Pas satisfait de situation salariale, Edouard Mendy exige des efforts financiers de la part de la direction de Chelsea pour prolonger. Alors que les dirigeants blues continuent de trainer le dossier, un autre cador de la Premier League envisage d’en tirer profit.
Lié à Chelsea jusqu’en 2025, Edouard Mendy négocie avec les responsables de Stamford Bridge pour une prolongation de contrat. Mais les deux parties peinent à trouver un terrain d’entente sur la question de la revalorisation salariale. Elu meilleur gardien du monde en 2021, le portier sénégalais souhaite avoir les mêmes émoluments que son second, Képa Arrizabalga, qui touche près double de son salaire actuel. Un gros investissement qui fait cogiter les Blues.
Cependant, les dirigeants de Chelsea ont du pain sur la planche, puisqu’un un autre grand de Londres est à l’affut. En effet, d’après les informations de 90min, Edouard Mendy serait notamment dans le viseur de Tottenham qui voit en lui le potentiel successeur d’Hugo Lloris (35 ans).
La Fédération Sénégalaise de Football (FSF) et son Comité exécutif se sont réunis, hier jeudi, dans les locaux de l’instance dirigeante du football sénégalais. Il s’agit de leurs premières retrouvailles post-Coupe du Monde et plusieurs points ont été inscrits à l’ordre du jour notamment le bilan du staff médical.
Considéré comme le poste le plus névralgique, le staff médical de l’équipe nationale est dans le collimateur des fédéraux.
Hier jeudi, ces derniers ont en effet fustigé l’équipe médicale en pointant du doigt la maladie d’Aliou Cissé, selon le journal Record.
Pour les fédéraux, il est inadmissible que le coach tombe malade et s’absente aux entraînements pendant deux jours à l’orée du match le plus important contre l’Angleterre en huitième de finale, ajoute le quotidien sportif.
Toujours à en croire le journal, Docteur Ngom, le président de la Commission médicale n’a pu défendre ses collègues dirigés par le docteur Abdourahmane Fédior puisqu’il était loin du théâtre des opérations.
En tout cas, les différents intervenants n’ont pas manqué de fustiger le service médical de la Tanière par rapport à la maladie d’Aliou Cissé durant ce Mondial au Qatar.
C’est beaucoup de choses à faire et beaucoup plus à venir pour la sensation offensive du Bayern Munich Sadio Mane, le joueur africain de l’année se concentrant sur un retour explosif à l’action en 2023.
C’était à une date fin juin lorsque le site Web du Bayern a publié des nouvelles de l’arrivée de Mané, après qu’un accord de transfert a été conclu avec Liverpool. La nouvelle a suscité l’enthousiasme et la joie des supporters du Bayern dans le monde entier, d’autant plus que l’attaquant né à Bambali avait précédemment exprimé son admiration pour les géants bavarois.
Le premier test de compétition du joueur de 30 ans aux couleurs du Bayern serait la Supercoupe et un défi alléchant contre le vainqueur de la Coupe DFB, le RB Leipzig.
Les champions en titre de la Bundesliga ont remporté cette finale envoûtante par 5-3, Mané convertissant une passe décisive de Serge Gnabry pour porter le score à 2-0. Jusqu’ici tout va bien.
Ensuite, un voyage à l’Eintracht Francfort et le lever de rideau de la saison de Bundesliga contre une équipe qui avait soulevé le trophée de l’UEFA Europa League un peu plus de deux mois auparavant. Ce devait être un autre avertissement inquiétant des responsables de Julian Nagelsmann, qui a battu les Eagles avec une victoire 6-1 à Deutsche Bank Park, le ballon d’or africain a encore marqué.
Un doublé contre Bochum dans une autre victoire avec un score élevé a suivi peu de temps après, mais alors que le Bayern a soudainement plongé dans une méforme, les chiffres de l’ancien de Liverpool ont également quelque peu stagné.
« Je lui ai parlé pour lui dire qu’il devrait avoir plus de confiance en lui et plus de confiance dans ses capacités de leader », avait déclaré Naglesmann, expliquant ses efforts pour rassurer un joueur qui semblait entrer dans sa phase d’adaptation un peu plus tard que la normale.
« Passer d’un club à un autre n’est pas facile », a déclaré Mané sur le site officiel de l’UEFA à l’époque.
« J’ai passé huit très belles années en Angleterre, six ans à Liverpool [après] deux à Southampton, et maintenant je suis dans un nouveau pays. »
Un nouveau pays, de nouveaux coéquipiers, un nouveau style de football et de tactique. Son professionnalisme et son athlétisme ne font aucun doute, l’accalmie de Mané devant le but était compréhensible.
« Ce n’est pas facile parce que tout change si soudainement : les gens, l’entraînement, tout ; j’ai besoin de m’adapter », a expliqué le n°17 du Bayern.
Le 30 septembre, il était de retour sur la feuille de match lors d’un impressionnant triomphe 4-0 contre le Bayer Leverkusen et ses statistiques ont recommencé à augmenter sensiblement à partir de là. Toujours pas habitué à 100% à la formation 4-2-2-2 du Bayern, l’attaquant sénégalais affinait son nouveau rôle, tout en ajoutant des buts et des passes décisives importants.
Avant un match fatidique contre le Werder Brême en novembre, Mané avait marqué 11 buts et quatre passes décisives en quatre compétitions. La malchance a empêché ces chiffres d’être beaucoup plus reluisants. Le nombre incroyable de six buts rejetés par la VAR en Bundesliga se sont avérés des obstacles indésirables.
Rendez-vous du Mondial manqué
Néanmoins, sa forme s’améliorant régulièrement, Mane était sur le point de participer à la Coupe du monde avec le Sénégal, champion d’Afrique, jusqu’à ce qu’une grave blessure contre Brême le 8 novembre mette fin à ces espoirs.
Une intervention chirurgicale pour rattacher un tendon à la tête de son péroné droit a suivi à Innsbruck et un programme de rééducation a commencé. Malgré l’amère déception d’avoir raté la finale, un point de réflexion aurait laissé Mané satisfait de sa forme générale pour le Bayern avant la pause.
Seuls Jamal Musiala et Gnabry ont été impliqués dans plus de buts que Mané en Bundesliga, tandis que la signature estivale du club est quatrième du championnat en termes de tirs au but (43), avec seulement Marcus Thuram (55), Niclas Füllkrug (46) et Christopher Nkunku (44 ans) tirant plus souvent jusqu’à présent.
Sadio Mané est également troisième sur la liste des sprints, ses 303 km/h sur le terrain n’étant devancés que par ses coéquipiers Alphonso Davies et Musiala.
Une date n’a pas encore été fixée pour le retour à l’action du double ballon d’or africain, mais ce qui est certain, c’est que le lion du Bayern aura soif d’aider et de donner à ses coéquipiers en particulier les plus jeunes un exemple après la reprise
« Nous avons une équipe très, très jeune », a déclaré le deuxième au Ballon d’or européen à UEFA.com. « C’est la première fois de ma carrière que je fais partie d’un groupe aussi jeune. Ce qui me frappe vraiment, c’est qu’ils ont tous faim, ils veulent tous évoluer et ils sont attentifs aussi », a-t-il poursuivi. « C’est tellement facile de jouer aux côtés de ces jeunes, qui sont extrêmement talentueux et prometteurs. »
Pour l’entraîneur Naglesmann, la perspective que Mané atteigne son meilleur niveau avant quelques matchs énormes au cours de la nouvelle année signifiera beaucoup.
« Je suis fondamentalement satisfait de son travail jusqu’à présent », a déclaré le tacticien plus tôt cette saison, ajoutant : « Je ne pense pas qu’il ait encore atteint son apogée. J’ai hâte d’être à son apogée. »
Le mercato s’annonce encore très agité, du côté des Lions. A quelques semaines de l’ouverture de ses portes, des noms de footballeurs sénégalais circulent déjà faisant l’intérêt de grands clubs européens. Edouard Mendy, Kalidou Koulibaly, Bamba Dieng sont cités.
Bientôt le mercato va ouvrir à nouveau ses portes, et déjà on entend des rumeurs concernant des footballeurs sénégalais. Sous contrat avec le club londonien, Edouard Mendy est relégué sur le second plan depuis le départ de Thomas Tuchel.
Edouard Mendy intéresse Monaco, Nice et l’AC Milan
Avec une blessure qui n’a pas trop faciliter les choses, le nouvel homme fort des Blues a fait de Kepa son numéro. Mais d’après The Sun, le Lion en contrat jusqu’en 2025 pourrait bien rebondir ailleurs. Pourtant, le club de Premier League aimerait prolonger son contrat, mais la proposition qu’on lui a faite, a été rejetée par l’ancien Rennais au moment où le gardien qui a besoin de temps intéresse beaucoup de clubs. Pour le média anglais, il y a des prétendants en Ligue 1, à Monaco et Nice qui surveillent avec beaucoup d’attention sa situation. Le média anglais évoque aussi la piste menant à l’AC Milan dans la mesure où le retour de blessure de Mike Maignan semble plus long que prévu et commence à inquiéter du côté de Milanello.
Kalidou Koulibaly, l’ancien roc de Naples une priorité pour Inter de Milan
De son côté La Gazzetta dello Sport part de l’intérêt qu’aurait l’Inter pour Kalidou Koulibaly. D’après le journal pour l’Inter, se pare visiblement à toute éventualité, notamment celle de devoir remplacer Skriniar. Le défenseur central Milan est une priorité de recrutement dans l’esprit de l’entraîneur du. Pour cela, les Milanais ont dressé une séduisante short-list composée de trois noms, explique de son côté La Repubblica. Avec du très lourd, puisque la première cible n’est autre que Kalidou Koulibaly, l’ancien roc de Naples, transféré à Chelsea lors du dernier mercato d’été. Considéré comme le premier choix des décideurs lombards, le Sénégalais de 31 ans aurait de sérieux atouts à faire valoir, à condition bien sûr de convaincre les Blues de le lâcher.
Jorge Sampaoli veut Bamba Dieng au FC Séville pour ce mercato d’hivers
Dans une situation assez difficile au Phocéen depuis le début du championnat, Bamba Dieng pourrait faire ses valises et partir en Espagne. D’après les informations du journaliste Lahcen Senhaji, le patron du FC Séville, Jorge Sampaoli veut se renforcer dans ce mercato. Et pour cela, il a mis l’attaquant sénégalais parmi ses priorités pour ce mercato d’hivers « Sampaoli a demandé pas moins de 5 joueurs au mercato (3 def, 1mil, 1att) et les noms de Bamba Dieng et Seko Fofana reviennent de nouveau fort à Séville, même si pour ce dernier Lens n’est pas du tout vendeur en janvier », a écrit le journaliste sur son compte Twitter
Quant au coach, certes il a la chance mais il a plus de lacunes que de compétences. En convoquant nos joueurs, soit il a fermé les yeux dans tous les problèmes que je viens de citer, soit il est nul.
1/Il convoque des joueurs qui ne jouent jamais. Il convoque des joueurs sans temps de jeu.
2/Quand il convoque un nouveau, il ne l’essaie jamais en match amical. Il ne les responsabilise jamais.
3/Il ne joue jamais avec les grandes équipes pour évaluer nos joueurs. Il est intéressé par son palmarès et le classement fifa c’est pourquoi il joue toujours les faibles équipes.
4/Il a un problème de lecture du jeu adverse.
5/Il a un problème avec les changements jusqu’à présent le Sénégal n’a pas de onze de départ après ces 7 ans à la tête de l’équipe nationale.
6/Il a un problème quand le Sénégal est mené, il n’a pas la solution pour revenir.
7/Face à des équipes qui jouent le bloc bas le coach a d’énormes difficultés. Sur le terrain, on ne voit jamais le grand jeu. Avec lui, le jeu est ultra défensif y’a que les attaquants qui se démerdent pour marquer.
8/Il ne convoque jamais des milieux de terrain offensifs comme si il ne connaît pas leurs utilités dans le football moderne.
9/On ne le voit jamais sortir du Sénégal et aller superviser de nouveaux joueurs. Tous les nouveaux vous disent que j’ai eu une conversation avec lui au téléphone, ce n’est pas ça le football moderne.
10/ Il n’écoute personne comme si l’équipe nationale lui appartient. Il est têtu.
Avec tous ces déchets toutes ces lacunes le Sénégal ne pouvait rien obtenir dans cette coupe du monde.
Arrivé à Londres l’été dernier, Kalidou Koulibaly est déjà pisté par un grand club européen à savoir l’Inter Milan qui pourtant sait, qu’il sera compliqué de faire déménager le défenseur sénégalais.
A la veille de l’ouverture de la fenêtre des transferts, bon nombre de joueurs sénégalais sont dans les petits papiers des clubs européens désirant renforcer leur effectif. L’international sénégalais Kalidou Koulibaly est l’un d’entre eux. Et malgré qu’il soit recruté par Chelsea il ya quelques mois à l’été 2022 en provenance de Napoli pour 40 millions d’euros, le défenseur de 31 ans est déjà convoité pour un retour en Italie.
En effet selon calciomercato, c’est l’Inter qui en pince pour le défenseur de Chelsea et veut l’attirer à Milan pour se substituer à un éventuel départ de Milan Skriniar. Soucieux de la situation de son défenseur slovaque qui n’a toujours pas prolongé son contrat, le club Nerazzuri voudrait ainsi assurer ses arrières en s’offrant Kalidou Koulibaly au cas où Skriniar venait à quitter le club.
Autre argument de taille pour recruter cet hiver, l’Inter doit faire renter de l’argent. Le club doit vendre à hauteur de 60 millions d’euros d’ici le 30 juin pour pouvoir réinvestir sur d’autres joueurs. Dés lors de grands noms devront sûrement quitter le club. On parle notamment de Romeu Lukaku. Cependant si l’Inter venait à céder un joueur offensif comme l’attaquant belge, Koulibaly ne serait plus une priorité. L’objectif sera alors de renforcer l’attaque et de trouver ainsi un remplaçant type « poste pour poste ».
Du coté de Kalidou Koulibaly, un déménagement cet hiver n’est pas envisageable. La Premier League lui plait bien et même si depuis l’arrivé de Graham Potter à la tête des Blues , Koulibaly alterne le bon et le moins bon, il est heureux à Chelsea et se sent bien dans le championnat le plus difficile du monde. Ajouté à cela son salaire de 18 millions d’euros bruts par saison et son contrat qui court jusqu’en 2026 sont des éléments non négligeable qui confortent le capitaine des Lions du Sénégal dans sa décision de vouloir rester à Londres pour de nombreuses saisons.
L’Inter a par ailleurs d’autres alternatives pour pallier à un échec dans le dossier Koulibaly. Les dirigeants Nerazzuri souhaiteraient alors miser sur le défenseur l’Atalanta Girorgio Scalvini ou encore Chris Smalling dont le contrat expire en juin prochain avec l’AS Rome.
“A la suite de votre article paru hier faisant état d’une agression d’un proviseur d’un Lycée à Ziguinchor par un élève, je souhaite apporter quelques éclairages.
En effet, s’agissant de cette supposée agression du proviseur du lycée de Kenya par l’élève M.D.
Effectivement notre client M. D. a eu des problèmes avec le proviseur de ce lycée au courant de la semaine dernière. Le Proviseur a porté plainte. À la suite de cette plainte M.D a été mis sous mandat de dépôt. Il est présentement à la MAC de Ziguinchor. L’affaire passera en jugement le 11 janvier prochain.
Ce que nous déplorons dans cette affaire ce qu’elle s’est produite exclusivement dans le cadre d’une grève de jeunes lycéens. Ces derniers venant du Lycées de Djibock, ont voulu obtenir le soutien de leurs camarades de Kenya. Malheureusement, le proviseur s’est opposé à ce soutien et il y a des échanges entre les élèves et les membres du corps professoral. Notre client n’est pas parti là-bas dans le but exclusif d’attaquer un proviseur d’un lycée. S’il n’y avait pas cette grève il n’y serait jamais allé.
Je voudrais surtout souligner que M. D est encore mineur et qu’il a été entendu par la police et par le procureur sans qu’il soit assisté par un conseil. Or, selon les dispositions du code de procédure pénale sénégalais, sous peine de nullité de la procédure, toute personne a droit au bénéfice d’un avocat dès les premières heures de sa garde à vue. Cela n’a pas été le cas. Pour le reste, moi et maître Bodian sommes déterminés à défendre les intérêts de ce jeune qui risque de perdre son année scolaire alors qu’il est en classe de Terminal”.
Le rapport de la Cour des comptes sur la gestion des fonds de Force Covid 2020 et 2021 a aussi relevé une surfacturation de l’ordre de 2,5 milliards FCFA sur l’achat du riz destiné aux familles vulnérables. Mansour Faye, le ministre d’alors du Développement communautaire et de l’Equité territoriale, se dit visé, car « qui touche le Dage me touche » et refuse d’être livré à la vindicte populaire.
Il prétend avoir la conscience tranquille d’avoir bien géré la distribution du riz, de l’huile et du sucre. Mieux, dans un entretien avec L’Obs ce jeudi, Mansour Faye accuse des vérificateurs de Cour des comptes d’être des politiciens. « Certaines personnes ont des casquettes politiques et se cachent derrière des institutions pour atteindre leur but. C’est peine perdue ».
Une tentative de jeter le discrédit sur les corps de contrôle que Birahim Seck, coordonnateur du Forum Seck ne laissera pas faire. D’ailleurs, il a fait remarquer, à l’actuel ministre des Transports que cela ne passera pas.
« Cette rhétorique est bien connue Monsieur le Ministre. Elle ne passera pas. Point de diversion sur une affaire aussi sérieuse. Que les faits soient discutés devant la justice. N’est-il pas prohibé de jeter le discrédit sur nos Institutions ? » S’est interrogé Birahim Seck dans un post Twitter.
Dans un entretien accordé à nos confrères de Stades, l’ancien entraineur de DUC, EL Hadji Malick Touré, a été interrogé sur le parcours d’Aliou Cissé et ses hommes à la Coupe du Monde 2022. Le technicien n’a pas été tendre avec les champions d’Afrique, estimant qu’ils produisent un « jeu nul. »
Stades : Au retour du Mondial 2022, le sélectionneur Aliou Cissé a affirmé que l’équipe nationale a franchi un cap. Etes-vous d’accord avec lui ?
EL Hadji Malick Touré : « Je veux que les gens de la FSF, surtout Aliou (Cissé), arrêtent de nous leurrer. C’est à nous d’apprécier leur travail. Et dans ce lot des gens qui les apprécient, il y en a qui ont vécu le football avant, pendant et après l’indépendance. On a donc apprécié à toutes les transitions de ce football-là. On a été quart-de-finalistes en 2002. Et en 20 ans, on a gagné qu’une Coupe d’Afrique (2022). »
Stades : Le Sénégal a, certes, réussi à se qualifier en huitièmes, contrairement à 2018, mais est-ce que l’équipe a progressé sur le plan du jeu ?
EL Hadji Malick Touré : « En ma qualité d’entraineur ayant pratiqué pendant 40 ans et rencontré toutes les difficultés dans le football, je trouve que l’équipe du Sénégal est nulle en jeu, tant sur le plan de la réflexion que de la mise en place d’une conception technico-tactique. Nous n’avons pas joué au football. vous savez pourquoi ? Si vous jouez au football, vous êtes plus proche de la victoire. c’est le jeu qui provoque les occasions et celles-ci provoquent les buts. Et pour jouer, il faut avoir de la maitrise technico-tactique, et toute technique est le support de la tactique. Maintenant, il y a la chose mentale, avec le discours de l’entraineur. Moi, j’ai constaté qu’Aliou a lâché notre équipe depuis notre dernier match de groupe (victoire 2-1 contre l’Équateur), en se portant malade. Il ne devait pas l’annoncer dans la presse, parce ça désarticule quelque chose dans la tête des joueurs. Quand le patron tremble, les chaises s’envolent. Mentalement, ils n’ont pas utilisé la chose la plus importante dans toute pratique sportive et toute action de la vie, c’est-à-dire la valeur culturelle. »
Entre février et décembre 2022, Aliou Cissé est passé de héros national à un ‘’banni’’. Après son retour triomphal de la coupe d’Afrique des nations, le patron des Lions a reçu des tonnes d’éloges souvent chanté à tout bord, contrairement à ce qui est constaté depuis notre élimination en huitième de finale de la coupe du monde. Cibles de critiques sévères, beaucoup réclament sa tête. Au premier loge, des membres de la fédé, et on nous dit même que le coach sera évalué aujourd’hui en réunion de comité exécutif. Votre journal a donné la parole à des confrères qui ont l’habitude de prendre à suivre le patron des Lions lors des grandes compétitions internationales. Une occasion de donner leurs positions sur le départ de Cissé, très agité ces derniers temps.
Depuis le retour de la coupe du monde des nations, son départ est plus que jamais agité. A tort ou à saison, celui que bons nombres de sénégalais chantaient pour avoir été le premier à offrir le trophée continental à notre nation est plus que jamais lynché aujourd’hui à travers les réseaux sociaux. Mais d’après les informations d’un quotidien de la place, celui qui a été surnommé El Tactico par Macky Sall songerait même à quitter la direction de la sélection nationale au moment où d’autres soutiennent qu’il serait poussé par les fédéraux à partir. Un prétexte pour votre journal de recueillir l’avis des journalistes de la presse sportive sénégalaise.
Hubert Mbengue : « Après son deuxième mondial consécutif, comme prochaine échéance la Can en Côte d’Ivoire, alors tout autre résultat autre que la victoire finale serait un échec pour lui puisqu’il est détenteur du trophée et ce sera extrêmement difficile. Donc il (Aliou Cissé) doit aller chercher un autre challenge pour avoir la possibilité de revenir en sélection puisqu’il est encore très jeune »
Pour Hubert Mbengue, Directeur de publication du quotidien Record, si cette question est sur la bouche de beaucoup de gens, c’est parce que l’entraîneur a passé à côté de l’objectif fixé pour le mondial. « Pour la question du maintien ou pas d’Aliou Cissé à la tête de l’équipe nationale se pose au sortir du mondial où le parcours du Sénégal disons est mitigé. L’objectif n’est pas atteint puisqu’on tombe en huitième. Au départ l’objectif était les quarts de finale, le public Sénégalais est un peu resté sur sa faim qui pensait quand même que malgré le forfait de Sadio Mané l’équipe allait mieux se compoter », a-t-il expliqué. Il poursuit : Maintenant est-ce qu’Aliou Cissé doit quitter ou pas, le journal record a agité l’idée de la réflexion de l’entraîneur qui réfléchirait à un éventuel départ. Certains ont pensé que c’était un simple ballon de sonde, d’autres estiment qu’il (Aliou Cissé) devrait partir chercher un autre challenge ».
Le journaliste du quotidien sportif soutient que Cissé doit partir. « Après son deuxième mondial consécutif, comme prochaine échéance la Can en Côte d’Ivoire, alors tout autre résultat autre que la victoire finale serait un échec pour lui puisqu’il est détenteur du trophée et ce sera extrêmement difficile. Donc il (Aliou Cissé) doit aller chercher un autre challenge pour avoir la possibilité de revenir en sélection puisqu’il est encore très jeune »
Pape Lamine Ndour : « Mais est-ce qu’également la fédération doit pousser Aliou Cissé à la démission ? » Je pense que ce sera une grosse erreur. Pourquoi ? Le départ d’Aliou Cissé obéit à deux logiques ou deux évaluations. La première c’est Aliou même qui s’autoévalue… L’autre évaluation c’est au niveau de la fédé… »
Pour sa part Pape Lamine Ndour journaliste quotidien Walfadjiri s’interroge sur qui doit pousser à Cissé ou aux autres de penser à son départ. « La démission est un acte personnel. Est-ce qu’aujourd’hui Aliou Cissé après tout ce qu’il a fait au niveau de l’équipe nationale depuis 2015, juge qu’il a atteint les limites et il doit partir, je pense qu’il est assez grand pour prendre ses responsabilités.
Dans sa logique, le départ du coach doit être motivé. « Mais est-ce qu’également la fédération doit pousser Aliou Cissé à la démission ? » Je pense que ce sera une grosse erreur. Pourquoi ? Le départ d’Aliou Cissé obéit à deux logiques ou deux évaluations. La première c’est Aliou même qui s’autoévalue pour voir ce qu’il a fait depuis 2015, où est qu’il a amené, est qu’il aura un nouveau souffle pour repousser les limites parce que aujourd’hui il a mis la barre très haut et il sera difficile de rééditer les mêmes performances, conserver le titre de champion d’Afrique, se qualifier pour une coupe du monde et faire mieux qu’une place de huitième de finale. Je trouve que ce sera un vrai challenge pour Aliou Cissé. Est qu’il a de nouveaux souffles, les idées, un nouveau discours pour impulser ce groupe, c’est à lui de voir s’il a les coudés assez franches pour continuer étant donné qu’il a un contrat qui court jusqu’en 2024 », a-t-il indiqué.
L’ancien du quotidien Stades continue son argumentaire : « L’autre évaluation c’est au niveau de la fédé qui peut se réunir et voir s’il a atteint tous les objectifs qui lui avait assignés, et je pense que la réponse est oui c’est pour cette raison qu’il a été reconduit. Après est-ce qu’aujourd’hui ce qu’il attendait d’Aliou Cissé en termes de projet de jeu, de contenu, de renouvellement de l’effectif si cela réussit je pense qu’il faut le laisser continuer son travail. Si la fédération juge. Mais dire Aliou Cissé doit partir, l’évaluation doit se fait à deux niveaux que l’ai expliqué »
Idrissa Sané : « L’objectif à mon avis c’est 2024, il faut le laisser aller jusqu’à la Can et il sera jugé à partir de là. Et j’ose espérer que même après la Can c’est lui qui dira stop et il va céder la place. Il est dans un projet, il nous a amené quelques jeunes pour faire la relève et je pense que ça peut se faire au cours de l’année 2023 avec les qualifications »
Le chef de Desk Sport de l’Observateur à lui aussi donné son avis sur la question. Tantôt on nous dit qu’Aliou a envie d’arrêter tantôt on nous dit que ce sont les fédéraux qui veulent son départ parce qu’il n’aurait pas atteint ses objectifs lors de la coupe du monde. Mais l’un dans l’autre, moi je pense que ce n’est pas le moment de faire quitter Aliou Cissé à moins que lui décide qu’il n’a plus l’énergie ou la force à refaire un projet pour peut-être aller à la reconquête du titre continental », a lâché Idrissa Sané.
Evoquant l’objectif raté et qui est à l’origine de tout ce débat, le journaliste du groupe Futur Media revient sur les conditions dans lesquelles Aliou Cissé a joué le mondial. « Il faut aussi savoir quand Aliou renouveler récemment son contrat dont l’objectif était d’atteindre les quarts de finale de la coupe du monde, construire une belle équipe qui pourrait défendre notre titre de champion d’Afrique. Alors s’il rate le premier objectif avec tous les impairs qui ont accompagné sa participation à la coupe du monde, on peut lui accorder le bénéfice du doute. Il faut reconnaître aussi qu’Aliou est sur un projet, celui du renouvellement de cette équipe, qu’il a commencé d’ailleurs lors de cette coupe du monde et il n’a pas encore eu le temps de tout mettre en place parce que cette coupe du monde-là, il n’y avait pas le temps de préparer son équipe. Il est allé à la compétition sans avoir le temps de se préparer ».
Il demande à ce qu’on laisse Aliou continuer et puis l’évaluer après la Can. « L’objectif à mon avis c’est 2024, il faut le laisser aller jusqu’à la Can et il sera jugé à partir de là. Et j’ose espérer que même après la Can c’est lui qui dira stop et il va céder la place. Il est dans un projet, il nous a amené quelques jeunes pour faire la relève et je pense que ça peut se faire au cours de l’année 2023 avec les qualifications. Maintenant si on prend le risque de le démettre et d’amener un autre qui ne peut pas peut être reprendre son projet ça peut être risqué comme ça peut créer un déclic voire l’équipe du Sénégal changer de façon de jouer ou de mentalité »
Aliou Faye du journal Stades : « Je suis pour le maintien d’Aliou Cissé à la tête de l’équipe nationale du Sénégal pour plusieurs raisons. D’abord, il faut dire que c’est un entraîneur qui gagne. Il a été finaliste de la coupe d’Afrique des nations en 2019 et a gagné la Can en 2022 et 8e de finaliste à la coupe du monde Qatar 2022.
Sans langue de bois, Aliou Faye du journal Stades vote pour le maintien de Cissé. « Je suis pour le maintien d’Aliou Cissé à la tête de l’équipe nationale du Sénégal pour plusieurs raisons. D’abord, il faut dire que c’est un entraîneur qui gagne. Et c’est ce dont on a besoin, gagner de titres ou encore aller plus loin dans les compétitions majeures. Chose qu’il a toujours faite depuis qu’il est à la tête de l’équipe nationale en mars 2015 ». Pour défendre sa position, il indique que l’entraîneur a réussi à presque tous les objectifs assignés. « Il a été finaliste de la coupe d’Afrique des nations en 2019 et a gagné la Can en 2022 et 8e de finaliste à la coupe du monde Qatar 2022. C’est vrai que l’objectif était au moins d’atteindre les quarts de finale, mais on a vu ce qui s’est passé en 8e avec les absences de Sadio Mané, Cheikhou Kouyaté, Gana Guèye qui sont trois cadres qui peuvent basculer une rencontre à eux tout seul. Bien sûr il ne faut pas chercher des excuses, mais ce sont des circonstances atténuantes pour Cissé et je pense que cette rencontre contre les anglais c’était très difficile » dit-il.
Le confrère juge que l’entraîneur doit continuer vu qu’il a un contrat qui court jusqu’en 2024. « Si on veut virer Aliou Cissé celui qui viendra, est-ce qu’il aura le temps de bien peaufiner une nouvelle équipe d’ici la Can et les éliminatoires de la coupe du monde en 2026. Je pense que celui qui viendra va recommencer à zéro. Est-ce que ça va enrager le Sénégal avec ces éliminatoires qui se pointent, alors que Cissé est là avec un groupe qu’il maîtrise. Pour moi il est en train de faire un travail exceptionnel, je pense qu’on doit lui laisser du temps, lui laisser continuer après 2024 surtout que son contrat court jusqu’à cette date après on va évaluer surtout que l’objectif sera de remporter la coupe d’Afrique concerner notre titre et s’il ne gagne pas, je pense que là il sera temps de le libérer »