Il aura fallu que tout un peuple se mette à le réclamer pour qu’enfin Aliou Cissé décide de le lancer dans le grand bain à 15 minutes de la fin du match contre le Qatar.
Quelques minutes, juste après son entrée à la 75e, il en a fait voir de toutes les couleurs aux défenseurs Qataris. Techniquement au-dessus des joueurs, l’attaquant de Shieffield United a prouvé à l’ensemble du peuple sénégalais qu’il est plus qu’un remplaçant de luxe. Nul besoin de revenir sur le caviar qu’il a servi sur le plat à Bamba Dieng à la 84e minute.
Reconduit sur le couloir droit face à l’Équateur, il a aussi récidivé en livrant un match correct participant ainsi activement à la qualification du Sénégal en 1/8. Alors qu’on s’attendait à ce qu’Aliou Cissé reconduise la même équipe, El Tactico, piqué par on ne sait quelle mouche, a malheureusement tout chamboulé en titularisant Krepin Diatta sur le couloir droit.
Au demeurant, il fallait simplement remplacer Gana Gueye (suspendu) par Pape Gueye et garder le même dispositif qui a battu l’Equateur qui a fait match nul avec les Pays Bas (1-1) qui ont également fait match nul avec l’Argentine (2-2) championne du monde (les tirs au but étant considérés comme match nul par la FIFA) en 1/4.
A bien observer, on peut donc dire que cette équipe Équatorienne qui a malmené les Pays-Bas est du même niveau que l’Argentine qui a été incapable de battre les néerlandais à l’issue des 120 minutes. Par ricochet, l’équipe sénégalaise qui a battu l’Equateur pouvait bien battre les Pays-Bas et l’Argentine.
Le repositionnement d’Illimane Ndiaye derrière Boulaye Dia a pénalisé l’équipe car le couloir droit occupé par Krepin Diatta ne fonctionnait pas. Aliou Cissé a donc raté son classement en voulant coûte que coûte mettre Krepin Diatta sur le terrain, lui qui a été invisible durant tout le long de la coupe du monde. L’élimination du Sénégal a été plus tôt dû au mauvais coaching d’Aliou Cissé qu’à l’absence de Gana Gueye.
Avec le retour de Sadio Mané, il est évidement clair qu’Ismaila Sarr va retrouver son couloir droit. Reste maintenant à savoir quelle position va occuper Illimane Ndiaye sur le terrain.
Beaucoup oublient que si Sadio a brillé à Liverpool c’est parce qu’en pointe, il y avait un joueur technique capable de jouer sur de petits espaces. Pour faire des merveilles, Sadio Mané a besoin de relais et de combinaisons et ça il ne peut pas l’avoir avec Famara Diedhiou et Habib Diallo qui ont le même profil.
Illimane peut faire l’affaire en pointe car techniquement il est aussi bon que Firminho voire même plus. En plus, l’attaquant de Shieffield United est très adroit devant le but. Mettre Sadio à gauche, ISO à droite et Illimane Ndiaye en pointe peut faire l’affaire.
Durant le dernier Chan, Pape Thiaw n’a utilisé pratiquement que quatre milieux de terrain qui lui ont donné entièrement satisfaction. Si Lamine Camara (Génération Foot) et Ousmane Marouf Kane (As Douane) ont été inamovibles, l’ancien buteur des lions avait misé d’abord sur Elimane Cissé (Diambars) avant finalement de porter son choix définitif sur Moussa Ndiaye (Diaraf) pour l’animation.
L’une des différences majeures entre Pape Thiaw et Aliou Cissé est que le vainqueur du Chan a pour chaque poste un doublon de telle sorte qu’il puisse, si un de ses joueurs ne donne pas satisfaction, le remplacer par un autre du même profil.
C’est ce qui explique que même les lions locaux ont comme tous les observateurs l’ont notés une identité de jeu qui fait défaut à l’équipe nationale. Pour le second match face à l’Ouganda, par exemple, Moussa Ndiaye et Pape Amadou Diallo ont pris respectivement la place d’Elimane Cissé et de Moussa Kanté.
Avec ces changements, l’équipe s’est bonifiée car Pape Thiaw n’a fait qu’échanger des joueurs qui ont des profils similaires.
Par contre avec Aliou Cissé c’est tout le contraire. Dans ses déclarations, il nous parle très souvent de polyvalence. Au lieu de doubler chaque poste, il préfère colmater en faisant jouer des milieux récupérateurs comme excentré ou des attaquants de pointe comme excentré comme si le Sénégal était dépourvu de milieu excentré de métier.
A titre d’exemple lors de la précédente CAN, il a convoqué 08 milieux défensifs dont les 03 (Mamadou Loum Ndiaye, Moustapha Name et Dion Lopy) n’ont pas eu de valeur ajoutée si l’on sait que Namapalys, Gana, Kouyaté, Pape Gueye et dans une moindre mesure Pape Mactar Sarr avaient assuré le job.
En l’absence d’Ismaila Sarr, il avait misé soit sur Boulaye Dia, soit sur Bamba Dieng qui sont pourtant des attaquants de pointe pour occuper le flanc droit. A la coupe du monde, El Tactico a repris ses mêmes vieilles habitudes. Après les mauvaises prestations de Krepin, il a remis ça. Après avoir essayé en vain Nicolas Jakson, il a jeté son dévolu sur Illimane Ndiaye qui heureusement a répondu présent malgré le fait qu’il n’est pas un ailier de métier.
Pour plus de lisibilité et pour mesurer la performance de chaque joueur, El Tactico devra arrêter de miser sur la polyvalence qui ne favorise pas une concurrence saine. Pour chaque poste, les supporters doivent connaître le titulaire et le suppléant de telle sorte qui si un joueur ne donne pas satisfaction que son concurrent puisse le remplacer comme l’a si bien fait Pape Thiaw avec les locaux.
Cela permettra aux joueurs de se donner à fond mais surtout aux supporters d’avoir une meilleure lecture du jeu de leurs équipes.
AL KHOR, QATAR – DECEMBER 04: Senegal players pose for a photo prior to the FIFA World Cup Qatar 2022 Round of 16 match between England and Senegal at Al Bayt Stadium on December 04, 2022 in Al Khor, Qatar. (Photo by Shaun Botterill – FIFA/FIFA via Getty Images)
L’international sénégalais de Strasbourg, Habib Diallo, a signé un doublé contre Angers (2-1), en Ligue 1 française, où Bamba Dieng a ouvert son compteur de buts avec le FC Lorient, son nouveau club.
Samedi, en jouant pour la 24e journée de la Ligue 1 française, Diallo a offert la victoire à son club en marquant à la 15e minute, puis à la 41e.
Strasbourg est 15e au classement du championnat d’élite de la France.
Bamba Dieng, qui a rejoint le FC Lorient en janvier dernier, a inscrit à la 6e minute son premier but de la saison en transformant un pénalty contre l’AC Ajaccio. Son club s’est imposé sur le score de 3 buts à 0 et occupe la septième place.
Krepin Diatta n’a pas été buteur. Mais le milieu de terrain sénégalais de Monaco a joué les quatre-vingt-dix minutes de son équipe contre Brest, dimanche. Les Monégasques occupent la troisième place avec 50 points.
Le gardien sénégalais de Clermont, Mory Diaw, a encaissé deux buts lors du match de son équipe perdu (2-0) contre Rennes. Le club clermontois est 13e au classement de la Ligue 1.
La 24e journée n’a pas été fructueuse pour Pape Ndiaga Yade, de Troyes, qui a vu rouge à la 66e minute contre Montpellier. Le club du sénégalais, 17e, est dans la zone rouge.
Le milieu défensif sénégalais de Reims, Dion Lopy, a joué l’intégralité du match (1-1) de son équipe contre Nice.
En Premier League anglaise, le Sénégalais de Leicester (14e), Nampalys Mendy, a été titularisé lors de la défaite (0-3) contre Manchester United, avant d’être remplacé à la 58e minute.
Idrissa Gana Gueye, d’Everton, a joué les quatre-vingt-dix minutes du match remporté (1-0) contre Leeds. Son club est 16e en Premier League.
Le jeune milieu sénégalais de Tottenham (4e), Pape Matar Sarr, n’a joué que deux minutes lors de la victoire de son équipe face à West Ham.
En Championship, la deuxième division du championnat anglais, Sheffield United, le club d’Ilimane Ndiaye, a perdu (2-3) devant Millwall. Le club de Ndiaye est deuxième au classement.
L’équipe d’Ismaïla Sarr, Watford (8e), jouera ce lundi à 20 h TU contre West Bromwich Albion.
En Italie, les Sénégalais Fodé Ballo-Touré, du Milan AC (quatrième), et Boulaye Dia, de Salernitana (16e), n’ont pas joué. Le second s’est blessé au mollet.
Les Milanais se sont imposés devant Monza, 2-0. Les Salernitains ont été défaits par Lazio Rome, 2-0.
En Liga espagnole, le milieu de terrain Pape Gueye, de Séville, arrivé de Marseille lors du dernier marché des transferts, pour un prêt, a joué sa troisième titularisation pour le match nul (1-1) de son équipe, contre Vallecano, qui est sixième.
Son adversaire Pathé Ciss, coéquipier en équipe nationale, n’a joué que deux minutes.
Sans les Sénégalais Sadio Mané et Bouna Sarr, le Bayern Munich, premier au classement de l’élite allemande, s’est incliné (2-3) devant le Borussia Mönchengladbach.
A la veille de la célébration de la 143e édition de l’appel de Seydina-Limamoulaye, le président Macky Sall s’est rendu à Yoff layène. Au nom du Khalif général Mouhamadou Makhtar Laye, le porte parole a remercié le chef de l’État pour les mesures prises pour la réussite de l’événement.
La visite a été l’occasion pour la famille de dénoncer les discours et actes de nature à saper la paix et la cohésion nationale. Le chef de l’Etat a tenu à rassurer, « l’État ne faillira jamais devant ses responsabilités. Nous devons respect et considération à nos guides religieux… L’État fera face pour le maintien de la stabilité du pays ».
Les supporters sénégalais sont friands du beau jeu. El Tactico a certes fait des résultats mais l’équipe du Sénégal devra s’améliorer sur le plan du jeu s’il veut titiller les grandes nations de foot. Lors du mondial, le Sénégal a été battu à chaque fois qu’il a été confronté à une équipe supposée supérieure sur le papier (Pays Bas 2-0 et Angleterre 3-0).
Ce qui devrait nous pousser à élargir notre réflexion pour savoir où exactement le bât blesse. Déjà lors de la CAN, les faiblesses de cette équipe sautaient à l’œil nu. Ce n’est donc pas une surprise si l’on a été corrigé par les anglais.
Incapable de battre la Guinée Conakry et le Malawi en match de poule (0-0) et difficile vainqueur face au Zimbabwé (1-0) tout comme face au Rwanda (1-0) avec des buts inscrits à la dernière seconde sur penalty, l’équipe d’Aliou Cissé présente des carences.
En effet à chaque fois qu’on est en face des équipes qui évoluent en bloc bas, le Sénégal a du mal à développer son jeu. Ce qui est dû par l’absence d’un animateur capable de casser les lignes ou d’orienter le jeu à sa guise. Aliou Cissé a souvent utilisé Gana Gueye dans ce registre alors qu’il n’a pas le profil pour être le numéro 10 de cette équipe.
Les 02 joueurs qui sont capables de permettre à Sadio Mané et Ismaila Sarr d’être beaucoup plus libres et de recevoir rapidement les ballons avant que l’équipe adverse ne se replie sont Pape Ousmane Sakho et Krepin Diatta.
Pape Ousmane Sakho, même s’il n’a jamais été appelé en équipe nationale, est peut-être le chaînon manquant de cette équipe qui manque de liant entre le milieu et l’attaque raison pour laquelle Koulibaly balance souvent les ballons. Fin technicien, son duo avec Sadio Mané et Ismaila Sarr au milieu peut faire des étincelles. Sa venue en équipe nationale est devenue une demande sociale car il ressemble à bien des égards Jay Jay Okocha de par ses dribbles chaloupées dont lui seul a le secret et ses lourdes frappes de 35 m.
L’autre joueur capable de jouer au poste de numéro 10 est Krepin Diatta. En 2019, il a été positionné devant Kouyaté et Gana pour animer le milieu. Rôle qu’il a bien accompli au point qu’il ait été nommé meilleur jeune du tournoi. Toutefois, depuis son retour de blessure, Krepin semble avoir perdu son génie même s’il est titulaire sur l’aile droite à Monaco.
El Tactico devra faire un choix entre ces deux meneurs. Illimane Ndiaye même s’il occupe ce poste à Shieffield n’a pas donné satisfaction face à l’Angleterre lorsqu’il a été positionné comme numéro 10. Donc, l’option idéale serait de faire un choix entre Pape Ousmane Sakho et Krepin Diatta pour trouver enfin le dépositaire du jeu de l’équipe nationale.
Actuellement dans l’arène, Balla Gaye 2 (22 victoires), Modou Lô (20 victoires) et Bombardier (19 victoires), avec cependant pas le même nombre de défaites (6 pour Balla, 3 pour Modou Lô et 10 pour Bombardier), sont les recordmen de succès, encore loin des 26 de Boy Kaïré.
Derrière, toujours parmi ceux qui sont encore dans l’arène, suivent cinq lutteurs avec 14 victoires chacun. Il s’agit de Lac 2, Tapha Tine, Boy Niang 2, Sa Thiès et Reug Reug. Parmi eux, seul le dernier nommé, avec deux sans-verdicts, est encore sans défaite.
Ama en a 13, Siteu 12
Seuleu bou ndaw, dont le combat contre l’actuel Roi des arènes, Modou Lô, a été empêché par une blessure de ce dernier, compte 13 victoires, contre deux défaites. De son côté, le Phénomène de Lansar, Siteu en l’occurrence, comptabilise 12 victoires, contre 4 défaites et 1 sans-verdict.
Eumeu et Gris sont à 11 victoires
Le récent Roi des arènes, Eumeu Sène, et le 3e Tigre de Fass, Gris Bordeaux, émargent à 11 victoires chacun. Concernant les défaites, le Fassois en a 10, le Pikinois 8.
Sadio Mane, l’ancien attaquant de Liverpool, a surpris en ne citant pas Mohamed Salah ni Roberto Firmino comme le meilleur finisseur avec qui il a joué au cours de sa carrière professionnelle.
Le Sénégalais Sadio Mané et l’Egyptien Mo Salah Salah ont fait partie d’un trio offensif redoutable à Liverpool, aux côtés de Roberto Firmino. Ensemble, ils ont remporté tous les titres majeurs, notamment la Premier League et la Ligue des champions. Mais cet été, Sadio Mané a quitté Liverpool pour rejoindre le Bayern Munich, souhaitant relever un nouveau défi après six saisons réussies à Anfield.
En participant à une vidéo de 1teamsports sur TikTok, Sadio Mané a été interrogé sur le meilleur finisseur avec qui il a joué. Etonnamment, l’attaquant sénégalais a désigné l’ancien attaquant de Liverpool Divock Origi, aujourd’hui joueur de l’AC Milan.
Ce qui a surpris plusieurs fans de football, puisque Divock Origi n’a marqué « que » 41 buts en 175 match avec Liverpool, bien qu’il avait le don de marquer lors des matches très importants. En revanche, avec Liverpool, Salah a marqué 174 buts en 287 matchs.
La débauche d’énergie, de désordre et de violences constatée dans la ville de Mbacké vendredi dernier est bien inutile. Les Forces de sécurité ont dispersé, à coups de grenades lacrymogènes et de matraques, des rassemblements sporadiques organisés par l’opposition sous la bannière du parti Pastef. De gros renforts de troupes ont été envoyés sur les lieux. Ousmane Sonko et ses partisans tenaient à protester contre l’interdiction, par le Préfet, d’un meeting politique prévu dans la ville. Les habitants de Mbacké, et même de la ville voisine de Touba, ont été importunés par ces événements qui, du reste, n’apportent rien à l’autorité de l’Etat et au système démocratique. Bien au contraire, la répression policière de manifestations de ce type porte indubitablement tort à tout régime, surtout que dans le cas d’espèce, l’ouverture d’esprit, le sens du dialogue et de la conciliation auraient permis facilement d’éviter de tels heurts ou débordements. En effet, le meeting a été interdit non pas pour des motifs de troubles potentiels à l’ordre public ou d’une quelconque menace pour la paix et la sécurité. Le motif invoqué par le Préfet tient à une violation de dispositions réglementaires encadrant l’organisation d’une manifestation sur la voie publique, dans le sens que la lettre de déclaration, déposée au niveau de la Préfecture de Mbacké, n’était signée que par deux personnes responsables alors que, de l’avis des autorités administratives, il en faudrait trois signatures pour satisfaire à la loi.
C’est dire qu’il aurait été plus facile pour le Préfet d’appeler les organisateurs pour leur expliquer, dans l’intimité de son bureau, leur erreur et leur demander de corriger sans encombre ce qui se révèle en définitive n’être qu’un détail. Combien de fois des préfets, policiers ou gendarmes ont discuté, négocié avec des organisateurs de manifestations publiques, pour se faire des concessions mutuelles et s’accorder sur un itinéraire ou sur les modalités de déroulement ? Dans la pratique administrative, il est de coutume que des dossiers administratifs soient complétés ou régularisés en cours de traitement. L’Administration doit faciliter les procédures à ses usagers. C’est ainsi par exemple que les services du ministère de l’Intérieur avaient accepté que des listes imparfaites de l’opposition pour les élections locales et/ou législatives puissent être corrigées avant leur publication. Mieux, d’expérience, on a vu le Conseil constitutionnel autoriser tel ou tel candidat à compléter une pièce administrative ou à la remplacer dans son dossier de candidature à l’élection présidentielle. En d’autres termes, qui peut le plus peut le moins. Franchement, la démocratie et l’exercice des libertés fondamentales s’accommoderaient très facilement d’un tel arrangement sans coup férir, encore moins y perdre son âme. Je continue à croire que les autorités publiques auraient gagné en persuasion et auraient renforcé le niveau de confiance avec les acteurs de l’opposition, s’il y avait eu plus de tact, qu’elles eurent privilégié le côté didactique plutôt qu’une volonté de répression, pour ne pas dire, de règlement de comptes.
A quoi bon interdire, pour défaut d’une petite signature sur trois nécessaires, un meeting qui devait se tenir le 10 février, alors qu’on l’autoriserait pour le 24 février, nouvelle date retenue par les organisateurs qui ont pris, cette fois-ci, le soin de faire figurer trois signatures sur la lettre de déclaration de la manifestation ? Assurément, par ce coup, les autorités administratives viennent de doper à bloc les «pastéfiens» pour leur meeting du 24 février prochain. Ils ne pouvaient pas rêver d’une meilleure publicité et surtout d’une aussi bonne source de motivation ! Ce sera un pari ou un défi pour chaque militant de rallier Mbacké pour grossir les rangs du meeting et y faire une démonstration de force. Or, le meeting de Mbacké aurait même pu se retourner contre les organisateurs qui venaient, quelques jours auparavant, de proférer des déclarations irrévérencieuses à l’endroit du Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, ainsi que de nombreuses autres autorités religieuses. Sur les réseaux sociaux, des militants attitrés du parti Pastef se sont déchaînés sur les guides religieux et ont eu à choquer plus d’un. C’est dire que ce meeting, préparé par d’autres membres des familles religieuses de Touba, parfois dans une posture irrédentiste vis-à-vis du khalife, pourrait se révéler être un acte de défiance à l’endroit de ce dernier. L’Etat les aurait-il laissés parler à profusion à ce meeting, que les leaders du parti Pastef commettraient des impairs, se seraient tiré une balle dans le pied en poursuivant dans la surenchère et l’invective contre Serigne Mountakha.
Répression contre Pastef à Mbacké : Macky Sall perd à pile et à face Les images de la répression policière à Mbacké et Touba, avec les nombreux saccages de commerces et de biens publics comme privés, ont fait le tour du monde et ne sont point à l’avantage du régime de Macky Sall. D’aucuns ont vu ressurgir le spectre des événements meurtriers de mars 2021 ; et il sera difficile de réfuter l’idée qu’on empêcherait ainsi l’opposition de tenir un meeting. C’est comme si les autorités publiques font le jeu de Ousmane Sonko, surtout avec des dégâts provoqués sur son véhicule, et il semble qu’il l’aurait bien cherché, car des images montrent le conducteur foncer sur un barrage policier. De toute façon, de tels dommages sur le pare-brise auraient pu être du fait même de ses propres partisans qui utilisent régulièrement ces méthodes pour chercher à alimenter leur machine de propagande et de manipulation. Par cette situation, les autorités publiques accréditent l’idée d’une persécution, d’un acharnement contre cet homme politique qui se «victimise», s’enhardit d’une telle situation et devient de plus en plus téméraire. On finirait par lui donner le sentiment d’avoir raison.
Le ressenti d’injustice est d’autant plus recevable, qu’au moment où des meetings ou des randonnées des opposants sont interdits pour des motifs aussi légers ou fallacieux, des responsables du camp présidentiel organisent les leurs et tous autres rassemblements avec des débordements de foules occupant la voie publique et qui promeuvent la candidature de leur champion à la prochaine élection présidentielle de 2024. Si toutes choses seraient égales par ailleurs, le meeting de l’opposition à Mbacké aurait été autorisé et se serait déroulé sans anicroche. Voudrait-on empêcher qu’un rassemblement réussi de l’opposition dans un fief qui lui est acquis balance la forte mobilisation à Thiès à l’accueil du Président Sall ? Si telle était la réelle motivation de l’interdiction du meeting de Mbacké, on pourrait considérer que la démarche est maladroite et manque d’intelligence. De toute façon, la répression a produit l’effet inverse, car elle a éclipsé les belles réalisations et beaux projets exhibés par le Président Macky Sall à Thiès. Finalement, les médias et l’opinion publique ne retiennent de la journée du vendredi 10 février 2023 que les violences perpétrées à Mbacké et que le signal de la télévision Walfadjri a été coupé. Qu’est-ce que Walf Tv a pu faire qu’elle n’a pas déjà fait ? La nouveauté, et le plus sordide dans l’affaire, est peut être que la Direction de Walf Tv a admis elle-même que la chaîne a fait une diffusion commerciale qui se révèle, de surcroît, être des appels insistants à l’émeute.
Du reste, il aurait été plus acceptable de prétexter de risques de troubles ou de manque d’éléments de sécurité déjà déployés par exemple à Thiès pour justifier l’interdiction du meeting. On en arrive à une situation où les pouvoirs publics semblent être excédés par des provocations et défiances récurrentes et auraient voulu les faire payer. Soit ! Seulement, Ousmane Sonko peut rester puéril, insolent, immature et irresponsable en prônant le vulgaire «gatsa gatsa», mais l’Etat n’a pas à tomber à son niveau. Si tant est que les pouvoirs publics voudraient lui montrer de l’exaspération, ne plus lui faire de cadeau et lui prouver que force restera toujours à la loi et que l’ordre républicain sera de rigueur, ils n’ont qu’à l’arrêter pour de bonnes raisons, ou le laisser continuer à narguer son monde, à faire montre d’insolence à l’endroit des institutions républicaines, des autorités religieuses et coutumières et continuer d’insulter toute personne qui ne l’applaudirait pas.
Arrêter Sonko avant qu’il ne soit trop tard ! Les bonnes raisons ne manquent véritablement pas pour empêcher Ousmane Sonko de tout se permettre. L’affaire des viols présumés dont se plaint Adji Sarr aurait pu suffire pour le coffrer, même si d’aucuns trouveraient toujours à redire. Et même dans ce cas, les violations du secret de l’instruction et surtout les autres types de violations répétées des conditions de sa mise sous contrôle judiciaire, donnent des raisons suffisantes de révocation de cette mesure. Au demeurant, ses multiples appels à l’insurrection, suivis d’effets violents et sanglants les 6,7 et 8 mars 2021, avec leur bilan macabre de 14 personnes tuées, ou les appels à empêcher la tenue des élections législatives de 2022 (4 morts) devraient le mener en prison ; tout comme les outrages aux magistrats, les bravades, le discrédit des institutions publiques, les insultes et injures, mensonges et attaques contre des personnes investies de l’autorité de l’Etat (Justice, police, Armée, gendarmerie). Le parti Pastef finance ses activités politiques en violation flagrante de toutes les règles légales et démocratiques.
Tous ces faits sont des motifs légitimes qui enverraient tout autre citoyen dans les liens de la détention ! Dans quel pays au monde un citoyen peut-il menacer devant les caméras de télévision de tuer le chef de l’Etat ou d’envoyer 200 mille manifestants pour le déloger du Palais et rester à dormir chez soi ? Dans quel pays au monde un homme politique donnerait-il l’ordre à son chauffeur de foncer sur un barrage de police et rentrer tranquillement chez lui ? Oui, c’est déjà arrivé au Sénégal ! En février 2015, l’ancien Président Wade, qui n’avait plus toute sa tête suite à l’emprisonnement de son fils Karim, avait forcé un barrage de police pour se rendre à un rassemblement de l’opposition. Une procédure judiciaire avait été ouverte contre le chauffeur, mais les poursuites avaient été vite abandonnées car le pouvoir ne tenait pas à s’en prendre au donneur d’ordre.
Qu’on se le tienne pour dit, à chaque pas que l’Etat reculera, Ousmane Sonko et ses affidés avanceront de trois pas pour piétiner allégrement l’Etat de Droit. Relisez notre texte du 29 août 2022 intitulé : «Sonko ou le monstre de Frankenstein.»
Le plus grave est que ce sentiment d’impunité devient si ancré dans les esprits, qu’ils finissent par considérer que les autorités publiques redoutent le leader du parti Pastef. Lui-même clame sur tous les tons que Macky Sall ou son Premier ministre Amadou Ba sont des poltrons. Seulement, par cet attentisme, cette inaction, les autorités de l’Etat font tort à toute la République et à ses citoyens. Toutefois, de mauvaises réactions, comme celle inappropriée à Mbacké, illustreraient l’allégorie de la trace du serpent contre laquelle on s’acharnerait. En effet, si l’Etat ne peut agir quand la raison et la légitimité sont avec lui et qu’il préfère faire le dos rond dans ces circonstances, qu’il continue ainsi et pour toujours, quand le motif devient illégitime, pour ne pas dire fallacieux. Autrement, c’est cet Etat qui aura provoqué le trouble à l’ordre public, le désordre et le tumulte. Les citoyens auront fini de se résigner à toutes les incartades. Nous nous y ferons ou chacun réglera le problème à sa façon.
On voudrait laisser prospérer l’idée que Ousmane Sonko chercherait à aller en prison pour des motifs moins infâmants que l’affaire de viols et autres sévices sexuels dont se plaint Adji Sarr ; nous préférons dire que le motif importerait point, dès l’instant que son emprisonnement résulterait d’une violation grave et effective de la loi de la République ! Chercherait-on à appliquer et faire respecter les lois de la République ou à faire honte ou humilier un adversaire politique ? Le risque est grand que le citoyen en arrive à regretter l’absence d’autorité de l’Etat et devenir nostalgique d’un Djibo Leyti Ka, qui avait pris sur lui de mettre un terme aux provocations et autres agressions contre l’Etat et la République du fait de Serigne Moustapha Sy et des responsables du Mouvement Dahiratoul Moustarchidine Wal Moustarchidati. En octobre 1993, Djibo Ka avait ordonné à la police d’aller chercher Serigne Moustapha Sy, suite à de graves injures et attaques contre le Président Abdou Diouf. L’histoire raconte que devant d’ignobles insultes à son endroit, le Président Abdou Diouf nourrissait des appréhensions pour faire cueillir Serigne Moustapha Sy, mais son ministre de l’Intérieur restait droit dans ses bottes, assurant qu’il ne saurait laisser la République se faire agresser de la sorte ; quitte à ce que son action lui coûtât son poste après coup ! En février 1994, avec l’affaire de l’assassinat de six policiers sur le Boulevard Général De Gaulle, le ministre de l’Intérieur fit arrêter Pape Malick Sy et, dans la foulée, fit dissoudre le mouvement. Un autre exemple historique est celui d’un Idrissa Seck, Premier ministre, qui avait intimé l’ordre à la police d’aller chercher Serigne Khadim Bousso, poursuivi pour banqueroute frauduleuse et qui refusait en 2003 de répondre à la Justice, ou encore d’une Aminata Touré, ministre de la Justice, qui avait fait arrêter Cheikh Bethio Thioune en 2012, dans l’affaire du meurtre d’un de ses disciples à Médinatoul Salam. Tout cela pour que force restât à la loi. Malheureusement, on peut avoir l’impression aujourd’hui que les rigueurs de la loi ne tombent que sur les nombreux jeunes lampistes, des badauds arrêtés suite à des instigations manifestes dont les auteurs connus sont pourtant épargnés. Les arrestations de ces personnes deviennent à la longue inutiles et improductives.
Le Sénégal de la lutte attend avec impatience le combat du 5 mars 2023, entre Reug Reug (Thiaroye Cap-Vert) et Sa Thiès (Balla Gaye). C’est un duel attendu pour être l’un des plus disputés de la présente saison. Parce qu’il oppose deux jeunes lutteurs à la fois techniques, tactiques, très forts physiquement et très ambitieux.
C’est aussi un duel entre deux lutteurs qui ont, chacun, 14 victoires. Alors, ils voudront enregistrer une 15e victoire en remportant ce combat.
Aussi, ils sont très conscients du challenge qui attend le vainqueur. En effet, ce duel semble être le dernier palier pour se prévaloir du statut de VIP. Presque plus aucun ténor de la lutte ne pourra refuser, avec des arguments valables, de croiser le vainqueur du combat Sa Thiès vs Reug Reug. Comme quoi, les jeux sont clairs pour l’un et l’autre.
Le leader de Pastef les Patriotes en a remis une couche ce dimanche au Stade Amadou Barry de Guédiawaye, dans ce qu’il est convenu d’appeler un « mortal kombat » contre Macky Sall.
Devant des milliers de militants et sympathisants du parti PUR, qui célébrait ses 25 ans d’existence, il a fait savoir à l’actuel président de la République que son règne ne pouvait pas dépasser le 25 février 2024. « Si les faucons qui entourent Macky Sall au palais lui ont fait croire qu’il peut rester Président du Sénégal au-delà du 25 février 2024, il l’ont trompé. C’est terminé pour lui. Je vais lui dire ça en Wolof. S’il ne comprend Wolof, je vais lui dire ça en Pulaar, s’il ne comprend pas pulaar, je vais lui dire ça en Diola, s’il ne comprend pas Diola, je vais lui dire ça en Socé, s’il ne comprend pas Socé, je vais lui dire ça en anglais: Macky Sall, The Game is over », a déclaré Sonko sous les acclamations du nombreux public venu assister au meeting du PUR.
« Si Macky touche encore à un leader de YAW, nous allons le traîner hors du Palais »
Le leader de Pastef est également revenu, au cours de son discours de ce dimanche, sur les événements de jeudi sur la Corniche et qui ont emmené les Forces de défense et de sécurité à l’extirper de force de son véhicule pour mettre dans un de leur fourgon. Selon Ousmane Sonko, « Macky Sall a infiltré les corps de la police et de la gendarmerie de milices armés et nos forces de l’ordre ne peuvent pas les arrêter pendant qu’ils agissent. C’est une honte pour le Sénégal. Mais je vais avertir Macky Sall une dernière fois. Qu’il arrête ses milices. Parce que si jamais il touche encore un des leaders présents ici, nous allons le traîner hors du Palais comme Samuel Do ».