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Combat pour Gris : Fass saisit le CNG et vise Boy Niang 2

L’écurie Fass-Ndakaru a convoqué la presse ce mardi 10 janvier 2023, à son lieu d’entraînement, pour évoquer la situation de son leader Gris Bordeaux, dont l’adversaire Ama Baldé est blessé. « Nous avons reçu une correspondance du CNG confirmant la blessure de notre adversaire Ama Baldé, après une contre-expertise des médecins du CNG. C’est devenu officiel donc. À notre tour, nous avons aussi écrit au CNG pour lui demander d’autoriser Gris Bordeaux à contracter pour un autre combat, en attendant devoir au promoteur un combat contre Ama Baldé. Nous avons la conviction que le CNG nous l’accordera, comme on l’a fait récemment pour Modou Lô », a déclaré le Président du CNG, Abass Ndoye. Celui-ci est allé plus loin en disant que leur adversaire a un repos médical de 30 jours, renouvelable.

De son côté Gris est allé dans le fond du dossier en déterminant la nature de la blessure. Et c’était pour dire que « c’est une blessure qui ne se guérit pas en un clic. C’est quelque chose de très sérieux ».

Boy Niang 2 comme premier choix, Modou Lô possible, Lac 2 exclu

Prenant la parole, le Président a clairement dit que leur choix premier va vers Boy Niang 2, « d’abord en tant qu’amateur. Hier, c’était les duels Fass contre les Sérères qui faisaient courir. Aujourd’hui, les derbys sont les combats Fass vs Pikine ». Et Gris Bordeaux de renchérir que « mon combat contre Boy Niang ne peut qu’être disputé puisque nous sommes deux lutteurs avec le pied droit devant ».

Et, si un combat contre Modou Lô n’est pas exclu, le Président Abass mettant même le Roi des arènes en deuxième position, Lac 2 est définitivement écarté par Gris Bordeaux lui-même. « Qu’on me parle de lutteur et de combat qui intéresse les amateurs », tonne le 3e Tigre de Fass.

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Accusé d’avoir aidé Boy Niang contre Balla Gaye, Yékini sort de sa réserve : « Ils se sont trompés sur mon compte (…) Je n’ai absolument rien à craindre de qui que ce soit »

L’ancien roi des arènes Yakhya Diop Yékini a apporté un démenti sévère à propos de certaines accusations qui pèsent à son encontre. Des fans de Balla Gaye l’accusent d’avoir aidé mystiquement Boy Niang lors de son combat contre le Lion de Guédiawaye.

Balla Gaye 2 et Yékini ne se quittent plus. Même après la retraite de champion venu de Bassoul en 2016, les deux lutteurs continuent à alimenter les débats publics au sein de l’arène sénégalaise depuis leur confrontation en 2012 (victoire de Balla Gaye). Et comme lors de son combat contre Modou Lô (2019), les fans du Lion de Guédiawaye ont accusé Yékini de s’être ingéré mystiquement dans le combat afin d’aider Boy Niang 2 a battre Balla Gaye le 1 er janvier dernier.

Lassé d’être à chaque fois associé aux revers de Balla Gaye 2, Yékini dit stop et assure qu’il n’est mêlé ni de prés ni de loin à cette polémique : « Tout d’abord, je tenais à dire que si je fais cette précision ce n’est pas pour répondre à mes détracteurs mais par égard à mes proches et sympathisants qui sont touchés par ces accusations qui pèsent sur ma personne (…) Depuis quelque temps, suite à la défaite de Balla Gaye, j’ai entendu toutes sortes de versions venant de la part de ses partisans. Je tenais à dire que toutes ces polémiques sont vaines et surtout très loin de la vérité » a t’il déclaré.

Celui qui fut nommé le meilleur l’erreur du cinquantenaire d’ajouter : « Je n’ai rien contre Balla Gaye, mais j’ai comme l’impression qu’il est encore trop «jeune» pour comprendre certaines choses et faire preuve de maturité. Il faut dire qu’il n’est pas aidé par ses proches. Il faut que cela soit clair, jusqu’à la fin des temps, vous ne verrez jamais Yekini aller aider un lutteur contre qui que ce soit, à moins qu’il ne fasse partie de mon écurie » a tenu à préciser Yékini avant de défier ceux qui voudraient l’attaquer d’une miner ou d’une autre. « Ils se sont trompés sur mon compte. Mais qu’ils sachent tous que je n’ai absolument rien à craindre de qui que ce soit ! A l’endroit de ces marabouts, je m’appelle Yakhya Diop, qu’ils fassent quelque chose contre s’ils le peuvent. »

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Le Bayern donne des nouvelles de Sadio Mané

Alors que la plupart de ses coéquipiers préparent la seconde partie de saison au stage d’entraînement de Doha, Sadio Mané travaille d’arrache-pied pour son retour au Bayern Munich. À la mi-novembre, l’attaquant a dû subir une opération au cours de laquelle un tendon de la tête droite du péroné a été recollé.

Pour son retour sur les terrains, le Sénégalais de 30 ans s’entraîne actuellement à l’académie des champions du record d’Allemagne sur la Säbener Straße. Aujourd’hui, mardi, Mané a pu réaliser pour la première fois une unité de course avec un poids corporel réduit sur l’AlterG (voir photo ci-dessus).

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Equipe nationale : « Aliou Cissé a perdu l’un de ses meilleurs éléments… »

L’absence de Sadio Mané, blessé à quelques jours du démarrage de la Coupe du monde 2022, a lourdement pesé sur l’attaque des Lions au Qatar, estime l’international burkinabè Alain Traoré.

‘’Malheureusement, pour le Sénégal, avec la blessure de Sadio Mané qui, à lui seul, représente l’attaque des Lions, le coach Aliou Cissé a perdu l’un de ses meilleurs éléments à la veille de la Coupe du monde. Ce n’était pas facile de remplacer un Sadio Mané qui est l’âme de cette équipe du Sénégal’’, a-t-il expliqué dans un entretien accordé à l’APS.

Comme l’absence de l’attaquant de Bayern Munich, celle de l’arrière gauche Saliou Ciss, aujourd’hui sans club, a ‘’beaucoup déséquilibré cette équipe du Sénégal’’, a ajouté le joueur de l’As/Arta Solar7 (Djibouti) depuis deux saisons.

L’ancien de Chelsea estime que le Sénégal, malgré ces difficultés, ‘’a fait ce qu’il fallait dans cette Coupe du monde au Qatar’’, où il a été éliminé aux quarts de finale par l’Angleterre.

‘’Les joueurs sont tombés les armes à la main. Ils ont tout donné. En plus de cela, le Sénégal n’était pas dans un groupe facile. Et pourtant, les Lions sont parvenus à se qualifier’’, a-t-il analysé, les exhortant à ‘’continuer à travailler’’.

‘’Il faut dire bravo au coach Aliou Cissé pour ce qu’il a réussi à faire sans son attaquant Sadio Mané. Perdre son meilleur élément à quelques jours d’une aussi grande compétition, ce n’est vraiment pas facile’’, a reconnu Alain Traoré.

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Affaire Pape Alé Niang: Le juge lève le mandat de dépôt, « P.A.N » sous contrôle judiciaire

Le mandat de dépôt, qui visait le journaliste d’investigation Pape Alé Niang, vient d’être levé par le juge du deuxième cabinet. Une information confirmée à Libération online par un de ses conseils, Me Cheikh Koureïssy Ba. Au moment où ces lignes sont écrites, l’ordonnance de mainlevée du mandat de dépôt est en cours de notification à l’administration pénitentiaire. Une fois l’ordonnance notifiée, Pape Alé Niang quittera l’hôpital Principal où il était interné. Selon nos informations, le journaliste reste néanmoins sous contrôle judiciaire.

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Modou Lô vient de déposer son certificat de guérison

Dans nos publications d’hier, l’agent de Modou Lô, Biarme Gningue en l’occurrence, nous révélait que le certificat de guérison de son poulain et Roi des arènes serait déposé au plus tard mercredi (demain). Eh bien, nous venons d’être informé que ledit certificat est bel et bien déposé sur le bureau du Directeur administratif du CNG, Ndiamé Diop, ce mardi 10 janvier 2023. C’est bien Birame Gningue qui a déposé le papier en question. Ils se disent dorénavant libres et prêts à descendre dans l’enceinte pour un combat.

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El Hadji Diouf à propos de l’attaquant de Sheffield United: « Illimane Ndiaye est mon fils »

Parrain d’une finale de navétane, El Hadji Diouf a appuyé son équipe Kaani gui à hauteur de 600 mille Fcfa et 300 mille Fcfa à l’asc renaissance. En plus d’une subvention de 500 mille Fcfa à la zone 3. El Hadji Diouf en a profité pour accorder une interview au quotidien Stades.

Morceaux choisis.

Que pensez-vous d’Illiman Ndiaye qui brille en championship (D2 anglaise)?

Illimane, c’est mon fils, mon petit. Je dirais même que c’est un joueur pétri de talent mais il faut qu’il muscle son jeu. On l’a vu contre l’Angleterre à la Coupe du monde. Donc, le haut niveau ce n’est pas le championship. C’est un joueur d’avenir, c’est quelqu’un qui aime écouter, il apprend.

C’est le futur du football sénégalais, on doit le protéger, ne pas le crier. On lui demande de garder les pieds sur les épaules, surtout de bien travailler comme il a l’habitude de le faire.

L’equipe nationale locale prépare le Chan, cette sélection peut elle aller loin dans le tournoi ?

Bien sur, cette équipe peut aller loin. Ils ont un bon niveau de championnat. Je leur souhaite bonne chance. J’espère qu’ils vont faire la même chose que leurs grands frères. Ils peuvent le faire. Je serais là-bas avec eux, puisque je fais partie des invités officiels de la caf, j’y serai avec Adebayor. Je serais là-bas pour le football Africain mais aussi pour toute l’équipe nationale locale. Il n’y a pas que l’équipe première. On se doit de supporter nos équipes nationales », renchérît El Hadji Diouf.

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URGENT : Abdou Karim Gueye et Cheikh Oumar Diagne libres

L’activistes Abdou Karim Gueye et le marabout Cheikh Oumar Diagne sont libres. C’est leur avocat maître Moussa Sarr, qui donne l’information. Il précise que le juge d’instruction a été favorable à la demande de liberté provisoire.

 Les deux hommes sont en prison depuis plus de six mois pour des propos tenus après le décès de l’imam Alioune Badara Ndao.

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El Hadji Diouf revient sur la lourde défaite du Sénégal face aux Three lions: « On a pris une leçon de football contre l’Angleterre »

Il a fait parler de lu, le week-end dernier, dans sa ville natale de Saint-Louis. Parrain d’une finale de navet âme, l’enfant de Ballacoss a récompensé les deux finalistes de la Zone 3 de l’Odcav de Saint-Louis. Dioufy fire à la suite d’un entretien accordé au quotidien stades est revenu sur le cas Aliou Cissé.

Morceaux choisis.

Revenons au Qatar pour parler encore de la coupe du monde et le Sénégal qui a été éliminé en 1/8e de finale. Certains parlent de bilan mitigé, êtes vous d’accord ?

Je dirai que c’est un parcours honorable. On perd notre premier match contre les Pays-Bas (0-2), on se rachète le match suivant contre le Qatar (3-1). Lors de la 3e journée, on savait déjà qu’un match nul ne suffisait pas. Il fallait gagner contre l’Equateur. Et durant la rencontre les garçons ont montré du caractère, ils ont bien joué.

En 1/8e de finale, on tombe sur qui? Une grande équipe d’Angleterre et ses joueurs de classe mondiale. On avait tout fait pour gagner malheureusement on a pris une leçon de football. Il faut apprendre et avance. C’est vrai que la défaite est sévère mais j’ai appris, j’espère que les joueurs ont également appris que le haut niveau, ce sont les détails. Cela nous apprendra à être concentrés dès le début d’un tournoi pareil pour éviter de tomber sur les grandes équipes le tour suivant…On voulait aller loin mais on est tombé sur plus fort que nous. Il faut accepter la défaite et avancer », note El Hadji Diouf.

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Les lundis de Madiambal : Les 100 reniements de Sonko pour plaire à la Françafrique

C’était comme écrit, pour chercher à se présidentialiser, Ousmane Sonko a été obligé de se renier, de renier ses «convictions» portées en bandoulière et même de renier les siens. L’entretien qu’il a accordé à deux journalistes de France 24 et de Radio France internationale (Rfi), diffusé le 6 janvier 2023, est un condensé de reniements. Ce furent quatorze longues minutes de reniements ; décidément, un lourd prix pour chercher à plaire à… la France.

Se faire accepter par la France vaudrait-il autant de sacrifices ?

Le leader du parti Pastef avait juré de ne plus jamais s’adresser aux médias publics français, comme Rfi et France 24, qu’il accusait d’être les porte-voix de la France à travers le monde, particulièrement de sa politique «néfaste» en Afrique. Il ajoutait à sa liste de médias bannis, des journaux comme Le Monde, Le Monde Diplomatique et Jeune Afrique. Ces médias avaient eu l’outrecuidance de donner la parole à la jeune dame Adji Sarr qui accuse Ousmane Sonko de viols et d’autres sévices sexuels dans un lupanar. En acceptant de s’adresser donc à France 24 et Rfi, Ousmane Sonko revient sur ses résolutions, alors que rien n’a changé sur ce registre. Sans doute, pour se donner bonne conscience, il a essayé de distiller de manière sibylline, au cours de l’entretien, que ces médias, notamment des responsables de Rfi, auraient eu à lui confier admettre leur traitement déséquilibré de l’affaire Adji Sarr. La direction de Rfi ne pouvait laisser passer cette affirmation et diffusera immédiatement un communiqué pour s’inscrire en faux. En effet, nul ne voit Rfi jeter en pâture le professionnalisme et la rigueur morale de ses journalistes.
Ousmane Sonko s’est systématiquement dédit sur le plateau de France 24 et Rfi et a poussé son souci de bienséance en adoptant des postures empruntées, jusqu’à concéder à son punching-ball, Macky Sall, une certaine révérence. Ainsi, il a pu surprendre quand il s’évertuait à chaque fois à servir du «le Président Macky Sall» ou du «le président de la République». Il ne nous avait pas habitués à autant de respect et de considération dans son langage à l’endroit du chef de l’Etat.

Les journalistes Marc Perelman et Christophe Boisbouvier se sont montrés incisifs. Ils ont démarré l’entretien par la question qui fâche, celle des accusations de viols. Histoire de montrer d’entrée de jeu qu’aucun cadeau ne sera fait à l’hôte du jour ? Ousmane Sonko a accepté de répondre sans broncher à cette question, encore qu’il a eu à rabrouer un journaliste sénégalais qui l’avait interpellé sur le sujet. Ousmane Sonko considérait que c’était, de la part du journaliste sénégalais, un manque de respect que de lui poser une pareille question. Mais devant le plateau des médias français, il n’a pas fait la moindre objection devant cette question. Le complexe du Blanc ou bien devrait-on considérer que quand on se résigne à avaler des couleuvres, aucune n’est trop grosse ? Qu’à cela ne tienne ! Les relances, remarques et piques des intervieweurs ont aussi été des plus assassines ; comme sur le test Adn qui «reste la voie ultime pour clore cette affaire» ou pour «clarifier définitivement cette affaire» ou encore sur les graves accusations de complot dans lequel la France aurait trempé, à en croire le leader du parti Pastef. Dans ses réponses, il a éludé cette dernière remarque ou avalé sa langue. La France ne serait plus partie prenante au complot laisserait-il ainsi deviner. Le comble pour un candidat à l’élection présidentielle est de commencer à répondre à une interview par une question sur une accusation de viol et son refus de faire un test Adn qui allait clore le débat sur cette affaire !

En outre, le plus surréaliste, pour ceux qui pouvaient croire que Ousmane Sonko allait rester droit dans ses bottes, est qu’il a enfermé, à double tour, dans le guéridon sur lequel il a posé de manière ostentatoire un poster du capitaine Thomas Sankara, toute la rhétorique guerrière contre la France. Pas une fois, il ne s’en est pris à la France. Au contraire, il a osé dire : «Nous n’avons rien contre la France !» Assurément, son allié Guy Marius Sagna et les autres membres du mouvement «Frapp-France Dégage» apprécieront cet autre reniement.

Ousmane Sonko a cherché à donner des gages pour trouver la France fréquentable et a renié la politique pro-russe des militaires putschistes au Mali ou au Burkina Faso ou les slogans des «Transformateurs» au Tchad. Il leur a fait la leçon, quant aux drapeaux russes qui flottent régulièrement dans les rassemblements pour vouer aux gémonies la France et les partenaires occidentaux. Il en a véritablement dit plus que ne pouvaient espérer de lui des diplomates français.

Les journalistes de France 24 et de Rfi, pince-sans-rire, ont mis Ousmane Sonko en face de ses déclarations antérieures sur la France. Il a toujours soutenu que «nos relations avec la France devaient cesser et non changer de format», que «le colonialisme français avait assez duré», que «la France doit lever son genou du cou des Africains», faisant sans doute allusion à la technique policière brutale, devenue tristement célèbre après la mort de George Floyd. Il s’est gardé de prononcer ses mots fétiches : «colonialisme» ou «néocolonialisme» ou «impérialisme français». Il n’a pas non plus cité la moindre entreprise française opérant en Afrique, surtout pas Total, Eiffage ou Auchan, alors qu’il les accusait de sucer le sang des Africains et les désignait du doigt à la vindicte populaire en mars 2021 et par la suite. En effet, on ne parle pas de corde dans la maison d’un pendu ! Il est aussi étonnant ou effarant de voir Ousmane Sonko s’interdire sa rengaine contre le franc Cfa, «monnaie coloniale», responsable de tous les maux des pays africains qui continuent de l’utiliser. Ousmane Sonko mettait sur la balance le sort des pays africains colonisés par la France et celui des autres pays colonisés par les Britanniques. Dans son entendement, les anciennes colonies britanniques s’en sortiraient mieux. L’actualité de ces derniers jours, avec la retentissante débâcle économique et monétaire du Ghana, un pays jadis régulièrement cité en exemple, montre que l’herbe n’est pas toujours plus verte chez le voisin.

Aussi, n’avait-il eu de cesse de faire des offensives de séduction ou des appels du pied à la Russie. Le nouvel Ousmane Sonko en arriverait maintenant à douter de la maturité des alliés russes en Afrique, quand il en juge par leurs méthodes et approches.

Une opération séduction perdue d’avance

La sortie médiatique de Ousmane Sonko ne devrait pas avoir l’effet escompté. On se retrouve dans la situation que nous avions décrite dans une chronique, en date du 13 décembre 2021, intitulée : «De France dégage » à «France sauve nous». Mais assurément, personne ne devrait s’y tromper. On ne voit pas la France être si naïve au point d’accorder du crédit à des dénégations aussi désinvoltes et subites de Ousmane Sonko. Son hostilité maintes fois répétée à l’endroit de la France a nourri son discours politique mâtiné d’un populisme on ne peut plus démagogique. Toute personne qui pouvait trouver un quelconque mérite à la France, passait aux yeux des «patriotes» pour être un valet de la France, un renégat aux intérêts de l’Afrique. Cette posture revancharde a pu leur attirer la sympathie de quelques élites intellectuelles ou politiques africaines qui avaient de vieux comptes personnels à régler ou solder avec la France ou ses citoyens. Ousmane Sonko a ravalé ses diatribes, pour ne pas dire son vomi de la France.

Pour autant, une banale interview arriverait-elle à effacer tout le passif et assurer de refonder de nouvelles relations ? Au demeurant, cet exercice médiatique a révélé, si besoin en était encore, l’incohérence ou l’inconstance de Ousmane Sonko dont les positions valsent au gré de ses humeurs ou de ses lubies. Ousmane Sonko a même pu paraître pathétique en donnant l’occasion au «système» de le tourner en dérision, pour ne pas dire de le ridiculiser. Quel crédit accorder à un personnage de cet acabit ? Voilà qu’il est prêt à se renier en tout, à adopter toutes les contritions, pour être bien vu par la France, un pays auquel il n’avait rien épargné ! De toute façon, sa stratégie de présidentialisation (inspirée de la sauce «Marine Le Pen») par le truchement de médias français ne saurait prospérer. En France, l’histoire contemporaine montre que Dominique Strauss Kahn, qui avait le vent en poupe pour remplacer Nicolas Sarkozy en 2012, avait vu son destin présidentiel se fracasser sur l’opprobre d’accusations de viol portées par Nafissatou Diallo, une employée d’un hôtel new-yorkais. De même, l’autre président élu avant l’heure par les sondages d’opinions, François Fillon, a été stoppé net dans sa marche vers l’Elysée en 2017 par une inculpation par un juge français. Le Président François Hollande s’était résigné à renoncer à se représenter en 2017, une fois que ses escapades à bord d’un scooter pour des rendez-vous galants avaient été révélées par les médias. C’est dire que Ousmane Sonko, qui a le malheur de rassembler toutes ces trois fautes (accusations de viols, escapades nocturnes, inculpation judiciaire), aura beau donner tous les gages qu’il ne sera plus pris au sérieux dans les milieux français. C’est justement la raison pour laquelle il n’aurait pas dû perdre son âme dans cette opération séduction qui sera fatalement infructueuse. Si la France a pu prendre quelque part Ousmane Sonko pour un ennemi, elle peut se féliciter que ce dernier se soit livré pieds et poings liés. Il serait désormais malvenu d’accabler la France. Après avoir regardé cet entretien, j’ai eu une discussion avec un responsable de Rfi qui se réjouit que Ousmane Sonko ait fini par réaliser que «Rfi et ses journalistes ne font que leur travail et ne peuvent être ignorés». Est-il besoin de rappeler que les chaînes de radio et de télé ainsi que les journaux sénégalais attendent toujours que Ousmane Sonko daigne leur accorder une interview ? Lui qui ne rate jamais une occasion de faire parler de lui, préfère des médias littéralement couchés à ses pieds, à boire ses paroles sans aucune réplique ou relance, à l’image de ces nombreuses «télés patriotes» du web. Ce qui lui évite de se retrouver face à des organes de presse crédibles et ayant pignon sur rue, qui pourraient avoir la mauvaise idée de lui poser des questions qui fâchent… et en wolof !

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