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Analyse des mesures contre la vie chère: ces choix structurels qui ont perdu Macky et son gouvernement ces 10 dernières années

Le président de la République a lancé lundi des concertations à la salle des banquets du Palais pour, dit-il, soulager les populations qui subissent depuis plusieurs mois une flambée des prix dans tous les secteurs. Avec le Premier ministre, Amadou Ba, le ministre des Finances et du Budget, Amadou Moustapha Ba, le ministre de la Fonction publique et de la Transformation du secteur public, Gallo Ba, le ministre du Commerce, de la Consommation et des Petites et moyennes entreprises, Abdou Karim Fofana, le ministre de l’Agriculture, de l’Equipement rural et de la Souveraineté, Aly Ngouille Ndiaye, le chef de l’Etat a annoncé 15 mesures dont 4 autres structurelles et 11 urgentes. Ce devant les associations de consommateurs (26 au total), les producteurs de riz, de tomate, d’arachide, les commerçants des deux Unacois (Jappo et Yessal), le Groupement économique du Sénégal (GES), les importateurs, le patronat notamment la Cnes et le CNP, les meuniers industriels, les boulangers, les cimentiers, les acteurs portuaires, douaniers, des assurances etc.

Les trois premières mesures d’urgence sont les plus significatives. Il s’agit de « payer les compensations financières évaluées à 15 518 704 763 dues aux meuniers; payer la subvention pour le riz Paddy de 30 FCFA le kg au transformateur, en vue de prendre en charge les frais liés à la tierce détention et certification pour un montant de 3,2 milliards FCFA; suspendre les droits d’accises sur les corps gras appliqués aux industries huilières locales ».

Quels seront les impacts immédiats de ces mesures, si toutefois elles sont mises en œuvres, sur le vécu des populations sénégalaises ? Sur quelle durée leurs effectivité pourrait se faire sentir ? PressAfrik a interrogé l’économiste, Enseignant-chercheur à l’Université Iba Der Thiam de Thiès. Son analyse est sans complaisance. Selon lui, Macky et son gouvernement ne sont pas à l’heure des mesures, mais du bilan de leur décennie de gouvernance. Il affirme que si le Sénégal est aussi exposé face à la crise qui secoue le monde, c’est parce que le Plan Sénégal Emergent qui est le moteur de gouvernance de Macky Sall a failli.

« Si le PSE avait produits les effets escomptés, le Sénégal serait plus résilient face à cette crise »

PSE

« Ces mesures sont arrivées à une période où on aurait dû parler de bilan. Parce que le régime actuel est là depuis plus de 10 ans. Nous sommes dans la perspective d’élection en 2024. Donc c’est le moment de faire le bilan. Et c’est au moment de faire ce bilan là qu’on a effectivement constaté une crise lancinante qui nous poursuit depuis plusieurs années. Parce que la crise économique est là depuis 2008 et même avant. Mais cette crise est exacerbée depuis 2020 avec la Covid-19 et après la Guerre en Ukraine. C’est une conjoncture très difficile qui montre quand même la faiblesse de nos structures économiques. Dans les mesures prévues, il y a ce qu’on appelle des mesures structurelles. Parce que quand une économie est fragile, elle a des difficultés à faire face à des chocs exogènes qui sont ceux dont l’Etat n’est pas responsable. Comme la Covid-19, la Guerre en Ukraine, les mesures prises par l’Inde sur les importations du riz. C’est indépendant de la volonté du gouvernement sénégalais. Cependant, nous avons eu beaucoup de défaillances dans nos mécanismes de prévision et d’anticipation durant ces 10 dernières années. Il y a eu beaucoup de mesures prises par le Gouvernement. Le Plan Sénégal Emergent (PSE) visait la transformation structurelle de l’économie sénégalaise ? Malheureusement, c’est un plan qui n’a pas eu les effets escomptés. Parce que si c’était le cas, le Sénégal serait plus résilient face à ces chocs exogène auxquels nous faisons face actuellement et dont la conséquence la plus inquiétante est la cherté de la vie qui provient de sources que nous connaissons », a expliqué le Professeur Mounirou Ndiaye.

« Des structures de régulation des prix défaillantes« 

Le Chercheur associé à l’IPAR (Initiative prospective agricole et rurale) a également déploré des défaillances au niveau des structures de régulation des prix pour expliquer l’inflation au Sénégal. Ce qui pourrait être une piste de solution si le Gouvernement décidait de renforcer ces structures pour plus de rigueur dans la surveillance des marchés. « Nous n’avons pas de structures les régulation idoines au Sénégal. Regardez ce qui s’est passé avec l’oignon, il y a un mois au Sénégal. Le kilo d’oignon est allé de 300 à 2000 FCFA. Cela prouve que les structures de régulation de l’Etat sont défaillantes. Elles n’ont pas joué leur rôle. Parce que quand on produit dans un pays 400 mille tonnes et qu’on en importe 150 mille tonnes alors que la consommation est à 350 mille tonnes, il y a un flottement de 200 mille tonne dont arrive pas à localiser. Donc au niveau institutionnel, au niveau de l’Etat, il y a une défaillance de la régulation et de la surveillance des marchés. Il n’y a pas suffisamment d’enquêtes sectorielles pour connaître les coûts afin d’imposer une dynamique tarifaire juste et équilibré », dit-il.

Interrogés sur l’impact que pourraient avoir les mesures 1, 2, 3 et 6 sur le vécu immédiat des populations, l’Enseignant-chercheur d’expliquer que celles-ci sont destinées à alléger la fiscalité au Port de Dakar et sur certains produits. Mais, ajoute-t-il, c’est des dépenses fiscales qui sont infimes par rapport aux importants volumes de produits qui sont concernés « Quand on parle de 30 frs sur le kilo de riz qui va coûter 300 à 400 frs, ça peut ne pas être consistant. C’est des mesures qu’il faut saluer, mais qui ne seront pas suffisantes pour contenir la flambée des prix », dit-il.

« Ces mesures ne peuvent ramener les prix à leur niveau initial d’il y a un an »

Selon son collègue économiste Mouhamadou Ba, les mesures 1, 2, 3 et 6 « sont de nature à avoir des effets directs sur les prix. Néanmoins, l’aléa de moralité chez les opérateurs économiques peut révéler des surprises à moins que l’Etat du Sénégal veille courageusement au respect strict des prix après subvention et maitrise des droits et frais de passage portuaires. Je doute fort de leur impact considérable comme attendus par les sénégalais sur les prix. Mais j’avoue qu’elles peuvent atténuer la vitesse à laquelle les prix augmentent, mais ne peuvent pas les ramener à leur niveau initial notamment leur niveau il y a moins d’un an ».

Dans une analyse plus générale, Monsieur Ba, économiste et coach-consultant, affirme que « les mesures prises par le Chef de l’Etat sont des mesures d’urgence qui vont répondre à la conjoncture du marché et des mesures structurelles plus concentrées sur la production agricole et la distribution des produits. Les mesures 1, 2, 3, 6 sont de nature financière et auront un impact sur le budget de l’Etat. Tandis que les mesures structurelles sont plutôt institutionnelles allant dans le sens d’assainir l’environnement des affaires et de promouvoir le consommer local. Ces mesures rentrent dans le cadre normal d’un Etat-providence. Dans de pareilles situations, l’autorité publique a l’obligation, si elle est soucieuse du bien-être de sa population, de réguler le marché ».

Avant d’ajourer: « les mesures prises révèlent carrément que l’Etat mène une politique de soutien de la demande (mesures sociales) plutôt que de promouvoir les capacités internes de production et de développement des PME et PMI qui pourraient à long terme régler les problèmes que nous vivons actuellement. En réalité l’inflation actuelle n’est pas un phénomène monétaire et n’est pas non plus liée à une demande supérieure à l’offre. C’est une inflation causée par une augmentation des coûts de production. Ce sont les intrants qui gagnent de valeur sur le plan international (causée par la Covid19, la montée du prix du pétrole, le déficit de gaz, la guerre russo-ukrainienne), en plus de l’absence de supervision stricte du marché par l’Etat. Ces des mesures qui ne peuvent pas vraiment contraindre le marché international et je suis convaincu qu’elles seront plus profitables aux producteurs plutôt qu’aux demandeurs qui sont pourtant les visés. Je doute encore de la capacité et du courage politique de l’Etat de mener une supervision stricte du marché ».

« Sur le plan structurel, l’industrialisation et l’Agriculture à la place du TER, BRT, Stade Abdoulaye Wade à la place auraient pu nous éviter cette situation « 

Politique 20

Le Professeur Mounirou Ndiaye pense le président de la République a raté sa politique économique structurelle en ignorant les priorités au profit de choix très discutables. « Ces dix dernières années, le gouvernement a fait beaucoup de choix qui n’étaient pas gouvernés par un véritable arbitrage économique. Ce qui fait que les Sénégalais ont contesté le choix d’un TER de plus de 1000 milliards sur 37 kilomètres, un BRT à Dakar et d’autres projet comme le Stade Abdoulaye Wade, Dakar Arena ou bien toutes les infrastructures qui ont été construites par l’Etat alors que la priorité c’était la production, c’était l’industrialisation, l’agriculture. Donc vous voyez qu’il y a des mesures structurelles que l’Etat devait prendre depuis longtemps et qui aurait permis d’éviter la situation actuelle », affirme M. Ndiaye.

« L’Etat est coincé en termes de finances publiques »

Qui ajoute que « les actions annoncées sont pour gérer la conjonctures. Mais l’Etat est limité pour assoir ses actions basées sur les réduction d’impôts, les subventions, parce que les finances publiques sont en crise. Nous avons un service de la dette qui fait presque 1000 milliards FCFA. Rien que les charges financières de la dette dépasse 350 milliards FCFA. C’est-à-dire il faut payer 1 milliard par jour, rien que pour payer les intérêts de la dette. Il y a la dette publique qui a atteint presque 70% du PIB. Il y a le déficit public qui n’a pas encore été ramené à 3% pour respecter les critères de convergence de l’UEMOA. Donc je ne pense pas que l’Etat ait une marge de manœuvre suffisante en terme de dépenses publiques. Il y a récemment eu une augmentation de 101 milliards sur les salaires des enseignants. Vous voyez donc que l’Etat est un peu coincé sur les finances publiques pour faire des subventions ».

Mouhamed Ba, pense que l’efficacité des mesures annoncées lundi dépend de la rigueur que le gouvernement va mettre dans l’exécution des tâches. « Tout dépend du temps de la mise en vigueur, du suivi et de l’application de ces mesures. On peut s’attendre à ce que les mesures d’urgence puissent donner des effets dans un ou deux trimestres suivant la diligence faite par l’autorité et la durée de déstockage des produits déjà en stock. C’est toute une procédure de réglementation et un cycle de marché », dit-il.

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Affaire Kalifone Sall: la victime présumée révèle que le rapport médical a écarté la thèse du viol

Un nouvel élément dans le dossier très médiatisé de viol présumé qui oppose « l’insulteur Facebook » et proche du couple présidentiel, Kalifone Sall, à la jeune fille Adja Thiaré Diaw. Cette dernière qui revient ce mardi d’une confrontation avec son violeur présumé, a révélé à travers une note que le rapport médical effectué par les médecins écarte la thèse du viol.

Elle a exprimé tout son dégoût face à cette conclusion du corps médical qui était chargé de vérifier les éléments de preuves qu’elle avait présentés.

« Je viens de la gendarmerie de Ouakam. Le rapport médical atteste que j’ai subi des lésions corporelles, des morsures apparentes ainsi que de la maltraitance au niveau des seins occasionnant ainsi un traumatisme. Malgré tout, il conclut qu’il n’y a pas de viol », révèle Mlle Diaw.

Qui poursuit en s’interrogeant : « Et pourquoi attendre 4 jours pour présenter les résultats. Le rapport dit que l’examen gynécologique a été fait le 26 septembre 2022. Alors que l’examen gynécologique a été fait le vendredi 23 septembre 2022 à 16 heures. Le gynécologue ne nie pas les attouchements au niveau des seins, ni les coups et blessures ».

Adja Thiaré Diaw affirme que le médecin qui a effectué l’examen gynécologique a été corrompu. « Pourtant il nie les pénétrations par doigts au niveau du vagin. Le gynécologue a été corrompu. Son rapport n’est pas cohérent. Le pire ils ont encore relâché Kaliphone. Deux certificats médicaux qui prouvent les coups et blessures et les attouchements et il n’est pas incarcéré. N’y a-t-il pas de justice dans ce pays. Après des preuves il n’est toujours pas arrêté », s’offusque-t-elle.

Elle ajoute: « J’aimerais vous éclairer: Le rapport dit que mon hymen est intact car je suis vierge. Je n’ai jamais couché avec un homme. Ce qui n’est pas cohérent dans le rapport c’est que le rapport n’évoque pas la pénétration par doigt mais évoque l’agression au niveau de mes seins ».

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Manque de temps de jeu d’Ilimane Ndiaye avec les Lions, la réponse d’Aliou Cissé : « Il y a une grosse concurrence à son poste… »

À la question de savoir pourquoi Ilimane Ndiaye, l’attaquant de Sheffield United, l’un des hommes en forme du moment (5 buts en 10 matches), ne joue pas assez en sélection nationale, Aliou Cissé répond sans détour. 

« La concurrence tout simplement ! Quand on a devant des joueurs comme Sadio Mané, Krépin Diatta, Boulaye Dia, il y a une grosse concurrence avec des garçons qui ont du vécu avec l’équipe nationale. »

De l’avis du sélectionneur des Lions, le talent du jeune Ilimane ne fait pas débat et son intégration se passe tel que souhaité par lui-même et son staff… 

« Je connais très bien les qualités d’Ilimane Ndiaye mais, comme je l’ai dit, en équipe nationale il y a une grosse concurrence à son poste. Malgré tout, on essaie de lui donner du temps de jeu, c’est un garçon en qui on croit, nous sommes conscients de ce qu’il est capable d’apporter à l’équipe. Mais, quand vous arrivez dans une équipe, il faut petit à petit s’intégrer et faire son petit trou… il est en train de le faire par les bouts de match qu’on lui donne.»

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Très enclin à traiter les journalistes de tous les noms d’oiseaux : Ousmane Sonko et la hantise du massage

La presse sénégalaise n’a jamais été aussi injustement décriée. Un comportement qui est souvent le fait de l’opposition qui est allée un peu plus dans une logique de confrontation avec les journalistes, en les traitant de tous les noms d’oiseaux. Hier encore, c’est Ousmane Sonko qui est remonté sur le ring pour trainer dans la boue des membres de cette noble Corporation. Mais diantre ! Qu’est-ce qu’il peut reprocher aux hommes de médias. Ces derniers n’ont pourtant jamais violé un couvre-feu, au milieu de la nuit, pour aller se faire masser par une belle gamine de 20 ans. Mais avec le chef des ‘’patriotes’’, les professionnels des médias sont devenus les cibles privilégiées des adversaires du régime qui n’hésitent plus à les prendre à partie.

Sonko pense injustement que les journalistes qui lui opposent la contradiction sont des vendus, mais ces derniers n’ont jamais violé un couvre-feu pour aller se faire masser par une belle gamine de 20 ans à Sweet Beauté

L’image avait choqué plus d’un. En pleine campagne pour les élections législatives, Ousmane Sonko avait décidé de ne pas parler au micro de la Rts. Le reproche fait à la chaîne nationale est son présumé parti pris. Un comportement qui renseigne sur les rapports devenus de plus en plus heurtés entre les acteurs des médias et l’opposition. Déjà, des confrères de GFM avaient échappé au pire, lors des émeutes de mars 2021. Les journalistes de RFM n’avaient dû leur salut qu’au fait de s’être enfermés dans leurs bureaux. Ceux de TFM ont eu droit au même traitement de faveur. Ils l’avaient aussi échappé belle. Un fait qui montre qu’exercer le métier de journaliste, en toute liberté, en respectant sa ligne éditoriale, est devenu risqué si la manière de traiter l’information n’est pas du goût de l’opposition, notamment Yewwi Askan Wi. Un sentiment d’insécurité qui n’a fait que grandir, depuis l’éclatement de l’affaire Ousmane Sonko/ Adji Sarr.

La propension chez le leader de Pastef à s’attaquer aux hommes de médias semble participer d’une vaine tentative de les obliger à enterrer l’affaire Adji Sarr

Tout est parti de l’affaire Sweet beauté. Ce dossier de viol présumé a créé une sorte d’animosité entre une partie de la presse et Ousmane Sonko. Les membres de plusieurs rédactions ont été menacés, notamment ceux du quotidien Les Echos qui avaient ébruité le dossier. Leur seul crime a été d’avoir osé parler de la plainte qui a été déposée contre le leader de Pastef. Pourtant, Cheikh Oumar Ndao et son équipe avaient fait ce que la plupart des autres journalistes n’auraient jamais fait, à savoir essayer de donner la parole à Ousmane Sonko pour qu’il livre sa part de vérité. En effet, quand une plainte est déjà déposée sur la table de la Police, de la Gendarmerie ou du Parquet, nul n’a l’obligation de recueillir l’avis de la personne incriminée. Si, évidemment, le journaliste qui fait le compte-rendu s’en limite au factuel, c’est-à-dire la plainte.

Source A en a aussi pris pour son grade après avoir fait un papier sur les services proposés par Sweet Beauté qui est devenu tristement célèbre de même que sa promotrice. Les événements de mars ont été mis à profit par ces détracteurs des médias pour solder leurs comptes avec les journalistes. Mais l’agression ne s’est pas arrêtée en si mauvais chemin. Ce sont les fondements du métier qui sont aujourd’hui menacés.

Chercher à faire des journalistes qui le contredisent des corrompus, c’est comme considérer que tous les acteurs politiques sont allés faire un petit tour à Sweet Beauté et y ont été massés par Adji Sarr, ce qui ne serait pas juste

L’autre agression a été le détournement des Unes qui a valu à certains activistes leur arrestation. Ousmane Sonko, encore lui, s’est aussi permis d’annoncer une liste de patrons de presse corrompus. Mais le propre de ce Sonko-là, c’est qu’il ne cite jamais de nom. Or, s’il était juste et objectif, il se serait gardé de mettre tous les journalistes dans le même sac, notamment les hommes de médias qui n’ont jamais serré la main au président Macky Sall, à la Première Dame, entre autres. Quand l’envie d’insulter les journalistes l’en démange, il fait maladivement recours à la généralisation. Or, c’est là que le bât blesse. Car chercher à faire des journalistes des corrompus, c’est comme considérer que tous les acteurs politiques sont allés faire un petit tour à Sweet Beauté et y ont été massés par Adji Sarr. Ce qui ne serait pas juste. D’autant que tous les politiciens n’ont pas eu la chance ou la malchance de s’être enfermés dans une salle de massage avec la croquante Adji Sarr. Donc, il est temps que Ousmane Sonko arrête d’insulter les journalistes. Malheureusement, c’est trop lui demander. En effet, c’est dans cette même dynamique qu’il a décidé de soutenir Barthélémy Dias dont il juge le comportement envers GFM justifié. Ce, après que lui-même a décidé de ne plus répondre aux questions des journalistes à qui il impose le format des points de presse. Une attitude qui traduit surtout une peur des questions qui dérangent. En effet, l’ombre de l’affaire du viol présumé plane toujours lors de ces face-à-face avec les journalistes qui sont tentés d’aborder le leader des Patriotes sur son fameux massage par Adji Sarr.

Malheureusement, à force de chercher à intimider son monde, l’ancien inspecteur des Impôts et des Domaines a réussi à faire peur à la presse. Beaucoup de reporters ne s’aventureraient pas à lui poser les questions qui fâchent, même s’il leur en offrait l’occasion.

Sonko pense maladivement que ne sont crédibles que les médias dont les lignes éditoriales lui permettent de ne pas être contredit

Les rapports entre Ousmane Sonko et la presse n’ont pas été toujours aussi heurtés. Au contraire, le chef de file des Patriotes doit en partie son ascension politique spectaculaire à ceux qu’il qualifie aujourd’hui de racaille. Il n’est pas le seul. Mais il a décidé, dirait-on, de ne considérer qu’une seule partie des médias comme crédible. Ce sont ceux dont les lignes éditoriales lui permettent de ne pas être contredit. Les autres sont qualifiés de vendus. A l’image du maire de Ziguinchor, Barthélémy Dias s’est aussi prêté à ce jeu. Certes, beaucoup ont pensé que la réaction de Babacar Fall a été surdimensionnée, mais erreur ! Car c’était juste à la hauteur de l’affront. Seulement, le manque de soutien d’une partie de ses confrères montre que l’opposition a réussi une partie de son pari. Celui de diviser les acteurs des médias en deux blocs : ceux qui sont avec elle et ceux qu’ils considèrent contre elle puisqu’ils refusent de nourrir un quelconque complexe vis-à-vis de lui.

Bref, la presse sénégalaise n’a jamais été aussi en danger que sous l’ère Sonko. Non seulement sa liberté est menacée mais aussi l’intégrité physique des journalistes l’est aussi. Un état de fait qui a contribué à accentuer la peur au sein de certains hommes de médias. N’empêche, cela ne saurait contraindre les acteurs des médias à ne pas parler du viol présumé et d’Adji Sarr. N’en déplaise à Sonko et la hantise du massage.

avec Actusen

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Après son mauvais coaching contre l’Iran, Aliou Cissé blâme indirectement Ismaila Sarr: « Quand vous avez des occasions, il faut les mettre au fond !»

Pas totalement satisfait du match nul concédé par son équipe, le Sénégal, ce mardi, face à l’Iran en match amical, Aliou Cissé s’est désolé du manque d’efficacité de ses joueurs.

En conférence de presse d’après-match, El Tactico a reconnu qu’il y avait toute la place pour s’imposer face à la Tim Melli de Carlos Queiroz…

« Je pourrais dire que c’est un match plutôt intéressant dans le contenu… Mais c’est l’efficacité que nous devons continuer à travailler. Effectivement quand on voit le ratio d’occasions que l’on se crée, on pouvait marquer un deuxième but voire un troisième. Mais comme je l’ai dit c’est un axe de travail et dans le football quand vous avez des occasions il faut les mettre au fond ! »

Toutefois, au sortir de ces matches devant servir de préparation au mondial de football, Cissé reste serein… « Cela ne m’inquiète pas tant que cela, on a des joueurs qui ont la qualité de marquer des buts. Après ces zones où il y a beaucoup de défenseurs, il faut beaucoup de justesse technique… Il faut continuer à travailler dessus… ».

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OM-OGC Nice-Mercato : Bamba Dieng aurait demandé à quitter le club

Après l’annonce de la reprise des négociations entre l’OM et l’OGC Nice pour un transfert de Bamba Dieng, on apprend que c’est le Sénégalais qui aurait demandé à partir. Il aurait compris que son temps de jeu à Marseille ne serait pas suffisamment important avant la Coupe du monde.

Après l’annonce par Le Quotidien du Sport de la reprise des négociations entre l’OM et l’OGC Nice pour un transfert de Bamba Dieng, on pouvait s’interroger sur les raisons ayant poussé les deux parties à reprendre contact. Il est vrai que les Aiglons cherchent toujours un attaquant et que les Phocéens ont besoin de trouver au plus vite 40 M€ pour boucher un trou opérationnel qui pourrait être sanctionné par la LFP via le non-versement d’une prime en fin de saison. Mais en réalité, c’est Bamba Dieng lui-même qui aurait demandé à quitter Marseille !

C’est ce qu’explique le média sénégalais Pulse. A un mois et demi de la Coupe du monde, l’attaquant de 22 ans a bien compris qu’il partait de très loin dans l’esprit d’Igor Tudor pour espérer concurrencer Alexis Sanchez ou Luis Suarez. Dans le groupe pour la réception de Rennes juste avant la trêve internationale, il a finalement suivi la rencontre des tribunes. Un message clair. Lui a besoin de temps de jeu immédiatement pour espérer aller au Qatar en novembre. Pulse assure donc qu’il pousserait en interne pour inciter l’OM à le vendre, si possible à Nice, dans les plus brefs délais.

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Pathé Ismaël Ciss a dansé avec le ballon

Il avait égayé ses nouveaux coéquipiers en sélection avec ses pas de danse lors de son bizutage. Pathé Ismaël Ciss a récidivé. Mais cette fois-ci, le néo international sénégalais l’a fait avec le cuir. Face à la Bolivie, il a régalé ses compatriotes.

A la fin du match amical contre la Bolivie, les supporters sénégalais étaient sous le charme de Pathé Ismaël Ciss. La grande majorité d’entre eux n’avaient que ce nom à la bouche. Pour sa première sélection avec les Lions de la Téranga, le joueur du Rayo Vallecano a presque joué en pantoufle, cigare dans la bouche. Comme s’il était dans son propre salon. Celui qui rêve d’évoluer avec son frère Saliou Ciss en équipe nationale a fumé le milieu de terrain de la Verde. Jeu court, long, diagonales, facilité à trouver ses coéquipiers, pressing, tout était parfait. Le Madrilène, qui a beaucoup soulagé les axiaux grâce à sa capacité à jouer sous pression, donnait l’impression d’être dans la Tanière depuis de nombreuses années. Tellement il a joué avec assurance. Une facilité qui subjugue. Mais entre amis du ballon, on se comprend très vite. Et il est facile de créer des automatismes.

Il bouleverse les certitudes de Aliou Cissé

A l’image de son bon début de saison avec le club de la banlieue de Madrid, Pathé Ismaël Ciss est resté dans les mêmes standards. Face aux Boliviens, il a prouvé qu’il était un joueur fiable, à même de concurrencer tous les joueurs du milieu. Nampalys Mendy, cantonné très souvent sur le banc avec les Foxes, paraissait intouchable au vu de ses très bonnes sorties. Mais la prestation de celui qui a été formé par Diambars bouleverse les certitudes de Aliou Cissé, qui a dorénavant à sa disposition un milieu compétitif. Le sélectionneur aura du mal à coucher des noms dans son onze de départ. Mais El Tactico devrait se réjouir de cette nouvelle situation. Car à la CAN, en l’absence de quelques cadres, on a senti un vrai écart de niveau entre les titulaires et certains remplaçants. Un problème en moins.

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Le Joola, 20 ans : Aliou Cissé revient pour la première fois sur la perte de ses 11 proches

En ce 26 septembre 2022, le Sénégal commémore un bien triste anniversaire, celui du naufrage du bateau le Joola. Ce drame maritime qui a, officiellement, occasionné la mort de 1863 personnes continue de faire couler les larmes des parents des victimes. Dans ce lot de personnes aux cicatrices béantes, on retrouve le coach Aliou Cissé. Le natif de Ziguinchor a perdu l’une de ses sœurs et 10 autres de ses proches dans cette catastrophe.


« Cette tragédie, elle n’est pas seulement personnelle, elle est collective. Ne pas oublier que dans ce bateau là, il y avait toutes les couches de la société sénégalaise », a-t-il confié au micro de la BBC.Le sélectionneur national aborde ce sujet pour la première fois dans la presse depuis deux décennies. 


« En réalité, sur ce naufrage là, toute la région a été décimée toute la ville de Ziguinchor a eu un ou deux ou peut-être même dix membres de sa famille qui sont restés dans ce naufrage », explique le footballeur qui évoluait en ce temps dans le club de Birmingham City en Angleterre.


Dans cette épreuve, le champion d’Afrique 2021 assure qu’il était dans l’obligation de se montrer fort :« C’était la famille qui avait besoin de moi. Moi, je ne pouvais pas être faible. Plus que jamais, ils avaient besoin de moi, besoin de ma présence. Dès qu’on a joué le match, j’ai tout de suite rallié Dakar pour venir voir la famille. C’est vrai que ce sont des moments qu’on ne pourra pas oublier ». 

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Iran – Sénégal : Les compositions probables !

L’Iran affronte le Sénégal, ce mardi, lors d’un match amical. Voici les compositions probables des deux équipes.

Les deux nations iront au Qatar pour disputer le Mondial en novembre prochain. L’Iran affronte le Sénégal, ce mardi, lors d’une opposition amicale. Vendredi dernier, les Iraniens se sont offert une victoire de prestige puisqu’ils sont parvenus à l’emporter sur la pelouse de l’Uruguay (0-1). De son côté, l’équipe de Sadio Mané s’est elle aussi imposée face à la Bolivie (0-2). Une chose est sûre, cette rencontre sera l’occasion d’ajuster les derniers détails avant de s’envoler pour le Qatar dans 2 mois. Les deux équipes donneront tout pour tenter de l’emporter.

  • La composition probable de l’Iran (en 4-2-3-1) : Abedzadeh – Moharrami, Kanaani, Khalilzadeh, Jalali – Ezatolahi, Safi – Jahanbakhsh, Torabi, Taremi – Azmoun
  • La composition probable du Sénégal (en 4-3-3) : Seyni Dieng – Ballo-Toure, Koulibaly, Kouyaté – Formose Mendy-Pathé Ciss, Namplays Mendy, Gana Gueye – Mané, Illiman Ndiaye, Demba Seck

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