Dans le cadre de son combat de ce samedi 24 Septembre 2022, en Pologne, contre le Brésilien Zuluzinho, Bombardier a voyagé seulement mercredi pour arriver à Varsovie le jeudi 22. Et c’est un programme assez fourni qui l’attend, avant le duel proprement dit, particulièrement entre le vendredi et le samedi. Ainsi, nous informe son agent Moussa Loos, le B52 devra se soumettre aux pesées, au face-à-face avec la presse entre autres aspects du contrat.
Programme de Bombardier en 2 jours
Vendredi à 10h30 : première pesée
Vendredi à 17h00 : pesée officielle suivie de la remise du matériel de combat (maillots, gants… )
Le milieu de terrain sénégalais du Rayo Vallecano (Espagne), Pathé Ciss, a une belle carte à jouer avec les Lions du Sénégal dont il peut devenir une pièce maîtresse.
Pathé Ciss arrive en sélection nationale au moment où l’Equipe nationale s’engage dans une transition, après son premier sacre en Coupe d’Afrique des nations, en février dernier.
Agé de 28 ans, le milieu de terrain sénégalais du Rayo Vallecano (Espagne) a été appelé en Equipe nationale pour les matchs amicaux contre la Bolivie (samedi 24 septembre) et l’Iran (mardi 27 septembre), pour la préparation de la Coupe du monde prévue du 20 novembre au 18 décembre au Qatar.
Le milieu de terrain a particulièrement brillé en Liga, la saison dernière. Il a donc des atouts à faire valoir pour apporter beaucoup aux Lions, à un moment où ils doivent négocier un tournant délicat de leur histoire.
Le sélectionneur national, Aliou Cissé, peut bien appeler les observateurs à «avoir du respect pour les champions d’Afrique». N’empêche, il sait, lui-même, que le moment est venu d’injecter du sang neuf dans des secteurs dont les cadres semblent s’acheminer vers la fin de carrière.
Cissé peut toujours compter sur des cadres comme Idrissa Gana Guèye (Everton) et Cheikhou Kouyaté (Nottingham Forest), mais il sait aussi qu’il lui faut préparer l’avenir. D’où la convocation de Mamadou Loum Ndiaye (Reading) et de Moustapha Name (Paphos Fc), par exemple. Mais ces deux joueurs tardent à bousculer la hiérarchie.
Pape Guèye (Marseille) et Nampalys Mendy (Leicester) ont tous deux réussi -le second mieux que le premier- à occuper une place de choix, mais d’autres talents sont les bienvenus. Pour qui veut bâtir une équipe encore plus complète et en faire une machine redoutable.
Solide à son poste dans un championnat aussi relevé que la Liga, Pathé Ciss, ancien pensionnaire de Diambars, joue aussi quelque part pour sa famille. Son frère aîné, Saliou Ciss, sélectionné dans l’équipe type de la Can 2021, cherche à rebondir après la fin de son contrat avec Nancy (France). Il peut aussi faire la fierté de son père, Ibrahima Ciss, un ancien attaquant de Yeggo, qui a fait quelques apparitions en sélection nationale dans les années 1990.
Devenu formateur à l’institut Diambars, Ciss-père, déjà heureux des performances du milieu de terrain en Liga, aurait aimé voir ses deux enfants jouer ensemble sous la tunique frappée de la tête de Lion.
Passé par les clubs de seconde zone au Portugal (Uniao Madeira et Famalicao) et en Espagne (Fuenlabrada), Pathé Ciss sait qu’une grande opportunité s’offre désormais à lui, celle de disputer la Coupe du monde.
Et cela commence certainement dès ce samedi, contre la Bolivie, au stade de la Source d’Orléans (France), pendant ce stage des Lions durant lequel il doit donner des certitudes à Aliou Cissé.
Pas seulement dans le jeu mais aussi dans sa capacité à évoluer dans son groupe de performance que le sélectionneur national tient à façonner, pour amener tout le monde dans la même direction.
Ce ne sera certainement pas une partie de plaisir, mais le milieu de terrain a le talent qu’il faut pour faire partie de l’aventure du Mondial avec les Lions. Une chance qui n’arrive pas tous les jours et une expérience que son frère aîné, qui attend de trouver un point de chute, a failli vivre en 2018 avant qu’une blessure ne l’oblige à déclarer forfait. Avec aps
R. M. T. Sène n’a vraiment pas froid aux yeux. Âgée seulement de 17 ans, elle s’aventure déjà dans la délinquance. La mineure qui a redoublé la classe de troisième et qui veut par tous les moyens passer en classe supérieure décide d’user de subterfuges pour y parvenir. Et pour se faire, elle subtilise les bijoux en or de sa cousine pour les revendre avec l’aide de M. Diallo, à A. Hanne.
Selon son oncle Moussa Sène qui a découvert le vol, les joyaux étaient jalousement gardés par sa grand-mère, une malvoyante. Un jour, alors qu’elle rangeait les habits de cette dernière, R. Sene en profite pour passer à l’acte, en emportant une chaîne, des boucles d’oreilles, un bracelet et une bague. Pour ne pas éveiller les soupçons, elle laisse le coffret vide à sa place habituelle. Son forfait a été découvert quand la grand-mère avait décidé de changer l’endroit où elle avait gardé les bijoux.
Après moult recherches, elle s’en ouvre à Moussa Sène qui a pensé que sa nièce est mêlée à cette histoire de vol. Sans tarder, il soumet celle-ci à un interrogatoire. R. Sene qui a tenté dans un premier temps de nier les faits, s’est résignée à tout reconnaître. Par la même occasion, elle a balancé ses complices M. Diallo et Alassane Hanne. C’est ainsi qu’une plainte a été déposée contre tous les trois au commissariat de Dieuppeul.
Face aux enquêteurs, R. M. T Sene, née en 2005 réitère les aveux qu’elle avait tenus devant son oncle. «Je reconnais exactement les faits qui me sont reprochés. J’habite au quartier de Derklé avec ma grand-mère qui est malvoyante. Un jour, je rangeais son armoire lorsque j’ai remarqué la présence de bijoux en or. Il s’agit, d’une chaîne, d’une bague, d’un bracelet et des boucles d’oreilles. J’ai décidé de voler ces bijoux et de les revendre pour me faire de l’argent», a-t-elle soutenu à l’enquête.
Elle précise les avoir remis à M. Diallo pour qu’il les vende pour son compte. «Il est allé vendre les bijoux et m’a rapporté la somme de 125.000 francs CFA. J’ai pris les 100.000 pour les donner au nommé L. Gueye, j’ai remis 15.000 francs au nommé Serigne M. Diallo et j’ai gardé les 10.000 franc CFA», renseigne-t-elle.
Bijoutier de son état, A. Hanne révèle qu’il y’a de cela deux semaines, que le nommé M. Diallo était venu à son magasin pour lui vendre des bijoux. «Nous avons discuté et il m’a montré une parure et des boucles d’oreilles. Nous avons conclu la vente pour un montant compris entre 250.000 et 245.000 francs CFA. Il est rentré et quelques temps après il est revenu avec une bague et un bracelet. Je lui ai encore donné la somme de 250.000 francs CFA», a raconté le bijoutier qui officie au marché Tilène.
Pour sa part, M. Diallo, à l’instar de ses prédécesseurs, soutient : «Je suis un ami de la nommée R. Sene. Elle fréquente mon quartier d’où nous avons eu à faire connaissance et à sympathiser. Il y a peu de temps, elle m’a contacté pour me demander de vendre pour son compte des bijoux en or. Lorsque je l’ai interpellé sur l’origine des bijoux, elle m’a affirmé les avoir reçus comme cadeau à l’occasion du mariage d’une de ses cousines. Elle m’a déclaré vouloir les vendre pour payer quelqu’un afin que ce dernier puisse lui fournir un bulletin de note afin qu’elle puisse passer en classe supérieure».
Aliou Cissé cherche à avoir une attaque de feu, efficace et capable de mettre des buts. Ce jeudi, à deux jours du match amical contre la Bolivie, le sélectionneur national a beaucoup insisté sur l’animation offensive, et l’efficacité devant les buts.
Les Lions ont effectué leur galop d’entrainement, ce jeudi, à deux jours de leur rencontre contre la Bolivie. Un match comptant pour les préparatifs de la coupe du monde Qatar 2022. Logé dans la poule A, le Sénégal va jouer son premier match du tournoi contre le favori du groupe A, les Pays-Bas. Toujours dans leur préparation, après ce match contre cette équipe sud-américaine, les champions d’Afrique, vont croiser l’Iran le 27 septembre. Mais en attendant, on peut dire que le sélectionneur est en train de retrouver petit à petit, un groupe compétitif, pour ces deux matchs tests avant ce grand rendez-vous du football mondial.
Aliou Cissé retrouve petit à petit son groupe de performance…
En fait, d’après les informations qui nous sont parvenues d’Orléans, à part les joueurs qui sont déjà déclarés forfaits, tout le reste de l’effectif, s’est entrainé. Une séance d’entrainement qui s’est déroulée dans une très bonne ambiance de groupe, où le sectionneur national, a mis en place pas mal d’ateliers, pour peaufiner ses différentes stratégies. Et ce jeudi, El Tactico a beaucoup insisté sur l’animation offensive. Les attaquants ont été beaucoup sollicités, pour insister sur l’efficacité offensive. Une occasion pour la star des Lions Sadio Mané de beaucoup régalé, avec des buts, le public qui avait fait le déplacement pour suivre l’entraînement de l’équipe nationale du Sénégal.
Dans le Footballclubdemarseille, l’agent de joueurs Cyril Astier est revenu avec regrets sur le fait que le club ne croit pas en Bamba Dieng. Selon lui, Luis Suarez passera avec le sénégalais dans la hiérarchie d’Igor Tudor.
Récemment, Igor Tudor a réintégré l’attaquant Bamba Dieng dans le groupe face à Rennes, toutefois, le sénégalais n’était pas dans l’effectif pour cette rencontre. L’agent de joueurs Cyril Astier s’est confié dans le Footballclubdemarseille sur le cas de l’international sénégalais. Selon lui, Bamba Dieng n’a pas la confiance de sa direction et pire encore, Luis Suarez a été recruté pour lui passer devant dans la hiérarchie des attaquants.
« Je ne suis pas sûr que la direction croit en lui »
« Quand il recrute Luis Suarez cet été et Cédric Bakambu cet hiver, ils ont l’intention de vendre Bamba (Dieng). Est ce qu’il croit véritablement en lui ? Aujourd’hui c’est ça la vraie question. Je pense que le joueur et son entourage doivent le réceptionner de la manière suivante. Il doit se dire qu’on ne lui fait pas confiance.
Plus que de la pression, c’est plutôt l’état d’esprit dans lequel se trouve Dieng aujourd’hui qui pose question. Il est jeune, il a envie de réussir à l’OM mais je ne suis pas sûr que la direction croit en lui. Il y a aussi des volontés de l’entraineur d’intégrer certains joueurs et d’en écarter d’autres pour des raisons sportives ou extra sportives. On n’est pas dans la tête de Tudor mais si c’est lui qui a voulu faire venir Suarez, il passera avant Dieng ».
Difficile à dire si Bamba Dieng aura encore sa chance ou non, en tout cas pour l’instant il a réintégré le groupe sans faire partie des 20 joueurs sur la feuille de match. L’international sénégalais pourrait faire un choix en fin de saison.
Plusieurs dizaines de millions de francs suisses ont transité dans des comptes appartenant au groupe AOG, lié à une affaire de corruption au Nigeria, et à plusieurs personnalités politiques africaines.
Les « Suisse Secrets » n’ont pas fini de livrer tous leurs secrets. La fuite de données de Credit Suisse apporte aujourd’hui un nouvel éclairage sur une gigantesque affaire de corruption sur des contrats pétroliers au Nigeria à la fin des années 1990. Dans article publié ce 22 septembre, nos partenaires de l’Organisation Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP) révèlent l’existence de cinq comptes en banque suisses, jusqu’alors inconnus, contrôlés par des employés de Addax Petroleum.
Cette société, sortie de nulle part, avait obtenu en 1998 l’un des contrats pétroliers les plus lucratifs de l’histoire du Nigeria. Une enquête nigériane avait, par la suite, établi qu’elle avait, en échange, versé plusieurs millions de dollars de pots-de-vin au clan du dictateur Sani Abacha. Les recherches de l’OCCRP permettent aujourd’hui d’établir que plusieurs autres figures politiques majeures en Afrique occidentale et centrale étaient liées à Addax et à sa maison mère, Addax and Oryx Group (AOG), partageant les mêmes comptes à la banque Credit Suisse, sur lesquels ont transité plusieurs dizaines de millions de francs suisses.
Parmi ces personnalités, deux sénégalais, Moustapha Niasse (homme politique) et Baba Diao, PDG d’Itoc. Toutefois, Moustapha Niass a nié avoir eu connaissance de ces comptes, mais déclare qu’il était l’un des actionnaires fondateurs d’AOG en 1987 et qu’il avait quitté la société en 2006 après l’introduction d’Addax à la Bourse de Toronto. Affaire à suivre
Aliou Cissé a dû faire avec beaucoup de forfaits pour les rencontres amicales de septembre. Le technicien sénégalais a, cependant, une profondeur de banc, qui lui permet de faire des choix.
De ceux-là, on pourrait attendre la titularisation de Moustapha Name. Sauf changement, la place de Moustapha Name dans le 11 de départ des Lions ne souffre d’aucune contestation en vue, renseignent nos confrères du journal Record.
Moustapha Name pourrait être repositionné comme latéral droit en l’absence des habitués au poste blessés. Avec sa polyvalence, il sera d’un bel apport dans le jeu offensif également. Aliou Cissé va ainsi miser sur cela.
En direction des matchs amicaux Sénégal / Bolivie, du 24 septembre, en France, et Iran / Sénégal, du 27 septembre, en Autriche, les Lions du Sénégal sont en regroupement à Orléans. Le sélectionneur de l’équipe nationale A du Sénégal, Aliou Cissé, a mis à profit la deuxième séance d’entraînement, pour revoir certains systèmes de jeu. Il songerait ainsi à expérimenter une défense à trois, surtout avec les centraux dont il dispose en ce moment : Kalidou Koulibaly, Abdou Diallo, Pa Abou Cissé, Formose Mendy, Moussa Niakhaté (out pour le premier match amical) ou encore Cheikhou Kouyaté.
Ainsi, le Sélectionneur a expliqué, revenant sur l’objectif du stage, « qu’on travaille par rapport à l’adversaire. Maintenant, au-delà de l’adversaire, c’est surtout nous concentrer sur ce que nous faisons » dont le système à préparer. Avant d’ajouter : « Les systèmes 3-4-3, 5-3-2, etc. On les avait déjà essayés. Notre système, tout le monde le connaît. Aujourd’hui, notre système favori, c’est 4-4-2 ou 4-3-3. On a des joueurs capables de jouer ces profils-là. On a gagné la Can (Coupe d’Afrique des nations), en jouant dans ces systèmes-là. Parce que j’ai envie de dire qu’on a plus de certitude en réalité dans ces systèmes-là. Le 4-4-2 nous a permis de marquer beaucoup de buts dans les moments où on a joué avec Krépin (Diatta) et Ismaïla (Sarr) sur les côtés et Boulaye (Dia) et Sadio (Mané) devant. Cela nous a donné de l’équilibre et beaucoup d’allant dans ce système-là ».
Il indique, pour finir, que « maintenant, on va à la Coupe du monde. Les mentalités sont différentes. C’est autre chose. Le Sénégal est moins favori qu’à la Can. Le 5-3-2, on est en train d’évoluer là-dessus. Notre dernier match contre le Rwanda, les 15 dernières minutes, on a évolué sur ce système. C’est vrai que ce n’est pas notre système préférentiel. Cet après-midi (ndlr : mercredi après-midi), vous avez bien vu qu’il y a une équipe qui a évolué comme ça. Cela ne veut forcément pas dire qu’on va commencer dans ce système-là. Mais je pense qu’en cours de match, c’est un système qui pourrait arriver. Comme je l’ai dit, on a un peu de temps pour pouvoir le travailler. L’objectif de ce stage-là, c’était de pouvoir revenir dans ce système-là ».
Il a quitté Dakar mercredi par le vol Air France. Mais il est arrivé à Varsovie, capitale de la Pologne, le jeudi Septembre 2022. Juste à sa descente de l’avion, dans une vidéo où il est interrogé par son agent Moussa Loos, Bombardier s’est adressé aux Sénégalais, aux Africains même. « Ici, c’est Varsovie, capitale de la Pologne. C’est un aéroport que je connais très bien pour y être venu plusieurs fois. Je dois descendre sur le ring après-demain samedi (contre le Brésilien Zulzinho, en MMA). Je sollicite les prières de tous les Sénégalais sans exception, voire de tous les Africains. Car je suis venu représenter le Sénégal et l’Afrique », a dit le B52 de Mbour.
Ni avant ni après le procès en appel du maire de Dakar, dont la condamnation en première instance a été confirmée, son homologue de Ziguinchor et compagnon au sein de YewwiAskan Wi, ne lui a manifesté un soutien public. De quoi nourrir les conjectures.
La Cour d’appel a reconnu le maire de Dakar, Barthélémy Dias, coupable de coups mortels, coups et blessures volontaires et détention illégale d’arme à feu et l’a condamné à deux ans de prison dont six mois ferme dans le cadre de l’affaire Ndiaga Diouf. Elle confirme ainsi la peine prononcée en première instance, en 2017, pour ce dossier qui remonte à 2011.
L’édile de la capitale avait déjà purgé sa peine en détention préventive, mais il a tenu à faire appel pour, dit-il, laver son honneur puisque se considérant comme l’agressé et non l’agresseur. Il entend d’ailleurs poursuivre son combat pour prouver son innocence : ses avocats ont annoncé que leur client va se pourvoir en cassation.
La nouvelle condamnation du maire de Dakar a suscité beaucoup de réactions indignées. Le directeur exécutif d’Amnesty International, SeydiGassama, considère que ce dernier est victime «d’injustice». Pour lui, la justice devait également traquer et faire payer les commanditaires de l’attaque de la mairie de Mermoz-Sacré Cœur, à la base de cette affaire.
Le journaliste MamoudouIbra Kane, lui, soupçonne une entreprise de liquidation d’un adversaire politique. «La démocratie exige le respect de la volonté populaire;une opposition qui s’oppose face à un pouvoir qui gouverne. Eviter la politisation de la justice et la judiciarisation de la politique», écrit-il sur Facebook.
Jusque-là, aucune réaction publique de Ousmane Sonko à propos de son compagnon de YewwiAskan Wi. Le maire de Ziguinchor est réputé pour sa propension à s’ériger en bouclier pour ses pairs opposants chaque fois que l’un d’entre eux est confronté à la justice. Le président de Pastef soupçonnant presque systématiquement la main du pouvoir derrière les procédures «suspectes».
Le malheur de «Barth», le bonheur de Sonko ? Pour le procès en appel de Barthélémy Dias, Ousmane Sonko reste pour l’instant discret. Est-il en train de mûrir une déclaration sur cette affaire ? Ce silence constitue-t-il une stratégie individuelle ou une ligne adoptée dans le cadre de YewwiAskan Wi ?
Pour un analyste politique, qui a requis l’anonymat, «une chose est sure, une condamnation ferme de Barthélémy Dias fait son affaire».Il explique : «Une électionprésidentielle est comme une course de chevaux. On fait la course contre le cavalier à sa gauche, contre celui à sa droite mais aussi contre tout le monde. Pour la présidentielle de 2024, depuis les élections locales de janvier avec les élections de Barthelemy Dias à Dakar et celle de Sonko à Ziguinchor, il y avait cette course dans la course avec un avantage pour Barthelemy.»
Notre source poursuit : «Le maire de Dakar est de fait le ‘deuxième personnage’ de l’Etat avec un budget immense et le prestige national et international lié à la mairie de la capitale. Un fauxdépartde Barthélémy Dias ne peut que profiter à Sonko.C’est ce qui explique peut-être le silence assourdissant de Sonkovingt-quatre après la décision de la Cour d’appel alors que tout le monde s’attendait au moins à une déclarationde soutien, fut-elle symbolique.»
Député, maire et présidentiable en sursis
Si notre interlocuteur penche pour cette hypothèse, c’est que la condamnation de Barthélémy Dias par la Cour d’appel pose la question de son éligibilité. Va-t-il perdre ses mandats de député et de maire ? se demande-t-on.
Le principal intéressé croit que non. Mais un de ses avocats semble moins formel :Me Khoureychi Bâ estime, en effet, qu’une condamnation ferme de six mois pourrait avoir une répercussion sur sa carrière politique.
Dansuntextepublié sur le site de SudQuotidien, le journalisteDaouda Mine acquiesce. Affirmantquel’affaireNdiaga Diouf pourrait faire perdre à Barthélémy Dias son poste de maire de Dakar et son siege de député.
A propos du risqueencouru par ce dernier de perdre son mandatparlementaire, Daouda Mine invoquele dernier alinéa de l’article 61 de la Constitution, reprisparl’article 51 du règlementintérieur de l’Assembléenationale. Celui-ci dispose : «Le député qui fait l’objetd’unecondamnationpénaledéfinitiveestradié de la liste des députés de l’Assembléenationalesurdemande du ministre de la Justice.»
Le journaliste convoque l’alinéa 3 de l’article L.29 du Code electoral pour montrerqueBarthélémy Dias s’expose à la perte de son poste de maire de Dakar.Le textedit:«Ne doivent pas êtreinscrits sur la liste électorale ceux (qui sont) condamnés à plus de trois mois d’emprisonnement sans sursis ou à une peine d’emprisonnement d’une durée supérieure à six mois avec sursis (…).»
Cette disposition du Code électorale fait dire à Daouda Mine qu’en plus de fauteuil de maire, le députéYewwipourraiten plus êtreamené à mettreunecroixsurses ambitions présidentiellesqu’il ne cache plus. «En cas de condamnationdéfinitive, croit savoir le journaliste, cet article pourrait bien être utilisé pour l’empêcher d’être candidat à la présidentielle de 2024, comme c’est le cas pour Karim Wade.»
Le caséchéant, OusmaneSonko, qui a déjà déclaré sa candidature, compterait un potentiel cavalier concurrent en moins pour la course.