Après cette élimination en huitièmes de finale, que faut-il faire maintenant ?
Le staff technique et la fédération vont évaluer le parcours des lions au mondial. L’objectif, c’était au moins de sortir des poules. Cela a été fait. Maintenant, par rapport à l’objectif des quarts de finale, des demi-finales, le débat se pose pour les fédéraux. Ce n’était pas une petite ambition.
Néanmoins, il y a une progression de l’équipe nationale qui avait été éliminée au premier lors du précédent mondial. C’est un acquis. On a joué un 8e de finale extrêmement difficile face aux anglais. Ils étaient les favoris, nous étions les outsiders. On est tombé sur un adversaire supérieur. La marche était trop haute, il faut l’accepter et continuer à travailler pour La Défense de notre titre continental.
En 2002, lors du premier mondial du Sénégal, vous aviez atteint les 1/4 de finale. Quel avait été le secret de votre réussite ?
A l’époque, personne ne pensait que le Sénégal pouvait arriver à ce niveau de performance. C’était la grosse surprise. On a abordé cette coupe du monde avec un bon mental. On a bataillé dur, on a été combatif. Au fil de la compétition, on a progressé tout en étant humble.
Chaque match était un combat âprement disputé. Après nous, le Ghana a été très proche des demi-finales, mais Gyan Assamoah a raté ce penalty en fin de match. Cette fois-ci, on espère que le Maroc qui a beaucoup de qualités, s’en sortira contre le Portugal. Ce serait extraordinaire pour l’Afrique », a souhaité l’ancien latéral droit des lions, Ferdinand Coly.
Dans un article publié à l’annonce de son forfait pour ce mondial, on avait fait remarquer que le Sénégal perdait son cœur du jeu. D’ailleurs, le scepticisme s’est vite installé chez les Sénégalais. Car le Sénégal sans Sadio Mané pour ce grand rendez-vous footballistique au Qatar c’est un peu comme la France sans Mbappé.
L’enfant de Bambali est l’homme à tout faire dans cette tanière. Le joueur de classe mondiale, le deuxième au classement du Ballon d’or France football 2022, celui qui fait peur à l’adversaire. Finisseur, passeur décisif, perforateur des lignes adverses, la palette de l’ancien joueur de Liverpool a porté l’équipe ces dernières années. Un attaquant véloce, efficace et audacieux. Un profil vraiment multiforme et rare dans le football.
Sans compter son expérience du haut niveau. Le vainqueur de la ligue des champions 2019 a des chiffres qui exposent à merveille son influence dans le jeu des lions. Avec 32 réalisations, l’attaquant du Bayern Munich a détrôné Henry Camara (31 buts) de son statut de meilleur buteur de l’histoire de la sélection. D’un autre côté, le joueur de 30 ans est celui qui donne plus de confiance, transmet une certaine énergie sur le terrain.
Le Sénégal rêvait grand, très grand même pour cette coupe du monde 2022.
Avec un effectif bien fourni, les lions la fédération et le staff avaient affiché leur ambition de marquer l’histoire c’est à dire être la première équipe africaine à s’inviter dans le carré d’as de la plus grande compétition de football de la planète. Au lendemain du titre continental conquis en terre camerounaise en février dernier, l’appétit était devenu plus prononcé.
Il est vrai que les lions ont fait un progrès par rapport à leur dernière participation où ils s’étaient arrêtaient à la phase de poules à la grande messe du football mondial de 2018 en Russie. Mais ce parcours de 2022 ressemble donc à un échec vu l’ambition affichée dès le départ. Et dans de pareils cas, il faut faire une analyse objective. La mienne repose sur plusieurs facteurs.
Les erreurs d’Aliou Cissé
On l’aura beau surnommé El Tactico, Aliou Cissé a commis quelques erreurs. Mais le patron de la tanière aurait pu éviter certaines fautes. La plus évidente est celle de n’avoir pas appris à jouer sans Sadio Mané. Le sélectionneur ne s’est jamais privé d’aligner l’ancien pensionnaire de Génération foot. Même lors des Match amicaux.
Il n’a non plus donné à Illiman Ndiaye le temps nécessaire pour pouvoir à s’adapter au jeu des lions et à la compétition internationale. Malgré le potentiel qu’il démontre en Championship, l’attaquant de Shieffield United s’était contenté de quatre petites minutes lors des deux rencontres amicales de septembre contre la Bolivie (2-0) et l’Iran (1-1).
Quart de finaliste du mondial 2022 et ancien manager de l’équipe nationale, Ferdinand Coly dans son analyse de l’élimination du Sénégal à la coupe du monde, souligne le manque d’expérience d’une équipe privée de Gana Gueye pour un match tactique.
Le Sénégal a été éliminé en 1/8e de finale du mondial 2022 par l’Angleterre (0-3). Avec le recul, qu’est-ce qui n’a pas marché dimanche dernier ?
De loin, chacun a sa perception des choses. Cela dit, face à un adversaire du calibre de l’Angleterre, je m’attendais à un milieu de terrain plus compact. Ce qui est sûr, des consignes ont été données aux joueurs. Maintenant, je n’étais pas dans la tanière pour savoir quelle était la stratégie adoptée par le sélectionneur Aliou Cissé.
Contre les Pays-Bas, la stratégie était bonne avec un bloc paramedian, un milieu densifié avec Gana Gueye, Nampalys Mendy et Cheikhou Kouyate. Par conséquent, notre défense était protégée. Ce jour-là, le Sénégal a été difficile à manœuvrer même si le match a été perdu au final.
Mais face aux anglais, on a ouvert le jeu et nos milieux n’ont pu faire face à l’adversité. Très vite, on a été dominé. On parle beaucoup du repositionnement de Krepin Diatta dans l’entrejeu. C’est vrai qu’il est un peu passé à côté de son mondial mais c’est le choix du coach qui a décidé qui a décidé de le titulariser pour ses raisons. Sincèrement, je m’attendais à plus d’opposition, à davantage de duels disputés dans tous les compartiments.
Pendant les 20 premières minutes de la rencontre, les anglais ont buté sur la défense sénégalaise.
Après, on a un sentiment de relâchement. C’est à ce moment que l’expérience a fait très mal. Ils ont aspiré l’équipe pour mieux la punir. Les lions ont commencé à prendre confiance. Et malheureusement, on n’a pas concrétisé nos quelques occasions. On ne peut pas demander aux jeunes d’avoir l’expérience de Gana Gueye pour savoir quoi faire dans certaines situations. L’expérience, c’est du vécu. Ça ne s’apprend pas. Beaucoup de gens sont déçus car on attendait énormément de cette équipe. On a mis trop de pression sur le groupe pensant que le champion d’Afrique en titre allait forcément se qualifier en demi-finales de la coupe du monde. Il faut se reconcentrer et se projeter sur les prochaines échéances. »
L’arrière gauche des Lions du Sénégal Ismaël Jakobs, dont le père Oumar Seck a passé une partie de son enfance à Nioro, dans la région de Kaolack, a de qui tenir si l’on en croit ses connaissances qui gardent de lui le souvenir d’un footballeur aux qualités techniques exceptionnelles.
« On l’appelait Ngaté et il jouait trop bien au football. Quant il joue au milieu, il règne en maitre absolu avec classe et élégance, avec des passes précises et des dribbles qui rappellent par moment la beauté du football brésilien’’, confie El Hadj Wack Mamour Ba, considéré par beaucoup comme un des meilleurs milieux de terrain dans l’histoire du football de Nioro du Rip.
Oumar Seck parvenait à verrouiller ‘’sa défense avec fermeté et assurance’’, chaque fois qu’il jouait le rôle de libéro, selon El Hadj Wack Mamour Ba.
‘’En voyant Ismaila Jakobs jouer, je vois la même hargne, la même rigueur et le même engagement que son père. La seule différence, c’est que son père Oumar Seck avec qui j’ai joué à l’ASC Deggo de Nioro, brillait surtout par sa technique. C’est avec lui que j’ai vu pour la première fois un défenseur passer une balle à son gardien par la tête. Voilà quelqu’un qui faisait l’unanimité sur le terrain », rappelle-t-il.
L’actuel maire de Nioro Djim Momath Ba dit aussi se souvenir du père d’Ismael Jakobs avec lequel il a joué à l’ASC Deggo, en compagnie d’Elimane Ba dit Caster, Insa Sy, Khadim Diallo, Laye Thiam, mais aussi El Hadji Wack Mamour Ba.
Si Nioro vibre tant au rythme des protections de balles, dégagements et tirs d’Ismaila Jakobs, c’est que ce dernier rappelle beaucoup de choses aux voisins et condisciples de son père Oumar Seck.
Parmi eux, Ndiogou Dieng, l’emblématique portier des Espoirs du Rip. Ce dernier s’est retrouvé avec le père de Ismaila Jacob au lycée Blaise Diagne de Dakar, après avoir fait leurs classes à Nioro.
Ils joueront ensemble avec les Mamadou Marème Diallo, Aly Male, les Zeum de l’Us Ouakam, Alassane Seck du Jaraf et Pape Idrissa Thiam du Dial-Diop de Dakar.
Dans ce groupe évoluaient des joueurs qui faisaient l’unanimité par leur talent, avec à leur tête un coach originaire de Nioro, du nom de Amath Camara, professeur d’éducation physique. Ce technicien est de la même promotion que Mayacine Mar, actuel directeur technique national (DTN).
C’était du temps des championnats scolaires, rappelle Amath Camara dont la ‘’grosse artillerie’’ était venue à bout de l’équipe du lycée Malick Sy de Thiès en finale de l’Union des associations sportives scolaires et universitaires (UASSU), en 1987.
Le lycée Malick Sy était alors coaché par Amsata Fall, avec Mayacine Mar comme délégué du match, rappelle-t-il.
L’histoire a fait que Amsata Fall et Mayacine Mar ont côtoyé Amath Camara, l’ex-coach du père d’Ismael Jakobs et ancien professeur d’éducation physique au lycée Blaise Diagne.
Mame Cheikh Traoré, un autre ami très proche d’Oumar Seck, se souvient surtout des tournois inter-quartiers qui opposaient souvent Dalton à Thiérère. Il dit se rappeler la haine que Oumar Seck avait de la défaite, au point qu’il lui arrivait de pleurer lorsque son équipe était menée.
Une attitude qu’il dit déceler dans la hargne et la détermination caractérisant selon lui Ismaël Jakobs. »Il jouait excentré gauche en équipe d’Allemagne espoirs. C’est quand Monaco l’a acheté qu’il a commencé à jouer arrière gauche », note-t-il au sujet de Jakobs.
Dimanche 4 décembre, beaucoup de fils de Nioro ont fait de la photo d’Ismaël Jakobs leur profil sur leurs réseaux sociaux.
Son père Oumar Seck a pour sa part suivi depuis les gradins le match de huitième de finale ayant opposé le Sénégal à l’Angleterre. Les images de son brillant parcours, de Deggo, son club de Nioro, au lycée Blaise, à Dakar, ont sans doute défilé dans sa tête.
Mais le plus important c’est que Nioro se souviendra d’Oumar Seck aussi longtemps que brillera son fils en équipe nationale du Sénégal.
Aliou Cissé dirigera l’équipe du Sénégal lors de la Coupe d’Afrique 2024, prévue en janvier et février de cette année-là, en Côte d’Ivoire. Cette compétition marquera un magistère de presque dix ans à la tête des Lions. 2024 c’est également l’année de la fin de son contrat. En perspective de cette échéance, Seneweb se projette déjà sur les profils d’éventuels successeurs.
Omar Daf, « l’élément modérateur »
Quand on lui parle d’avenir, Omar Daf, que certains imaginent s’asseoir un jour sur le banc de la sélection sénégalaise, répond que seul le présent l’intéresse. Un présent qui s’écrit à Dijon, où il a été nommé en juin 2022, après quatre ans à Sochaux, son club de cœur. « Mon objectif, c’est de faire monter Dijon, un club ambitieux et qui s’est doté des moyens pour y parvenir, en Ligue 1, ce à quoi nous étions presque arrivés avec Sochaux la saison dernière », lançait-t-il au journal Le Monde. Le natif de Dakar est l’un des rares Subsahariens à entraîner une équipe professionnelle en Europe. « Il n’est pas illogique que les clubs européens choisissent d’abord des techniciens européens, qui connaissent mieux le football d’Europe, dans un marché où il y a beaucoup de concurrence », estime-t-il, en souhaitant toutefois que cette situation ne soit pas figée.
Fidèle au FC Sochaux, où il est resté de 1997 à 2009, avant de revenir y terminer sa carrière de joueur en 2012-2013, après trois saisons à Brest et y entamer sa reconversion, Omar Daf, 45 ans, a aussi été l’un des piliers de la sélection sénégalaise. Avec les Lions de la Teranga, il a notamment participé à la folle année 2002, ponctuée par une finale de Coupe d’Afrique des nations perdue face au Cameroun et un quart de finale de Coupe du monde.
L’international Ferdinand Coly, qui l’a côtoyé dans une tanière peuplée d’ego et de fortes personnalités, le décrit comme « un élément modérateur. Il passait bien avec tout le monde, savait prendre la parole quand il le fallait et sa pondération imposait le respect. On devinait chez lui, alors qu’il était encore joueur, un attrait pour le métier d’entraîneur, car il était curieux et avait déjà ce souci de transmettre ».
Habib Bèye, « tacticien et patriote »
Parmi les personnes citées, il y a Habib Bèye, ancien international sénégalais…de la Coupe du monde 2002. Consultant émérite de Canal Plus, Béye a réalisé son rêve : celui de devenir entraîneur de football. Le début de sa carrière de coach, il le connaît dans le club français du Red Star, en National, équivalent de la 3e division française. D’abord nommé intérimaire à la suite à la défaite 6-0 face à Annecy le 10 septembre 2021, puis confirmé comme coach principal le 20 octobre de la même année, le Sénégalais a coaché un total de 21 matches. Des performances qui ont séduit certains compatriotes qui le décrivent également « comme un fin tacticien et patriote sénégalais ».
Youssouph Dabo, l’exigeant
Avec son fort caractère, le jeune sélectionneur sénégalais et actuel coach du Jaraaf de Dakar, Youssouph Dabo, pourrait également être un bon profil parce que réputé être quelqu’un de très exigeant dans son travail. Ancien joueur de l’US Rail, de la RS Yoff, de l’US Ouakam, de l’Espérance de Zarzis (ligue 1, Tunisie), du club olympique de Tunis (ligue 1, Tunisie), du Racing FC (Ligue 1, Luxembourg), il a terminé sa carrière de footballeur au Red Star de Paris (actuellement en Ligue 2, France).
Âgé de 42 ans, Youssoupha Dabo a débuté sa carrière d’entraîneur dans la Ligue 1 sénégalaise avec Guédiawaye FC lors de la saison 2015-2016. Il avait fait office de superviseur lors de la CAN 2017 pour Aliou Cissé. D’ailleurs, cette absence « non justifiée » selon l’équipe de Djamil Faye à l’époque, lui a valu son limogeage au Guédiawaye FC. En 2017, il devient le nouveau coach du Stade de Mbour. Il était sur le banc des Mbourois lors du drame de Demba Diop en juin 2017.
« Je sais où je veux amener ce groupe », avait-il confié à Wiwsport, quelques mois après sa nomination comme sélectionneur de l’équipe nationale U20. Et avec ce même groupe, il a réussi à être double vainqueur du tournoi sous régional de l’Ufoa, quart de finaliste de la Coupe du monde U20 et finaliste de la coupe d’Afrique de la même catégorie.
Hervé Renard, le « sorcier blanc »
Il n’a pas pu se qualifier en huitièmes de finale de la coupe du monde, mais ses prestations avec la modeste équipe de l’Arabie saoudite ont fini par séduire beaucoup de Sénégalais. Hervé Renard, qui a d’ailleurs laissé de bonnes impressions chez les différentes sélections africaines (Zambie et Côte d’Ivoire notamment), fait partie des personnalités réclamées sur le banc des Lions.
« Entraîner le Sénégal ? J’espère sincèrement que ce sera un jour le cas ! Pas dans l’immédiat, bien sûr, mais j’aimerais que cela se fasse, dans le futur. Je vis au Sénégal, c’est un pays que j’aime beaucoup. Et qui a toujours possédé de très bons footballeurs », avait-il déclaré, il y a quelques années, dans un entretien avec Jeune Afrique.
Depuis 2019, le technicien français dirige les « Faucons Verts » d’Arabie Saoudite, et a même prolongé récemment jusqu’en 2027. Intraitable à domicile, son équipe a traversé de brillantes qualifications, avec une seule défaite au Japon. Le « sorcier blanc », qui a commencé sa carrière d’entraîneur en 1998, à 30 ans, en National 3 à Draguignan, a un lien particulier avec le pays de la Téranga où il vit avec sa femme sénégalaise, Viviane Dièye.
Gaël Mahé, agent Fifa de matches internationaux qui connaît Renard du temps où il était l’adjoint de Claude Le Roy avec le Ghana (2007-2008), salue pour sa part « une personnalité à la fois rayonnante et charismatique ». Il décrit « un technicien bûcheur, devenu aujourd’hui l’entraîneur français en poste à l’étranger le plus emblématique », le seul sélectionneur vainqueur de deux Coupes d’Afrique avec deux pays différents.
Après avoir guidé le Maroc en 2018, Renard « a su garder la même humilité qu’à ses débuts », juge Mahé sur Eurosport.
Après presque 15 jours de privation de liberté, les maghrébines Samira Zafoor, Hajar Mssyeh, Myriem Migrou, Zahra Apidi et Douha El Faleh ont été jugées, ce jeudi, par le tribunal des flagrants délits de Dakar. La première nommée est poursuivie pour proxénétisme et complicité d’offre et de cession de cocaïne tandis que le reste, lui, comparaissait pour non-inscription dans le fichier sanitaire. Elles seront fixées sur leur sort le 15 décembre prochain.
Si elles savaient ce qui les attendait, Samira Zafoor, Hajar Mssyeh, Myriem Migrou, Zahra Apidi et Douha El Faleh n’allaient jamais prendre part à cette fête à laquelle elles avaient été invitées. Pour s’y être rendues en croyant qu’elles avaient affaire à un homme d’affaire libanais, elles sont tombées dans les filets des éléments de la section de Recherche. En effet, ces derniers ont reçu une information anonyme selon laquelle il y a un réseau de prostitution et de proxénétisme alimenté par des maghrébines.
À la réception de cette information une enquête a été diligentée. Ils ont ainsi appris que pour accéder dans ce réseau, il faut être au préalable être un homme aisé ou une autorité. C’est sur ces entrefaites que l’un d’eux a contacté la dame Samira Zafoor en se présentant comme un homme d’affaire libanais du nom de Fadel. Il lui a fait croire qu’il avait prévu d’organiser une fête à Ngaparou et voudrait avoir de la bonne compagnie. Ainsi, Samira s’en est ouverte à ses amies qui ont accepté de participer à cette fête.
Pour la rémunération, elle a fixé le montant à 250.000 francs pour chacune. Connaissant la corrélation entre le sexe et la drogue, le supposé homme d’affaire l’a plus tard rappelé pour lui dire qu’il souhaiterait qu’elle lui amène de la drogue en venant à cette soirée. Samira s’est rapprochée alors de sa copine Zahra qui lui a proposé Abdou Aziz Ndiaye qui, selon elle, vent de la drogue dans les boites de nuit. Elles ont passé une commande 3 grammes de drogue moyennant 50.000 francs.
Embarquées dans une voiture avec un volant, un chauffeur envoyé par «l’homme d’affaire», elles ont été déposées dans une belle villa à Ngaparou. Dès leur arrivée, les filles ont réclamé leur dû avant d’aller se poser devant la piscine. Le chauffeur a ainsi remis à Samira une enveloppe et elle a procédé au partage. Comme convenu, chacune d’elle, y compris Samira, a reçu 250.000 francs. C’est dans ces circonstances que les éléments de la section de recherche ont débarqué avant de procéder à leur arrestation. Après une fouille, ils ont trouvé la drogue que Samira avait gardé dans son soutien-gorge.
Placés sous mandat de dépôt le 29 novembre dernier, elles ont fait face aux juges du tribunal des flagrants délits de Dakar. Chargé de recruter des filles d’origine Maghrébines pour agrémenter la soirée, Samira Zafoor est le premier à prendre la parole. Plus âgée que le reste, elle est poursuivie pour proxénétisme et complicité d’offre et de cession de cocaïne. Selon elle, elle ne connaît pas Fadel mais celui-ci lui a juste contacté afin qu’elle lui mette en rapport avec des filles qui viendront assister à la fête de l’inauguration de ses deux nouveaux restaurants. Mais, précise-t-elle, le libanais ne lui a pas dit qu’il engageait des prostituées. S’agissant de la drogue, elle reconnaît qu’elle a été trouvée par dévers elle mais refuse la paternité.
Prévenu d’offre et de cession de cocaïne, Abdou Aziz Ndiaye a été alpagué grâce à Zahra qui l’a appelé sur ordre des enquêteurs pour lui demander de venir le voir. Au prétoire, il a contesté avoir remis la drogue à Samira pour le compte du Libanais. À l’en croire, il a connu les filles en boîte de nuit et que celles-ci lui louent sa voiture quand elles doivent sortir.
Quant aux autres prévenues de non-inscription au fichier sanitaire, Hajar Mssyeh, Myriem Migrou, Zahra Apidi et Douha El Faleh, elles ont plaidé non coupables. Selon elles, elles étaient allées à la fête juste pour y prendre part mais pas pour des prestations sexuelles rémunérées. Interrogées sur l’argent qu’elles ont reçu, Zahra rétorque qu’il le leur a offert en guise de remerciement pour s’être déplacées de Dakar à Ngaparou. Douha, étudiante née en 1995, renchérit qu’elle a même demandé si on leur a donné l’argent en contrepartie de quelque chose et qu’on lui a répondu par la négative.
«Nous sommes arrivées vers 17 heures. Nous avons demandé à voir le libanais parce qu’on ne l’a pas vu. Tout de même, avant de quitter Dakar, on savait que la fête n’allait pas se passer dans le resto mais dans une villa à Ngaparou», explique Douha. Les dénégations des prévenus n’ont guère convaincu le représentant du ministère public.
Pour le cas de Samira, il soutient que rien que le fait de recruter des filles pour profiter du fruit de leur prostitution établi les délits de proxénétisme qui lui est reproché. Pour le chef de complicité d’offre et de cession de cocaïne, il a demandé qu’il soit disqualifié en facilitation en vue de vendre la drogue. S’agissant des autres filles, le parquetier estime que le fait que Samira a pensé à elles qu’elles ont réclamé leur dû dès leur arrivée à Ngaparou corroborent qu’elles s’activent dans la prostitution. Par voie de conséquence, il a demandé qu’elles soient toutes déclarées coupables.
Pour la répression, le maître des poursuites a requis une peine de 2 ans ferme contre Abdou Aziz Ndiaye et une peine ferme de 2 mois contre Samira Zafoor. Quant à Hajar Mssyeh, Myriem Migrou, Zahra Apidi et Douha El Faleh, il a requis à leur encontre une peine assortie du sursis d’un (1) mois.
Les conseils des prévenus qui estime que les éléments techniques devant permettre d’assoir l’inculpation ne sont pas réunis, ont sollicité que leur clients soient renvoyés dès fins de la poursuite. L’un d’eux, Me Abdy Nar Ndiaye, considère même que cette procédure devait être déclarée irrecevable. À l’issue des débats, le juge a mis l’affaire en délibéré au 15 décembre prochain.
Ceux qui pensaient que Bombardier ne prenait pas au sérieux Tapha Tine n’ont qu’à déchanter. En France depuis plusieurs jours maintenant, le B52 de Mbour n’y est pas pour faire du tourisme. Mais alors pas du tout.
Le double Roi des arènes est en train de faire des entraînements très soutenus dans une salle de musculation, quelque part en France. C’est un Bombardier rajeuni qu’on a vu déplacer des poids, et pas des moindres, sans trop forcer. Aussi, le fils de Mbour semble avoir considérablement réduit son poids, du moins d’après ce que nous avons vu dans les images. Est-ce pour être plus léger et, donc, plus mobile le 12 février 2023, face à Tapha Tine ? Se prépare-t-il à une bagarre sans merci contre Takh Ci Rip ? Veut-il réduire la masse tout en misant sur la force musculaire ?
Lors de la Coupe du monde Qatar 2022, dont le Sénégal a été éliminé en huitièmes de finale, par l’Angleterre (0-3), le sélectionneur national Aliou Cissé a utilisé 20 parmi les 26 Lions convoqués pour l’occasion. Parmi eux, trois joueurs, indéboulonnables, ont disputé l’ensemble des quatre matches. Il s’agit du capitaine Kalidou Koulibay, du gardien Edouard Mendy et du latéral droit Youssouf Sabaly (360 minutes chacun). Derrière ce trio, on retrouve les habituels cadres tels qu’Ismaila Sarr (345 mn), Abdou Diallo (332 mn), Boulaye Dia (321 mn) et Idrissa Gana Guèye (270 mn). Remplaçant de Fodé Ballo Touré (8 mn) avant la compétition, Ismail Jakobs a profité de la blessure de ce dernier pour engranger du temps de jeu (279 mn) au même titre que Pathé Ciss (145 mn) et Iliman Ndiaye (135 mn). Pièce essentielle du dispositif d’Aliou Cissé au milieu de terrain, Nampalys Mendy a bien tenu son rang avec 273 minutes disputées. Il fait mieux que Krépin Diatta (183 mn), Pape Guèye (152 mn), Pape Abdou Cissé (104 mn), Bamba Dieng (96 mn) et Famara Diédhiou (93 mn).
Blessé lors du premier match perdu 0-2 contre la Hollande, Cheikhou Kouyaté s’est limité à ces 73 minutes de jeu, mais le milieu de terrain de Nottingham Forest fait mieux que Pape Matar Sarr (58 mn) et Nicolas Jackson (16 mn). Si ces joueurs ont eu le bonheur de disputer la plus grande des compétitions de football, d’autres, par contre, devront rentrer sans goûter à ce plaisir. Alfred Gomis et Séni Timothée Dieng peuvent bénéficier de circonstances atténuantes en étant les doublures d’Edouard Mendy. Mais d’autres comme Formose Mendy, Moustapha Name, Mamadou Loum Ndiaye et Moussa Ndiaye (appelé en renfort pour remplacer numériquement Sadio Mané), ont été victimes de la forte concurrence à leurs postes respectifs.
Encore un coup dur pour le groupe D-Média. Et cette fois-ci, ce sont les comptes de Zik fm qui sont bloqués. Une annonce faite par le patron Bougane Gueye Dany. «Après Sen Tv SA, les comptes de Zik fm bloqués par une administration fiscale partisane au service de Macky Sall. Le chef de Benno veut étouffer Bougane et son empire et sacrifier les 580 soutiens de familles qui travaillent à D-media», regrette le leader du mouvement ‘’Gueum Sa Bopp’’. Il rappelle que «les comptes de Sen Tv sont bloqués depuis plus d’un an sans qu’aucune autre procédure ne soit enclenchée».