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Sadio Mané : « Je vais très bien maintenant et je serais là en Mars avec l’équipe nationale »

Heureux de la visite du ministre des sports à Munich aujourd’hui, Sadio Mané a donné rendez-vous pour bientôt aux supporters de l’équipe nationale du Sénégal.

En visite de courtoisie ce jeudi 16 février à Munich, le ministre des Sports Yankhoba Diattara a été voir Sadio Mané en Bavière pour prendre de ses nouvelles. Blessé depuis le mois de décembre 2022, l’international Sénégal du Bayern Munich est toujours convalescent même s’il a confié qu’il se sentait très bien maintenant et proche d’un retour après avoir magnifié la visite du patron du sport sénégalais.

« Honnêtement vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis heureux aujourd’hui. A travers cette visite je remercie le président de la république et la Fédération parce qu’ils ont toujours été là dans les moments difficiles. Ils n’arrêtent jamais de prendre de mes nouvelles et d’ailleurs le président de la république a été la première personne à m’appeler (quand il s’est blessé). Je pense que c’est vraiment quelques chose qui m’a fait plaisir de même que les prières et les messages que le peuple sénégalais m’envoie. Cela me donne une motivation supplémentaire pour me donner davantage. Ça a été long et alhamdulilah je me sens même très bien. Ça n’a pas été facile mais ça fait parti de notre métier » a t’il confié.

« C’était dur mais je me suis dit que ma blessure était la volonté de Dieu »

Privé de Coupe du monde 2022 avec les Lions, Sadio Mané a vu ses espoirs s’envoler lors de sa blessure au péroné contre Schalke à quelques jours du début de la compétition au Qatar. Un choc émotionnel que le « Nianthio » se remémore encore. « Je me rappelle quand je me suis blessé, je me suis assis sur la pelouse car je connais mon corps et j’ai tout de suite su que c’était quelque chose de sérieux. Je me suis dit que c’était la volonté de Dieu à la veille d’une coupe du monde et on y peut rien. Ce sont des moments qui arrive dans la vie d’un sportif de haut niveau. J’ai essayé d’être le plus positif possible pour pouvoir récupérer le plus vite possible. Ça a été le cas et ma famille, mes amis, la fédé , tout le monde a été derrière moi. Cela m’a facilité la tâche » révèle Sadio Mané qui compte revenir en sélection dés la prochaine fenêtre FIFA de ce mois de Mars. « Je reprends dans une semaine donc je dirai oui (un retour en mars avec les Lions). Si je suis footballeur aujourd’hui c’est grâce à l’équipe nationale. Quand j’étais jeune je ne regardais pas les championnats, je suivais plutôt l’équipe nationale et c’est ce qui m’a poussé à devenir footballeur ». 

Le champion d’Afrique de féliciter par ailleurs l’équipe nationale locale du Sénégal qui a remporté le CHAN 2022. « J’étais le premier supporter devant mon petit écran. Ça été comme nous avec une victoire aux penalty. J’étais plus nerveux qu’eux (les joueurs) parce que comme vous le savez les penalty et moi, ça été longue histoire. Mais ils sont fait et jetais tellement content pour eux parce qu’ils ont été mentalement costauds et présents du début à la fin. Il faut féliciter M. le ministre et le président de la république pour tous les moyens qu’ils déploient à l’encontre de notre football. Nous sommes sur la bonne voie et j’espère qu’on va continuer comme ça » 

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Mimi Touré défend Sonko pour la première fois et appelle à mettre fin à cet « acharnement » contre lui

Incroyable mais vrai! Aminata Touré, l’ex-député de la mouvance présidentielle a défendu l’opposant Ousmane Sonko. Dans un post sur sa page facebook, elle a demandé à mettre fin à cet « acharnement » contre lui avant d’appeler au « respect de l’État de droit et de la liberté de circulation ».

« Il faut que cet acharnement contre  l’opposition cesse! Au nom de quoi Ousmane SONKO est interdit d’aller tenir sa conférence de presse alors qu’au même moment Mambaye Niang du camp présidentiel tient une conférence de presse? « , s’est interrogée Mimi.

« Le Sénégal est quand même un Etat de droit et la liberté de circulation est un principe démocratique de base! De nombreuses générations se sont battus pour l’avènement d’une démocratie forte et tous les démocrates de notre pays doivent se rassembler sans délai pour mettre fin à ces dérives d’un autre âge » a-t-elle ajouté.

Pourtant, Aminata Touré qui ne fait plus partie de la mouvance présidentielle, était très critique à l’égard du principal opposant à Macky Sall durant la campagne électorale des législatives.

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Retraite au-delà de 45 Ans : Médecins et techniciens du sport désapprouvent

Le rallongement de l’âge de la retraite des lutteurs au-delà de 45 ans n’est pas du goût de nombre de spécialistes. Les Arènes repose le débat, après ce qui est récemment arrivé à Bombardier qui est, jusqu’ici, le seul à avoir lutté à 45 ans révolus.

À l’occasion de l’installation de la nouvelle équipe du CNG, il y a deux ans, l’ancien ministre des Sports, Matar Bâ, avait dit qu’un lutteur pourrait dorénavant lutter jusqu’après 45 ans si un médecin agréé le lui ordonne. Une mesure qui est loin d’être appréciée dans le milieu de la médecine et par les techniciens du sport.

Joe Diouf, ancien DTN de la boxe : « Lutter au-delà de 45 ans est trop risqué »

« Le professionnalisme requiert des normes, sur les plans médical, déontologique et de l’hygiène. Lutter au-delà de 45 ans est trop risqué. Il faut voir comment certains anciens lutteurs ont terminé. Il faut faire en sorte d’avoir un sport bien sain. Ce n’est pas bon de lutter au-delà de 45 ans. Ça ne pardonne pas. Les lutteurs commencent très tôt dans les mbappat. Je ne suis pas le Directeur technique de la lutte. Mais je sais qu’ils commencent très tôt. Quel est l’organisme humain qui peut supporter autant de charge physique, avec autant de conséquences au niveau médical ? Sans oublier toutes les contraintes et un rythme d’entraînement soutenu », dit Joe Diouf, ex-Directeur technique national de la boxe.

Avis de médecins de différentes fédérations 

Invité à donner son opinion sur le sujet, un médecin sportif d’une grande fédération sportive de répondre que « dans la lutte, il y a des médecins hautement qualifiés pour que je me permette de parler à leur place. Ce pourrait être mal vu. Dans l’équipe sortante du CNG, il y avait des compétences médicales incroyables. Alioune Sarr a longtemps été médecin sportif de plusieurs fédérations, Pr Raymond et Pr Ardo sont des professeurs d’université. S’ils estiment que les lutteurs doivent arrêter à 45 ans, ils ont bien leurs raisons ».

Cet autre médecin d’une équipe nationale que nous avons joint, mais qui a préféré garder l’anonymat, est d’avis qu’ « il faut que chacun reste dans son domaine. Il faut laisser les médecins faire leur travail. Malheureusement, au Sénégal, chacun est expert en tout. On ne se réveille pas pour prendre certaines décisions. Il faut donner la parole aux médecins et autres techniciens qui sont habilités à le faire ».

Dr Thierno Abass Kâ, ancien Président de la Commission médicale du CNG : « on peut aller au-delà de 45 ans si… »

Il a accepté de répondre à la question tout en précisant qu’il parlait en sa qualité de cardiologue et de médecin sportif, mais point au nom du CNG ou du Président de la Commission médicale. « Tout dépend de la catégorie du sport : sport de loisir ou de haut niveau professionnel. Le sport de hautes compétitions professionnelles demande beaucoup de sacrifices, beaucoup de besoins énergétiques. Tout dépend des Facultés cliniques de la personne. Il y a des gens qui, quand on va les examiner, on verra qu’ils n’ont pas de pathologie cardiaque, musculaire, vasculaire ou autre. Alors, ils pourront aller au-delà de 45 ans. Ça dépend du sportif et de comment il se comporte dans son hygiène de vie, de travail… Ibrahimovich, par exemple, dure dans le football. Si c’est un sport de loisir, on peut aller jusqu’à plus de 50 ans. C’est un certain nombre de paramètres qu’il faut mettre en place pour évaluer le sportif. Pour dire que telle personne peut y aller et que telle autre ne peut plus y aller. »

Boxe : l’âge de la retraite est fixé à 40 ans

« Le sport de combat, ce n’est pas un sport de loisir. La lutte avec frappe, c’est encore beaucoup plus flagrant. Il y a les contraintes avec tout ce qu’il y a comme possibilités de traumatismes et comme exigence sur le plan physiologique. Il y a la frappe en plus. Et en boxe, il faut arrêter à 40 ans », nous explique le Directeur technique national de la boxe, non sans donner des arguments additionnels. « Il faut intégrer les traumatismes neurologiques et neuromusculaires. Sur le plan mental, il y a aussi les incidences au niveau du cerveau. Sans oublier qu’en lutte avec frappe, il n’y a pas de protection. »

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Balla Gaye 2 et ses 10 ans lamentables : 4 victoires, 4 défaites, 4 visages différents

De 2013 à 2023, soit pendant les dix dernières années, Balla Gaye 2 a disputé huit combats et enregistré quatre victoires et autant de défaites. C’est une marge nulle. Aussi, c’est une décade qu’on peut étudier sous quatre angles différents.

Tapha Tine en 2013 : dans la lancée de la couronne

Jusqu’ici, le plus grand fait d’armes de Balla Gaye 2 est, sûrement, sa victoire historique sur Yékini, ancien Empereur des arènes et dont c’était l’avant-dernier combat dans l’arène, le 22 avril 2012. Pour son combat suivant, le Lion de Guédiawaye n’a eu aucun mal à se défaire d’un Tapha Tine fantomatique, le 2 juin 2013.

2 défaites de suite qui imposent le gadaay

Attendu pour confirmer son nouveau titre de Roi des arènes, Balla Gaye 2 sera cueilli à froid et détrôné par Bombardier, le 8 juin 2014. Poutant, dans son camp, on estime que c’est juste un faux pas et qu’une victoire sur Eumeu Sène remettrait les pendules à l’heure. Mais, c’était sans compter sur le leader de Tyshinger qui va l’humilier et lui administrer 11 coups avant de le mettre sur la position « 4 appuis ». C’est la correction.

Balla Gaye 2, qui venait ainsi d’enregistrer deux lamentables défaites successives, décida de prendre congé de l’arène pendant un bon moment. C’est le fameux gadaay.

Modou Lô comme souffre-douleur : un sursaut d’orgueil

Le fils de Double Less semble avoir mis à profit son exil pour se refaire une santé… physique. À son retour, il hérite de Gris Bordeaux qu’il bat sans convaincre (par décision au nombre d’avertissements). Mais, face à Modou Lô qu’il va encore dominer et humilier, Balla Gaye 2 donne l’impression de retrouver son meilleur niveau.

Face à Bombardier, Gris et Boy Niang : méconnaissable Balla !

Après cette médiocre prestation devant le 3e Tigre de Fass, Balla Gaye 2 retrouve son bourreau de 2014, le 1er janvier 2022. Là encore, le Lion de Guédiawaye fait pire que contre Gris Bordeaux. Sans scrupules et inerte, il se fera battre par un Bombardier plus vieux que lui de quelque dix ans.

Balla Gaye 2 a juste le temps de souffler et de se redonner une lueur d’espoir face à Gris Bordeaux qu’il bat (encore) à l’usure. Mais, devant Boy Niang 2 lors de son dernier combat, le frère de Sa Thiès a montré des signes inquiétants d’un athlète en toute fin de carrière. Ce n’est point le Balla Gaye 2 des années 2009, 2010, 2011.

8 combats dans 3 lieux différents

Ses huit combats de ces dix dernières années, Balla Gaye 2 les a disputés dans trois lieux différents : 3 à Demba Diop (Tapha Tine, Bombardier et Eumeu Sène), 2 au stade Léopold Sédar Senghor (Gris Bordeaux et Modou Lô) et 3 autres à l’Arène nationale (Gris Bordeaux, Bombardier et Boy Niang 2).

Palmarès de Balla ces 10 dernières années  

4 victoires

Tapha Tine (2 juin 2013) à Demba Diop

Gris Bordeaux (31 mars 2018) à Léopold Senghor

Modou Lô (13 janvier 2019) à Léopold Senghor

Gris Bordeaux (7 Août 2022) à l’Arène nationale

4 défaites

Bombardier (8 juin 2014) à Demba Diop

Eumeu Sène (5 avril 2015) à Demba Diop

Bombardier (1er janvier 2022) à l’Arène nationale

Boy Niang 2 (1er janvier 2023) à l’Arène nationale

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Tottenham : Harry Kane élogieux envers Pape Matar Sarr, « il a travaillé dur pour… »

Les blessures de Rodrigo Bentancur et Yves Bissouma et la suspension de Pierre-Emile Hojbjerg ont permis aux jeunes Oliver Skipp et Pape Matar Sarr d’être titularisés pour la première fois en Ligue des champions contre Milan, ce mardi (défaite 1-0).

La paire, âgée respectivement de 22 et 20 ans, s’est bien comportée dans une atmosphère hostile et Harry Kane dit qu’ils devraient être fiers de leurs performances.

« Nous étions entièrement derrière eux (Sarr et Skipp) et je pense qu’il est important que les joueurs plus âgés ou plus expérimentés les mettent à l’aise autant que possible. Le patron a dit avant le match, nous leur faisons entièrement confiance et allons là-bas et aimons jouer à San Siro contre les clubs les plus célèbres du monde. Ils l’ont fait. Ils ont travaillé dur », a déclaré l’attaquant des Spurs à l’endroit du milieu sénégalais et de son compère.

« Je suis sûr qu’ils seront tous les deux déçus que nous ayons perdu, mais ils peuvent être fiers. Nous avons beaucoup de matchs à venir et je suis sûr qu’ils vont jouer beaucoup plus qu’ils ne l’ont été. Ils doivent se préparer pour cela », a ajouté Kane.

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Chelsea : Kalidou Koulibaly fait d’alléchantes révélations sur l’intérêt du PSG

Arrivé l’été dernier à Chelsea, Kalidou Koulibaly était l’une des priorités de Thomas Tuchel sur le mercato. Malheureusement pour l’ancien coach du PSG, il n’a pas profité longtemps des qualités du défenseur sénégalais, puisqu’il a été limogé début décembre. Depuis le défenseur sénégalais vit une première saison compliquée avec les Blues.

Dans une interview accordée à Bein Sport, le défenseur central de 31 ans est revenu sur l’intérêt que lui porter le stratège allemand, notamment du côté du PSG déjà.

« J’ai eu la chance de jouer contre lui. Il y a eu un Naples-PSG quand il était à Paris. Et on a fait deux matchs nuls. Après le match, on s’était parlé et il m’avait félicité. Il m’avait dit que j’étais un super joueur. Par la suite, il a essayé de me recruter au PSG. Cela ne s’est pas fait, mais à Chelsea oui. Il était vraiment enthousiaste et moi aussi, j’étais content de travailler avec lui. C’est dommage que ce n’ait pas duré très longtemps. Mais il a été très important dans mon arrivée à Chelsea et je dois le remercier », a-t-il expliqué.

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16 février 1994-16 février 2023: il y a 29 ans, le chaos !

La tension socio-politique qui prévaut actuellement dans notre pays ne présage rien de bon et augure même de lendemains de braises. Ceux qui soutiennent mordicus qu’il ne peut rien se passer de mal dans cette terre bénie de ses illustres aïeux tels Cheikh Ahmadou Bamba, El Hadj Malick Sy, Cheikh Al Islam Ibrahima
Niass, Seydina Limamoulaye pour ne citer qu’eux, ont tout faux. Dur sera le réveil si rien n’est fait pour arrêter la spirale de la confrontation ! Ce pays, comme tant d’autres sur le continent africain, n’est pas à l’abri de dérapages et est assis sur un baril de poudre. Il peut basculer dans le chaos à tout moment. Comme ce fut le cas en mars 2021 lorsque notre pays avait été secoué par de violente manifestations. Après ces événements provoqués par la tentative d’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko, l’Etat, après s’être réarmé et avoir changé les chefs de la Police et de la Gendarmerie, avait bandé les muscles et juré qu’on ne l’y prendrait plus. Pourtant, bien avait mars 2021, ce même Etat avait été surpris, il y a 29 ans, par une manifestation qui avait la mort atroce de six policiers. Et des dégâts matériels difficiles à chiffrer. Le vendredi 10 février dernier, c’est encore ce même Etat, qui se disait pourtant préparé en conséquence et paré pour le combat, qui n’a pas su et pu empêcher les évènements de Mbacké. Mais, jetons un regard sur le rétroviseur avec comme point de mire une des pires journées vécues par notre jeune nation. Celle du 16 février 1994.

16 février 1994-16 février 2023. Il y a 29 ans, jour pour jour, le Sénégal basculait dans le chaos. La période post-électorale de 1993 marquée notamment par l’assassinat de Me Babacar Sèye, alors vice-président du Conseil constitutionnel, la morosité économique qui résultait de l’adoption le 16 août 1993 d’un plan d’urgence communément appelé plan Sakho-Loum du nom de l’ancien ministre de l’Economie et des Finances, feu Pape Ousmane Sakho et de son collègue du Budget, Mamadou Lamine Loum, et l’arrestation le 30 octobre 1993 de Serigne Moustapha Sy, leader moral des “Moustachidines”,tous ces événements avaient créé les ingrédients d’un cocktail pour le moins explosif.
 

Les ingrédients du cocktail


Après la proclamation dans la suspicion des résultats provisoires des élections présidentielle et législatives de 1993, le 14 mai de la même année, parla Commission nationale de recensement des votes, qui donnait vainqueur le Parti socialiste (PS) du président sortant Abdou Diouf au détriment de son principal challenger, Me Abdoulaye Wade du Parti démocratique sénégalais (PDS), les Sénégalais attendaient ceux définitifs du Conseil constitutionnel. C’est dans ce contexte que Me Babacar Sèye, vice-président de cette haute juridiction, est assassiné le 15mai 1993, officiellement aux environs de 15 heures après une séance de travail au siège de cette institution. C’est sur la Corniche-Ouest, à bord de son véhicule de fonction alors qu’il rejoignait son domicile, qu’il a été mortellement atteint par des tirs. Après cet assassinat, il y a eu une série d’arrestations dont celles de Me  Abdoulaye Wade et de ses principaux collaborateurs, Me Ousmane Ngom (directeur de campagne), Jean Paul Dias et Pape Samba Mboup. Pour ne rien arranger, Serigne Moustapha Sy, auteur d’une déclaration jugée offensante le 23 octobre 1993 à Thiès lors d’un meeting du Pds, est arrêté une semaine plus tard.

Le jeune marabout tombé avait soutenu que le pays traversait trois crises à savoir une crise d’autorité, une crise de compétence et une crise de confiance. Ces éléments (les résultats jugés frauduleux de la présidentielle, l’assassinat de Me Sèye et l’arrestation de Moustapha Sy — ajoutés à la morosité économique engendrée par le drastique plan Sakho-Loum avaient mis les nerfs à fleur de peau.
 

Journée cauchemardesque


Élargi de prison, Me Abdoulaye Wade, de concert avec la Coordination des forces démocratiques (CFD) qui regroupait cinq partis de l’opposition, organise un meeting au Boulevard du général de Gaulle pour dénoncer la politique économique du régime du président Abdou Diouf. Les populations répondent massivement à l’invitation. Dans le lot, les membres des dahiras “Moustarchides wal Moustarchidates” éparpillés un peu partout à travers le pays et frustrés de savoir leur guide moral, Serigne Moustapha Sy, toujours dans les liens de la détention pour “troubles de nature à discréditer l’Etat”. Aussi, quand Me Abdoulaye Wade, répondant à l’interpellation d’un jeune militant qui appelait à marcher lance devant une foule surexcitée : “Vous voulez marcher ? Eh bien marchez !”

Une déclaration aux allures d’un feu vert 

que les manifestants prendront comme argent comptant en marchant vers le palais de la République. Dans la banlieue dakaroise, certains groupuscules avaient anticipé les évènements bien avant le démarrage du meeting en déclenchant des heurts avec les forces de sécurité et de défense à Thiaroye, Pikine et Rufisque. Les rues de la capitale sont alors à feu et à sang. Des hommes encagoulés, armés de couteaux, de gourdins, de machettes et d’armes à feu prennent part aux émeutes.
 

Toujours sur le boulevard du général De Gaulle, une fourgonnette de la police nationale est brûlée et six policiers qui s’y trouvaient tués. D’autres policiers, une bonne vingtaine, sont grièvement blessés et évacués dans les centres hospitaliers de la capitale. Des magasins sont pillés et des édifices vandalisés. Il s’en suit près de 200 arrestations surtout dans les rangs des “Moustarchidines” présumés auteurs des faits de violences, et notamment du meurtre des policiers, traqués sur l’étendue du territoire national. Me Abdoulaye Wade, Landing Savané, Pape Malick Sy, principaux dirigeants de la Coordination des forces démocratiques, ainsi que quelques-uns de leurs militants sont également arrêtés le 18 février à leurs domiciles et inculpés pour “atteinte à la sûreté de l’Etat”.
 

Du côté du pouvoir, par arrêtéN°001123 du 17 février 1994, feu Djiby Leyti Ka, alors ministre de l’Intérieur, interdit toute activité du mouvement “Moustarchidine Wal Moustarchidaty” sur l’étendue du territoire national.

Parallèlement à cette mesure d’interdiction, il rejette la faute sur les Services et affaires présidentiels dirigés alors par son grand rival, feu Ousmane Tanor Dieng, qui auraient fait de la rétention d’information en n’anticipant point sur les évènements. « C’est un vaste complot. Ce qui s’est passé ce jour n’était pas spontané. C’était connu d’avance sauf que les services compétents de l’Etat qui devaient intervenir et qui étaient au courant auraient gardé l’information pour m’avoir, pensant que je réagirai violemment. Plus vous réprimez, plus les gens sortiront. La violence et la répression forment un cercle infini. J’ai demandé de ne tirer sur personne », avait déclaré l’homme d’Etat et alors premier flic du pays.
 

Le président Abdou Diouf, dos au mur et à l’écoute des régulateurs sociaux de l’époque, joue la carte de l’apaisement et appelle au dialogue son principal challenger, Me Abdoulaye Wade. Un dialogue qui débouchera le 15 mars 1995 sur l’entrée de l’opposition au Gouvernement. Il s’agissait de la deuxième entrée de cette opposition dans l’Exécutif après celle de 1991. Comme quoi, une de nos armes les plus puissantes pour sur monter les crises demeure le dialogue. Un dialogue véritable, comme le dit un proverbe africain, qui suppose la reconnaissance de l’autre à la fois dans son identité et dans son altérité. Ousmane Sonko, comme Abdoulaye Wade hier, est un monstre politique qu’il convient de reconnaître et respecter pour l’intérêt exclusif de la nation.

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Absence de pape Gueye sur le liste de Séville pour la C3 : Les explications de Sampaoli

Le technicien chilien a donné les raisons qui font que le milieu de terrain sénégalais ne fait pas partie du groupe pour disputer l’Europa League. «Pape Gueye n’est pas sur la liste car il est arrivé dernier et on ne savait pas vraiment quand Bryan (Gil), Ocampos, Pape…et même Badé, arrivé bien plus tôt, allaient arriver. On ne connaissait pas la réalité dans laquelle ils arrivent. Ils arrivent tous par intermittence.

On ne sait pas s’ils peuvent enchaîner les matchs. La liste a été faite presque par ordre d’arrivée, pas par ordre de besoin. Nous ne savions pas non plus comment allait se dérouler l’adaptation de Pape au football espagnol. Ocampos était déjà à Séville et connaît cet endroit, et il nous fallait quatre Espagnols. Comme il y avait ce besoin, nous avons dû nous conformer la liste à cette réalité, et c’est la réalité qui a été établie », a dit Sampaoli en conférence de presse ce mercredi, avant de recevoir.

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L’histoire méconnue de Pape Mamadou Sy, le héros du Sénégal qui voulait arrêter le foot en 2015

Papy, de son vrai nom Pape Mamadou Sy, a fini de marquer à jamais l’histoire du football sénégalais, pour ne pas dire africain. Son nom s’écrit désormais en lettres d’or sur la liste restreinte des meilleurs gardiens de l’histoire du Chan. Champion d’Afrique avec les Lions de la Téranga le 5 février, il s’adjuge en même temps le titre de meilleur portier du tournoi. Qui est cette nouvelle pépite du football, dont les performances lui ont valu une autorisation de frapper à la porte de l’équipe A ?

Natif de Louga, le 2 mai 1997, Pape Mamadou Sy a très tôt été attiré par le football, comme la plupart des jeunes de son célèbre quartier Marbath. Il a intégré le comité de supporters de son ASC et a décidé de l’accompagner à chaque fois qu’elle joue. La passion ne cessant de prendre de l’ampleur en lui, en 2007, il intègre l’école de football Pape Sané. De fil en aiguille, ses performances commencent à se faire remarquer. En 2011, il étrenne sa première sélection avec l’ASC Marbath. Un rêve devenu réalité pour ce petit quartier de Louga qui a porté les premiers pas de Papy. Et ce fut le début !

Au fil des années, Pape Mamadou Sy accumule les expériences, tirées de défaites et de succès qui ont jusqu’ici parsemé son parcours de footballeur. Le football, cette discipline qui n’était qu’une pure passion pour Sy, est maintenant devenue sa profession. En 2012, il signe un contrat à l’Etoile Lusitana. Deux saisons seulement suffiront pour taper dans l’œil du sélectionneur de Ndiambour de Louga. En 2015, c’était le retour au bercail. Désormais, Papy joue pour le club de sa ville natale. Comme presque tous les grands joueurs, Pape Madou Sy contracte une blessure assez grave qui l’éloigne des terrains pendant 2 ans. Une période très difficile pour lui qui pensait arrêter sa carrière de footballeur.

Dans cette période de traversée du désert, il a eu le soutien total de toute sa famille, ainsi que de certains dignitaires du football lougatois. Cet élan de solidarité finit par être sa seule source de motivation. Et comme le destin lui réservait encore de très belles pages dans le futur, comme par miracle, en 2017, il aperçoit le bout du tunnel, il a réussi à vaincre sa blessure et, mieux encore, il obtient un contrat avec Génération Foot. Une belle vitrine qui attire toute la lumière sur les talents à l’état brut de ce jeune gardien.

Du haut de ses 1m93, Pape Mamadou Sy rassure sa défense par ses sorties impeccables et est très bon, balle au pied. Très à l’aise balle au pied, ce que beaucoup ignorent de lui, mais cela se comprend pour un joueur de champ reconverti gardien de but. Sur les penalties avec GF cette saison, il fait des stats de fou. Avec son âge et tous ses bagages techniques, le sélectionneur de l’équipe locale Pape Thiaw n’avait pas d’autre choix que de lui donner une chance en équipe nationale locale du Chan 2023. Cette convocation en équipe nationale n’avait certes rien d’extraordinaire, mais la prouesse vient du fait que Papy a réussi, dans une concurrence très positive, à reléguer Alioune Badara Faty, champion d’Afrique en titre, sur le banc. Mais au vu de sa prestation durant ce Chan, on comprend aisément que sa place de titulaire dans les cages des Lions de la Téranga n’est pas le fruit du favoritisme comme le pensaient certains.

En six rencontres disputées, Pape Mamadou Sy a réalisé 5 clean sheets avec un seul but encaissé. Cette performance XXL lui procure toute la légitimité de s’asseoir à la table des grands gardiens du continent, malgré le fait qu’il joue toujours au Sénégal et malgré son jeune âge.

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Trésor Mputu, légende du football congolais : « Entre Sadio Mané et Mohamed Salah, je choisis… »

L’attaquant international congolais Trésor Mputu est un admirateur de Sadio Mané. Il le voit comme le meilleur joueur africain.

Interrogé par Canal +, dans le cadre de l’émission Talents d’Afrique », la légende congolaise Trésor Mputu a choisi l’actuel attaquant du Bayern Munich au détriment d’un autre cador. « Entre Sadio Mané et Mohamed Salah, je choisis Sadio Mané« , dit-il.

Celui qui est considéré comme un surdoué par Claude Leroy a mis fin à sa carrière à 37 ans, il y a quelques jours. Il restera comme un immense talent qui a préféré tourner le dos aux sirènes des clubs européens, et s’épanouir au Congo et en Afrique.

Avec l’équipe nationale congolaise, l’aventure ne sera pas aussi belle (54 sélections, 14 buts, 4 CAN), mais tout le monde s’en doutait, le meilleur buteur de l’histoire des Coupes d’Afrique des clubs (41 buts) avait donné depuis longtemps son cœur et son talent au TP Mazembe.

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