Le président de l’Union africaine Macky Sall a assuré lundi que l’Afrique n’était « pas contre l’Ukraine », pays « agressé », mais a expliqué le refus de nombreux pays africains de prendre parti dans la crise comme une réaction à l’indifférence internationale face aux agressions visant le continent.
« L’Afrique n’est pas contre l’Ukraine, il ne faut pas qu’on ait l’impression que les Africains sont insensibles à la situation de l’Ukraine. Ce n’est pas ça du tout », a déclaré le chef de l’Etat sénégalais lors de la 8 édition du Forum international de Dakar, conférence de dirigeants et d’experts sur la sécurité en Afrique.
« Mais les Africains disent qu’au même moment où l’Ukraine est en guerre, est envahie, est agressée, l’Afrique est permanemment agressée par le terrorisme », a-t-il dit. Il a aussi cité l’absence de solidarité internationale face à la crise économique qui éprouve le continent et face aux maladies.
« Nous sommes en 2022, nous ne sommes plus pendant l’ère coloniale. Nous sommes en 2022, donc les pays, même s’ils sont pauvres, sont d’égale dignité. Il faut qu’on traite leurs problèmes avec le même respect », a-t-il renchéri.
Il a renouvelé son appel à une meilleure représentation africaine au sein des organisations internationales comme le Conseil de sécurité de l’ONU ou le G20.
L’emploi du mot « agressée » pour l’Ukraine est significatif de la part du président de l’Union africaine.
L’invasion de l’Ukraine par la Russie a divisé les pays africains, ainsi que l’ont montré plusieurs votes aux Nations unies depuis février 2022. Près de la moitié d’entre eux se sont encore abstenus ou n’ont pas pris part au vote le 12 octobre quand l’Assemblée générale de l’ONU a condamné l’annexion par la Russie de territoires ukrainiens.
Le Sénégal, aux relations fortes avec les pays occidentaux, avait surpris le 2 mars en s’abstenant lors d’un vote de l’Assemblée générale en faveur d’une résolution qui exigeait « que la Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l’Ukraine ».
– « Solidarité » –
Le Sénégal avait en revanche voté le 24 mars une seconde résolution exigeant de la Russie un arrêt immédiat de la guerre. Il a aussi voté le 12 octobre pour la condamnation de l’annexion.
M. Sall a plaidé pour l’ouverture de négociations entre les protagonistes de la crise ukrainienne. « Nous devons être capables d’arrêter cette guerre qui est en train de détruire le monde », a-t-il dit.
Peu auparavant, la secrétaire d’Etat française Chrysoula Zacharopoulou avait plaidé pour la « solidarité » du continent avec les Européens face à l’offensive russe.
Celle-ci représente une « menace existentielle pour la stabilité et l’intégrité de notre continent », a dit la secrétaire d’État française auprès du ministère des Affaires étrangères.
« Tous les Européens le vivent ainsi. C’est pourquoi nous exprimons une attente de solidarité à l’égard de l’Afrique », a-t-elle dit en présence du président sénégalais, de deux autres chefs d’Etat africains et d’un certain nombre de ministres des Affaires étrangères.
« Nous ne le dirons jamais assez: la Russie et la seule responsable de cette crise économique, énergétique et alimentaire », a-t-elle renchéri. L’Afrique a été durement affectée par les effets de la crise ukrainienne et son impact sur les prix et les approvisionnements, en céréales par exemple.
Face aux critiques qui trouvent un large écho en Afrique contre une propension de la France ou de pays occidentaux à vouloir dicter leur loi à leurs partenaires africains, la responsable française a assuré que la France, quand elle déploie des missions comme la force antijihadiste sahélienne Barkhane, n’intervenait pas « en substitution » aux armées nationales, mais « en appui ».
Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux et autres sites d’informations, depuis quelques jours, montre une séance de punition publique d’une femme prise pour des faits d’adultère dans le village de Guédé Bousso, une bourgade à la lisière de Touba. Un châtiment de cent coups de fouet lui a été infligé, devant les caméras et des personnes conviées comme témoins pour faire l’exemple. La première question qui viendrait à l’esprit est de se demander si la femme a commis l’adultère seule. Bien sûr que non ! Quel sort a été réservé à son partenaire ? Seule la femme a été jetée en pâture, humiliée ainsi publiquement et violentée. Son partenaire de l’autre sexe est épargné, sans doute protégé par ces juges qui sont tous des hommes. Une certaine forme de discrimination à moins qu’on ne considère que la femme pécheresse aurait violé son partenaire. Mais l’histoire ne le dit pas ; comme elle ne dit pas non plus comment le bourreau a installé la condamnée sur ses propres cuisses et ne s’est nullement pressé que la drôlesse se lève.
L’autre problème moral est de savoir si le ou les bourreaux eux-mêmes peuvent lever la main pour dire n’avoir jamais péché car dans ce bas monde, chacun a ses petits ou grands péchés à l’occasion. Mais là n’est pas le propos. Il se trouve que personne ne pourra dire n’avoir pas regardé cette vidéo, mais tout le monde semble détourner le regard, faire comme si le fait ne le regardait pas, ne le concernait pas. Pourtant si…
Au premier chef, les autorités de l’Etat ne peuvent pas faire le dos rond devant une telle situation attentatoire aux droits humains. Ce traitement cruel, inhumain et dégradant est aux antipodes de la règle de droit dans notre pays. Plus grave, en laissant s’installer et prospérer cette forme de Justice privée ou parallèle, l’Etat se dépouille de l’une de ses principales missions régaliennes. L’acte de flagellation de personnes adultérines à Guédé village ne serait pas le premier. Les médias avaient relayé un acte similaire dans le village de Thiénaba en novembre 2020. On évoque aussi les mêmes pratiques dans d’autres contrées comme dans le village de Maîmounatou (Sagatta) et à Médina Gounass dans la région de Kolda. On voudrait qu’une loi islamique, la charia, y soit de rigueur, or les seuls cas recensés d’application de cette charia sont relatifs à des affaires de sexualité. Cela pousse à se demander si ces mollahs ne se préoccupent que des questions de sexualité ?
L’urgence pour les autorités républicaines d’intervenir pour mettre un terme à de telles pratiques s’impose d’autant que le risque est encore grand que d’autres échelles de peines édictées par cette charia pourraient se voir appliquer un jour dans ces localités. Que dira-t-on si demain un voleur se fait amputer d’une main ou des deux mains ? Ou encore que la lapidation à mort ou la pendaison publique soit appliquée pour punir un quelconque crime ?
Dans quelles conditions cette forme de Justice s’exerce-t-elle ? Assurément, la passivité de l’Etat a fait le nid de la prolifération de milices d’obédience religieuse qui ont fini par se muer en polices religieuses pour arrêter et bastionner jusqu’à des personnes trouvées en train de fumer une cigarette ! Des femmes présumées être des travailleuses du sexe, trouvées dans des lieux privés, ont été molestées et certains de leurs bourreaux les ont punies en profitant de ces proies pour satisfaire leur libido. D’autres femmes mal vêtues à leur goût, se font arracher publiquement leurs coiffures ou leurs faux-cils. Quid de ces gaillards, torse nu, avec toute leur masculinité offerte aux regards de femmes et qui passent pour être des fidèles dévoués ? C’est une certaine forme d’injustice de sexe qu’on constate jusqu’à voir des femmes abattues d’une balle dans la tête ou éventrées par leur époux pour avoir osé demander le divorce. Ces féminicides passent presque inaperçus alors que l’indignation, la réprobation et la condamnation sont systématiques et générales, à chaque fois qu’un homme a eu le malheur d’être ébouillanté ou même battu par sa femme.
Les autorités publiques marchent sur des œufs et poussent le «ponce pilatisme» jusqu’à proscrire l’intervention des Forces de l’ordre dans des localités. On a vu des milices religieuses arrêter (on ne sait dans quelles circonstances et conditions) des personnes et les conduire, dans un rare instant de mansuétude, devant la police d’Etat qui prend ainsi la suite. Quelle forme de coopération pourrait-on envisager entre une police religieuse et une police républicaine d’un Etat démocratique, alors qu’elles ne partagent pas les mêmes règles de droit positif ?
Le Président Abdou Diouf avait eu l’habileté de convaincre le Khalife général des Mourides, Serigne Abdoul Ahad Mbacké (1968-1989), à installer les forces de police d’Etat dans la ville de Touba, qui tendait à devenir un repaire de malfrats, de bandits de tout acabit et de trafiquants de drogue. Par exemple, quand des unités cynophiles avaient été déployées dans la ville, l’émoi était tel que le khalife a pu instaurer d’autorité et faire accepter la présence des chiens renifleurs dans toute l’enceinte de la ville, avec une formule restée dans les mémoires : «Ces chiens ne traquent que leurs semblables !»Se faire tuer pour avoir demandé le divorce, se faire flageller pour avoir forniquéLe Sénégal a la particularité de compter de nombreux militants des droits de l’Homme, qui ne relèvent que les exactions présumées imputables à la puissance publique.
Encore que sur ce registre, leurs sujets de prédilection sont les questions électorales. Ainsi, aucune de nos célèbres grandes organisations humanitaires ne s’est sentie concernée par la dernière flagellation publique fort médiatisée de Guédé Bousso. On a aussi du mal à trouver une déclaration condamnant ou s’émouvant des derniers cas de crimes contre des femmes qui n’en pouvaient plus de rester dans leur ménage et qui souhaitaient le quitter. Les organisations de droits des femmes sont encore devenues plus discrètes ou aphones, depuis qu’elles avaient fait montre d’une lâcheté qui leur collera éternellement à la peau dans l’affaire opposant la dame Adji Sarr au leader du Pastef, Ousmane Sonko.
La série macabre est sans fin. En l’espace de quelques jours, Nafissatou Diédhiou a été tuée par son époux à Grand-Yoff (Dakar), Fatou Samb a été enlevée, séquestrée, violée à Kaolack, S. Barro a reçu, à Matam, une balle dans la tête du fait de son époux qui lui refusait le divorce, Aminata Touré a été tuée à Saré Mbemba Touré (Kolda). Dieynaba Sané a été éventrée à Bounkiling (Sédhiou) par son époux qui lui refusait le divorce. Le plus triste est qu’on en oublie ou que de nombreux cas du genre ne sont pas signalés, camouflés, cachés par les familles. La bonne preuve que ces pauvres victimes avaient bien raison de chercher à quitter leurs maris est que ces derniers ont montré leur véritable nature de bourreau en leur ôtant la vie.
Elles agonisaient dans leur ménage, mouraient, et leur mort a été précipitée par leur demande le divorce. Leur supplice se révèle être une certaine forme de quadrature du cercle car les rares femmes qui échapperont à l’emprise de leur mari seront flagellées publiquement si elles s’aventuraient à refaire leur vie. Par contre, les hommes pourront continuer allégrement de tout se permettre. Si l’adultère devait être puni de cent coups de fouet, ils seraient bien nombreux à essuyer des milliers de coups.
La façon dont le Sénégal traite ses femmes donne l’impression que la promotion de valeurs humanistes et le combat pour la préservation de la dignité de tous se perdent. Notre consœur, Mame Woury Thioubou, n’a pu retenir un coup de gueule dans l’édition du journal Le Quotidien du 21 octobre 2022 quand elle écrit : «Sont-elles insensibles, apathiques ou simplement indifférentes au sort des femmes de ce pays ? Le silence de cathédrale, que servent les autorités de ce pays depuis qu’une suite d’assassinats de femmes a lieu, interroge.» Un pays ne peut se dire juste envers toutes et tous, si la moitié des citoyens qui le composent, est la première victime sans protection. Des hommes puissants, fortement présumés agresseurs sexuels, se baladent en bombant le torse parce qu’en définitive, toute la société est complice !
Poussé vers la sortie par le PSG lors du mercato estival, Gana Gueye a vite fait de trouver chaussures à ses pieds.
Révélé par Everton avant d’être acheté par le club parisien, Gana Gueye a retrouvé la forme de sa vie où il enchaîne des prestations solides depuis son retour dans le championnat anglais. Positionné en sentinelle juste derrière Onana et le Nigérian Iwobi, Gana est entrain de donner à Everton la solidité défensive qui lui faisait défaut lors du début du championnat. Ceci explique sans nul doute la confiance que Lampard place en lui.
Si Gana ne donne pas satisfaction en équipe nationale, c’est peut-être dû à son positionnement. En effet, Gana trouve ses marques lorsqu’il est placé devant La Défense. Son point fort réside dans la récupération mais offensivement il est limité. C’est pour cette raison que le PSG a voulu se débarrasser de lui. Au vu de cette situation, Aliou Cissé pour espérer tirer le meilleur de Gana devra nécessairement le positionner devant La Défense.
Un choix que El Tactico a du mal à prendre car à ce poste excelle Nampalys et Pathe Ciss qui techniquement sont plus doués que Gana. Aliou Ciss prendra-t-il son courage à deux mains pour mettre Gana sur le banc au profit de Nampalys Mendy ou Pathé Ciss même s’il est un titulaire indiscutable dans son club? Ou au contraire continuer a-t-il à le titulariser en tant que relayeur tout en sachant qu’il est limité à ce poste? Le premier match contre les Pays-Bas nous en dira un peu plus.
Il y’a une semaine de cela, le tout nouveau promoteur Elimane Lô avait indiqué que son combat entre Lac Rose de Fass et Quench de Lansar devait se tenir le 1er mai. Le CNG l’a convoqué par la suite pour lui attribuer une autre date. Ce grand derby des Lébous se tiendra finalement le dimanche 30 avril 2023 à l’Arène nationale.
Cette fois-ci, c’est la bonne. Le CNG a attribué la bonne date au tout nouveau promoteur Elimane Lô. Ce dernier pour son baptême du feu avait scellé le choc entre Lac Rose et Quench. Les deux prochains adversaires sont attendus donc pour solder leurs vieux comptes le dimanche 30 avril à l’Arène nationale.
Les amateurs devront donc prendre leur mal en patience avant de voir les deux adversaires s’expliquer et s’échanger des coups. Le 30 avril, c’est dans quelques mois. Lac Rose et Quench auront donc tout le loisir de bien se préparer afin d’être fin prêt le jour J. Que cela soit Lac Rose ou Quench, Ils n’auront aucune excuse. Dans l’enceinte, ils devront montrer une forme physique impeccable.
Le temps, iIs en auront puisque la date fatidique du 30 avril est dans six mois.
Le magistrat à la retraite, Alioune Ndao a mené des enquêtes sur le patrimoine du Président Macky Sall estimé à 8 milliards de FCFA. Une somme faramineuse que l’ancien procureur prés de la Cour de répression et de l’enrichissement illicite (CREI) juge incompréhensible en 7 ans.
» Oui ! J’ai commencé à investiguer sur le patrimoine du président Macky Sall. Il a déclaré 8 milliards de francs, mais attendez, je me suis dit : « mais, comment en 7 ans de présence dans les plus hautes sphères de ce pays, il peut se retrouver avec 8 milliards ? S’interroge l’ancien Procureur Alioune Ndao dans son entretien avec le journal Les Echos.
Après s’en est suivi les 7 milliards de Taîwan que Idrissa Seck dénonçait régulièrement lorsqu’il était dans l’opposition. » Je voulais savoir d’où venait cet argent et comment cet argent a été utilisé ? Et j’ai eu des traçabilités. Donc, l’un dans l’autre, j’étais une personne indésirée », raconte t-il.
L’ancien procureur prés de la Cour de répression et de l’enrichissement illicite devient problématique. il sera limogé de son poste en pleine audience du procès de Karim Wade. » Maintenant le jour de l’audience , contrairement à ce qui a été dit, je n’ai pas reçu de SMS. On était en pleine audience et à un moment donné, le président Henry Grégoire a demandé que l’audience soit suspendue. Alors on a suspendu comme on le fait tous les jours. Après, il me dit qu’il est convoqué au ministère (de la Justice). Puisqu’on avait aménagé deux salles de repos pour le parquet et pour le siège, je suis allé dans la salle de repos qui nous était aménagée. J’avais mis un petit lit pour pouvoir me reposer. Je me suis étalé sur le lit. Environ 5 minutes après, mon téléphone sonne et c’était une cousine, Ndèye Kane, qui m’appelle pour me dire: « mais Badou -comme on m’appelle dans la famille, il paraît qu’on vous a remplacé ? » Je dis : « Ah bon ? » Elle me dit que la télévision était en train de passer l’information. Je dis : « ok, on va voir ». Quelques minutes après, mon épouse m’appelle pour me dire la même chose. En réalité, Henry Grégoire a appelé au ministère pour être informé que je venais d’être limogé. Alors lorsqu’il est revenu, il était avec son équipe, ils sont venus me voir et je lui ai dit : « Monsieur le Président, c’est dommage, je viens d’apprendre la nouvelle, je l’ai apprise avant vous. On a ri. Il a repris l’audience, je suis rentré chez moi. »
Bien qu’auteur de 5 buts en Bundesliga et de 2 en Ligue des champions, Sadio Mané n’a pas encore totalement conquis certains observateurs du football anglais. A quelques semaines de l’ouverture de la Coupe du monde 2022, le Sénégalais a été critiqué par le chroniqueur allemand de Sport1, Alex Steudel.
D’après lui, le Sénégalais fait montre d’une indiscipline tactique depuis son arrivée au Bayern. « Avec Sadio Mané, l’attaque du Bayern est en déséquilibre constant », a-t-il déclaré, dans des propos rapportés par TalkSport.
D’après le chroniqueur, Sadio Mané est uniquement titulaire au Bayern parce que Gnabry n’est pas en forme. « Sadio Mané fout tout en l’air. Parfois, il joue à gauche et pousse Leroy Sané à droite. Parfois, il joue au centre de l’attaque, où il est désespérément débordé. Il est le marcheur de terrain qui n’arrive jamais. Et c’est comme ça depuis toujours, mais personne ne le dit à voix haute : Mané pour remplacer Lewandowski, qui a vraiment inventé cette absurdité ? Il joue uniquement parce que Serge Gnabry est en difficulté et que Kingsley Coman a d’abord été suspendu puis blessé et parfois quand Sané s’est gentiment déporté sur la droite », ajoute-t-il.
« Tout le monde peut le voir. Le résultat : Le pire début de saison depuis 2010. Mané n’est pas le seul responsable, mais il a sa part de responsabilité», termine Alex Steudel, pas du tout tendre avec l’international sénégalais.
Même si l’Olympique de Marseille a été défait par Lens sur sa pelouse, les Olympiens ont fait un match solide.
Mais s’il y a un joueur qui a retenu notre attention, c’est sans nul doute Pape Alassane Gueye. Entre dès la 22e minute à la place de Kolasinac Pape Gueye a bien coulissé. Défensivement, il a été monstrueux. La précision de ses passes démontre sa lucidité mais surtout son mental d’acier car malgré son statut de remplaçant, il donne toujours satisfaction à Tudor lorsqu’il entre sur le terrain.
Avec ce regain de forme, Pape Gueye peut naturellement prétendre à une place de titulaire lors du mondial. Son excellent match contre la Bolivie, qui est sans nul doute le meilleur match du Sénégal sous l’ère Cissé, plaide également en sa faveur.
En plus de son apport offensif, Pape Gueye a démontré qu’il est aussi solide défensivement. Dans tous les cas, son duo avec Pathe Ciss et Pape Mactar Sarr a fini par convaincre les plus sceptiques.
Au milieu la concurrence risque d’être rude mais nul doute que Pape Gueye aura son mot à dire au niveau de l’entrejeu de l’équipe nationale du Sénégal.
Nul doute que Sadio Mané est un phénomène. Mais, comme être humain, il arrive des moments où l’on se sent moins bien.
Cependant, cela ne devrait pas amener Sadio Mané à douter de ses qualités. Lors du dernier match du Bayern, il a tiré deux fois sans cadrer même si sur le second tir, il avait la possibilité de scorer. En match de coupe, il a également raté du gauche une occasion en or.
Toutefois, Sadio Mané doit comprendre qu’il n’est pas le seul et ne sera pas le seul attaquant à rater des occasions de but. Contre le Bayern, lors de la première journée en champion’s league, si le Barça a perdu par (2-0), c’est à cause de Lewandowski qui a raté des occasions de but tout fait. Contre l’Inter, aussi il a récidivé en étant pas décisif devant le but. Pourtant, il a été recruté pour permettre au Barça de jouer les premiers rôles en champions league. Mais, malgré tous ses gros ratés Lewandowski ne doute jamais de lui. Il cadre toujours ses tirs et parvient à loger les ballons là où il veut.
C’est exactement dans ce domaine où doit évoluer Sadio Mané. Parfois, il cherche des angles compliqués raison pour laquelle il ne cadre pas ses tirs. De plus, lorsqu’il utilise en général l’intérieur de son pied droit, il parvient à cadrer mais souvent le ballon n’a pas assez de puissance pour tromper le gardien adverse.
Pourtant bon de la tête, il a aussi raté une remise servie par Goretzka alors que le but lui était grand ouvert. Ce qui démontre son manque de concentration. Auteur d’un joli lob, Sadio Mané a pourtant fait preuve de lucidité.
Pour retrouver le chemin des filets et être au même niveau que Haland ou Lewandowski, Sadio Mané devra continuer à jouer simple car parfois au lieu de servir ses coéquipiers il se la joue seul. Il ne doit pas être obsédé par le but. Tant qu’il en sera obsédé, il passera à côté de ses matchs.Il doit être aussi collectif qu’à Liverpool c’est ce qui faisait sa force.
Le Bayern Munich fait un bon début de championnat même s’ils ont connu des moments troubles. En Ligue des champions dans le groupe de la mort, le club Allemand a réussi la prouesse d’engranger 12 points à l’issue de ses 04 premières rencontres. Donc, Sadio doit comprendre que le fait de marquer un but n’est pas une fin en soi. L’essentiel est que son équipe gagne ses matchs et qu’il parvienne à apporter un plus dans les phases offensives.