Beaucoup ont suggéré de voir l’équipe U23 être renforcée par certains éléments de l’équipe nationale A qui n’ont pas encore 23 ans.
Si les noms de Pape Mactar Sarr et Nicolas Jakson, ont été agités ceux de Demba Seck et Illimane Ndiaye reviennent aussi sans cesse. Illimane Ndiaye a émerveillé de par ses dribbles endiablées durant la coupe du monde.
En club, il continue de faire des étincelles. Toutefois, l’attaquant de Shieffield United vient juste de fêter ses 23 ans et ne pourra donc pas faire partie de cette sélection des U23.
Par contre, l’autre bonne nouvelle est que Demba Seck qui a fait une entrée très intéressante face à la Bolivie est bien éligible pour les U23 puisqu’il n’a que 22 ans. Il pourra beaucoup apporter sur l’aile droite car il est rapide, technique et très percutant.
Si au milieu, on peut avoir en cas de renfort Dion Lopy, Pape Mactar Sarr et Lamine Camara. Aucune défense ne pourra contenir une attaque composée de Demba Seck, Samba Diallo et Maleye Diagne ou Jakson.
Après Aliou Cissé, Pape Thiaw, c’était au tour de Malick Daff d’écrire son nom dans l’histoire du football sénégalais. L’ancien coach de Jaraaf entre dans l’histoire comme le premier entraîneur à gagner la CAN U20.
Les nouveaux champions d’Afrique ont reçu les honneurs hier au palais de la république, après un accueil triomphal. Le sélectionneur Malick Daff a remercié le gouvernement, qui a déployé les moyens pour mettre dans de très bonnes conditions les joueurs et le staff technique des Lionceaux en Egypte. Malick Daff a aussi promis au président de la République d’autres trophées à l’avenir.
« Je rends grace à Dieu pour cette victoire. Nous devions rentrer avec ce trophée parce que toutes les conditions étaient réunies. Il faut dire que le football sénégalais se porte bien depuis quelques années et c’est grâce à l’appui de l’Etat, depuis l’arrivée du président. Nous n’avons plus certains problèmes et c’est bénéfique. Donc notre objectif était de rentrer avec la coupe parce que toutes les conditions étaient réunies. C’est un début du processus parce qu’il reste encore d’autres trophées à gagner. Nous rêvons de remporter la coupe du monde. Et c’est possible si on continue le travail et à s’unir. Je remercie les journalistes et les présidents de clubs ».
La Fédération Nationale des cadres libéraux réunie s’est réunie dimanche à la permanence nationale Oumar Lamine BADJI pour une évaluation des travaux de la première édition des journées d’études politiques lancées dans le cadre de son plan d’actions en perspective de l’élection présidentielle de 2024, avec le candidat du PDS, Karim Meissa WADE. Le PDS rejette tout cadre de lutte avec Aminata Touré. Les libéraux en ont profité pour s’en prendre à l’ancienne ministre de la Justice, qui selon eux a été l’un des principaux responsables du recul de l’Etat de droit.
« Appréciant la situation politique nationale, la FNCL rappelle que les nombreuses agressions aux acquis démocratiques notées depuis l’arrivée au pouvoir de la Coalition BBY, n’ont eu de cesse d’interpeller le PDS, par essence dépositaire des innombrables avancées consolidantes de notre système démocratique, quant à ses responsabilités historiques à donner un coup de frein aux dérives autocratiques du Président Macky Sall », lit-on dans un communiqué le parti Démocratique sénégalais.
La FNCL rappelle que le PDS a été le premier à faire les frais avec autant de « violence de la machine répressive du régime ; avec notre candidat Karim Wade condamné par l’anachronique et inhumaine juridiction d’exception de la CREI ; emprisonné pendant 3 années et demi ; exilé depuis 2016 ; privé de son droit de participer à l’élection présidentielle de 2019 et menacé de ne pas figurer parmi les candidats pour celle prévue en 2024 ».
Malgré toutes ces péripéties, le PDS est encore debout, cohérent, toujours fidèle à ses « valeurs fondatrices et à sa posture avant-gardiste de tous les combats menés dans l’opposition, et depuis la Conacpo, le collectif des 16, l’Alliance démocratique Sénégalaise (ADS), l’Alliance le SOPI, le FAL, le FRN, pour ne citer que ces quelques organisations », souligne le communiqué.
Selon les libéraux, en plus de vouloir se dédouaner sans « bourse délier de ses turpitudes dans sa gestion scandaleuse des deniers publics d’un passé très récent, donc non encore prescrite, Mimi Touré, Ex N°2 de l’APR, veut se faire passer pour une victime d’un régime qu’elle a servi avec zèle, comme bras armé qui exécutait froidement les plus viles besognes ».
En réalité, selon le PDS, c’est pour échapper à la « vindicte de son ex patron suite aux accusations de pillage et de prédation de l’argent du contribuable notées dans ses onze années passées à la tête des Institutions, qu’elle cherche à se cacher derrière une opposition qu’elle a il a récemment voulu mener à l’échafaud ».
Poursuivant, « ce n’est pas donc de notre faute, s’il y a à peine quelques mois, celle qui aspirait à diriger l’Assemblée nationale sur la base d’un « accord » qu’elle dit avoir noué avec le Président SALL, se retrouve assommée par une désillusion liée à des ambitions personnelles non satisfaites, puisse changer de camp et se lancer à la recherche d’alliés de circonstances, tel le Prince de Soubise défait, recherchant son armée une lanterne à la main ! Nous ne pourrons lui servir de piédestal pour combler son insignifiance politique ».
« S’y ajoute que notre adhésion à l’union sacrée de l’opposition pour la mise en chantier d’une plateforme, lève un coin du voile sur ses tentatives de dénigrement de notre parti qu’elle cherche à salir auprès de nos compatriotes, et dont elle veut se servir comme visa d’entrée pour tromper la vigilance de la vraie opposition, celle qui combat pour des valeurs et non pour échapper à son sort, pour des galons ou des sinécures. »
Par ailleurs, « nous restons donc mobilisés et concentrés sur cet objectif, qu’aucune haine, ni attaque cynique, ni distraction, ne sauraient détourner de cette mission salutaire pour extirper le Sénégal et les sénégalais du marasme profond causé par le régime actuel ».
« Le PDS conscient de ses responsabilités historiques ne renoncera jamais à cet idéal d’amélioration des conditions de vie des populations sénégalaises et de transformation structurelle de notre pays, qu’il a amplement contribué à installer sur les rampes de l’émergence », conclut le communiqué du PDS.
Aliou Cissé aura à faire des choix forts pour les prochaines sorties des Lions dans le cadre des éliminatoires de la coupe d’Afrique des nations. Avec la blessure d’Edouard Mendy une décision doit être prise entre Seny Dieng pas trop en forme et Alfred Gomis qui vient de reprendre à peine la compétition
Vendredi prochain, Aliou Cissé va publier la liste des joueurs retenus pour la double confrontation contre le Mozambique dans le cadre des éliminatoires de la coupe d’Afrique des nations 2023. Le match aller le match se jouera à Dakar alors la seconde manche est prévue le 28 mars à Maputo. Depuis le retour au mondial, c’est le premier regroupement des Lions. Entretemps beaucoup de choses se sont passées et cela nous pousse à réfléchir sur la prochaine composition.
Au poste de gardien de buts, le numéro 1 de Cissé va certainement manquer ce regroupement. On parle d’Edouard Mendy ! Ce dernier même s’il est convoqué, il y a de maigre de voir jouer sachant qu’il est en réduction après sa fracture au doigt. Ainsi, Aliou Cissé pourrait bien trancher entre Seny Dieng et Alfred Gomis pour ses deux matchs importants car en cas de succès les champions d’Afrique vont valider leurs tickets pour la Can avant même de disputer la 5e et 6e journée des éliminatoires.
Entre la date du 26 décembre au 11 mars temps, le gardien sénégalais a plusieurs fois ramassé la balle au fond de ses cages et le plus souvent avec des scores larges. Contre Luton Twon, Hull City, Sunderland, Middlesbrough, Blackburn Dieng a encaissé 3 buts pour chacune de ses rencontres…
Le gardien de QPR en deuxième division anglaise a connu ses heures au sein de la Tanière. La dernière fois où il a été titularisé, c’est face à la Guinée en deuxième journée des phases de groupe de la Can. Une rencontre qui s’était soldée par un nul vierge avec un Dieng qui s’était montré impérial.
Depuis, ses minutes jouées ont été comptabilisées en club. En début de saison le natif de Zurich a réalisé de grands arrêts avec permettant à son équipe de remporter des succès. Dieng a été même à un moment ciblé par certains de Premier League. Mais après la trêve imposée par le mondial, le Gardien Sénégal a connu de coup frein car son dernier Clean Sheet remontait depuis le 26 décembre avant de pouvoir garder à nouveau sa cage inviolée samedi dernier lors de la victoire à la maison sur l’équipe d’Ismaila Sarr 1-0.
Entre la date du 26 décembre au 11 mars temps, le gardien sénégalais a plusieurs fois ramassé la balle au fond de ses cages et le plus souvent avec des scores larges. Contre Luton Twon, Hull City, Sunderland, Middlesbrough, Blackburn Dieng a encaissé 3 buts pour chacune de ses rencontres. À cela s’ajoutent les défaites face à Fleetwood, Millwall. Sur 37 matchs disputés le dernier rempart des Lions a pris 52 buts pour 8 clean sheets.
Sous la touche depuis le début de la saison, Gomis a disputé 8 matchs de Série B et a gardé ses buts intacts après trois sorties. C’est grâce à lui que son club réussissait à arracher le point du match nul, mercredi dernier sur la pelouse de Perugia.
Éjecté du groupe de Rennes, Alfred Gomis était obligé de déménager pour se refaire une santé. Et c’est en deuxième division Italienne que l’ancien de Reims de montrer ses talents de grand gardien. Alors qu’il vient d’arriver à Como, le Sénégalais a déjà les dirigeants du club. Gomis a disputé 8 matchs de Série B et a gardé ses buts intacts après trois sorties. C’est grâce à lui que son club réussissait à arracher le point du match nul, mercredi dernier sur la pelouse de Perugia.
Le dernier match qu’il a disputé pour le compte des champions d’Afrique était face à la Bolivie dans la cadre des éliminatoires de la coupe du monde. Aliou Cissé ne manque pas de confiance envers lui. Lors de la Can jouée en Egypte, après la blessure d’Edouard Mendy, Gomis avait bien assuré pour le reste de la compétition, et avait grandement participé à la performance du Sénégal qui avait terminé vice-champion d’Afrique…
Si le Sénégal a pu, au cours de cette année 2023, remporter le Chan et la CAN U20, c’est en grande partie grâce au centre Génération Foot qui a été un pourvoyeur de talents aussi bien pour la sélection locale que pour les U20.
Retour sur les différents joueurs de GF qui ont pris part à ces deux compétitions phares du continent Africain.
Pape Mamadou Sy: Désigné meilleur gardien du Chan, le gardien Lougatois a été l’auteur de nombreux arrêts de grande classe. Impérial sur sa ligne, il a été phénoménal. Sa sélection en équipe nationale A ne serait qu’une suite logique de ses brillantes performances, lui qui a été désigné meilleur gardien du CHAN.
Amidou Diop: Le latéral droit des U20 a été impressionnant. Solide, rugueux et très bon défensivement, il fait partie des hommes grâce à qui le Sénégal n’a pas encaissé de but.
Cheikh Oumar Ndiaye: Capitaine des lions locaux, le défenseur central a fait preuve de sérénités et d’assurance. Il a formé avec Ousmane Diouf un duo compact. Techniquement propre, l’heure pour lui de décrocher un contrat pro en Europe semble bientôt proche.
Souleymane Basse : Le latéral gauche des U20 rappelle à bien des égards un certain Saliou Ciss. Ils ont le même profil. Il ne rate jamais l’occasion d’apporter le surnombre en attaque et s’est même offert le luxe d’offrir des passes décisives à nos attaquants.
Lamine Diarra: Il fait partie de ces doubles champions d’Afrique (Chan et U20). Contre l’Egypte, il a noyé les milieux de terrain. Sa prestation de haute volée nous a fait oublier pour ce match largement remporté par le Sénégal (4-0), Mamadou Lamine Camara. Un très bon milieu défensif qui allie technique et physique.
Lamine Camara: Il a certainement été le meilleur joueur de champ du Chan même si le titre de meilleur joueur du tournoi l’a échappé. A la CAN U20, on a rendu à César ce qui appartient à César. S’il continue sur cette lancée, il deviendra à coup sûr le patron du milieu en équipe nationale dans un avenir proche.
Pape Amadou Diallo: Ce n’est pas un hasard, s’il est présent sur l’équipe type du Chan. Toutefois avec les U20, il a été un peu moins en vue. Il semble qu’il est beaucoup plus à l’aise lorsqu’il évolue sur le côté gauche.
Malick Mbaye: Le milieu excentré droit qui a rallié le Fc Metz a fait un excellent chan. Percutant, il a donné énormément de fil à retordre aux défenseurs adverses. Mais, il doit davantage travailler le dernier geste pour être un best player.
Ibou Sané: Pour l’une de ses rares apparitions, l’attaquant de Génération Foot n’a pas tremblé. Il a non seulement pesé sur la défense Égyptienne mais a inscrit un superbe but. Avec l’expérience acquise avec les U20, il peut être d’un apport considérable aux lions U17. En attaque, il retrouvera sûrement son compère de Génération Foot, le talentueux Amara Diouf.
En somme Génération Foot aura fourni aux lions locaux et U20, neuf excellents joueurs. Une preuve de plus que seul le travail paie.
Noah Fadiga n’a pas digéré son absence à la dernière Coupe monde. Convoqué pour la première fois en septembre dernier avec les Lions, le belgo-sénégalais, Noah, avait manqué à l’appel en raison d’une blessure. Dans un entretien accordé à Record, il a confié que c’était compliqué de rater la Coupe du monde.
« C’était compliqué d’un point de vue personnel. Tout ce que je souhaite, c’est le bien de mes deux pays. A ce titre, j’ai été peiné par l’élimination précoce de la Belgique et. fier que ma sélection (Sénégal) soit allée jusqu’en huitième de finale », a-t-il raconté.
De son avis, le joueur de Brest pense que son forfait au rassemblement de septembre a amoindri ses chances de prendre part au mondial avec les Lions. « Forcément, je ne l’ai pas bien vécu. Quelques jours plus tôt, j’avais été appelé pour la première fois en équipe nationale par Aliou Cissé. C’était le dernier rassemblement avant l’annonce de la liste pour la Coupe du monde. Cela aurait pu favoriser mes chances d’aller au Qatar, mais la FIFA a décidé que je devais respecter trois semaines de repos pour soigner ma commotion. Cela m’a fait mal au cœur », a-t-il souligné.
Le 5 mars 2023, face à Sa Thiès, Reug Reug n’a pas fait que perdre son combat. Déclaré vainqueur dans l’enceinte par l’arbitre, l’Extraterrestre se verra reprendre la victoire par Sa Thiès, après recours, par la règle des 4 appuis. Alors, officiellement, le Génie de Thiaroye est battu par le jeune frère de Balla Gaye 2. En même temps, c’est un 17e combat fatal à Reug Reug qui perd, simultanément, son invincibilité après 16 combats et 11 ans de jeune carrière. Perdre un combat et son invincibilité, cela arriverait sûrement un jour. C’était prévisible. Là n’est donc pas le vrai problème.
Moins prévisible, par contre, était son attitude d’après-combat. C’est un Reug Reug méconnaissable de comportement qu’on a vu après son combat. En effet, avant même que le recours déposé par son adversaire ne soit vidé par le CNG, il a versé dans une communication plus en sa défaveur qu’en sa faveur. Reug Reug, d’ordinaire plus adroit dans ses sorties quoique parfois avec des écarts, a servi une communication qu’on ne lui connaissait pas. Il tire sur tout ce qui bouge : Balla Gaye 2, Lac 2, Bombardier… Même le CNG a failli être lynché verbalement. C’est un tout nouveau Reug Reug.
Man maay lamb : la phrase de trop
Reug Reug est un vainqueur. C’est connu. Qu’il ne puisse donc pas digérer sa première défaite en lutte avec frappe se comprend aisément. Mais de là à vouloir tout bousiller, on ne comprend point. Reug Reug, qui devait faire dans l’introspection, chercher à trouver les raisons d’une telle défaite (il a lutté totalement contre-nature), se remettre en cause et se rendre compte finalement qu’il était juste invaincu mais pas invincible, faire preuve de modestie comme le font les plus grands champions toutes disciplines confondues, remercier les fans et supporters de tous bords pour les efforts incommensurables qu’ils font pour le pousser à la victoire, s’est plutôt surestimé. En disant que man maay lamb (la lutte, c’est moi), Reug Reug a certainement prononcé la phrase de trop.
Non champion ! Tu as certainement écrit ta part dans l’histoire de la lutte sénégalaise. Tu as certainement réussi, particulièrement en lutte sans frappe, ce que personne d’autre n’a fait avant toi. Tu as certainement battu le record d’invincibilité de l’actuel Roi des arènes et étais à 4 longueurs de celui de Yékini, mais tu n’as fait que jouer ta partition dans cette discipline qui a vu passer des champions, de grands champions, de très grands champions, de super-champions.
Alors, Djiné Thiaroye, il est temps de se reprendre. Enregistrer une première défaite n’est pas une catastrophe. Pourvu seulement qu’on en tire des leçons et qu’on sache raison garder. D’ailleurs, quel Roi des arènes n’est pas tombé un jour ?
S’il y a un homme politique sénégalais qui ne laisse personne indifférent au Sénégal et même au-delà de ses frontières, c’est bien l’illustre et emblématique Monsieur Idrissa Seck.
Les divines trompettes de la renommée semblent s’être tellement invitées à son avènement au monde, le 9 août 1959 à Thiès, qu’il aurait pu être baptisé « Phème », comme les Romains nomment la divinité grecque allégorique personnifiant la reconnaissance publique et sociale.
Des « feem » (astuces en wolof) d’ailleurs, Idy n’en manque guère, comme son parcours politique en est particulièrement semé. Voyez donc, à 63 ans, il a tout obtenu ou presque. Seule la « station présidentielle » manque encore à son palmarès. Et selon les confidences du journaliste et directeur de l’école africaine d’Art oratoire et de Leadership, Dr Cheikh Diallo, ancien proche de Karim Wade, publiées dans un post facebook le 25 février 2023, le « Raymond Poulidor de la présidentielle sénégalaise » n’a pas renoncé à se présenter aux suffrages de ses compatriotes. Confidence non démentie à ce jour par le principal concerné….
Ancien Secrétaire Général adjoint du Parti démocratique sénégalais (PDS), le jeune politique dirige en 1988, à 28 ans seulement, la campagne du candidat et chef de l’opposition Me Abdoulaye Wade aux élections présidentielles de Février, puis à 41 ans, celle victorieuse de Février 2000, qui déracina le baobab socialiste au pouvoir depuis plus de 40 ans et installe Wade à la tête de l’Etat du Sénégal. Pour moins que cela, d’autres ont perdu le sens des réalités et de soi-même, sombrant dans l’ivresse de la dépersonnalisation.
Formé à l’Institut d’Etudes Politiques (IEP) de Paris et à la Woodrow Wilson School of Public and International Affairs de l’Université Princeton aux Etats-Unis, le futur homme d’Etat a très tôt tapé dans l’œil du recruteur et formateur-en-chef Wade. Depuis toujours main droite du chef de l’opposition au régime socialiste, Idy n’en débute pas moins sa carrière professionnelle en 1986, en tant que consultant en management au Cabinet Price Waterhouse Coopers(PWC), qu’il quitte en 1992 pour fonder ACG Afrique.
Après le sacre de la conquête, le stratège qui a théorisé la « marche bleue », a aussitôt occupé, du 1er avril 2000 au 3 novembre 2002, les fonctions de tout-puissant Ministre d’Etat, Directeur de Cabinet du Président de la République. Au bout de deux ans, Idrissa Seck qui a encore pris plus d’épaisseur politique, est nommé Premier Ministre de la République du Sénégal, le 4 novembre 2002. Il est en même temps élu Maire de la deuxième ville du Sénégal, Thiès la ville aux-deux-gares, prochainement aux-trois-gares, selon la décision du Président Macky Sall issue du Conseil présidentiel de février 2023, tenu dans la capitale sénégalaise du Rail.
Avant d’arriver au sommet de l’Olympe étatique et politique, Idrissa Seck a fondé le Groupe ACG Afrique, puis est entré dans le Gouvernement d’union nationale du Président Diouf, en mars 1995, au portefeuille de Ministre du Commerce, de l’Artisanat et de l’Industrialisation. De 1998 à mars 2000, il pilote le groupe « IS Developpement », cabinet de consultance en management et stratégies de développement. Devenu plus tard « GDP Initiatives », Global Development for Peace, qui milite pour une répartition plus juste des richesses à l’intérieur des nations et entre elles, comme meilleur outil de promotion de la Paix dans le monde.
Le clou de cette irrésistible ascension sera constitué par l’organisation, à lui confiée par le Président Wade, des travaux de construction et de réhabilitation préparatoires à la tenue de la fête de l’Indépendance décentralisée à Thiès, ville dont il est le premier magistrat, le 4 Avril 2004, célébration musicalement rythmée par le « 4-4-44 » de la star planétaire Youssou Ndour.
L’apothéose d’une carrière partie sur les chapeaux de roues mais aussi le terminus de la ligne Palais-Pouvoir, provisoirement du moins, pour le monogame marié à la Thiessoise Ndéye Peinda Tall, son amour de jeunesse et mère de ses quatre enfants. Quand en 2005, Idrissa Seck est jeté en prison à cause des chantiers de Thiès par son mentor et père, « la scène politique sénégalaise tient sa première tragédie moderne du nouveau siècle», selon le chroniqueur Elgas. Dans « l’Inventaire des idoles », Elgas analyse les péripéties politico-judiciaires d’Idy et dit que « pour être juste, il faut mettre au crédit d’Idrissa Seck d’avoir été la première victime d’un arbitraire politique, avec son bras armé judiciaire. »
1-Baba Dioum, le riz et la « bombe » du jeune auditeur
La nation du tiebou dieune, plat national sénégalais labélisé patrimoine immatériel de l’Unesco le 15 décembre 2021, doit une fière chandelle à un jeune auditeur nommé Idy. C’est ce que rappelle Baba Dioum, ancien Directeur de l’Unité de Politique Agricole (UPA) au ministère de l’Agriculture, dans son ouvrage paru le 30 décembre 2015 aux éditions l’Harmattan Sénégal, «Dans l’antichambre du pouvoir 1964-2014- mémoire d’un ingénieur africain».
Lorsqu’il savoure à midi këng son tiebou dieune « Penda Mbaye » ou son tiebou diola avec du niankatang (riz blanc à la vapeur accompagné d’une sauce), le gourmet ignore ce qu’il doit à « l’action d’éclat » lancée en 1992 par Idrissa Seck qui, en tant que jeune chef de service OGS (Office of Government Services) du cabinet Price Waterhouse Coopers (PWC), a poussé le président de la République de l’époque, Abdou Diouf, à décider de supprimer la Caisse de péréquation et de stabilisation des prix (CPSP), mettant en œuvre, en cela, sa recommandation de consultant ,de restructurer et de libéraliser le commerce du riz au Sénégal.
Avec cette recommandation du jeune Idrissa Seck, il n’y aurait « plus de pénurie, le riz serait moins cher et les qualités de riz seraient plus variées et plus diversifiées », confirme l’auteur Baba Dioum. Par ailleurs, argumente Dioum, pour l’Etat du Sénégal, libéraliser l’importation et la commercialisation de la filière riz, « voulait dire épargner le budget de l’État de financer régulièrement des déficits chroniques de quatre (4) milliards, sinon plus, annuellement, sans savoir où trouver les ressources. Parce que le coût du riz renchérissait, le transport aussi, sans qu’on ait aucun moven de flexibilité sur le prix pour pouvoir ajuster. »
Voici ce que l’ingénieur écrit à propos de la libéralisation de l’importation du riz sans son ouvrage. « Je me souviens que le cabinet qui avait en charge cette étude avait d’abord audité la filière riz local au niveau de la caisse de péréquation et de stabilisation des prix, et avait découvert un déficit assez important. Et cette étude que nous avions commanditée a été restituée à la Présidence par le cabinet Mayoro Wade avec un jeune auditeur à l’époque s’appelant Idrissa Seck. À la présentation des résultats, Monsieur Seck fit des effets de manche qui ont bouleversé toute la salle dans laquelle il y avait toute la communauté des bailleurs et des membres des cabinets ministériels concernés notamment l’agriculture, les finances, la présidence, la primature, le commerce. »
Tout de go, Monsieur Seck déclara : « Nous venons de découvrir un déficit de quelque onze (11) milliards à la caisse de péréquation (…) Ceci fit l’effet d’une douche froide, et nous étions en face d’un dilemme : est-ce que nous étions en train d’auditer la caisse de péréquation ? Ou étions-nous en train d’auditer une filière, en l’occurrence la filière riz local? Puisque j’avais élaboré les termes de référence, j’ai mis fin aux débats (…) Néanmoins, la bombe était lâchée et avait fait l’effet d’un tonnerre dans les médias, dans le milieu des partenaires au développement, mais aussi dans les cercles sociopolitiques (…)
Et un beau jour, je suis convoqué par le président de la République en l’occurrence Abdou Diouf, sur le sujet de la caisse de péréquation et sur la privatisation du riz (…) Je lui ai dit : Monsieur le Président, je peux vous confirmer, les yeux dans les yeux, qu’en privatisant aujourd’hui la Caisse de péréquation et de stabilisation des prix (CSPS), on va réguler l’offre, il y aura beaucoup plus de riz sur le marché, plus de riz blanc, entier, ou brisé. Et du riz moins cher, il n’en manquera pas (…) Ce jour-là, il me dit être d’accord: je prendrai la décision, mais seulement après les élections de février. Ainsi, après les élections de 1993, conformément aux engagements du Président qui m’avait assuré qu’au lendemain de ces échéances de février 1993, s’il gagne, il privatisera la caisse de péréquation, la décision de joindre l’acte à la parole a été prise en mars de cette année . »
2- Idy et la bosse d’Internet et de l’Intelligence artificielle
Idy est également à l’origine de la première démonstration publique d’Internet au Sénégal. Incroyable, mais pas tant que cela pour ceux qui connaissent le gout de l’innovation, des sciences, des outils de l’intelligence artificielle et des gadgets technologiques. La seule addiction qu’on lui connaisse d’ailleurs….
Ce fait est attesté dans les pages de l’Historique de l’Internet au Sénégal 1989-2004, publié en 2013 par University of Oregon Librairies, sous la plume d’Olivier Sagna, Maitre de conférences à l’école des bibliothécaires et documentalistes de l’UCAD et Secrétaire général de l’Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal (OSIRIS), Christophe Brun, Directeur des systèmes d’information du Snecma Services Brussels, responsable informatique de l’IRD Sénégal et administrateur du nœud RIO Sénégal de 1994 à 1998, et Steve Huter, administrateur de programme au Network Startup Resource center (NSRC).
Sagna, Brun et Huter témoignent textuellement ainsi: « Le signal du changement viendra du Gouvernement (…) et de M. Idrissa Seck, alors Ministre du Commerce, de l’Artisanat et de l’Industrie. De retour d’une mission à Washington, en avril 1995, au cours de laquelle il assiste à des démonstrations Internet, Idy capte immédiatement son importance et devant la presse sénégalaise, il déclare la nécessité urgente de connecter le Sénégal au réseau Internet ! Il convoque à cet effet les responsables de la Sonatel pour leur demander d’agir en ce sens. Le mois suivant, une étape majeure est franchie, à l’occasion du 3ème Sommet Africain-Africain-Américain qui se tient à Dakar. En effet, la Délégation à l’informatique se saisit de l’opportunité pour organiser un coup médiatique qui sera également un coup de poker gagnant, en demandant à la société Omnes Cable and Wireless de connecter le Sénégal à Internet pendant la durée du Sommet. Un lien VSAT de 64 Kbps est installé pour la circonstance au CICES et pendant près d’une semaine, responsables politiques et économiques, et simples visiteurs, assistent à ce que l’on peut considérer comme étant la première démonstration publique d’Internet au Sénégal. L’événement est fortement médiatisé et les démonstrations enthousiasment tous ceux qui y assistent. Devant le succès de l’opération et sous la pression des autorités officielles, la Sonatel annonce son intention de connecter le pays à Internet dans les mois qui suivent (…) Les événements s’enchaînent alors très rapidement (…) La question de la connexion du Sénégal à Internet est devenue si importante que le Président Abdou Diouf annonce dans son discours à la Nation de fin d’année que le pays sera connecté à Internet au début de l’année 1996. En mars 1996, l’accès est opérationnel: le Sénégal est en ligne! »
A son admission à Princeton, après la réunion de premier contact au cours de laquelle les étudiants devaient se présenter les uns aux autres, dans la cour de la prestigieuse Woodrow Wilson School of Public and International Affairs (WWSPIA) un Professeur fit remarquer à Idy qu’il venait d’un continent faisant face à 3 défis majeurs: nourrir sa population, la soigner et être compétitif sur la scène économique mondiale.
Mais l’enseignant tempéra aussitôt en disant que l’Afrique avait une chance de pouvoir rattraper son retard, car les deux sciences qui allaient dominer le 21ème siècle sont des sciences de l’information (informatique et biologie), qui ne nécessitaient guère que des cerveaux brillants, capables de rédiger des codes ou de cultiver des bactéries en laboratoire. Le même Professeur lui recommanda d’investir toute épargne dont il disposerait à l’avenir dans ces deux secteurs-clé.
Sorti de là, il se dit que l’étudiant Seck passa fiévreusement des heures à la quête de ces brillants « cerveaux » africains dans les meilleurs campus universitaires mondiaux. Et qu’il en découvrit peu cependant, en comparaison des effectifs indiens et chinois. Mais ceux qu’il repéra lui apportèrent beaucoup de bonheur dans ses projets ultérieurs.
Aiguillonné par son sens de l’anticipation et sa connaissance scientifique, l’avisé Idy procéda à l’achat de moult noms de domaine, dont celui de la Sonatel. Cependant il finit par l’offrir à la société nationale des Télécommunications, pour éviter tout conflit d’intérêt. Car il était devenu Ministre d’Etat, Directeur de cabinet du Président de la République, et l’Etat du Sénégal était actionnaire de la Sonatel. Il ne voulut pas d’une transaction commerciale entre sa société de conseil et la Sonatel.
3-Idy, « l’orateur absolu », le Maître de la prise de parole
Le 25 février 2023, dans un post sur sa page Facebook, le Fondateur de l’École africaine d’art oratoire et de Leadership et ancien proche de Karim Wade, le journaliste Dr Cheikh Diallo écrit ceci: « Je viens de recevoir Idrissa Seck, candidat à la Présidentielle 2024 dans mon bureau ce matin ».
Une affirmation jusque là pas démentie par le principal intéressé, pourtant en alliance depuis 2020 et sa nomination comme Président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), au sein de la coalition de majorité présidentielle Benno Bokk Yaakar (BBY).
Sur l’exceptionnel talent oratoire d’Idy, Dr Cheikh Diallo estime qu’Idrissa Seck est pour lui, l’orateur absolu ». Il se réjouit que « ceux qui ont toujours pensé que la parole était un don comprennent désormais que c’est une compétence. Idrissa Seck, pour moi, c’est l’orateur absolu. Il comprend tellement le poids du silence dans la prise de parole, le rythme, ce qui lui donne force et conviction même quand il semble dire des choses banales. C’est le maître du couplet « silence-respiration », à tel point que son silence semble quelquefois assourdissant. Il a tellement compris le poids des silences qu’il semble même les observer hors discours… »
Après la prise de parole d’Idrissa Seck lors du Conseil présidentiel du 9 février 2023 à Thiès, le Président Macky Sall a magnifié les talents du leader du parti Rewmi qui, dans un discours à hauteur d’homme d’Etat, a servi une forte prière au président de la République. Lequel lui a rendu la politesse en exaltant « l’éloquence, la générosité de son allié Idy »ainsi que le talent exceptionnel du Président du CESE, servi par un rythme et un débit de parole captivant et irrésistible.
D’autres observateurs de la scène ont aussi analysé cette capacité phénoménale d’Idy à captiver l’attention de son auditoire.
Dans sa chronique, « l’Inventaire des Idoles », Elgas décrit Idrissa Seck comme « un beau spécimen qui résume bien la scène politique sénégalaise. Fils du royal Cayor, redoutable dans sa maîtrise du wolof, chatoyant disciple religieux, prédicateur coranique, formé à l’école occidentale, amateur de bons petits mots en wolof, en anglais, et en français, précoce militant, opposant valeureux, taulard prestigieux, premier ministre velléitaire….Avec son aisance en wolof, plus d’ailleurs qu’en français, qu’il entrecoupait de prêches religieux comme le pays en raffole, il gommait presque sa formation occidentale, apparaissant comme un pur produit local. Ce wolof choisi, brillant, espiègle et taquin, plaisait et faisait rire…Aux élites, il s’adressait dans ce français académique, solennel, plus fluide, qu’il infusait aussi de passages coraniques, et il triomphait aussi. »
Elgas admet que sa maîtrise de la langue « donne du pouvoir » à Idy. Qu’il en devient « l’expert couru, dont les phrases suscitent à la fois de l’admiration et de la convoitise…C’est la part tendre et romanesque de son histoire, il reste un produit de la méritocratie et il en a gardé une forme de gratitude ». Un autre observateur, du nom de Saliou Dione, s’enthousiasme pour un « Phénoménal Idrissa Seck » ! , le 24 décembre 2018, veille de la Nativité, dans une tribune abondamment relayée dans la presse.
Selon Dione, « qu’on l’aime ou pas, Idrissa Seck, il faut le reconnaître, représente ce qu’il y a de mieux dans la pratique politique au Sénégal. Il ne s’agit pas juste de ses talents oratoires dont la mention est presque devenue une lapalissade; il ne s’agit pas non plus de sa carrure intellectuelle que l’attrait qu’il exerce sur l’intelligentsia de ce pays a fini de démontrer. Idrissa Seck, et c’est cela son fort, dispose de l’intelligence de l’instant, cette capacité unique à comprendre les exigences du moment et à y répondre avec la précision des mots et la justesse du discours. «
Dione poursuit: « alors même qu’on le croyait coupé de cette jeunesse que certains ont très tôt fait d’enfermer dans des carcans générationnels, Idrissa Seck a montré, lors de la cérémonie d’investiture des FDS du brillant Dr Babacar Diop, combien il peut être en phase avec elle. Dans une bienveillance que révèle aussi bien son ton chaleureux que ses mots remplis de tendresse, Idrissa Seck a montré combien il peut être pour cette jeunesse, le leader qui inspire, le mentor qui, par la richesse de son expérience de vie, la rassure (…) La quête d’avenir radieux de cette jeunesse trouve un sanctuaire dans la démarche ingénieuse et audacieuse de cet homme politique, dont le passage aux affaires constitue à ce jour l’une des plus belles pages de notre histoire politique et économique. Celui qui, en attendant l’atteinte du statut présidentiel a fini d’en habiter depuis longtemps la stature ».
4-Idris ou le bien nommé éternel étudiant
Il est intéressant à cet effet de noter que le prénom Idris ou Dris a plusieurs étymologies. En arabe, il vient de darasa qui signifie « Études et Connaissance », d’où la « madrasa » qui signifie école. En biblique, Idris se dit Enoch, Noukh en wolof, et passe pour le premier homme à avoir utilisé le kalam, la plume. En gallois, il vient de iud (Seigneur) et ris (ardent) signifiant « Ardent seigneur ». Par une curieuse coïncidence, Idris est également un vieux prénom gallois. Il fut redécouvert au milieu du 19ème siècle et devint très fréquent, jusqu’en 1930, au pays de Galles. Idris serait alors aussi un prénom anglais ! Il s’agit donc du même nom, du même son, de la même musique, mais avec des sens distincts, provenant de deux langues et de deux civilisations très différentes l’une de l’autre.
Le prénom Idris, que l’on fête le 1er janvier, est associé au prophète coranique Idris, né à l’époque d’Adam et réputé pour sa grande patience. Idris est aussi un idéaliste qui souhaite accomplir de grandes choses pour rendre le monde meilleur. Dans l’Islam, Idris est un prophète chevaleresque qui allie à merveille le charme et la puissance. Voici ce qu’en dit le Livre dans la sourate « Mariam »: « V56. Et mentionne Idris, dans le Livre. C’était un véridique et un prophète. V 57. Et Nous l’élevâmes à un haut rang. » La version sénégalaise d’Idris, notre Idy, a certes une bonne opinion de lui-même mais il répète inlassablement à ses proches que « l’humilité est la source de toutes les grâces, l’orgueil, celle de tous les péchés ». Courageux et honnête, notre Idy respecte les plus faibles et n’hésite pas à prendre leur défense.
Son goût certain pour l’étude et la réflexion, son autorité naturelle, sa vivacité d’esprit, permettent à notre Idy de dépasser bien des difficultés. En revanche, il n’est pas fin psychologue et a parfois du mal à comprendre les réactions humaines, surtout féminines. Ce qui lui joue souvent des tours avec ses collaboratrices, sauf avec Ndeye Peinda et peut être Dior et Ndapa, ses éternelles ombres…Notre Idy, doté d’une autorité naturelle, mène ses troupes sans être trop tyrannique. Mais il aime les personnalités sans travers ni vices, et ne supporte pas les mesquineries. Cependant il est assez timide, contrairement à ce que pourraient laisser penser sa carapace d’assurance et la force de pénétration de son regard…
La mère de Idy, Fatou Diop, comme moi, fervente Tidjane, comme moi, voulait le prénommer Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum. Elle a d’ailleurs continué à le prénommer Marabout Cheikh malgré tout, d’où le surnom « Mara » qui lui colle à la peau, jusqu’à Princeton où son assiduité au département informatique et les heures qu’il passait devant la maison qu’habitait Einstein lorsqu’il enseignait à Princeton lui valurent le sobriquet de « SIM » (Seck Idrissa Mara), prémonitoire de la Simcard, la carte SIM que les jeunes d’aujourd’hui s’arrachent sous forme de eSIM…
La coalition gouvernementale a tenu une conférence de presse ce lundi matin à la maison du Parti socialiste. Me Amadou Sall a fustigé le comportement de l’opposition qu’il traite « d’irresponsable », face à la presse.
« Il est de l’intérêt de toute la société de protéger nos institutions, car ce sont les garants de nos libertés », a dit Me Sall, en allusion aux manifestations prévues de Yewwi Askan Wi.
« On est dans un pays de loi, on ne peut pas se permettre de dire ce que l’on veut. Ousmane Sonko a fait une diffamation donc il est au rôle de la justice de faire son travail. Tous les Sénégalais sont égaux aux yeux de la loi », a-t-il ajouté.
Le moins que l’on puisse dire est que Pape Thiaw et Malick Daff ont montré la voie à Aliou Cissé à moins que ce dernier refuse de voir la réalité en face.
Le coach champion d’Afrique a, durant le Chan, joué avec un seul récupérateur (Ousmane Marouf Kane), un relayeur (Lamine Camara) et un animateur (Moussa Ndiaye).
Malick Daff aussi avec les U20 a fait pareil. Il a utilisé une sentinelle (Mamadou Lamine Camara), un relayeur (Lamine Camara) et un animateur (Pape Demba Diop).
Avec ces trois profils différents, on a eu un milieu compact et complémentaire. Le jeu a été fluide et les transmissions rapides. Le jeu proposé par l’équipe nationale locale et les U20, a été alléchant et porté vers l’avant.
Aliou Cissé devrait en tirer une leçon, lui qui a l’habitude de jouer avec 03 milieux défensifs qui ont le même profil car étant tous des récupérateurs dans leur club respectif. Comment peut-on avoir du jeu avec Gana-Kouyaté et Nampalys?
On espère seulement qu’après le sacre du Chan et des U20, qu’il ouvrira les yeux pour arrêter enfin d’empiler les milieux défensifs sur le terrain.
La seule fois qu’il a mis sur le terrain trois milieux qui ont des profils différents, on a vu du beau jeu et efficace en plus. C’était face à la Bolivie (2-0). Et depuis ce match, il n’ose pas reconduire ce même milieu composé de Pathé Ciss, Pape Gueye et Pape Mactar Sarr.
L’autre enseignement qu’il faut tirer après les sacres des U20 et du Chan est qu’il nous faut un dynamiteur au milieu comme Moussa Ndiaye avec les lions locaux et Pape Demba Diop avec les U20. La personne la mieux indiquée pour assurer ce rôle en équipe nationale, c’est Pape Ousmane Sakho. Malheureusement, Aliou Cissé refuse de le convoquer pour on ne sait quelle raison.
Pour El Tactico, au milieu il ne doit y avoir que des gladiateurs raison pour laquelle l’équipe nationale peine à aligner plus de cinq passes consécutives dans le dernier tiers. Pape Thiaw et Malick Daff ont démontré sur le pré-carré, ce qu’il faut faire pour gagner avec la manière. A Aliou Cissé de se ressaisir s’il veut faire comme eux.