous n’admettons plus les nouvelles pratiques qui consistent à choisir une marraine, « Ndéyalé », un parrain, « Bayalé », un frère ou une sœur « Magalé ». C’est des inventions contraires à nos traditions et qui accentuent le gaspillage », martèle Gorgui Diop.
Une « Résolution » venue à son heure
Bien installée sur sa chaise devant sa maison, Rokhy Diouf est la responsable des femmes du quartier de Gatte Galo. « Certes, ce sont les hommes qui ont établi la « Résolution », mais nous, les femmes, sommes entièrement d’accord. D’ailleurs, nous en sommes les grandes bénéficiaires », confie-t-elle. En sueur à cause de la forte canicule, elle explique qu’auparavant les femmes vendaient tous leurs biens, surtout leurs animaux domestiques, pour subvenir aux dépenses des mariages de leurs filles. Cela avait accentué la pauvreté des ménages dans cette localité. Mais, grâce à cette nouvelle donne, les femmes vont pouvoir faire des économies et participer au développement du village.
Entourée des femmes, la « Bajenu Gox » de Gatte Galo, Amy Ndiaye, est venue pour le pesage des enfants. Devant sa balance, elle estime que c’est une mesure venue à son heure et les femmes doivent avoir l’autorité sur leurs filles pour qu’elle soit respectée. « Pour les besoins des cérémonies de mariage de leurs filles, certaines femmes allaient à Dakar, à la recherche du travail, pour gagner de l’argent et le gaspiller en une soirée, alors que nous vivons dans une localité sous-développée », rappelle-t-elle.
Des filles font des chichis
Cependant, certaines filles expriment tout bas leur désaccord par rapport à cette « fatwa ». Elles pensent délocaliser leurs cérémonies pour faire bombance. Teint noir, la taille moyenne, cette jeune fille souhaite garder l’anonymat. Elle estime que les épousailles sont le seul moment pour la jeune fille. Donc, elle doit bien la préparer et aucune dépense n’est de trop. « Je vais laisser mes parents sceller mon mariage ici, mais j’irai à Dakar, chez mes tantes, pour y faire la fête. Je vais, comme mes copines qui sont déjà mariées, organiser une grande cérémonie avec tout ce qui va avec. D’ailleurs, c’est pour cela que je ne vais pas me marier avec un homme qui habite le village », dit-elle le ton ferme.
Un coup d’accélérateur
À Gatte, l’instauration de l’ « article », appellation locale de la mesure prise par les populations, a accéléré les unions sacrées. À en croire Gorgui Diop, chargé de l’application de la mesure en collaboration avec les comités de veille des différents quartiers, plus de 20 mariages ont eu lieu dans les différents quartiers et en parfaite conformité avec la nouvelle règlementation. Professeur d’Économie familiale au collège de Gawane, Ibrahima Thiam s’est marié en avril dernier, quelques semaines après la « fatwa ». « Je n’ai remis que 68 000 FCfa et cela m’a permis de faire beaucoup d’économies et de bien équiper notre chambre. Nous nous réjouissons vraiment de la « Résolution » et des avantages qu’elle offre », magnifie-t-il. Son épouse se dit être très fière d’avoir eu un mariage sobre, contrairement à ce qui se faisait avant.
Une amende de 150 000 FCfa
Le village de Gatte est composé de neuf quartiers : Gatte Gallo, Gallo Yass, Ngouye, Diockoul 1, Diockoul 2, Ndiambour, Sassar, Ngueweul Niénio et Mbind Demba. Ces six quartiers forment un cercle entourant la place publique communément appelée « Nguel Maak ». Chaque quartier a la taille d’un village vu sa population. C’est la raison pour laquelle chaque entité a un chef de village. Toutefois, les habitants se retrouvent tous à la place publique, lieu sacré avec ses baobabs et un grand fromager. Le commandant des « Mass », Gorgui Diop, affirme que celui qui ne respecte pas la résolution risque des sanctions. « Une amende de 100 000 FCfa est infligée au père du garçon et 50 000 FCfa à la fille lorsqu’ils passent outre la « Résolution », dit-il intransigeant. En plus des amendes, ces familles seront mises en marge. « Plus personne dans le village, insiste-t-il, n’aurait plus affaire à ces familles ». Pour une bonne application de la mesure, un comité de veille est installé dans chaque quartier. Il est chargé d’abord de contrôler, de rappeler à l’ordre par la négociation si nécessaire. Si la personne persiste, il transmet le dossier au commandant des « Mass » pour l’application des sanctions prévues par la « Résolution ».
Après la cérémonie des Caf Awards, où l’équipe nationale du Sénégal a remporté presque tous les prix, le Président de l’instance faîtière du football sénégalais a accordé une interview à JeuneAfrique.
A la question de savoir ce qui distingue l’Equipe de football sénégalaise de 2002, qui avait de belles individualités mais aucun titre, de celle d’aujourd’hui, qui est championne d’Afrique, Augustin Senghor de répondre : « En 2002, nous avons marqué les esprits en arrivant en finale de la Can, puis en nous hissant en quart de finale de la Coupe du monde. Nous disposions alors d’une génération exceptionnelle, arrivée à maturation entre 2000 et 2002, grâce aux nombreux binationaux et expatriés qui évoluaient dans des clubs européens, ainsi qu’au travail de l’entraîneur de l’époque. Pour autant, ces performances n’étaient pas liées à un travail de fond».
Selon le Président de la Fédération sénégalaise de Football, « il n’y avait pas de bases solides et nous n’avions pas anticipé la transition générationnelle. Cela s’est vu après cette Coupe du monde : le Sénégal a connu la plus grosse crise de l’histoire de son football, en ne se sélectionnant pour aucune qualification majeure pendant dix ans. Pendant des années, nous nous sommes attelés à travailler à la base, en réorganisant la Fédération tout en structurant les équipes nationales »
« Le résultat d’aujourd’hui n’est pas le fruit du hasard. Nous sommes arrivés en finale des deux dernières Can, et nous sommes le premier pays en Afrique depuis quatre ans au classement de la Fifa. Cependant, nous ne serons pleinement satisfaits que si la Fédération parvient à se renouveler et à maintenir son niveau de compétitivité après le départ de l’actuelle génération », a-t-il conclu.
Augustin Senghor est catégorique : « l’avenir du football mondial appartient à… »
Le Président de l’instance dirigeante du football sénégalais Augustin Senghor est convaincu que l’avenir du football mondial appartient à l’Afrique. Devant le journaliste de JeuneAfrique, Augustin Senghor a répondu à la question : Comme d’autres présidents de fédérations africaines, vous vous êtes déclaré favorable au passage de la Coupe du monde de quatre à deux ans. Où en sont les discussions sur le sujet ?
Selon le Dirigeant du football sénégalais, « sous la présidence de Sepp Blatter (1998-2015), nous nous sentions sous-représentés. On nous demandait de gagner la Coupe du monde avec cinq équipes africaines sur cinquante-quatre nations, là où l’Europe en comptait 13 au total. » « Aujourd’hui, estime Augustin Senghor, l’Afrique a besoin de générer beaucoup de ressources pour son développement, et on sait bien que ces coupes du monde y contribuent. Raccourcir l’intervalle à deux ans nous permettrait également de jouer plus souvent à un plus haut niveau. Nous, dirigeants africains, sommes parfaitement conscients que l’avenir du football mondial appartient à l’Afrique ». « C’est d’ailleurs, dit-il, peut-être ce qui explique chez certains la peur du changement. Mais le train du football africain est en marche et personne ne pourra l’arrêter. »
C’est dans l’air du temps. Un remaniement ministériel serait en cours d’après les informations qui sont distillées depuis quelques heures. Ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam a éclairé la lanterne à l’opinion publique, sur Itv dans l’émission «La Totale» . Selon lui, il n’y a pas de décret de dissolution pour le moment. «Le Président a félicité les ministres qui ont gagné,a remercié et encouragé les perdants. Il a demandé aux ministres de préparer les dossiers et de gérer les affaires courantes. Pour le moment aucun décret de dissolution n’a été pris », a-t-il précisé.
L’idée d’une cohabitation est de plus en plus agitée par certains acteurs politiques notamment ceux du côté de l’opposition. Du fait de sa nouveauté, dans le landerneau politique sénégalais, le terme cohabitation reste encore flou pour les profanes. C’est pour cela que Seneweb est allé à la rencontre de l’enseignant-chercheur de droit public de la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’UCAD, Mouhamadou Ngouda MBOUP qui a décortiqué ce concept. Au cours de cet entretien, il a levé le voile sur les scénarii en cas cohabitation.
Qu’est-ce qu’une cohabitation professeur ?
De façon simple, la cohabitation, c’est le partage du pouvoir entre le Président de la République et l’opposition si celle-ci obtient la majorité à l’Assemblée nationale à l’issue d’élections législatives, elle est différente de la concordance des majorités présidentielle et parlementaire. En période de cohabitation, l’action politique est contrôlée par l’opposition majoritaire à l’Assemblée nationale. Il suffit de partir du préambule de la Constitution pour mieux comprendre.
Le Préambule de la Constitution précise : »Le Peuple du Sénégal souverain proclame la séparation et l’équilibre des pouvoirs conçus et exercés à travers des procédures démocratiques. La volonté du Sénégal d’être, un Etat moderne qui fonctionne selon le jeu loyal et équitable entre une majorité qui gouverne et une opposition démocratique, et un Etat qui reconnaît cette opposition comme un pilier fondamental de la démocratie et un rouage fondamental indispensable au bon fonctionnement du mécanisme démocratique ».
On le voit, dès l’entame, c’est la majorité qui gouverne. Mais quelle majorité ? Présidentielle ou parlementaire ? Tout dépend ainsi de la concordance de majorités où lorsque le Président fait face à une majorité hostile à sa politique. En tout état de cause, la lettre de la Constitution attribue au Président de la République la prérogative de déterminer la politique de la Nation (article 42 de la Constitution).
Quel pouvoir est partagé, du moment où il s’agit de la séparation des pouvoirs ?
L’opposition va prendre le contrôle de l’Assemblée nationale et éventuellement du gouvernement (si le Président accepte de nommer un premier issu de ses rangs car l’article 49 de la Constitution n’oblige pas le Président de la République à nommer un membre de l’opposition comme premier Ministre ou un gouvernement composé par l’opposition. Donc, pour une cohabitation, c’est en réalité le pouvoir Exécutif qui est partagé, le Pouvoir législatif étant contrôlé par l’opposition. Le premier Ministre et le Gouvernement ou une partie du gouvernement sont issus de la coalition majoritaire à l’Assemblée nationale.
Toutefois, il faut signaler que la situation du Sénégal est un peu différente de celle de la France :
– En France, en cas de cohabitation, c’est le gouvernement qui détermine et conduit la politique de la Nation (article 20 de la Constitution) et le Président de la République va gérer les affaires étrangères et les grandes options ;
– Au Sénégal, il revient au Président de la République de déterminer la politique de la Nation (article 42 de la Constitution); – En France, le premier Ministre doit conduire la politique déterminée par le Gouvernement ;- Au Sénégal, le Président détermine, le Gouvernement conduit et coordonne la politique de la Nation sous la direction du premier Ministre (article 53 de la Constitution). On le voit, les tâches sont bien réparties.Les inquiétudes par rapport à un blocage sont donc fondées…En cas de cohabitation, les acteurs politiques doivent trouver des compromis dynamiques. Le premier Ministre et le Président de la République qui ne seraient pas du même camp doivent forcément discuter et trouver des compromis sur les grandes orientations de la politique nationale. En l’absence de compromis, il existe des risques de blocage institutionnel ou de crise (institutionnelle ou de régime). Une telle situation pourrait affecter le bon fonctionnement régulier des institutions.
Le Président de la République a des pouvoirs propres qui sont au nombre de 14 (article 43 de la Constitution) qu’il ne partage avec personne.A côté de ces pouvoirs propres du Président, il existe un domaine partagé avec le premier Ministre (les deux têtes de l’Exécutif). En l’espèce, les pouvoirs du Président appellent ceux du premier Ministre et vice-versa, notamment les nominations aux emplois civils, la présentation des projets de lois à l’Assemblée nationale, l’élaboration et le vote du budget, la composition du gouvernement (les ministres sont nommés sur proposition du premier Ministre), la promulgation des lois, la signature des décrets et leur application, etc.
Quelles seraient les conséquences en cas d’absence de compromis ?
En l’absence de compromis, le premier Ministre et sa majorité parlementaire pourraient empêcher au Président de la République de mettre en œuvre sa politique ou une partie de sa politique. L’Assemblée nationale pourrait retarder, bloquer ou rejeter certaines mesures ou actions du Président de la République. Par exemple, à l’occasion de la discussion et du vote budget de l’État, l’Assemblée nationale pourrait l’amender substantiellement, à changer ses grandes orientations voire le rejeter tout simplement (article 68 de la Constitution). En cas de vote de rejet de la loi de finances, la Constitution permet au Président de la République de reconduire, par décret, les services votés (article 68).
Le Président de la République qui va toujours gérer les affaires étrangères pourrait se retrouver en difficulté en l’absence de compromis dans la mesure où l’Assemblée Nationale est la seule institution habilitée à ratifier les traités négociés par le Président (article 98 de la Constitution).
En l’absence de compromis et en cas de refus du Président de la République de nommer un Premier Ministre issu des rangs de l’opposition, celle-ci pourrait renverser le Gouvernement par le biais de la motion de censure (article 86 de la Constitution).
Contrairement à la Constitution française qui n’encadre pas le pouvoir de dissolution du Président de la République (contrepartie de la motion de censure), au Sénégal, pour dissoudre l’Assemblée nationale, le Président de la République est tenu d’attendre au moins deux ans de législature (article 87 de la Constitution). Face au droit de dissolution que détient le Président de la République, l’Assemblée nationale sénégalaise est mieux protégée que celle française… Il faut juste rappeler que la cohabitation a ses avantages comme elle a ses inconvénients. Elle a marché dans certains pays africains, dans d’autres elle a échoué. Toutefois, elle est signe de vitalité démocratique du moment que le suffrage universel est le critère convenu de la démocratie. Le Sénégal doit être au-dessus de tout et les acteurs politiques doivent se parler pour tirer le pays vers le haut.
Disputer la bagatelle de 28 combats, dont 19 victoires, n’est pas donné. Et Bombardier l’a fait. Être élu deux fois successivement meilleur lutteur de l’année par l’Association Nationale de la Presse Sportive (ANPS) n’est pas à la portée de n’importe quel lutteur. Bombardier l’a pourtant réussi en 2013-2014 et 2014-2015. Être deux fois Roi des arènes (après une victoire sur Tyson le 25 décembre 2002, et une autre sur Balla Gaye 2 le 8 Juin 2014), il fallait le faire. Et le B52 de Mbour l’a effectivement fait.
Dès lors, le fils de Mbour avait-il même besoin de prolonger au-delà de ses 45 ans pour chercher à relever d’autres défis ? D’aucuns n’hésitent pas à répondre par la négative.
Mais, maintenant qu’il l’a fait, et après une deuxième victoire sur Balla Gaye 2, suivie d’une deuxième défaite devant Eumeu Sène, qu’est-ce qui reste à Bombardier ?
Certains estiment qu’il doit encore lutter contre certains des VIP. D’autres sont d’avis qu’il doit plutôt donner leur chance à un ou deux jeune(s) lutteur(s).
L’avenir proche nous édifiera sur le choix de borom goudi goudi Mbour. Ce qui est sûr, en revanche, c’est que son combat contre Ama Baldé est agité depuis un moment.
Le lauréat du Ballon d’Or 2022 sera désigné le 17 octobre prochain, soit deux mois plus tôt que la date habituelle. Le prix annuel est décerné par le magazine d’information français France Football au footballeur le plus performant d’une année civile.
Le Ballon d’Or est, sans aucun doute, le prix individuel le plus prestigieux du football. Le lauréat est choisi par une combinaison de votes des représentants des médias, des capitaines des équipes nationales et des entraîneurs. La course au Ballon d’Or est en train de se réchauffer et elle sera encore plus intense lorsque le ballon commencera à rouler lors de la saison 2022-23. France Football publiera la liste des 30 joueurs présélectionnés le 12 août. Mais nous avons déjà une très bonne idée de qui seront les principaux prétendants au prix cette année. Sans plus attendre, jetons un coup d’œil aux cinq principaux prétendants au Ballon d’Or cette année.
#5 Robert Lewandowski (Pologne/Barcelone)
Robert Lewandowski a décroché son deuxième Soulier d’or européen consécutif lors de la saison 2021-22, en marquant 35 buts pour le Bayern Munich en Bundesliga. Lewandowski est le buteur le plus prolifique d’Europe depuis un certain temps et a marqué 50 fois et délivré sept passes décisives en 46 apparitions toutes compétitions confondues la saison dernière. Il a également joué un rôle clé dans la qualification de la Pologne pour la Coupe du monde.
Le joueur de 33 ans a marqué un but lors de la finale des éliminatoires de la Coupe du monde contre la Suède et ses contributions ont été essentielles pour que le Bayern Munich remporte le titre de Bundesliga. Cependant, avec seulement le titre de Bundesliga dans son armoire à trophées cette année, Lewandowski pourrait une fois de plus ne pas remporter le Ballon d’Or. Lewandowski a quitté le Bayern Munich pour rejoindre le FC Barcelone plus tôt cet été pour un montant de 45 millions d’euros.
#4 Vinicius Jr. (Brésil/Real Madrid)
Vinicius Jr. a véritablement annoncé son arrivée sur la grande scène lors de la saison 2021-22. Il est passé de l’époque où il était un talent mercuriel qui soufflait le chaud et le froid à celle où il doublait ses forces pour éclater et devenir l’un des meilleurs attaquants d’Europe. Vinicius était dans une forme phénoménale avec le Real Madrid la saison dernière. Il était confiant dans ses foulées et faisait reculer les défenseurs à chaque fois qu’il touchait le ballon. L’ailier brésilien a également formé une merveilleuse association avec Karim Benzema et le duo a aidé le Real Madrid à dominer la Liga.
En 52 apparitions toutes compétitions confondues lors de la saison 2021-22, Vinicius a marqué 22 buts et délivré 20 passes décisives. Il a marqué le seul but de la finale de la Ligue des champions pour le Real Madrid contre Liverpool et a joué un rôle crucial pour faire des Blancos les champions d’Europe. Vinicius était un rouage essentiel de l’équipe qui a également remporté le titre de la Liga la saison dernière. Le joueur de 22 ans doit être un candidat de premier plan pour remporter le Ballon d’Or cette année.
#3 Kylian Mbappe (France/Paris Saint-Germain)
Les statistiques de Kylian Mbappe lors de la saison 2021-22 devraient suffire à lui valoir une place sur le podium du Ballon d’Or. En 46 apparitions toutes compétitions confondues avec le Paris Saint-Germain, Mbappe a marqué 39 buts et délivré 26 passes décisives. Il s’est imposé comme l’attaquant le plus intimidant d’Europe à l’heure actuelle. Le Français trouve le moyen d’influer sur presque tous les matchs qu’il joue et est prolifique dans ses contributions aux buts. Cependant, tout comme Lewandowski, les chances de Mbappe de remporter le Ballon d’Or sont limitées car il n’a que le titre de Ligue 1 à son palmarès la saison dernière.
#2 Sadio Mané (Sénégal/Bayern Munich)
Sadio Mané a connu des moments difficiles lors de la première moitié de la saison 2021-22. Mais il est revenu à son meilleur niveau après le tournant de l’année. Il a donné un coup de pied dans son sillage et a été dans une forme sensationnelle à la fois pour le club et le pays en 2022. Il a mené le Sénégal à un parcours triomphal lors de l’AFCON 2021 et a été nommé « joueur du tournoi ». Il les a également menés à la qualification pour la Coupe du monde. De retour à Liverpool, il a fait la transition en tant qu’avant-centre et a fini par être assez solide.
Mane a terminé la saison 2021-22 avec 23 buts et cinq passes décisives en 51 apparitions dans toutes les compétitions pour l’équipe de Jurgen Klopp la saison dernière. Le joueur de 30 ans a également été récemment nommé joueur de l’année de la CAF. Il a également joué un rôle crucial pour Liverpool lors de ses victoires en FA Cup et en League Cup. En vertu de tous ces accomplissements, Mane est un candidat de choix pour le Ballon d’Or 2022. Il a rejoint le Bayern Munich en provenance de Liverpool plus tôt cet été pour un montant de 32 millions d’euros.
#1 Karim Benzema (France/Real Madrid)
Karim Benzema est le grand favori pour remporter le Ballon d’Or cette année. En fait, il serait criminel de refuser à Benzema le Ballon d’Or après l’année qu’il a connue. Son talent individuel a permis au Real Madrid de remporter la Liga et la Ligue des champions la saison dernière. Le Français a été dans une forme éblouissante pour les Blancos dans les phases à élimination directe de la Ligue des champions la saison dernière. Il a notamment réalisé des triplés contre le PSG et Chelsea, respectivement en huitième et en quart de finale, avant d’inscrire un doublé contre Manchester City en demi-finale.
Il convient également de noter qu’il a marqué le but de la victoire lors des matchs contre ces trois équipes. Benzema a terminé la saison 2021-22 avec 44 buts et 15 passes décisives en 46 apparitions toutes compétitions confondues pour les hommes de Carlo Ancelotti la saison dernière. Il a également été le meilleur buteur de la Liga lors de la saison 2021-22, avec 27 buts à son actif en 32 apparitions.
L’affaire défraie la chronique. L’ancien directeur général du Centre des Œuvres universitaires de Dakar COUD), Sitor Ndour, est accusé de viol par sa femme de ménage âgée de 16 ans. Il aurait abusé de A. Thiam, qu’il avait recrutée la veille de la Tabaski.
Après la diffusion de l’entretien avec la mère de la victime présumée, Ndira Dione, l’ancien directeur général du COUD a rejeté les accusations, affirmant à nos confrères de Seneweb qu’il fait l’objet de chantage et d’extorsion de fonds.
Mais des révélations du quotidien Libération dans son édition de ce mercredi, fragilisent cette ligne de défense. Parmi ces éléments, le journal révèle une communication téléphonique entre Ndira Dione et l’accusé. L’échange a eu lieu peu après les faits présumés. A cet instant, A. Thiam ne s’était pas encore rendue à l’hôpital et n’avait pas encore porté plainte à la gendarmerie de la Foire.
Au cours de cette fameuse conservation téléphonique, poursuit le journal Libération, Sitor Ndour a d’abord multiplié les dénégations. Malgré tout, il a proposé à Ndira Dione de lui offrir tout ce qu’elle veut afin d’obtenir son silence et qu’elle se garde de porter plainte.
« Adama est venue me montrer sa main en pleurant, mais je ne lui ai rien fait. Que vous ayez raison ou pas, je serai déshonoré si vous portez plainte. Une autorité m’a dit que si le dossier arrive chez les gendarmes, les journaux et les radios seront au courant. Je te demande de parler avec son père… », aurait déclaré le responsable politique de l’Apr, Sitor Ndour, lors de l’échange téléphonique avec Ndira Dione.
L’enregistrement de la discussion, qui s’est déroulée en sérère, a été versé au dossier que la gendarmerie de la Foire a transmis au parquet.
Autres éléments ajoutés au rapport de la gendarmerie, selon le journal : un drap portant des traces de liquide ressemblant à du sperme et une photo des poignets de la victime présumée portant des marques de violence.
La même source signale que Sitor Ndour a lui-même porté plainte à la gendarmerie contre la mère de A. Thiam pour diffamation, le 20 juillet dernier.
Sa plainte intervient après un Sms d’un journaliste de Walf, la veille. Le même Chroniqueur et spécialiste des affaires judiciaires à Walf est revenu à la charge, le lendemain vers 10 heures, en appelant Sitor Ndour pour recueillir son témoignage sur cette affaire. Aussitôt, l’ex-DG du COUD s’est rendu à la gendarmerie pour porter plainte le même jour.
Spécialiste des sports de combat, à cheval entre la France, où il donne des cours, et le Sénégal, Samir Fawaz a été le préparateur physique de Tapha Tine pendant plusieurs années. Aujourd’hui, il a accepté, pour Les Arènes, de donner une analyse du combat du 7 Août 2022, entre Balla Gaye 2 et Gris Bordeaux. « Ce sera un combat serré. Gris devrait boxer à distance. Et si l’occasion se présente, rentrer en lutte rapidement. Quant à Balla, il devrait favoriser sa lutte et ne pas rentrer dans le jeu de Gris Bordeaux. Par rapport aux chances de l’un et de l’autre, je dirais que c’est du 50/50. Tous les deux sont intelligents », fait savoir notre analyste du jour.
À la question de savoir qui a l’avantage de la boxe ou de la lutte pure, voici la réponse de Samir. « Gris Bordeaux a l’avantage de la boxe, Balla Gaye 2 celui de la lutte pure. »
Après six ans passés à Liverpool, Sadio Mané s’est engagé pour trois années en faveur du Bayern Munich. Alors qu’il a porté 10 à Liverpool, l’attaquant sénégalais a choisi de porter le numéro 17 en Allemagne.
Un choix qu’il a expliqué lors d’une interview accordée à un magazine du club de la formation Bavaroise.
« Quand mon transfert a été décidé, j’ai demandé quels numéros étaient encore disponibles et j’ai opté pour le 17. Je sais que certains grands joueurs l’ont porté – en plus, le 17 est composé de 10 et 7, deux numéros que j’aime beaucoup. C’est le numéro parfait pour moi », a déclaré.
Pour rappel, l’ancien de Salzbourg a déjà remporté son premier trophée avec le Bayern Munich samedi, après la victoire en Supercoupe d’Allemagne face à Leipzig (5-3). Il devrait aussi débuter la première journée de Bundesliga face à Francfort vendredi prochain.