L’Association Nationale de la Presse Sportive (ANPS) initie, depuis 2016-2017, un trophée de meilleur lutteur dédié aux lutteurs de la lutte sans frappe. Ainsi, après l’équipe nationale, Franc, Général Malika, Mamadou Lamine Sané dit Doudou Sané a été élu lors de la saison 2020-2021.
Et pour la saison dernière, 2021-2022, c’est le pensionnaire de l’écurie Fass-Ndakaru, Moussa Diop alias Serigne Ndiaye 2, qui a été plébiscité par les journalistes sportifs. Avec 187 voix, le champion du Sénégal en titre avec l’équipe régionale de Dakar devance Général Malika (70 voix), Radiakhé (62 voix), Doudou Sané (38 voix) et Ordinateur (25 voix).
L’ancien international sénégalais, Mamadou Niang, a exprimé ses regrets sur la carrière l’un de ses anciens coéquipiers à l’Olympique de Marseille.
Hatem Ben Arfa, qui est sans club depuis son départ à Lille, est synonyme de « talent gâché ». Un joueur qui avait le potentiel de devenir l’un des meilleurs joueurs du monde, est aujourd’hui dans l’anonymat total. Dans un entretien avec le site 90min, Mamadou Niang a évoqué avec regrets la carrière de Ben Arfa, qu’il voyait au même niveau que Lionel Messi, Benzema et Ronaldo.
Sur 90 football, l’ancien buteur iconique de l’Olympique de Marseille Mamadou Niang a été interrogé sur un ancien prodige du football français : Hatem Ben Arfa. L’attaquant sénégalais qui a côtoyé le français à Marseille entre 2018 et 2010, pensait que Ben Arfa allait dominer le monde du football. Malheureusement, le français n’a pas explosé à cause de son irrégularité dont il faisait preuve.
« Hatem, c’était incroyable ! À l’entraînement, c’était un plaisir, un bonheur, de le voir jouer. Il te faisait des trucs… Tu te disais : « mais ce mec-là, s’il fait ça à chaque match, ce n’est pas ici qu’il doit être. C’est au Real ou au Barça ». Mais après, dans son cerveau, il y a un truc qui sautait. »
Pour Niang, Ben Arfa avait tout pour devenir le meilleur joueur du monde, le français ne se donnait pas à 100% dans ce qu’il faisait et jouait seulement quand il avait envie.
« En match, il jouait quand il en avait envie. Mais quand il avait envie, il tuait tout. Il te faisait gagner un match tout seul. Mais quand il n’a pas envie, tu ne peux rien en tirer. (…) C’est le plus gros regret de tout le monde, parce que tout le monde s’attendait à le voir au même niveau que Karim Benzema, Lionel Messi ou Cristiano Ronaldo.»
Jusqu’ici, Bombardier était le seul lutteur doublement élu meilleur lutteur ANPS, en lutte avec frappe. Désormais, il est rejoint par Eumeu Sène qui, au terme de la saison 2021-2022, est largement plébiscité par les journalistes sportifs du Sénégal. Le dimanche 27 mars 2022, à l’Arène nationale, le leader de l’écurie Tyshinger dominait de belle manière Bombardier. Ce qui lui vaut d’être choisi comme le meilleur de la saison.
Eumeu Sène avait aussi été choisi comme meilleur lutteur en 2017-2018, à l’issue de sa victoire royale devant le même Bombardier.
Il a cumulé 201 voix. Et devance Reug Reug (126 voix), Ada Fass (54 voix), Fils de Balla (19 voix) et Mor Kang Kang (16 voix).
Et si Liverpool regrettait le départ de Sadio Mané. En effet, depuis le départ de l’international sénégalais au Bayern Munich, les Reds ne font plus peur.
L’année 2023 s’annonce très compliquée pour Liverpool. La preuve, les Reds n’arrivent toujours pas à enregistrer le moindre succès en Premier League depuis le 1er janvier. Au contraire. La défaite humiliante à Brentford (1-3) et le naufrage collectif à Brighton (0-3) illustrent parfaitement la situation actuelle du club qui avait l’habitude de jouer les premiers rôles en championnat ces dernières années.
Avec 29 points en 19 journées, les Reds glissent à la 8ème place. Ils accusent 10 points de retard sur Newcastle et la 4ème place qui offre le dernier ticket pour la C1.
«Il était le symbole de la philosophie de jeu prôné par klopp»
Avec un bilan mitigé de 8 victoires, 5 nuls et 6 défaites depuis le début de l’exercice en cours, Liverpool accuse le coup. C’est quoi le problème ? S’interroge certains. Pour d’autres, la réponse est simple : le départ de Sadio Mané. «Depuis le départ de Mané, Liverpool ne joue pas de la même manière. Mané était un lien si important entre le milieu de terrain et l’attaque de Liverpool. Il a joué avec tellement d’énergie sur le terrain», a analysé la semaine dernière l’ancien international français et d’Arsenal, Emmanuel Petit.
Pour tenter d’avoir plus clair, Stades a sondé Vieux Ba sur les raisons de la crise que traverse les Reds. Mais comme Petit, l’ancien coach du Stade de Mbour (Ligue 1) n’a pas cherché loin. «Il n’y a aucun doute là-dessus. Le départ de Sadio a beaucoup impacté sur le jeu et les résultats de Liverpool», dit-il.
«Mané était le symbole même de la philosophie de jeu prôné par Jürgen Klopp. Un jeu intense et agressif communément appelé heavy métal dont le soubassement est le gegenpressing ou pressing à la perte du ballon. Sadio était avec le capitaine Henderson, l’un des joueurs les plus influents pour déclencher le pressing haut ou le contre -pressing pour la récupération du ballon», ajoute Vieux Ba.
«Il emmenait dans son sillage toute l’équipe grâce à…»
Auteur de 120 buts et 48 passes décisives en 269 matchs, toutes compétitions confondues, celui qui défend actuellement les couleurs du Bayern Munich a été l’un des artisans du sacre des Reds en Ligue des champions en 2019 et la reconquête du titre de champion de la Premier League en 2020.
Vainqueur de la League Cup et du FA Cup avec Liverpool la saison dernière, «Sadio emmenait dans son sillage toute l’équipe grâce à son énergie débordante et son état d’esprit de parfait compétiteur. De plus sa présence dans l’équipe laissait entrevoir une concurrence de leadership avec Salah qui, au lieu de porter préjudice à l’équilibre de l’équipe, aura plutôt décuplé les forces des uns et des autres», pense le technicien sénégalais.
Pour lui, «si le colombien Luiz Diaz s’est très intégré dans le projet de jeu de l’entraîneur allemand, Darwin Nunez tarde à justifier le prix exorbitant de son transfert pendant que les tauliers de l’équipe comme Firmino, Salah, Fabinho, Van Dijk, Robertson, Arnold et dans une moindre mesure Salah, semblent marquer le pas», conclut Vieux Ba.
Transféré en Allemagne l’été dernier, Sadio Mané a été freiné par une blessure au genou avant la Coupe du monde au Qatar. Avant sa blessure en mi-novembre, l’international avait marqué 11 buts et délivré 4 passes décisives pour le club bavarois.
Serigne Bassirou Gueye va sortir de sa réserve, demain jeudi, lors d’une conférence de presse pour répondre à Ousmane Sonko. L’ancien Procureur de la République est souvent présenté par le Maire de Ziguinchor comme l’une des pièces maîtresses du “complot” ourdi contre lui dans l’affaire Adji Sarr. Du nom de cette masseuse qui l’accuse de viols et de menaces de mort. « Serigne Bassirou Guèye n’avait qu’un seul objectif et c’était de m’emprisonner. D’ailleurs, selon un document d’enquête interne de la Gendarmerie nationale, réalisé par les Colonels Oumar Diouf et Crépin Arsène Sambou et dont le général Tine a remis une copie au Président Macky Sall, Serigne Bassirou Guèye est allé jusqu’à commanditer la falsification du procès-verbal réalisé par le capitaine Seydina Omar Touré dans le cadre de cette affaire de viol en demandant qu’on enlève l’ensemble des passages me disculpant», avait notamment accusé Sonko dans une récente conférence de presse.
Rappelons que Serigne Bassirou Gueye a quitté le Parquet et dirige désormais l’Office National de Lutte contre la Corruption (OFNAC).
Ne rentrant pas vrai- ment dans les plans d’Igor Tudor, Pape Gueye n’a le droit qu’à très peu de temps de jeu avec l’OM depuis le début de la saison. En cas d’offre satisfai- sante, le Sénégalais pourrait donc faire ses valises.
Avec seulement quatre titulari- sations en 19 journées de cham- pionnat, Paye Gueye n’a pas vraiment eu l’occasion de montrer toute l’étendue de ses ta- lents au cours des derniers mois. À 24 ans, l’avenir du natif de Montreuil pourrait donc s’écrire bien loin du Vieux Port de Marseille. L’Equipe fait en effet savoir que l’OM est disposée à se séparer de son milieu de terrain au cours des prochaines semaines. Reste désormais à trouver un acheteur potentiel qui sera capable de faire une propo- sition honorable. Le quotidien précise par ailleurs qu’en cas de départ, son absence devra être compensée dans la mesure du possible. Ce mercato hivernal devrait donc rester très mouve- menté jusqu’à ses derniers ins- tants au sein du club phocéen. Dans le sens des arrivées, de nombreux dossiers sont toujours sur la table et attendent de trou- ver leur dénouement.
L’OM ne retiendrapas Pape Gueye
Ce lundi, nous évoquions l’intérêt des recruteurs phocéens pour Terem Moffi. L’attaquant du FC Lorient est l’une de très belles révélations de la pre- mière partie du championnat de l’Hexagone. Avec 12 buts au compteur, le Nigérian a porté les Merlus durant de nom- breuses semaines et attire l’oeil attentif de nombreux préten- dants. L’Equipe affirme que des premiers contacts entre le joueur et l’OM ont eu lieu mais qu’aucune offre n’a pour le mo- ment été posée sur la table des négociations. Les Ciels et Blancs vont cependant devoir batailler pour empocher la mise. D’autres écuries du Vieux Continent sont en effet aussi sur la piste du natif de Calabar (Ni- géria). Si c’est bien l’OGC Nice qui a lancé les hostilités en pre- mier, West Ham s’est aussi ré- cemment invité dans la course.
C’est le chaos actuellement dans ce dossier à double-sens Bamba Dieng – Terem Moffi. Alors que l’attaquant nigérian a refusé l’OM, le Sénégalais pourrait par contre rester à Lorient indépendamment de l’issue du transfert de Moffi.
L’ombre de l’OGC Nice plane sur les ambitions de Marseille et le refus catégorique de Terem Moffi de rejoindre l’OM au profit du Gym ne vient pas remettre en cause cette thèse. En effet, alors que le joueur nigérian a toujours eu une préférence pour la formation azuréenne, le club phocéen avait poursuivi les discussions pour tenter de convaincre Moffi.
Mais malgré le choix de Lorient de vendre son joueur à l’OM, le principal intéressé a posé son veto dans ce dossier. Du coup, pour avoir depuis le début voulu inclure Bamba Dieng dans ce deal, Longoria et sa direction se retrouvent dans une situation délicate. Bamba Dieng veut rejoindre Lorient et s’y trouve déjà. D’ailleurs, selon nos sources, Bamba Dieng pourrait rester en Bretagne, au moins en prêt, si le dossier Moffi ne se conclut pas.
Aminata Touré a été déchue de son mandat de député, mardi, au cours d’une réunion du Bureau de l’Assemblée nationale. Un acte du pouvoir qui peut rendre très fragile, celle qui était leur alliée, devant l’IGE, si jamais Macky active une action en justice. Mais Mimi peut se prévaloir d’une large connexion à l’échelle internationale pour porter un coup fatal à l’image de Macky.
Aminata Touré, longtemps proche du chef de l’État, tête de liste de la majorité pour les législatives de juillet, s’était retirée du groupe Benno Bokk Yakaar en septembre 2022 pour devenir députée non inscrite. Elle avait dénoncé le choix-inattendu du Président Macky Sall en la personne de Amadou Mame Diop (un proche de son beau-frère Mansour Faye) pour le perchoir.
Cette déchéance précipitée de Mimi, qui a fait de l’éventuelle candidature du Président Macky Sall en 2024 son cheval de bataille, n’est-elle pas une entorse juridique ? L’article 60 de la Constitution reproduit dans le règlement intérieur de l’Assemblée nationale en son article 7 dit clairement : « tout député qui démissionne de son parti en cours de la législature est automatique déchu de son mandat, et remplacé dans les conditions déterminées par une loi organique », invoque l’ancien parlementaire Doudou Wade au bout du fil de PressAfrik.
Doudou Wade invoque l’article 7 du règlement intérieur de l’AN et fait une réserve sur ce que l’Apr considère comme démission
La question qui se pose alors, de quelle démission fait allusion le bureau de l’Assemblée qui a statué sur la déchéance de Mimi ? Surtout que suivant le déroulement des faits, Aminata Touré n’a pas jusque-là prononcé une démission par écrit ou à l’oral. Doudou Wade renvoie alors au Chapitre 3, article 7 du règlement intérieur de l’Assemblée qui évoque les démissions.
Ledit article stipule que : « Tout député peut se démettre de ses fonctions. Tout député qui démissionne de son parti en cours de législature est automatiquement déchu de son mandat (article 60 de la Constitution). En dehors de la déchéance prévue par la Constitution et des démissions d’office prévues par le Code électoral, les démissions sont adressées au Président de l’Assemblée nationale, qui en donne connaissance à la réunion plénière suivante. Hors session, le Bureau reçoit et/ou constate la démission d’un député, et installe son suppléant. Les démissions acceptées par l’Assemblée sont immédiatement notifiées au Président de la République ».
L’expert en droit parlementaire a cependant émis, par prudence, une réserve sur ce que considère l’APR comme démission dans ses textes. Il fait remarquer que les textes qui régissent le règlement intérieur du PDS demeurent plus radicale sur la question de la démission. « Les démissions sont différentes. Maintenant au niveau du parti c’est l’Apr qui a dit que Mimi a démissionné. Donc seule l’APR peut nous dire qu’est ce qu’il considère comme démission. Dans tout les cas, il faut un arrêté de bureau pas encore dévoilé par l’Apr à la soumission du bureau de l’Assemblée nationale pour statuer sur le cas de Mimi »
Le PDS a été plus dur sur les démissions. « Chez nous, on fait appel à une démission de droit et de fait. C’est écrit. On dit si un membre du PDS est de connivence ou en coalition avec l’adversaire, figure dans une liste concurrente ou même prendre des positions dans un pays en Afrique contre l’Union africaine, il est démissionnaire du parti ».
Les irrégularités qui montrent que ni le règlement intérieur de l’AN ni la Constitution n’a été respecté
Dans les « status républicains » de l’APR , l’ARTICLE 21 qui porte sur les sanctions disciplinaires du parti stipule que: L’avertissement, – Le blâme, – La suspension de 04 (quatre) à 06 (six) mois, L’exclusion temporaire de 06 mois à 01 (un) an maximum, – L’exclusion définitive. Les sanctions sont prononcées par le Président, sur proposition du Secrétariat Exécutif National ; avec possibilité de recours auprès du Conseil National dont la décision en l’espèce est sans appel. Le Président peut être saisi d’office par les Délégations Départementales, les Délégations Extérieures, les Organismes Internes et Organismes Affiliés et, de manière indirecte, à travers le Secrétariat Exécutif National. En cas d’urgence, et sous réserve d’en informer le Conseil National, le Président peut prononcer à l’encontre d’un militant toute mesure relevant de la grille des sanctions ci- dessus énumérées. Toutes les fois qu’un militant frappé d’une sanction s’amende, sa sanction peut être annulée ou atténuée par l’instance qui l’a prononcée. »
Des irrégularités qui montrent que la Constitution et le règlement intérieur de l’Assemblée ont été violés. Mimi n’a reçu aucune décision allant dans ce sens pour pourvoir faire un recours.
Interpellé par PressAfrik, Adama Sadio Dr en Sciences politiques et enseignant chercheur indique que la disposition parle de démission de parti alors que c’est la coalition qui a conduit Mimi à l’Assemblée. Notre interlocuteur affirme d’emblée son désaccord d’avec l’ancien parlementaire Doudou Wade. Selon lui, le libéral fait partie dans le passé de ceux qui ont introduit cette disposition, devenue caduque aujourd’hui.
« Déjà, je ne partage pas l’avis de Doudou Wade, même si je reconnais son expertise en la matière. Pour sa prise de position, il n’est pas totalement neutre. Le PDS a bien contribué à la déchéance de Mimi ». Comment ? Il s’explique « Il faut savoir que ce parti a un contentieux avec Mimi (faisant allusion à l’affaire Karim Wade). Doudou Wade peut se justifier », indique t-il.
« Une démission est écrite. tel n’est pas le cas dans cette affaire »
En 2009 – 2011, rappelle ce spécialiste en Sciences politiques que « c’est lui (Doudou Wade) qui était le président du Groupe parlementaire qui avait conduit à l’abattoir, voire exclure Mbaye Ndiaye et Moustapha Cissé Lo. Donc lui, en quelque sorte, sa position ne peut être considérée comme objective au vu de l’acte qu’il avait posé dans le passé ». Donc, le PDS en votant pour la déchéance de Mimi prétextant qu’ils sont dans leur logique « ils avaient violé la Constitution comme ça l’est aujourd’hui ».
Il faut savoir que cette disposition à une histoire. « En 1978, le Président Abdoulaye Wade est allé aux élections législatives avec Senghor. Au sortir de ces joutes, il a eu 18 députés. Au finish, le Parti socialiste a pris un en un les députés de Abdoulaye Wade jusqu’à ce que le PDS se retrouve avec moins de 5 députés. Et il en est ainsi, tout le parcours politique de Wade, opposant, c’était comme ça. C’était ça l’esprit de la loi. Abdoulaye Wade quand il est venu au pouvoir, il a proposé aux Sénégalais, dans la Constitution de 2001, comme le dit le PR Ismaila Madior Fall, une réforme consolidant qui permettait à la démocratie sénégalaise de faire des bonds en avant. Mais là on dit un député qui démissionne de son parti politique. Qu’est-ce qu’une démission ? Elle s’écrit. Tel n’est pas le cas dans cette affaire».
Dr. Sadio rajoute que: « Ce qu’a fait Mimi Touré, ne pas partager la ligne de Parti de l’APR, et garder son mandat de député je vous rappelle que Me Babou, il fut un moment, était encore député de l’AFP et il était pratiquement du PDS. Il soutenait la politique du parti de Wade. Et il a continué à garder son mandat jusqu’à son terme.»
« Mimi n’a pas démissionné de l’APR ça c’est un fait. Plus loin, si même elle arrivait à démissionner de ce parti, il faut savoir ce n’est pas le parti qui l’a amenée à l’Assemblée. C’est la coalition Benno Bokk. Ce qui montre les limites même de cette disposition. Celle-ci mise en position par Wade il faut aussi comprendre que c’est dépassé. Elle est devenue caduque. Parce que depuis 2000 pratiquement, les gens ne vont plus à une élection avec un parti mais plutôt avec une coalition. Alors que la disposition dit clairement parti politique et non coalition. En droit tout ce qui n’est pas explicitement dit, est permis.»
Macky a peur de la capacité de nuisance Mimi, qui peut faire très mal à son image à l’international
De l’avis de Dr Adama Sadio, « Macky a sciemment violé la Constitution. Parce que quand il est venu au pouvoir, il a, en quelque sorte, indemnisé Moustapha Cissé Lo et Mbaye Ndiaye. C’était pour dire qu’on avait violé le droit de ses deux. Donc une fois au pouvoir, il fallait l’indemniser. Alors il a pris de l’argent publique des Sénégalais pour le donner à ces deux l’équivalent de leur salaire à partir de leur exclusion jusque la fin de la législature. L’acte que Macky a posé il faudra le comprendre ainsi. En première, il sait que Mimi n’est plus de son bord politique. En conséquence, elle ne va pas voter pour Benno à l’Assemblée. Le fait d’écarter alors Mimi, Macky gagne un autre député qui sera pour sa cause »
Il poursuit: « Deuxièmement, je ne pense que Macky ne va pas pousser son cynisme politique jusqu’à l’emprisonner. Mais avec Macky rien n’est exclu. On parle du rapport de L’IGE. J’en passe. Du coup, comme elle ne bénéficie plus de son immunité parlementaire, Mimi est fragilisée… Macky peut intenter une action en justice contre elle. Ce qui va politiquement alourdir le climat politique plus qu’il l’est »
Toutefois, le Dr Sadio indique que « politiquement, il faut souligner que Mimi ne constitue pas pour autant une menace pour Macky. Du point de vue de la sociologie électorale sénégalaise, Mimi ne pèse pas grande chose. Mais attention, elle a une capacité de nuisance forte. En politique, on ne compte pas les hommes, on les pèse. Les Partis de gauche PIT, AJ etc., ce sont des partis que n’ont jamais comptés sur le plan électoral mais ce sont des partis qui ont toujours pesé dans le jeu politique ».
Dr Adama Sadio de rappeler: « Et Mimi a aussi une formation de gauche. Elle est une très forte personnalité. A l’International, elle bénéficie des connexions, participe à des séminaires. Alors elle peut faire très mal à l’image du Président Macky Sall. Autrement, à la déconstruction de l’image du Président Macky Sall à l’échelle internationale. Au niveau national aussi, Mimi est une femme. Dans cette société, combattre une femme et pire imaginer que Macky tente de l’emprisonner, ça va aussi accréditer ceux qui croient à la thèse que Macky veut réduire l’opposition à sa plus simple expression. Je pense qu’il n’osera pousser le bouchon plus loin jusqu’à emprisonner Mimi. Mais avec Macky, c’est une équation à mille inconnus ».
Bournemouth est maintenant prêt à signer Nicolas Jackson ! En effet, son actuel club en Espagne, Villarreal a trouvé un accord avec Bournemouth pour le transfer du joueur en direction de l’Angleterre pour 23 millions d’euros plus € 2,5 millions de bonus.
Nicolas Jackson est donc quasiment un joueur de Bournemouth. D’après Fabrizio Romano, la transaction est presque conclue entre les parties et les documents sont en cours de préparation pour finaliser le transfert de l’attaquant international sénégalais.
La sécurité du chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall est drastiquement renforcée. En effet, c’est un impression dispositif qui est remarqué sur tout le tracé qui mène vers le Centre International de Conférence Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio (36Km du centre-ville), c’est un jalonnement spécial qui est remarqué. En effet, la distance entre les piqués semble rapprochée mais ils sont maintenant deux éléments des Forces de défense et de sécurité armés jusqu’aux dents.
Sur une partie de l’autoroute, on ne peut ne pas être frappé par l’impressionnant dispositif des forces de l’ordre. En un moment, nous avions cru qu’il y a une manifestation interdite qui est prévue. Tellement des éléments de la gendarmerie ont inondé le long de la chaussée. Sur tous les 400, voire 500 mètres, on note deux membres des Forces de Défense et Sécurité (FDS) qui sont tous armées de fusil d’assaut M16. D’habitude, c’est une seule personne qui monte la garde à cette distance où à un intervalle pas loin des 600, voire 800 mètres, sauf que sur les ponts et intersections où la présence est plus renforcée.
Toutefois, aujourd’hui, à toutes les intersections, il y a un véhicule et une demi dizaine d’éléments postés et bien armés. Sur l’autoroute vers la sortie Patte d’oie, c’est une fourgonnette de transport de troupes anti-émeutes qui est posté avec des agents bien armés.
Le renforcement du dispositif de sécurité du président de la République ne serait pas étranger aux dernières déclarations du principal opposant au pouvoir de Macky Sall, en l’occurrence, Ousmane Sonko. Lors d’un meeting organisé ce dimanche à Keur Massar (grande banlieue dakaroise) aux allures d’une très grande démonstration de force, parce que noir de monde, le leader de Pastef avait annoncé qu’il en avait terminé avec le dossier «Sweet beauté ». Il a demandé à ses militants de se tenir prêts pour le combat. «Nous avons atteint le terminus ! J’ai déjà fait mon testament. Nous allons nous battre sur le terrain, avec Macky Sall, et quoi qu’il nous coûtera. S’il persiste, il va nous tuer ou c’est nous qui allons le tuer», avait déclaré Ousmane Sonko. Selon le maire de Ziguinchor, «c’est maintenant œil pour œil, dent pour dent !»
Des propos qui semblent être bien pris au sérieux d’après ce dispositif de sécurité.