Certains journaleux ou plutôt chroniqueurs du dimanche souffrent vraiment d’un complexe d’infériorité. Pour eux, les jeunes sénégalais, aussi talentueux soient-ils, doivent rester dans des clubs moyens pour grandir pendant que les jeunes comme Musiala (20 ans), Gavi (18 ans), Belligham (20 ans), Rodrigo (22 ans) et Saka (22 ans) arrivent à s’imposer dans les meilleurs clubs du monde.
C’est la même bêtise qu’Ismaila Sarr a commis en écoutant ces footix. En 2019, le Saint-Louisien avait à lui seul plié le champion d’Angleterre de cette année (Liverpool) en inscrivant un doublé et en délivrant une passe décisive. Au lieu d’aller dans un top club pour mieux étaler son talent, il a préféré rester dans son confort à Watford pendant que les joueurs avec qui il a débuté en France (Leao, Raphinha) ont rejoint des clubs huppés pour s’y imposer.
Le voilà maintenant qui navigue entre la Premier League et la Championship. Le malheur d’Ismaila Sarr a été d’écouter ces frileux qui pensent qu’un Sénégalais ne doit évoluer dans un top club qu’à l’âge de 30 ans où la fin de carrière arrive à grand pas.
Illimane Ndiaye n’a rien à craindre. Techniquement, il est meilleur que la plupart des attaquants de Premier League. Shieffield United, une fois en première division, va se renforcer et il y aura une concurrence très rude au même titre que si Illimane Ndiaye va Arsenal.
Cody Gakpo (23 ans), juste après son mondial réussi, a filé à Liverpool et aujourd’hui il y est titulaire. Il a pratiquement le même âge qu’Illimane Ndiaye qui a aussi fait un excellent mondial.
Illimane Ndiaye n’a pas à écouter ces Sénégalais qui ne connaissent rien du foot. S’il ne change pas de club dès cet été, il risque de le regretter et de se retrouver dans la même situation qu’Ismaila Sarr.
Il n’a qu’à croire en lui et travailler sa puissance car physiquement il lui reste beaucoup.
Le PSG où il peut former un excellent trio avec Mbappé et Neymar, et le Milan AC peuvent être des destinations idéales pour permettre au Star Boy de flamboyer aux yeux du monde.
Alors qu’on épilogue sur une enventuelle absence de Lamine Camara lors du prochain mondial U20, un autre jeune est entrain de faire son trou au Brésil.
Badara Mané est devenu la nouvelle fureur des réseaux sociaux. Ses buts d’anthologie inscrits en Brésil laissent tout le monde pantois.
Sur ces actions, on sent nettement que ce garçon a de la qualité. Capable de jouer excentré comme meneur, il peut être d’un apport non considérable pour les U20.
Malick Daff devrait, dans la mesure du possible, faire intégrer ce jeune dans cette équipe qui a besoin de créateurs. Et qui sait, il peut lui être d’une valeur ajoutée. La saison dernière, Alioune Badara Mané a inscrit 11 buts en 13 matchs. Cette année en Paulista Cup, il a inscrit 08 buts en 07 matchs. Le staff des U20 gagnerait à contacter ce gosse et l’intégrer dans l’équipe qui va défendre le Sénégal en Argentine.
Iliman Ndiaye doit-il continuer avec Sheffield United ou il a été l’un des protagonistes de la remontée des Blades en Premier League ? Ou doit-il viser plus haut et aller dans un club plus huppé ? Le débat a été posé hier jeudi dans l’émission « Les Grandes Bouches » sur Canal+ Sport.
Pour le consultant Nabil Djellit, le choix futur que le prodige sénégalais aura à faire dépend des propositions qui vont arriver sur la table.
Et selon le journaliste, Ndiaye doit aller vers un club de plus niveau si les termes du contrat lui sont bien évidemment favorables au lieu de courir le risque de poursuivre avec un club qui vient de remonter.
L’une des raisons fondamentales pour lesquelles ses parents de Diofior lui ont demandé de laisser Ibou Ndiaye aller au Drapeau du chef de l’Etat était son combat qu’il devait disputer le 21 Mai 2023, en lutte avec frappe, contre Ablaye Diop (Yoff). Mais ce dernier ayant désisté, Doudou Sané pourrait ne plus lutter lors du combat Franc vs Forza, même si son manager Ndoye précise qu’ils sont en train de lui chercher un autre adversaire.
Alors, dans ces conditions, Doudou Sané, dont l’absence au Drapeau du chef de l’Etat serait un coup très dur pour la région de Fatick, pourrait redevenir apte à aller à St Louis. Et ce ne serait sûrement pas pour déplaire au Président Mamadou Sarr, au coach Bafa Guèye et au DTR Mamadou Mendy.
Entre le Cameroun et le Sénégal, c’est une affaire de lions. Quand deux lions de la savane se disputent mieux vaut rester à l’écart.
C’est pratiquement en 90 que la véritable histoire commence. Le Sénégal battait le Cameroun (tenant du titre de la précédente édition) en match de poule (2-0).
La CAN suivante, le Cameroun prenait sa revanche en 92 et éliminait le Sénégal à Dakar en 1/4 de finale (1-0).
Rebelote en 2002 où les Camerounais semblaient prendre le dessus sur leurs cousins sénégalais en empêchant au Sénégal de soulever son premier trophée continental (0-0, TAB: 3-2).
En 2011, les deux équipes se retrouvaient dans la même poule les éliminatoires de la CAN 2012. Ainsi, lors des 3e et 4e journées qui s’annonçaient décisives, les deux lions étaient aux prises.
Ainsi le 26 mars 2011, le Sénégal crucifiait le Cameroun dans les ultimes secondes du match. Issiar Dia, entré à la 82e minute, crochetait deux défenseurs avant de servir Demba Ba, entré à la 70e à la place de Papis Cissé, qui d’une frappe limpide battait Kameni à la 90e minute. (1-0) Le stade Léopold Sedar Senghor qui n’en croyait pas à ses yeux entrait en transe. Au cours du match, Khadim Ndiaye, avec un sang froid qui dépasse la norme, s’est offert le luxe de crocheter Samuel Eto’o créant la stupeur dans le stade. Sacré Khadim!
Comme onze de départ côté Sénégalais, on avait Khadim Ndiaye, Malickou Diakhaté et Kader Mangane dans l’axe. Omar Daf était à gauche et Lamine Sané à droite. Au milieu, comme double pivot, on avait Guirane Ndaw et Momo Diamé. En attaque, Mame Birame Diouf, Mamadou Niang, Papis Cissé et Moussa Sow. C’était le fameux 4-2-4 d’Amara Traoré!
Dame Ndoye prenait la place de Mame Birame Diouf à la 56e.
Comme onze Camerounais, on avait: Kameni, Chedjou, Nkoulou, Assou Ekoto, Bedimo, Angbwa, Enoh, Mbia, Nguemo, Eto’o Fils et Webo. Côté Camerounais Mandjeck, Choupo Moting et Vincent Aboubacar prenaient la place Nguemo, Bedimo et Webo.
Au match retour, le 04 juin 2011. Amara Traoré opérait quelques changements dans son onze. Coundoul prenait la place de Khadim Ndiaye, Souleymane Diawara la place de Malickou Diakhaté, Cheikh Mbengue la place d’Omar Daf, Rémy Gomis la place de Nguirane Ndaw et Issiar Dia la place de Mame Birame Diouf.
Nguirane Ndaw et Ndiaye Deme Ndiaye prenaient la place de Mouhamed Diamé et Papis Cissé à la 61e minute. Bayal Sall remplaçait Kader Mangane à la 83e minute.
Côté Camerounais, on assistait à la titularisation de Choupo Moting, Moukandjo, Vincent Aboubacar aux côtés de Samuel Eto’o.
Les Camerounais avaient à cœur de prendre leur revanche. Avant le match, Chedjou avertissait ses partenaires: « Si on ne gagne pas, je ne sais pas si on sortira du stade. […] Les gens sont chauds comme la braise, il faut faire attention ».
Malheureusement pour les Camerounais en face, il y avait un très grand Bouna Coundoul et surtout un pénalty imaginaire à la dernière minute raté par Eto’o qui touchait la transversale du gardien sénégalais.
Une double confrontation qui s’est jouée à l’aller comme au retour jusqu’à la dernière seconde et qui, pour une fois, a tourné à l’avantage du Sénégal.
La sortie du chef de l’Etat, lors de célébration de Korité, appelant toutes les forces vives de la nation au dialogue fait jaser. Macky Sall qui invite les opposants à discuter de l’avenir du Sénégal à quelques mois de l’élection présidentielle 2024. Cet appel commence à créer la polémique dans les rangs de l’opposition. Ils ne parlement plus le même langage. Dans leurs réactions, beaucoup parmi eux pensent que le chef de l’Etat est animé d’une volonté ferme de les « diviser ».
Son ancienne collaboratrice et candidate déclarée à la présidentielle de 2024, Aminata Touré dite Mimi a été la première à lui répondre. Elle est d’avis que : « Cet appel au dialogue du Président Macky Sall est en réalité une tentative de division de l’opposition et de la société civile regroupées au sein de la Plateforme des Forces vives-F24. Restons unis, mobilisés et vigilants», a-t-elle déclaré.
Pour sa part, Thierno Bocoum du mouvement Agir (Alliance générationnelle pour les intérêts de la République) n’exclut pas de participer au dialogue mais pose une condition au chef de l’Etat. «La seule oreille attentive que nous prêtons au président de la République c’est lorsqu’il déclare qu’il ne sera pas candidat à l’élection présidentielle de 2024 », a-t-il avancé. Et d’ajouter : « Il pourra ainsi conduire un processus de dialogue pour une élection présidentielle apaisée, inclusive, libre et transparente (…)».
Connu pour ses discours virulents, le député de Yewwi Askan Wi, Guy Marius Sagna n’a pas mis de gongs en apportant sa réponse à l’invitation de Macky Sall. « En réalité, celui qui est le plus contre le dialogue dans ce pays est celui qui crie le plus au dialogue car l’étouffant à l’Assemblée nationale: Macky », a-t-il pesté.
A l’en croire Macky Sall veut, par ce dialogue, « passer par l’amnistie de Karim et Khalifa et ses criminels économiques et de sang ». Il veut, a ajouté M. Sagna dans une publication via sa page Facebook, « aussi passer par l’amnistie pour maintenir l’épée de Damoclès des articles L29, L30 et L57 du code électoral afin de pouvoir empêcher les candidatures de Sonko et des autres».
Même son de cloche pour le député membre de la coalition Wallu, Mamadou Lamine Diallo. Réagissant également à l’appel au dialogue de Macky Sall, il crache sur la main tendue du chef de l’Etat. « Que retenir des deux sorties médiatiques synchronisées des Présidents Macky Sall et Idrissa Seck? Évidemment une alliance prédatrice pour réduire l’opposition à sa plus simple expression, et une combine de plus contre la démocratie, le protocole Salsec en exécution», a-t-il écrit sur sa page Facebook.
D’autres membres de l’opposition comme And-Jef/PADS et le mouvement « Nekal Fi Askan Wi » et membre de la coalition Wallu Sénégal ne sont pas du même avis que ceux cités ci-dessus. Mamadou Diop Decroix et Cheikh Abdou Mbacké Bara Dolly ont décidé de répondre à l’appel du président Macky Sall.
« Que toutes les parties s’asseyent et discutent. Au lendemain, il est plus courageux de se faire face et de parler que de s’invectiver à distance. Nul n’a besoin de cette atmosphère délétère qui sape à terme les bases même de la paix civile et de la stabilité du pays », a déclaré Decroix.
Quant au président du groupe parlementaire Liberté-Démocratie, il est d’avis que : « Si le président de la République invite à dialoguer sur les enjeux du pays dans un contexte politique et social difficile, je pense que nous devons répondre favorablement ».
Les « Khalifistes » favorables au dialogue
Dans les rangs de l’opposition, il y en a qui n’ont pas encore donné leur position de manière claire. C’est le cas de la République des Valeurs de Thierno Alassane Sall, du Pastef de Sonko, Abdoul Mbaye ou Dr Abdourahmane Diouf, tous des candidats déclarés à la présidentielle de 2024.
Même, Khalifa Sall, leader de Tawaxu Senegaal n’a pas dit de façon officielle qu’il participera ou pas à ce dialogue, ses militants sont en train de le pousser vers Macky Sall pour certainement discuter de son amnistie.
Dans deux communiqués, Taxawu Tambacounda et Tawaxu Pikine invitent solennellement Khalifa Sall à répondre positivement à l’appel au dialogue du Président de la République Macky Sall.
Dans leurs notes parvenues à PressAfrik, ils ont également demandé à « tous les leaders de la coalition Yewi Askan Wi à participer à ce dialogue, et recommande fortement à tous les autres forces de l’opposition à participer au processus pour l’intérêt supérieur de la nation et la stabilité du pays ».
Lors de l’interview avec la Radio Futur Média ( RFm) samedi dernier, le président de la République a confirmé sa volonté de faire amnistier les faits pour lesquels les opposants Khalifa Ababacar Sall et Karim Wade, ont été privés de leurs droits de voter et d’être éligibles.
« Il y va de leur intérêt de venir discuter avec la majorité. On ne devrait pas discuter seulement de questions d’éligibilité », a-t-il avancé.
Seydou Guèye et ses camarades de l’Alliance pour la République ( Apr) confortent la position de leur mentor. Lors d’une conférence de presse, ils ont fait savoir qu’« au-delà des contextes, le dialogue constitue un élément fondamental dans la doctrine de gouvernance du président Sall, et contenue dans sa vision d’un Sénégal de Tous et d’un Sénégal pour Tous ».
Ils ont ainsi demandé à l’opposition de répondre à la main tendue du chef de l’Etat.
En somme, il faut souligner que cet nouvel appel au dialogue lancé par Macky Sall est en train de diviser l’opposition. Si Khalifa Ababacar Sall suit les recommandations de ses militants, il risque d’être en désaccord avec les autres membres de la coalition Yewwi Askan Wi.
« L’émotion est négre, la raison hellène », Senghor à travers cette phrase laissait entendre que l’homme noir est caractérisé par l’émotion tout le contraire des blancs qui privilégient la raison.
A voir le comportement de certains supporters de l’équipe nationale du Sénégal, on peut dire qu’il n’a pas tort.
Ils aiment vivre dans le passé alors que le football, c’est le factuel, c’est l’instant T.
Certains citeront les cas exceptionnels de Modric (37 ans) et Tony Kroos (33 ans) pour dire que nos trentenaires ont encore de beaux jours devant eux en équipe nationale. S’ils avaient bien suivi le parcours des joueurs de la génération 2002, ils n’auraient pas tenu le même discours.
De 2001 à 2002, ils étaient juste phénoménal mais à partir de 2004, ils étaient en déclin. Et ça, seuls les vrais observateurs le savaient. Par contre, les footix se remémoraient sans cesse des prouesses de 2002 pour les pousser davantage dans le précipice.
De la CAN 2004 à l’élimination du Sénégal en 2008, le Sénégal n’a gagné aucune grande nation de football.
En 2004, le Sénégal n’a battu que le Kenya (3-0) à la CAN.
En la CAN 2006: le Zimbabwé (2-0) et la Guinée (3-2) étaient les deux équipes battues par le Sénégal.
En 2008 l’équipe n’a enregistré aucune victoire à la CAN.
Juste pour permettre à certains qui pensent que certains joueurs doivent avoir bail illimité avec l’équipe nationale de revenir à la raison.
Aliou Cissé doit sérieusement penser à rajeunir son équipe s’il ne veut pas finir par la pointe des pieds. Un homme averti en vaut deux.
Si on prend les cinq championnats majeurs en Europe, seuls Sadio Mané et Bouna Sarr jouent le titre. Les autres sont plus concentrés dans la course à l’Europe ou au maintien.
Ces dernières années, Édouard Mendy, Kalidou Koulibaly, Sadio Mané, Idrissa Gana Guèye ou encore Abdou Diallo avaient l’habitude de soulever au moins un titre en fin de saison. Mais dans quelques semaines, on pourrait se retrouver avec moins de Lions sur la plus haute marche du podium dans les cinq grands championnats européens.
Allemagne : Mané et Sarr, la bataille jusqu’au bout
L’espoir pourrait venir de l’Allemagne où les deux Sénégalais du Bayern Munich sont toujours en course pour remporter la Bundesliga. Mais ça risque d’être plus compliqué que les saisons précédentes. La preuve, le club bavarois, qui traverse des moments difficiles depuis le limogeage de Julian Naggelsmann en fin mars, a perdu le week-end dernier sa première place au profit de Dortmund.
2èmes au classement, les coéquipiers de Sadio Mané et Bouna Sarr (59 pts) accusent un point de retard sur la formation de la Ruhr (60 pts). La prochaine journée s’annonce décisive face au Hertha Berlin, dimanche. En cas de nouvelle déconvenue, le Bayern ferait sans doute une croix sur le titre
Il faudra donc remonter à 2011 pour trouver le signe d’une année sans aucun trophée à rajouter dans la vitrine du Bayern. Une éternité.
Sadio Mané qui avait l’habitude de soulever des trophées à la fin de chaque saison risque de connaître un grand vide, lui qui s’est arrêté en quart de finale de la Coupe d’Allemagne et de la Ligue des champions.
France : Objectif C1 pour Krépin et Jakobs
En France, le titre semble déjà joué. Sauf catastrophe, le Paris Saint-Germain va soulever son 11ème sacre en championnat. Avec huit points d’avance sur son dauphin et rival Marseille (67 pts), le PSG (75 pts) est au-dessous de tout le monde. Derrière, la lutte pour les places qualificatives pour la prochaine Ligue des champions s’annonce serrée.
Au pied du podium, l’AS Monaco de Krépin Diatta et d’Ismail Jakobs accusent six points de retard sur la 2ème place, directement qualificative pour la C1.
Le week-end dernier, le club des deux Sénégalais avait l’occasion de frapper un grand coup face à un concurrent direct, mais l’ASM a été balayée par Lens (3-0), actuel 3ème de L1. «C’est vraiment dommage que l’on n’ait pas réussi à mettre en place ce que l’on voulait faire mais nous n’avons pas remporté les duels. C’est sûr que cela fait mal de perdre cette rencontre mais il reste encore six matchs dont quelques-uns face à des concurrents directs. Il faut à présent repartir de l’avant», a réagi Krépin.
Angleterre : Mendy et Koulibaly, une saison à oublier
En Premier League, les Lions ne parlent plus de titre, mais de maintien pour la plupart. Seul Pape Matar Sarr peut continuer à rêver de l’Europe. 6ème au classement avec 53 points, Tottenham du jeune milieu de terrain sénégalais de 20 ans sont à six unités de la 4ème place, synonyme de C1, occupée par Manchester United (59 pts).
En milieu de tableau, Chelsea (11ème, 39 pts) de Kalidou Koulibaly et d’Édouard Mendy vit une saison en enfer. Eliminée de toutes les coupes, en perdition en Premier League, l’équipe londonienne est pour l’instant loin d’une éventuelle qualification même pour la l’Europa League Conférence, la «petite» coupe d’Europe.
Gardien n°1 des Blues lors des deux dernières saisons, Mendy vit une saison compliquée à Londres où il est devenu la doublure de l’Espagnol Kepa. Il n’a plus apparu avec le maillot bleu depuis mi-novembre.
De son côté, Koulibaly, qui est arrivé de Naples pour gagner des titres, risque d’avoir des regrets en fin de saison, puisque son ancien club est à un pas du Scudetto en Italie. Actuellement à l’infirmerie, celui qui a été touché aux ischio-jambiers à Madrid, il y a près de deux semaines, aura réalisé une saison moyenne.
Idrissa Gana Guèye (Everton), Cheikh Kouyaté et Moussa Niakhaté (Nottingham Forest), Nampalys Mendy (Leicester) sont plus préoccupés par le maintien.
Italie : Ballo-Touré, chercher à gagner la C1
En Serie A, l’attraction sénégalaise cette saison est Boulaye Dia. Auteur de 11 réalisations en championnat, l’attaquant prêté par Villarreal cartonne en Italie. Mais le meilleur Lion de ce championnat lutte pour le maintien avec Salernitana.
Le Sénégalais le mieux classé ne joue presque pas. En effet, le latéral gauche de l’AC Milan, Fodé Ballo-Touré passe plus de temps sur le banc que sur les pelouses. Classée 4ème de Serie A avec 56 pts, son équipe, tenante du titre, sera succédée par Naples (1er, 78 pts) qui pourrait être sacrée, dès ce week-end.
Qualifiés en demi-finale de la Ligue des champions, Ballo-Touré et ses coéquipiers rêvent de reconquérir l’Europe. Mais avant cela, il faudra se débarrasser de l’Inter dans quelques semaines.
Espagne : Sabaly est concentré sur l’Europe
En Liga, le titre ne devrait pas échapper au FC Barcelone qui survole le championnat depuis le début de la saison. À la 5ème place, on retrouve Betis de Youssouf Sabaly qui rêve d’une qualification en Ligue des champions. Le club du défenseur sénégalais (49 pts) veut aller chiper la 4ème place à la Real Sociedad (55 pts). Juste derrière, il y a Villarreal de Nicolas Jackson (47 pts) qui n’a pas encore dit son dernier mot, en ce qui concerne la C1.
Contrairement aux autres Lions qui visent l’Europe, Pape Guèye (Séville FC) et Pathé Ciss (Rayo Vallecano) sont plus concernés au maintien.
On ne le dira jamais assez, Aliou Cissé même s’il présente des limites, est le meilleur entraîneur de l’histoire du Sénégal pour avoir accompli ce que personne n’a pu faire.
Il est le seul entraîneur de l’équipe nationale à avoir permis au Sénégal de prendre part à deux coupes du monde consécutives (2018-2022) et deux finales de Can d’affilée (2019-2022) dont une remportée. Personne ne remet en cause son mérite.
Mais au vu du réservoir de talents dont dispose le Sénégal, on peut se dire que le Sénégal avait largement les moyens de remporter la CAN 2017 et 2019.
Nul besoin de revenir sur les péripéties du comment du pourquoi le Sénégal a perdu le titre continental.
Lors de la coupe du monde, nous attirons déjà l’attention des observateurs qu’Aliou Cissé n’avait convoqué qu’un seul ailier en la personne d’Ismaila Sarr.
Mais personne n’a voulu nous écouter. À la coupe du monde, si le Sénégal a perdu ses deux matchs contre les Pays-Bas et l’Angleterre, c’est parce qu’on a pas joué sur le côté droit avec un vrai ailier qui sait dribbler, déborder et centrer.
Krepin Diatta qui a été titularisé est plus un meneur de jeu qu’un homme de couloir. Le mettre sur le côté revient à lui confier une mission impossible
Mieux contre les Pays-Bas, il a fait sortir Krepin Diatta à la 74’ pour le faire remplacer par Nicolas Jackson qui est un attaquant de pointe. Sur le 1er but encaissé par le Sénégal à la 84’, Jackson a tardé à monter De Jong qui a délivré la passe à Gakpo. Un match qu’on maîtrisait et qui nous a filé entre les doigts puisque Klaassen marquait le 2e but à la 99’.
Depuis lors, il a suivi le reste de la coupe du monde sur le banc. Pourtant, Nicolas Jackson est un attaquant très technique même s’il est trop nonchalant. Il a le même style que Boulaye Dia.
Avec Villareal, il est entrain de faire étalage de tout son talent à la pointe de l’attaque. Aliou Cissé doit arrêter d’abuser de la polyvalence des joueurs pour leur faire dans des postes qui ne sont pas les siens.
Cinquième du championnat espagnol avec 50 points, Nicolas Jackson a participé à la victoire de son équipe face à l’Espanyol (4-2). Il a marqué le 3e but à la 80’ permettant du coup à son équipe de revenir à 05 points du Real Sociedad (4e).
Encore une fois, les critiques que nous émettons contre Aliou Cissé même si elles son parfois très dures, c’est pour lui permettre de comprendre. Avec certaines personnes, il faut crier pour être entendu car parfois ils écoutent sans rien entendre.
Dans un de nos récents billets, nous attirons l’attention des joueurs de l’équipe nationale du Sénégal de n’avoir pas confiance en leur main gauche à plus forte raison à leur entourage.
Nous donnions les exemples de Ferdinand Coly et Papis Demba Cissé. Un autre cas vient faire les choux gras de la presse. Un certain M.L.Touré aurait déplumé plus de 650 millions Fcfa, Gorgui, qui voulait acquérir un terrain de 1000 m2 aux Almadies.
Nous avions conseillé aux champions d’Afrique de la CAN 2022 d’investir dans l’immobilier (immeuble ou terrain) mais nous leur avons surtout demandé de ne jamais faire des transactions financières à partir de l’étranger.
Avant d’acheter des terrains ou des immeubles au Sénégal, faites-vous toujours assister d’un cabinet de notaire certifié et crédible et surtout de vos avocats.
Pourvu que cette leçon soit définitivement ancrée dans la tête de nos champions d’Afrique. Face à l’argent, certaines personnes sont sans pitié.