A quelques jours de son combat capital contre Siteu prévu le 6 novembre prochain, Papa Sow travaille sérieusement et fréquente la plage nuitamment pour parer à toute éventualité et être prêt avant le jour-j. Dans cet entretien avec Les Arènes, il admet le leadership de Modou Lo devant tous les lutteurs des Parcelles Assainies. Il s’est aussi prononcé sur ses relations avec ses anciens coéquipiers fassois comme Forza et les autres.
Scandale à Fatick où la diffusion des sextapes impliquant des jeunes filles secoue actuellement la ville de Mame Mindiss. Les images obscènes sont largement partagées à travers le réseau social WhatsApp. Selon des sources de Seneweb, une chanteuse, et par ailleurs ancienne candidate de Sen P’tit Gallé, dont les initiales sont M.T, est citée parmi les victimes. Dans l’une des vidéos qui ont fuité, cette fille versait un lubrifiant sur son corps en se masturbant.
Les vidéos de D.L , fille d’une célèbre restauratrice à Fatick, M et une autre ont, également, été partagées sur ledit réseau social. Deux parmi ce trio s’adonnaient individuellement à des expériences sexuelles et l’autre était en galante compagnie avec un homme.
Championnat le plus réputé au monde, la Premier League attire les joueurs de tous les continents, dont l’Afrique. Durant son histoire, en effet, la Premier League a été marquée par plusieurs stars africaines. Samuel Eto’o, Didier Drogba, George Weah (pendant une courte période), Sadio Mané et maintenant Mo Salah et Riyad Mahrez.
Interrogé sur BT Sport en 2019 sur le meilleur joueur de l’histoire de la Premier League, Rio Ferdinand, ancien capitaine de Manchester United, a hésité avant de faire son choix. Hésitant entre Yaya Touré et Didier Drogba, il a finalement chois l’ancien attaquant des Blues de Chelsea.
« ‘Difficile de choisir entre Didier Drogba et Yaya Touré, deux légendes de la Premier League, mais je vais choisir Didier Drogba », a-t-il déclaré.
Le 8 août 2010, au stade Demba Diop, Moustapha Guèye organisait son jubilé de fin de carrière, à l’occasion du combat victorieux de Bruce Lee sur Khadim Ndiaye 1. Mais le 2ème Tigre de Fass, dont la carrière a été inscrite entre 1986 et 2009, peut se targuer d’avoir réussi un parcours honorable avec 43 combats dont 25 victoires, 10 défaites, 7 nuls et 1 sans-verdict.
L’actuel Directeur technique de l’écurie Fass, qui a eu à faire vibrer la capitale sénégalaise pendant plusieurs années, est régulièrement cité parmi les lutteurs qui ont écrit les plus belles pages de la lutte sénégalaise.
En moyenne 1,7 combat par an
Pour avoir disputé la bagatelle de 43 combats en 24 ans de carrière, Tapha Guèye a livré, en moyenne, 1,7 combat par an. C’est-à-dire plus de trois combats tous les deux ans.
58% de réussite
Sur les 43 combats, il a gagné plus de la moitié, soit au total 25 victoires. Ce qui lui fait un indice de réussite de 58%.
4 combats, 4 victoires : une année 92 exceptionnelle
Qu’il le dise ou pas, l’année 92 est sûrement la plus aboutie de la carrière du jeune frère de feu Mbaye Guèye. Le 2e Tigre de Fass avait remporté tous ses quatre combats devant Alioune Diouf (1er janvier 1992), Dame Soughère (12 avril 1992), Mame Ndieumbane (31 mai 1992) et Balla Gaye 1 (4 octobre 1992)
Tapha Guèye a comptabilisé 24 ans de carrière avant de passer le flambeau à Gris Bordeaux, le 8 août 2010, à Demba Diop, à l’occasion de son jubilé. Entre le 13 juillet 1986 qui l’a vu battre Doudou Diom et le 3 mai 2009 qui l’a vu perdre son dernier combat devant Balla Gaye 2, Tapha Guèye est resté pendant vingt-quatre longues années dans le milieu de la lutte. Il fallait le faire. Pendant ce long trajet, il a comptabilisé 25 victoires, 10 défaites, 7 nuls et 1 sans-verdict.
43 combats : 25 lutteurs différents
Dans sa carrière longue de 24 ans, le 2ème Tigre de Fass a disputé un nombre assez impressionnant de 43 combats. Les 25 lutteurs qu’il a affrontés sont Doudou Diom, Daouda Dop, Birane Guèye, Mbaye Samb, Docteur Faye, Robert 2, Ibou Ndaffa, Balla Gaye 1, Mouhammed Ali, Balla Bèye 1, Alioune Diouf, Dame Soughère, Mame Ndiambane, Lang Sané, Serigne Ndiaye, Baboye, Lac de Guiers 1, Khadim Ndiaye, Mor Fadam, Tyson, Bombardier, Lac de Guiers 2, Balla Gaye 2, Simel Faye et Yékini.
17 revanches
Des revanches, le prédécesseur de Gris Bordeaux à la tête de l’écurie Fass en a connu dans sa carrière : 17 au total. Voilà comment il y a pas mal de lutteurs qu’il a croisés deux, trois voire quatre fois durant sa carrière. Il s’agit de Mbaye Samb (3 combats, 3 victoires), Robert 2 (2 combats, 2 victoires), Ibou Ndaffa (2 combats : 1 victoire et 1 défaite), Balla Gaye 1 (3 combats, 3 victoires), Mouhamed Ali (4 combats : 1 victoire, 1 défaite, 2 nuls), Balla Bèye 1 (2 combats : 1 victoire et 1 défaite), Dame Soughère (4 combats : 3 victoires et 1 défaite), Baboye (2 combats : 1 victoire et 1 sans-verdict), Lac 1 (2 combats : 1 victoire et 1 nul), Mor Fadam (2 combats : 1 défaite et 1 nul), Tyson (2 combats : 2 défaites).
5 années blanches
Bien qu’ayant une moyenne d’1,7 combat par an, Tapha Guèye, comme pas mal d’autres lutteurs d’ailleurs, a connu des années blanches. En effet, entre 1986 et 2009, il est resté 5 ans sans le moindre combat : 1998 ; 2000 ; 2002 ; 2007 et 2008. Cependant, il est descendu 3 fois dans l’arène en 1991, 1996 et 2001. En 1989, 1992 et 1994 il a fait mieux en enchainant 4 combats au cours d’une même année.
91-94 : 21 combats en six ans
A l’opposé de ces années pendant lesquelles l’actuel Directeur technique de la sélection régionale de Dakar n’a disputé le moindre combat, il y a d’autres où il a été beaucoup trop sollicité. En effet, il a disputé 9 combats en 3 ans, soit 3 par an (1991, 1996 et 2001) et 12 en 3 autres années avec 4 sorties chaque fois (1989, 1992 et 1994).
Alors, Tapha Guèye pouvait se féliciter d’avoir lutté 21 fois en 6 ans, soit une moyenne de 3,5 combats par an.
De janvier à décembre : des combats tous les 12 mois de l’année
L’actuel consultant ès-qualité de l’émission l’œil du Tigre, à la 2stv, a eu l’opportunité de disputer des combats pendant tous les mois de l’année : Janvier (6), février (1), mars (5), avril (4), mai (10), juin (1), juillet (7), août (1), septembre (1), octobre (2), novembre (3) et décembre (2). Chapeau bas 2ème Tigre !
8 victoires contre 1 défaite : Balla Gaye 1, Mbaye Samb et Dame Soughère terrorisés
S’il y a des lutteurs qui ont plutôt très bien réussi à Tapha Guèye, c’est sûrement Balla Gaye 1, Mbaye Samb et Dame Soughère qu’il a croisés, chacun, trois fois. Et en neuf combats, le Fassois n’a enregistré qu’une défaite, face à Dame Soughère, contre huit victoires.
Balla Gaye 2 et Lac 2 : une fin de carrière moins heureuse
Avec la complicité du promoteur Gaston Mbengue, Tapha Guèye a pu deux derniers combats lors de sa dernière saison dans l’arène. Mais il se fera battre d’abord par Lac 2 (1er mars 2009), puis par Balla Gaye 2 (3 mai 2009).
Aucun combat disputé au stadium Iba Mar Diop
Deux semaines après son jubilé, Tapha Guèye a eu l’occasion de revenir sur ses regrets en tant que lutteur : « la seule chose que je regrette dans ma carrière, c’est de n’avoir pas lutté à Iba Mar Diop. Là-bas, il y a une réelle communion avec le public qui est très près de vous et l’ambiance est extraordinaire ».
Aucune victoire au stade Léopold Senghor, en 2 combats
Tapha Guèye peut se targuer d’avoir disputé le premier combat-leader au stade Léopold Sédar Senghor. Mais, le 31 mai 1993, lors d’une journée organisée par ASC Jaraaf, il sera battu par feu Mor Fadam. Ensuite, pour sa deuxième sortie dans ce temple du football, il sera tenu en échec par Lac 1, le 14 mai 2005, dans un gala qui portait la signature de Luc Nicolaï.
Abou NDOUR
Le mot du champion…
Tapha Guèye : « Un palmarès positif »
Joint par téléphone, le 2ème Tigre de Fass a bien voulu revenir sur sa longue et riche carrière pour la disséquer et l’apprécier : « Pour moi, je considère que c’est positif. Beaucoup de lutteurs auraient certainement voulu faire le même parcours. Nous, nous n’attendions pas dix ans pour donner des revanches à des lutteurs déjà battus. Même l’année suivante, on acceptait de se rencontrer de nouveau. Je conseille aux jeunes de chercher à livrer le maximum de combats. Le nombre de combats dans une carrière est important. Aujourd’hui, on ne voit plus un lutteur faire cent combats. En guise d’exemple, entre Modou Lô et Balla personne n’a encore fait plus de 30 combats (Balla en a 27 et Modou Lô 23, ndlr). Dès qu’un lutteur me terrassait, je cherchais à prendre ma revanche. Dans les dix prochaines années, il sera difficile à un lutteur de faire 40 combats. J’avais mal chaque fois que je luttais seulement deux combats dans une saison. La lutte était une vraie passion pour nous. Et nos cachets tournaient autour de 700.000, 800.000 FCFA. Tenez, lors de ce fameux combat contre Mame Ndieumbane, et dont on parle encore tant, j’avais reçu un cachet qui tournait autour de seulement un million ».
Boy Djiné a été jugé hier, mardi, devant la chambre criminelle de Dakar. Il est poursuivi pour association de malfaiteurs, vol en réunion commis la nuit avec escalade, effraction, port d’arme et usage de véhicule, et usurpation de fonction. Les faits qui lui sont reprochés remontent entre 2008 et 2009. Ils concernent les vols qu’il aurait commis aux hôtels Savana et Lagon, et dans une boutique à Mbour.
Le procureur a requis 20 de réclusion criminelle. Pour leur part, les avocats de Boy Djiné ont demandé la relaxe pure et simple de leur client, signalant que «dans ce dossier, du début à la fin, aucune partie civile, encore moins de témoins ne se sont présentés».
En attendant le verdict du tribunal, fixé le 15 novembre prochain, Boy Djiné a fait son mea culpa et s’est confondu en excuses. «Je présente mes excuses à tout le monde, a-t-il lancé à la barre, d’après le compte-rendu d’audience de Wal fadjri. Je demande à la justice de m’offrir une chance pour réintégrer la société. Je suis en prison depuis 2018.»
En effet, pour les faits jugés hier, Boy Djiné a été placé sous mandat de dépôt le 4 janvier 2018.
Toujours dans les bons coups, le RC Lens s’intéresse à un défenseur central prometteur d’Amiens en la personne du Sénégalais Formose Mendy.
A la recherche d’un défenseur central depuis le départ dans les dernières heures du mercato de Christopher Wooh (Stade Rennais), le RC Lens a peut-être trouvé chaussure à son pied.
Le club lensois, qui est en pleines négociations avec Amiens dans le cadre du potentiel départ de Gaël Kakuta, aurait également un autre plan en tête.
Lens est venu aux informations pour Formose Mendy
A en croire les informations de France Bleu, Lens souhaiterait attirer dans ses filets le talent sénégalais (1 sélection) Formose Mendy.
Agé de 21 ans, le défenseur central est l’une des révélations de ce début de saison en Ligue 2, où il a notamment inscrit un but.
Sous contrat avec Amiens jusqu’en 2025, il a notamment fait l’objet d’une prise d’informations du club lensois. Affaire à suivre.
Le latéral sénégalais Noah Fadiga a repris l’entraînement, ce mardi, avec le Stade Brestois. Comme Hugo Magnetti, qui était malade ce week-end.
Voilà un retour précieux pour le Stade Brestois à cinq jours du derby contre Lorient. Noah Fadiga a reçu le feu vert médical pour reprendre les séances avec le groupe, après avoir passé de nouveau examens lundi.
Le défenseur brestois avait été contraint de céder sa place contre Ajaccio, victime d’une commotion cérébrale. Il n’a pas pu rejoindre la sélection sénégalaise lors de la trêve, et a manqué le déplacement à Auxerre dimanche. Autre retour à l’entraînement, celui d’Hugo Magnetti, qui était malade le week-end dernier.
En revanche, Steve Mounié n’était pas présent lors de l’entraînement collectif. L’attaquant béninois souffre toujours d’une talonnade et ne devrait pas être présent contre Lorient. C’était le seul absent lors de la séance du jour qui s’est tenue à 16 heures.
Grâce à sa saison exceptionnelle, l’avant-centre du Real Madrid Karim Benzema s’impose comme le grand favori pour remporter le Ballon d’Or. Considéré comme le concurrent le plus sérieux de l’international français, l’ailier du Bayern Munich Sadio Mané (30 ans, 8 matchs et 4 buts en Bundesliga cette saison) a été particulièrement classe à ce sujet au micro de Canal +.
« Le Ballon d’Or ? Non, honnêtement, je pense que Karim mérite cette année. Il a fait une belle saison, une grande saison avec le Real. Il a gagné la Ligue des Champions. Pfff… je pense qu’il mérite largement donc je suis content pour lui. Oui j’ai gagné la Coupe d’Afrique des Nations, je le sais, un grand soulagement pour moi et tout le pays. Je suis très heureux d’avoir remporté ma première CAN avec mon pays, mais Karim mérite. Je le pense sincèrement« , a confié le Sénégalais, avec un grand sourire.
…Annoncé à Liverpool, Hasan Salihamizic ferme la porte
Alors que cette pépite du Bayern Munich suscite l’intérêt de grands clubs européens, Hasan Salihamizic donne le ton. Depuis deux saisons, Jamal Musiala ne cesse d’impressionner de semaine en semaine avec le Bayern Munich. Lancé à seulement 17 ans en Bundesliga en juin 2020, il devient international allemand quelques mois plus tard seulement après une bataille entre l’Allemagne et l’Angleterre qu’il a représenté en équipe de jeunes. Titulaire indiscutable ou presque cette saison chez les Bavarois à 19 ans, le milieu de terrain a tout d’un prodige, de quoi attirer les convoitises.
En effet, alors que son nom circulerait du côté de Liverpool notamment, Hasan Salihamizic, ancienne gloire du club devenu directeur sportif, a déclaré que Musiala ne souhaite pas quitter Munich et qu’un transfert n’est pas à l’ordre du jour rapporte Florian Plettenberg sur Twitter. Déjà décisif à 8 reprises en 7 matchs de championnat (5 buts et 3 passes), Jamal Musiala semble être parti pour réaliser la saison qui lui permettra de passer du statut d’espoir à joueur de classe mondiale.
🗨️ "Karim mérite largement le #BallondOr, je suis content pour lui"
Sadio Mané a marqué son 25e but ce soir contre le Viktoria Plzen dans le cadre de la 3e journée de la phase de poule de la Ligue des Champions.
Le numéro dix des Lions du Sénégal entre encore plus dans l’histoire du sport roi et marque de son empreinte le football africain. En effet après avoir marqué son premier but avec le Bayern en ligue des champions contre le Viktoria Plzen ce soir, Sadio Mané est devenu le 4e africain à 25 buts et plus dans la plus belle des compétitions européennes.
Le natif de Bambali arrive au pied du podium devancé par Samuel Eto’o (30 buts), Mohamed Salah (37 buts) et la légende du football ivoirien Didier Drogba (44 buts). L’ancien joueur de Liverpool a désormais dans sa ligne de mire le quadruple ballon d’or africain qu’il peut rattraper avant la fin de la saison.
C’est à l’âge de 74 ans, que le père du socialisme sénégalais, Leopold Sédar Senghor cèdera la place au président Abdou Diouf en sa double qualité de président de la République et de patron du parti socialiste. Dès après la première alternance en 2000, et jusqu’en 2012 le parti socialiste s’est attelé à reconquérir le pouvoir. Ce n’est qu’après deux échecs aux élections présidentielles que le successeur de Diouf, en l’occurrence Ousmane Tanor Dieng, voulant participer à la chute de Wade en 2012, va se ranger derrière Macky Sall dans la coalition Benno Bokk Yakaar. Un regroupement politique où le parti socialiste va connaître des remous révélateurs.
« Nous sommes des socialistes, porteurs d’un projet de société. Nous sommes en train d’élaborer un programme pour le Sénégal. Mais il faut savoir que nous ne pouvons pas le faire en restant dans Benno Bokk Yakaar. Une démocratie elle est vivante, dynamique et contradictoire. Les populations doivent toujours avoir le choix. Ce que nous voulons c’est mettre un programme politique adossé au projet de Senghor! » Cette déclaration de Khalifa Sall ancien membre du bureau politique du parti socialiste, dans un entretien en janvier 2017, semble être toujours d’actualité chez les socialistes.
Du Bloc Démocratique Sénégalais au Parti Socialiste, le trajet pour la sauvegarde des valeurs socialistes qui avaient été incarnées par Senghor, Mamadou Dia et les autres partisans du même courant, ont longtemps porté les valeurs cardinales du socialisme. Un grand parti comme le Parti socialiste, qui a fait savoir ce qu’est l’État-nation, qui a eu avec son école du parti, à former et présenter aux sénégalais de grandes figures politiques ne doit pas être absent de l’échiquier politique sénégalais. C’est d’ailleurs l’avis de certains membres du parti socialiste avec qui Dakaractu a échangé. « Aujourd’hui, le parti ne joue plus le rôle qu’il devrait jouer, c’est la réalité. Sur chaque situation le parti socialiste se prononçait avec notamment des séminaires, des communiqués, sur la marche du pays, des universités d’été, des rencontres scientifiques etc. Qu’on le veuille ou non, ce parti n’est plus à ce stade d’animation », considère Lamine Diouck responsable politique du parti à Tivaouane qui laisse entendre la nécessité de se réinventer maintenant et de se donner les moyens qu’il faut avec de nouvelles dynamiques, de nouvelles têtes.
Inéluctablement, il urge de renouveler et de donner un nouveau souffle au parti. Pour Lamine Diouck, Serigne Mbaye Thiam a une certaine légitimité et peut jouer ce rôle visant à porter le parti, à le diriger. Pour le socialiste, il n’est pas certes le seul, mais aujourd’hui, même s’il y’a d’autres personnes capables de recoller les morceaux et de brandir le drapeau du parti socialiste, l’essentiel est de renouveler le parti par un congrès extraordinaire.
Si le parti veut survivre, il doit se diriger vers ce remodelage, cette restructuration bien évidemment, devra se faire au sein des héritiers d’Ousmane Tanor Dieng. Mais qui sont réellement ces héritiers ?
De l’avis de l’analyste politique Ibrahima Bakhoum sur la situation du parti socialiste, s’il s’agit de légitimité, oui on peut dire que Serigne Mbaye Thiam l’est, d’abord en termes d’ancienneté, d’expérience, mais aussi il faut rappeler que quand beaucoup de socialistes ont quitté, il est resté dans le parti. « Peut-être qu’il voulait une autre orientation du parti. Mais disons que ce qui reste du parti socialiste, en terme de force, on peut considérer que le parti ne doit pas fonctionner sous l’ombre d’un disparu. Il faut travailler avec son temps. C’est-à-dire, même si dans Benno, le compagnonnage continue avec des distributions très défavorables, des gens ont tenu à subir ce qui est profitable au parti du pouvoir », relate M. Bakhoum.
Mais est ce qu’il s’agit simplement de légitimité dans un parti pour le diriger ? Quid des considérations politiques ?
Pour le cas de Serigne Mbaye Thiam, il faut signaler qu’il est très contesté dans le parti. L’hypothèse sur une jonction avec Taxawu Dakar de Khalifa Sall peut être aussi, une option selon notre interlocuteur.
« Pour le cas de Serigne Mbaye Thiam, il faut signaler qu’il est très contesté dans le parti. Il ne fait pas l’unanimité. Or, en politique, la capacité de fédérer les forces est essentielle », considère Maurice Soudieck Dione qui se confie à Dakaractu pour, également donner son point de vue sur cette situation. D’ailleurs, allant plus loin dans son analyse sur ce cas précis au sein du parti socialiste, Dione estime que le principe du président Macky Sall, dans le cadre de l’alliance, a été soutenu par deux principaux partis : le Ps et l’Afp. Maintenant, la stratégie avait été de fidéliser ses deux souteneurs mais tout en décourageant en leur sein, l’expression de tout leadership pouvant concurrencer le sien. Aussi, il a fallu pour lui, de rogner en quelque sorte, leur représentativité. Pour Maurice S. Dione, le président Macky Sall a bien renforcé son camp au détriment des alliés. Ces alliés se sont rendu compte tardivement de cette dynamique qui a contribué à freiner l’allure de ces partis traditionnels. « La difficulté pour le parti socialiste est dans le leadership. Même si les gens se rebellent, la problématique du leadership est une réalité. » La question à se poser est présentement quel est le leader qui a l’envergure nationale et qui peut fédérer le parti pour éventuellement se positionner en 2024.
La dynamique de retrouvaille au sein du parti socialiste s’impose : « Il n’y a pas plus représentant de l’image du Ps que, Khalifa Sall, Barthélémy Dias, Serigne Mbaye Thiam ou encore Aminata Mbengue Ndiaye. Maintenant, si ces quatre peuvent se retrouver, c’est tant mieux », considère Ibrahima Bakhoum. Maintenant, en politique c’est la visibilité, mais dans la perspective de 2024, le parti socialiste aura-t-il le temps de construire d’autres icones ?
Dans la même logique, il faut penser que le Ps même dans la dynamique de l’union, ne peut pas recoller les morceaux tant qu’il n’a pas ce leader rassembleur, charismatique et accepté de tous. D’où les effets pervers du contrôle de l’appareil partisan que souligne Maurice Dione estimant que l’expression du leadership de concurrence est étouffée. L’hypothèse sur une jonction avec Taxawu Dakar de Khalifa Sall ne peut-il pas, dans ce cas être envisageable ?