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Macky Sall sur les réseaux sociaux : « Le monde réel est à la merci d’un monde virtuel »

Le chef de l’Etat Macky Sall a, une nouvelle fois, évoqué la question des réseaux sociaux, hier lundi, lors de l’ouverture du Forum international sur la paix et la sécurité à Dakar. Le président de la République a encore menacé d’assainir les réseaux sociaux.
 
Macky Sall ne dépeint pas les réseaux sociaux avec le dos de la cuillère. Lors du Forum de Dakar sur la paix et la sécurité, le président sénégalais a annoncé vouloir contrer les dérives d’Internet dans le but de sauvegarder l’intérêt national et la dignité des personnes. Le chef de l’Etat, Macky Sall s’est encore prononcé sur les dérapages sur le Net.  « Les dérives du numérique constituent aujourd’hui une des menaces les plus sérieuses à la paix, à la sécurité et à la stabilité de nos pays. Elles constituent des menaces d’autant plus difficiles à combattre qu’elles sont diffuses. Selon le chef de l’Etat, les réseaux sociaux sont devenus une fabrique massive de fake news et de manipulation. ‘’Le monde réel est à la merci d’un monde virtuel qui répand à haut débit la tromperie, le populisme, le radicalisme, la haine et la violence. Autant de pratiques malsaines qui ne peuvent relever de la liberté d’opinion ou d’expression’’, déplore-t-il.
 
Le Président ajoute : « le monde réel est à la merci d’un monde virtuel qui répand à haut débit la tromperie, le populisme, le radicalisme, la haine et la violence ; autant de pratiques malsaines qui ne peuvent relever de la liberté d’opinion ou d’expression. Au demeurant, droit et liberté vont de pair avec responsabilité.’’
 
‘’Nul droit, nulle liberté ne donne licence d’attenter à la liberté, au droit et à la dignité d’autrui ou de saper la cohésion sociale et la stabilité institutionnelle d’un pays. C’est dire qu’il y a urgence à renforcer les moyens de lutte contre la cybercriminalité. C’est la vocation de l’Ecole de cybersécurité à vocation régionale de Dakar qui est un produit du Forum de Dakar.’’ Depuis l’année, le Président Macky Sall a toujours plaidé pour le contrôle des réseaux sociaux où il est souvent critiqué. 

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Mondial : la délégation du Sénégal sera composée de 327 membres (Officiel)

La délégation sénégalaise qui ira à la Coupe du monde « Qatar 2022 », sera officiellement composée de 327 membres, a informé, le ministre des Sports, ce lundi, à son cabinet, lors d’une conférence de presse. Yankhoba Diatara a par ailleurs détaillé la composition de la délégation.

La composition de la délégation du Sénégal :

-26 joueurs et 29 membres de l’encadrement technique et administratif ;

-Les  officiels et invités de l’État du Sénégal (Ministère des Sports) et de la FSF ;

 -Les membres de la famille des joueurs (2 membres pour chaque famille)

-150 supporters dont 80 du 12éme Gaïndé, 40 d’Allez-Casa et 30 de l’ASC Lébougui de Rufisque ;

-et des journalistes et techniciens des médias (hors délégation).

Joueurs et encadrement technique logés dans le camp de base des Lions

« Les joueurs et l’encadrement technique seront tous logés au Camp de Base des Lions.  Toutes les dispositions sont en train d’être prises pour assurer aux Lions et à l’encadrement d’excellentes conditions de séjour », a confirmé Diatara, une semaine après sa mission de prospection à Doha (Qatar). « Accompagnés de son Excellence Monsieur l’Ambassadeur, de ses services et du staff de la FIFA, les membres de la délégation ont visité le site mis à la disposition de l’Équipe Nationale du Sénégal par la FIFA », a précisé Diatara.

60 chambres

« Il est situé au Duhall Handball Sport Hall, une propriété de la fédération Qatarie de Handball, non loin du stade Abdallah Ben Khalifa où le Sénégal jouera sa 3ème rencontre contre l’Équateur, le 29 novembre 2022. Il y sera mis à disposition de l’équipe, le staff technique, l’encadrement administratif et de la délégation un terrain d’entrainement en gazon naturel, 60 chambres, une grande salle pour les rencontres des joueurs et visiteurs, des salles utilitaires (réunion, cuisine, magasin, gym, repos, détente, restaurants, prière, etc. Nous avons pu visiter aussi les deux autres sites de compétitions du Sénégal sont distants du Camp de Base des Lions (Duhall Handball Sport Hall) respectivement de 18 minutes (stade Al Thumama) et de 14 minutes (stade Bin Khalifa). »

Le ministre des Sports a d’ailleurs confirmé le budget de 14 milliards de francs CFA pour la Coupe du monde, révélé par nos confrères du journal Les Echos. 

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L’ancien procureur Alioune Ndao exhibe ses secrets : « Dans le dossier de Karim Wade, j’ai subi toutes sortes de pression (…) L’intervention de Me Sidiki Kaba qui a mis fin à la traque a été source de difficultés… »

Actuellement magistrat à la retraite, le procureur Alioune Ndao semble trouver le bon moment pour s’épancher sur les évènements qui ont marqué son passage à la cour de répression de l’enrichissement illicite où il a hérité de grands dossiers. Celui de Karim Wade en fait partie, de même que celui d’Ino-Alex.   
Dans cet entretien avec Les Echos, l’ancien procureur Alioune Ndao déballe. Il rappelle les contours de ce dossier qui « reste une patate chaude » entre ses mains. Dans cette traque des biens mal acquis, la poursuite des personnalités ciblées, les «8 milliards» de biens supposés appartenir à Macky Sall, «7 milliards» de Taïwan révélés par Idrissa Seck, arrêt des poursuites contre Abdoulaye Baldé… L’ancien tailleur devenu maçon, militaire, policier, avant d’embrasser la carrière de magistrat évoque dans cet entretien, son vécu.


Dans ce dossier, le magistrat à la retraite s’est dit soutenu par son cursus d’ancien militaire, de gendarme, de policier mais surtout, par sa carrière au parquet. « Je suis donc habitué à faire face à de grosses affaires. C’est toute cette expérience qui m’a permis de bien gérer ce dossier extrêmement difficile, avec toute la pression qu’il y avait. J’avais en face des personnes qui connaissaient bien les rouages de l’administration, qui avaient des moyens extrêmement puissants, en terme d’argent et aussi en terme mystique » révèle-t-il insistant sur le facteur de l’argent et le mystique, qui sont intervenus dans ce dossier installant de grosses pressions venues de toutes parts.

La nomination de Me Sidiki Kaba coïncidant avec les problèmes…
Selon l’ancien procureur près la cour de répression de l’enrichissement illicite, c’est avec la nomination de Aminata Touré comme Premier ministre que les problèmes ont commencé. « Nous, l’impression que nous avons eue avec la nomination de Sidiki Kaba, c’est qu’il a été nommé afin de mettre fin à la traque. C’est la perception que nous avions, pas de manière officielle, mais officieuse. Et d’ailleurs, j’ai interpellé Monsieur le Président de la République un jour lors d’une audience. Je lui ai dit : ‘’Monsieur le Président, pourquoi vous avez nommé monsieur Sidiki Kaba alors qu’il était dans le dossier Karim Wade ? Il m’a répondu qu’il ne le savait pas’’. Je ne l’ai pas cru »,  confie le magistrat qui précise qu’il a bien eu des difficultés avec le ministre Kaba. « On était à couteaux tirés et même avec le Président de la République lui-même. Le Président m’a appelé un soir, lorsque l’affaire Karim Wade a été pliée, et c’est là où il y a eu une grave injustice à l’encontre de Karim Wade. Lorsque cette affaire a été pliée, j’ai senti des réticences de la part du pouvoir exécutif pour la poursuite des autres dossiers », révèle encore Alioune Ndao qui ira même plus loin dans ces arguments en évoquant les cas Tahibou Ndiaye, Aïda Diongue et même Abdoulaye Baldé, l’actuel directeur général de l’agence pour la promotion des investissements et grands travaux (APIX).  « On a commencé par l’affaire Tahibou Ndiaye. Le Président m’a appelé jusqu’au palais, heureusement que j’ai eu l’intelligence d’emmener Antoine Diome avec moi, donc il est témoin de ce que je dis, en ce moment- il m’a dit : ‘’il paraît que Tahibou ne jouit pas de ses facultés mentales’’ ; je lui dis : ‘’mais non Monsieur le Président, il est plus sain d’esprit que vous’’. Il m’a dit : ‘’est-ce qu’il n’y a pas possibilité… ?’’ Je lui dis : ‘’non Monsieur le Président, force doit rester à la loi’’. Ensuite la seconde fois, c’était l’affaire Abdoulaye Baldé. Là également, il m’a appelé au palais pour me dire : ‘’laisse Abdoulaye Baldé’’. Je dis : ‘’non, je ne vais pas le laisser, Monsieur le Président ! J’ai déjà fait l’enquête et je vais terminer ma procédure’’. Et un autre élément s’est ajouté à cela, c’est que dans l’affaire Aïda Ndiongue, j’avais vu que la dame avait fait sortir du territoire national deux fois quatre milliards, qui avaient été versés dans deux emprunts obligataires, en Côte d’Ivoire, donc cela faisait huit milliards. Je voulais savoir si les autres n’avaient pas fait la même chose. Et j’avais demandé à l’équipe d’enquêteurs de la police dirigée par l’ancien patron Bocar Yague de mener des investigations dans les quatre plus grandes banques de ce pays : la Bicis, Cbao, Sgbs, j’ai oublié la quatrième » signale l’ancien procureur.

Des désaccords avec le président au limogeage…

Dans cette phase de traque, l’ancien procureur a soutenu même avoir défié le président de la République. « Dans ces colonnes de l’entretien, Alioune Ndao affirme avoir été appelé par le président qui lui a dit : ‘’Monsieur le Procureur spécial, on me dit que vous êtes en train de créer la zizanie’’ ? Il a répondu : ‘’non Monsieur le Président, ce n’est pas la zizanie’’. Macky Sall de lui demander après les enquêtes, de lui donner les résultats pour qu’il puisse les tenir sur le plan politique’’. « Je me suis dit : ‘’mais pour qui il me prend ce monsieur, il oublie qu’il parle à un procureur ?’’ Je n’ai pas fait ça. Et donc lorsque j’ai eu des résultats, j’ai immédiatement ouvert des enquêtes concernant ces personnes-là », avance encore le magistrat à la retraite qui dit même être allé plus loin dans cette affaire en impliquant d’autres membres de l’actuel régime.

«J’avais commencé à investiguer sur le patrimoine du président Macky Sall. Il a déclaré 8 milliards de francs. Je me suis dit comment en 7 ans de présence dans les plus hautes sphères de ce pays, il peut se retrouver avec 8 milliards ?’’ Ensuite j’ai commencé à investiguer sur les 7 milliards de Taïwan que Monsieur Idrissa Seck dénonçait régulièrement lorsqu’il était dans l’opposition. Je voulais savoir d’où venait l’argent et comment cet argent a été utilisé ? Et j’ai eu des traçabilités. Donc, l’un dans l’autre, j’étais une personne indésirée »,  dira l’ancien procureur qui, droit dans ses bottes estime que « la loi sur l’enrichissement illicite s’applique à tout le monde, y compris le président de la République. L’enrichissement illicite s’applique à ceux qui ont un mandat public », considère l’ancien du parquet. Une position qui lui a, plus tard, coûté son poste de procureur près la CREI.

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Thierno Guèye effectuera -t’il son retour ?

Préparateur mystique de Balla Gaye 2 depuis des années Thierno Guèye a brillé par son absence lors des deux derniers combats de son poulain. Contre Bombardier (1er janvier 2O22) et Gris Bordeaux (7 août 2O22), Thierno Guèye n’a pas effectué le déplacement. L’on se pose la question de savoir s’il effectuera son retour le 1er Janvier 2O23 contre Boy Niang 2.

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Après la défaite, Nabil Djellit détruit Luis Suarez et regrette la gestion du cas Bamba Dieng

Après la défaite de l’OM face à Lens, la troisième consécutive, le célèbre chroniqueur Nabil Djellit, fustige la mise au placard de Bamba Dieng et la recrue de l’attaquant Uruguayen Luis Suarez qu’il ne juge pas indispensable. Le Chroniqueur n’a pas aussi ménagé le coach Marseillais en raison du mauvais management du cas Bamba Dieng.

« Marseille ce soir n’a que 6 malheureux points d’avance sur l’OL et peut virtuellement se faire doubler par Rennes et/ou Monaco demain. Essoufflement. L’OM paie la mauvaise gestion de Bamba Dieng. En confiance, il fait des stats et vous aide à gagner ce genre de match ou d’autres… Luis Suarez, ça doit être un bug de football manager. Jamais, il a le niveau de l’OM ».

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L’Afrique n’est « pas contre l’Ukraine », pays « agressé », dit le président de l’UA

Le président de l’Union africaine Macky Sall a assuré lundi que l’Afrique n’était « pas contre l’Ukraine », pays « agressé », mais a expliqué le refus de nombreux pays africains de prendre parti dans la crise comme une réaction à l’indifférence internationale face aux agressions visant le continent.

« L’Afrique n’est pas contre l’Ukraine, il ne faut pas qu’on ait l’impression que les Africains sont insensibles à la situation de l’Ukraine. Ce n’est pas ça du tout », a déclaré le chef de l’Etat sénégalais lors de la 8 édition du Forum international de Dakar, conférence de dirigeants et d’experts sur la sécurité en Afrique.

« Mais les Africains disent qu’au même moment où l’Ukraine est en guerre, est envahie, est agressée, l’Afrique est permanemment agressée par le terrorisme », a-t-il dit. Il a aussi cité l’absence de solidarité internationale face à la crise économique qui éprouve le continent et face aux maladies.

« Nous sommes en 2022, nous ne sommes plus pendant l’ère coloniale. Nous sommes en 2022, donc les pays, même s’ils sont pauvres, sont d’égale dignité. Il faut qu’on traite leurs problèmes avec le même respect », a-t-il renchéri.

Il a renouvelé son appel à une meilleure représentation africaine au sein des organisations internationales comme le Conseil de sécurité de l’ONU ou le G20.

L’emploi du mot « agressée » pour l’Ukraine est significatif de la part du président de l’Union africaine.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie a divisé les pays africains, ainsi que l’ont montré plusieurs votes aux Nations unies depuis février 2022. Près de la moitié d’entre eux se sont encore abstenus ou n’ont pas pris part au vote le 12 octobre quand l’Assemblée générale de l’ONU a condamné l’annexion par la Russie de territoires ukrainiens.

Le Sénégal, aux relations fortes avec les pays occidentaux, avait surpris le 2 mars en s’abstenant lors d’un vote de l’Assemblée générale en faveur d’une résolution qui exigeait « que la Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l’Ukraine ».

– « Solidarité » –

Le Sénégal avait en revanche voté le 24 mars une seconde résolution exigeant de la Russie un arrêt immédiat de la guerre. Il a aussi voté le 12 octobre pour la condamnation de l’annexion.

M. Sall a plaidé pour l’ouverture de négociations entre les protagonistes de la crise ukrainienne. « Nous devons être capables d’arrêter cette guerre qui est en train de détruire le monde », a-t-il dit.

Peu auparavant, la secrétaire d’Etat française Chrysoula Zacharopoulou avait plaidé pour la « solidarité » du continent avec les Européens face à l’offensive russe.

Celle-ci représente une « menace existentielle pour la stabilité et l’intégrité de notre continent », a dit la secrétaire d’État française auprès du ministère des Affaires étrangères.

« Tous les Européens le vivent ainsi. C’est pourquoi nous exprimons une attente de solidarité à l’égard de l’Afrique », a-t-elle dit en présence du président sénégalais, de deux autres chefs d’Etat africains et d’un certain nombre de ministres des Affaires étrangères.

« Nous ne le dirons jamais assez: la Russie et la seule responsable de cette crise économique, énergétique et alimentaire », a-t-elle renchéri. L’Afrique a été durement affectée par les effets de la crise ukrainienne et son impact sur les prix et les approvisionnements, en céréales par exemple.

Face aux critiques qui trouvent un large écho en Afrique contre une propension de la France ou de pays occidentaux à vouloir dicter leur loi à leurs partenaires africains, la responsable française a assuré que la France, quand elle déploie des missions comme la force antijihadiste sahélienne Barkhane, n’intervenait pas « en substitution » aux armées nationales, mais « en appui ».

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Mille coups de fouet à combien d’hommes sénégalais ? (Madiambal Diagne)

Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux et autres sites d’informations, depuis quelques jours, montre une séance de punition publique d’une femme prise pour des faits d’adultère dans le village de Guédé Bousso, une bourgade à la lisière de Touba. Un châtiment de cent coups de fouet lui a été infligé, devant les caméras et des personnes conviées comme témoins pour faire l’exemple. La première question qui viendrait à l’esprit est de se demander si la femme a commis l’adultère seule. Bien sûr que non ! Quel sort a été réservé à son partenaire ? Seule la femme a été jetée en pâture, humiliée ainsi publiquement et violentée. Son partenaire de l’autre sexe est épargné, sans doute protégé par ces juges qui sont tous des hommes. Une certaine forme de discrimination à moins qu’on ne considère que la femme pécheresse aurait violé son partenaire. Mais l’histoire ne le dit pas ; comme elle ne dit pas non plus comment le bourreau a installé la condamnée sur ses propres cuisses et ne s’est nullement pressé que la drôlesse se lève.


L’autre problème moral est de savoir si le ou les bourreaux eux-mêmes peuvent lever la main pour dire n’avoir jamais péché car dans ce bas monde, chacun a ses petits ou grands péchés à l’occasion. Mais là n’est pas le propos. Il se trouve que personne ne pourra dire n’avoir pas regardé cette vidéo, mais tout le monde semble détourner le regard, faire comme si le fait ne le regardait pas, ne le concernait pas. Pourtant si…

Au premier chef, les autorités de l’Etat ne peuvent pas faire le dos rond devant une telle situation attentatoire aux droits humains. Ce traitement cruel, inhumain et dégradant est aux antipodes de la règle de droit dans notre pays. Plus grave, en laissant s’installer et prospérer cette forme de Justice privée ou parallèle, l’Etat se dépouille de l’une de ses principales missions régaliennes. L’acte de flagellation de personnes adultérines à Guédé village ne serait pas le premier. Les médias avaient relayé un acte similaire dans le village de Thiénaba en novembre 2020. On évoque aussi les mêmes pratiques dans d’autres contrées comme dans le village de Maîmounatou (Sagatta) et à Médina Gounass dans la région de Kolda. On voudrait qu’une loi islamique, la charia, y soit de rigueur, or les seuls cas recensés d’application de cette charia sont relatifs à des affaires de sexualité. Cela pousse à se demander si ces mollahs ne se préoccupent que des questions de sexualité ?


L’urgence pour les autorités républicaines d’intervenir pour mettre un terme à de telles pratiques s’impose d’autant que le risque est encore grand que d’autres échelles de peines édictées par cette charia pourraient se voir appliquer un jour dans ces localités. Que dira-t-on si demain un voleur se fait amputer d’une main ou des deux mains ? Ou encore que la lapidation à mort ou la pendaison publique soit appliquée pour punir un quelconque crime ?

Dans quelles conditions cette forme de Justice s’exerce-t-elle ? Assurément, la passivité de l’Etat a fait le nid de la prolifération de milices d’obédience religieuse qui ont fini par se muer en polices religieuses pour arrêter et bastionner jusqu’à des personnes trouvées en train de fumer une cigarette ! Des femmes présumées être des travailleuses du sexe, trouvées dans des lieux privés, ont été molestées et certains de leurs bourreaux les ont punies en profitant de ces proies pour satisfaire leur libido. D’autres femmes mal vêtues à leur goût, se font arracher publiquement leurs coiffures ou leurs faux-cils. Quid de ces gaillards, torse nu, avec toute leur masculinité offerte aux regards de femmes et qui passent pour être des fidèles dévoués ? C’est une certaine forme d’injustice de sexe qu’on constate jusqu’à voir des femmes abattues d’une balle dans la tête ou éventrées par leur époux pour avoir osé demander le divorce. Ces féminicides passent presque inaperçus alors que l’indignation, la réprobation et la condamnation sont systématiques et générales, à chaque fois qu’un homme a eu le malheur d’être ébouillanté ou même battu par sa femme.

Les autorités publiques marchent sur des œufs et poussent le «ponce pilatisme» jusqu’à proscrire l’intervention des Forces de l’ordre dans des localités. On a vu des milices religieuses arrêter (on ne sait dans quelles circonstances et conditions) des personnes et les conduire, dans un rare instant de mansuétude, devant la police d’Etat qui prend ainsi la suite. Quelle forme de coopération pourrait-on envisager entre une police religieuse et une police républicaine d’un Etat démocratique, alors qu’elles ne partagent pas les mêmes règles de droit positif ?

Le Président Abdou Diouf avait eu l’habileté de convaincre le Khalife général des Mourides, Serigne Abdoul Ahad Mbacké (1968-1989), à installer les forces de police d’Etat dans la ville de Touba, qui tendait à devenir un repaire de malfrats, de bandits de tout acabit et de trafiquants de drogue. Par exemple, quand des unités cynophiles avaient été déployées dans la ville, l’émoi était tel que le khalife a pu instaurer d’autorité et faire accepter la présence des chiens renifleurs dans toute l’enceinte de la ville, avec une formule restée dans les mémoires : «Ces chiens ne traquent que leurs semblables !»Se faire tuer pour avoir demandé le divorce, se faire flageller pour avoir forniquéLe Sénégal a la particularité de compter de nombreux militants des droits de l’Homme, qui ne relèvent que les exactions présumées imputables à la puissance publique.

Encore que sur ce registre, leurs sujets de prédilection sont les questions électorales. Ainsi, aucune de nos célèbres grandes organisations humanitaires ne s’est sentie concernée par la dernière flagellation publique fort médiatisée de Guédé Bousso. On a aussi du mal à trouver une déclaration condamnant ou s’émouvant des derniers cas de crimes contre des femmes qui n’en pouvaient plus de rester dans leur ménage et qui souhaitaient le quitter. Les organisations de droits des femmes sont encore devenues plus discrètes ou aphones, depuis qu’elles avaient fait montre d’une lâcheté qui leur collera éternellement à la peau dans l’affaire opposant la dame Adji Sarr au leader du Pastef, Ousmane Sonko.


La série macabre est sans fin. En l’espace de quelques jours, Nafissatou Diédhiou a été tuée par son époux à Grand-Yoff (Dakar), Fatou Samb a été enlevée, séquestrée, violée à Kaolack, S. Barro a reçu, à Matam, une balle dans la tête du fait de son époux qui lui refusait le divorce, Aminata Touré a été tuée à Saré Mbemba Touré (Kolda). Dieynaba Sané a été éventrée à Bounkiling (Sédhiou) par son époux qui lui refusait le divorce. Le plus triste est qu’on en oublie ou que de nombreux cas du genre ne sont pas signalés, camouflés, cachés par les familles. La bonne preuve que ces pauvres victimes avaient bien raison de chercher à quitter leurs maris est que ces derniers ont montré leur véritable nature de bourreau en leur ôtant la vie.


Elles agonisaient dans leur ménage, mouraient, et leur mort a été précipitée par leur demande le divorce. Leur supplice se révèle être une certaine forme de quadrature du cercle car les rares femmes qui échapperont à l’emprise de leur mari seront flagellées publiquement si elles s’aventuraient à refaire leur vie. Par contre, les hommes pourront continuer allégrement de tout se permettre. Si l’adultère devait être puni de cent coups de fouet, ils seraient bien nombreux à essuyer des milliers de coups.


La façon dont le Sénégal traite ses femmes donne l’impression que la promotion de valeurs humanistes et le combat pour la préservation de la dignité de tous se perdent. Notre consœur, Mame Woury Thioubou, n’a pu retenir un coup de gueule dans l’édition du journal Le Quotidien du 21 octobre 2022 quand elle écrit : «Sont-elles insensibles, apathiques ou simplement indifférentes au sort des femmes de ce pays ? Le silence de cathédrale, que servent les autorités de ce pays depuis qu’une suite d’assassinats de femmes a lieu, interroge.» Un pays ne peut se dire juste envers toutes et tous, si la moitié des citoyens qui le composent, est la première victime sans protection. Des hommes puissants, fortement présumés agresseurs sexuels, se baladent en bombant le torse parce qu’en définitive, toute la société est complice !

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Everton : Gana Guéye, le retour en forme de l’ex-banni du PSG

Poussé vers la sortie par le PSG lors du mercato estival, Gana Gueye a vite fait de trouver chaussures à ses pieds.

Révélé par Everton avant d’être acheté par le club parisien, Gana Gueye a retrouvé la forme de sa vie où il enchaîne des prestations solides depuis son retour dans le championnat anglais. Positionné en sentinelle juste derrière Onana et  le Nigérian Iwobi, Gana est entrain de donner à Everton la solidité défensive qui lui faisait défaut lors du début du championnat. Ceci explique sans nul doute la confiance que Lampard place en lui.

Si Gana ne donne pas satisfaction en équipe nationale, c’est peut-être dû à son positionnement. En effet, Gana trouve ses marques lorsqu’il est placé devant La Défense. Son point fort réside dans la récupération mais offensivement il est limité. C’est pour cette raison que le PSG a voulu se débarrasser de lui. Au vu de cette situation, Aliou Cissé pour espérer tirer le meilleur de Gana devra nécessairement le positionner devant La Défense.

Un choix que El Tactico a du mal à prendre car à ce poste excelle Nampalys et Pathe Ciss qui techniquement sont plus doués que GanaAliou Ciss prendra-t-il son courage à deux mains pour mettre Gana sur le banc au profit de Nampalys Mendy ou Pathé Ciss même s’il est un titulaire indiscutable dans son club? Ou au contraire continuer a-t-il à le titulariser en tant que relayeur tout en sachant qu’il est limité à ce poste? Le premier match contre les Pays-Bas nous en dira un peu plus.

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Lac Rose / Quench : Le combat fixé pour le 30 avril

Il y’a une semaine de cela, le tout nouveau promoteur Elimane Lô avait indiqué que son combat entre Lac Rose de Fass et Quench de Lansar devait se tenir le 1er mai. Le CNG l’a convoqué par la suite pour lui attribuer une autre date. Ce grand derby des Lébous se tiendra finalement le dimanche 30 avril 2023 à l’Arène nationale.

Cette fois-ci, c’est la bonne. Le CNG a attribué la bonne date au tout nouveau promoteur Elimane Lô. Ce dernier pour son baptême du feu avait scellé le choc entre Lac Rose et Quench. Les deux prochains adversaires sont attendus donc pour solder leurs vieux comptes le dimanche 30 avril à l’Arène nationale.

Les amateurs devront donc prendre leur mal en patience avant de voir les deux adversaires s’expliquer et s’échanger des coups. Le 30 avril, c’est dans quelques mois. Lac Rose et Quench auront donc tout le loisir de bien se préparer afin d’être fin prêt le jour J. Que cela soit Lac Rose ou Quench, Ils n’auront aucune excuse. Dans l’enceinte, ils devront montrer une forme physique impeccable.

Le temps, iIs en auront puisque la date fatidique du 30 avril est dans six mois.

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