« Luc s’est vu signifier une citation directe émanant du Procureur général par l’entremise d’un huissier de justice à la date du vendredi 13 Octobre. Il en est de même pour son coprévenu Ndiamé Diop du CNG. Tous deux doivent comparaitre le mardi 24 Octobre 2023, à 8h00, devant la chambre des appels correctionnels de la Cour d’appel de Dakar », informe le site Dakactu dans un article paru il y a trois jours.
Pour en savoir un peu plus nous avons joint, par téléphone, l’avocat de Luc Nicolaï, « Ce Pape Thiam là est un truand. Il n’a pas remis un seul sou à Luc Nicolaï. Il a voulu escroquer en faisant croire qu’il a remis 50 millions. Il agit avec la complicité du Parquet. Que la citation émane de la partie civile ou du Procureur ne veut rien dire. Il n’y aura pas de procès car c’est la première audience », explique Me Baboucar Cissé.
Mais alors, cette nouvelle affaire peut-elle avoir un incident sur la tenue du combat Modou Lô vs Ama, prévu le 5 Novembre 2023 et organisé par le promoteur Luc Nicolaï ? La réponse de l’avocat est sans appel. « Le combat ne peut être remis en cause que par le CNG ou un cas de force majeur, comme une blessure de l’un des lutteurs, par exemple. Sinon, rien ne peut empêcher la tenue du combat à date échue. L’affaire sera renvoyée et jugée certainement même après le combat Ama Baldé vs Modou Lô. »
Avec la montée en puissance de Jakson, l’attaquant du FC Lorient a été éjecté du top 03 des attaquants de pointe.
Outre l’attaquant de Chelsea, Boulaye Dia (Salernitana) et Habib Diallo (Al Shabab) devancent actuellement l’ancien Olympien.
Au vu de la prestation en dent de scie d’Habib Diallo face au Cameroun (1-0), Bamba Dieng pourrait à nouveau espérer faire partie de la liste des 25 pour la CAN 2024.
En 2022, il a été décisif dès sa rentrée face Cap-vert en 1/8e de finale en marquant le 2e but. En finale, il n’avait pas tremblé face à Gabaski au moment de frapper son pénalty. Son dernier but en équipe nationale remonte face au Qatar.
D’où la question à savoir quid de Bamba Dieng ou Habib Diallo doit être le 3e attaquant de pointe de l’équipe nationale ?
À la Coupe du monde 2022 au Qatar, Aliou Cissé s’est appuyé sur un noyau dur qui a joué peu ou prou les trois quarts des minutes disputées. Mais, depuis trois matchs, la profondeur de l’effectif offre de nouvelles perspectives, plus terrifiantes pour les futurs adversaires. Un atout non négligeable.
Aliou Cissé s’est appuyé sur son banc, lundi dernier, pour conserver son avance face au Cameroun (1-0). Le sélectionneur national a fait entrer Boulaye Dia (69’), Pathé Ciss (69’), Gana Guèye (78’), Iliman Ndiaye (78’) dans le temps règlementaire. Il a ensuite lancé Abdou Diallo (90’+5) au cours du temps additionnel.
Le staff technique a ainsi effectué cinq changements, avec deux fois deux remplacements en même temps. L’idée était de maintenir la cohésion d’équipe et d’offrir du temps de jeu à des entrants, pourtant titulaires un mois avant face à l’Algérie (1-0). Une profondeur du banc a fait que les premiers remplaçants ont fait irruption sur la pelouse de Bollaert-Delelis à 21 minutes du terme d’un match ô combien important dans l’esprit des joueurs.
Au sortir du succès de son équipe dans la fenêtre FIFA d’octobre, le technicien sénégalais se félicitait de la «réaction» de ses joueurs.
«On sortait d’une défaite, donc il était important pour nous de réagir», a dit Aliou Cissé, en conférence de presse d’après-match. Il était satisfait d’avoir relevé la tête, après la défaite face à l’Algérie (0-1).
La «capacité à réagir» de l’équipe nationale ne semble donc plus inquiéter, mais l’entraîneur sait qu’il a un banc pour la rendre encore plus spontanée. L’écueil, pour Aliou Cissé, sera de ne pas remettre en cause les équilibres. Il s’agit là, sans doute, de l’aspect le plus perfectible des Lions.
Même s’il existe malgré tout une tendance assez nette vers une amélioration que le match amical face aux Lions indomptables a illustrée.
Le recours à un nouveau système de jeu peut également expliquer que des automatismes soient encore à peaufiner. Mais vu la manière dont les joueurs intègrent les préceptes de leur entraîneur, celui-ci ne paraît pas très inquiet sur son nouveau projet de jeu.
Jackson et Sabaly offrent de nouvelles perspectives
Heureusement, Nicolas Jackson et Youssouf Sabaly, absents au dernier rassemblement, ne vont plus tarder à sortir de l’infirmerie. Cependant, la profondeur de l’effectif pourrait offrir de nouvelles perspectives, plus terrifiantes pour les futurs adversaires. Et, les prochains matchs des éliminatoires du Mondial 2026 contre le Togo et le Soudan du Sud serviront de répétitions générales.
En attendant, l’entraîneur sénégalais dispose de «solutions infinies», une nécessité si l’on veut conserver son titre de Champion d’Afrique.
À droite, même si les retours de Youssouf Sabaly et Formose Mendy sont imminents, le coach a déjà trouvé une solution viable avec Krepin Diatta comme piston.
À gauche, Fodé-Ballo Touré, Abdou Diallo et Moussa Niakhaté pourraient toujours dépanner, en cas d’indisponibilité d’Ismail Jakobs. Mais c’est en attaque que les rotations vont être le plus regardées. Le trio Mané-Boulaye-Sarr est beaucoup utilisé. En plus, le sélectionneur a déjà une réserve crédible et une offre polyvalente (Jackson, Habib, Iliman, Sima, Bamba, etc).
En défense centrale, Cheikhou Kouyaté et Abdou Diallo peuvent toujours offrir des solutions, mais faudrait-il reconsidérer le positionnement de Koulibaly et Niakhaté, si l’option à trois derrière se confirme. Abdoulaye Seck et Abdoulaye Niakhaté Ndiaye devront se tenir pour dit.
Une densité rare au milieu
Au milieu, Nampalys Mendy rayonne, aux antipodes de sa dernière saison à Leicester. Comme lui, Gana Guèye, Pape Matar Sarr, Pathé Ciss, Lamine Camara et Dion Lopy prétendent à une place de titulaire, au sein d’un secteur ultra concurrentiel, où le pays de la Téranga est déjà pourvu de talent.
C’est un véritable problème de riche auquel «El Tactico» fait face, lui qui bénéficie d’une profondeur d’effectif, qui ferait rêver l’immense majorité des sélectionneurs africains. Comme le soulignait le milieu sénégalais du RC Lens : «Avoir plein de bons joueurs, c’est une bénédiction pour l’équipe nationale du Sénégal».
Répondant à une question sur la concurrence, «Papy» Mendy disait que la grande force des Lions résidait dans le fait «d’avoir autant de talents à tous les postes».
Champion d’Afrique en titre, le Sénégal possède un des groupes les plus fournis du continent. D’ailleurs, la bande à Kalidou Koulibaly s’est qualifiée à la prochaine CAN après seulement quatre journées des éliminatoires. Preuve s’il en fallait du fossé qui séparait le Sénégal de ses adversaires du Groupe L en termes de profondeur d’effectif.
Le Sénégal débute les éliminatoires du Mondial 2026 le mois prochain, avec la réception du Soudan du Sud, à Diamniadio. Un match spécial pour Sadio Mané qui bouclera ses 100 sélections avec les Lions, mais qui devra «différer» la communion avec le public, car la rencontre devant se jouer à huis clos.
Après une qualification en poche pour la prochaine Can ivoirienne, le Sénégal débute les éliminatoires de la Coupe du monde 2026, avec deux matchs pour le mois prochain, contre le Soudan du Sud à domicile et le Togo à l’extérieur, durant la fenêtre Fifa comprise entre le 13 et le 21 novembre.
Mais pour la réception des Sud Soudanais au Stade Abdoulaye Wade de Diamniadio, ce sera sans public. En effet, Le Quotidien a eu confirmation que ce premier match des champions d’Afrique sur la route du prochain Mondial va se jouer à huis clos. Et cela suite à la sanction infligée par la Commission de discipline de la Fifa à la Fédération sénégalaise de football (Fsf), le 2 mai 2022. Pour rappel, la Fsf a été sanctionnée pour les incidents survenus lors des qualifications au Mondial 2022 face à l’Egypte. C’est ainsi que la sélection du Sénégal a écopé d’un match à huis clos et la Fédération d’une amende. Des sanctions infligées par la Fifa pour les incidents survenus lors du barrage retour des qualifications pour le Mondial 2022, Sénégal-Egypte, le 29 mars 2022 à Dakar. Un succès obtenu grâce aux tirs au but (3 à 1), et qui avait ouvert les portes du Mondial qatari à la bande à Kalidou Koulibaly.
Dans son communiqué, l’instance mondiale avait précisé «que l’amende s’élève à 170 866 euros (environ 112 millions Cfa)». Outre une entorse générale «aux règles de sécurité» et au maintien de l’ordre dans le Stade Abdoulaye Wade de Diamniadio», la Fifa ayant relevé «le jet d’objets, l’utilisation de lasers et de fumigènes dans les tribunes, ainsi qu’une banderole offensante».
D’ailleurs, réagissant à cette sanction, le président de la Fsf, Me Augustin Senghor, a invité les Sénégalais à en tirer une leçon pour l’avenir, notamment les jets de projectiles au match retour, en déclarant : «Nous devons veiller à ce que tout se passe bien au plan du fair-play et qu’on ait rien à nous reprocher, même si le public doit supporter son équipe.»
Le public pourrait ne pas revoir les Lions avant la Can Cette sanction va donc entrer en vigueur lors du match aller Sénégal-Soudan du Sud, prévu mi-novembre. Un huis clos qui tombe mal pour le public sénégalais qui, avant le début de la Can, aurait aimé revoir ses Lions après leur victoire de prestige face au Cameroun (1-0), lundi à Lens.
Mais ce match sans public sera encore beaucoup plus regrettable pour Sadio Mané. En effet, et comme écrit dans notre édition de mercredi dernier, le bourreau des Lions Indomptables va boucler ses 100 sélections en Equipe nationale lors de ce match. Il va ainsi rejoindre son compagnon de toujours, Gana Guèye, premier footballeur sénégalais à atteindre la barre des 100 capes. C’était en mars dernier, à Diamniadio, à l’occasion de la rencontre contre le Mozambique (3ème journée des éliminatoires de la Can 2023).
Pour rappel, l’actuel meilleur buteur sénégalais de tous les temps en est à 38 réalisations, après son penalty victorieux face au Cameroun de André Onana. L’enfant de Bambali (31 ans) ayant fêté sa première sélection contre le Maroc, le 25 mai 2012, et son premier but face au Liberia, le 2 juin 2012.
Double Ballon d’Or africain, Sadio Mané, a tout gagné. D’où un centenaire qui devrait être fêté par une haie d’honneur de ses coéquipiers. En attendant la prochaine partition du 12e Gaindé.
« Le Senegal a eu combien de présidents ? ». Je réponds : « De ce que je sais le Senegal a eu Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf et Mr Abdoulaye Wade. » Et il me dit : « Tu es le 4e. Parce que d’habitude c’est le président qui parle et les autres interprètent. Et là c’est toi qui parle et j’interprète. » T’as vu il y a que le football qui peut faire ça. Et c’est là qu’il m’a dit : « Vous avez été pendant 90 minutes, un meilleur ambassadeur que ceux que j’ai nommé par décret pour dix ans ou cinq ans. »
En gest star lors du tirage au sort de la CAN 2024, Akon reconnu pour être un vrai passionné du foot a livré ses impressions sur le site de la CAF.
À la question de savoir si le Sénégal, en tant que champion d’Afrique en titre, est le principal favori à sa succession ?
Akon a laissé entendre que « Bien sûr, tout le monde espère gagner. Si l’on considère que nous sommes les champions d’Afrique en titre, je pense qu’il est grand temps de le refaire ».
Ako rappelle, en outre, que « le Sénégal a toujours été une nation très liée au football et nous devons continuer à créer plus d’opportunités pour nous-mêmes ».
Un appel qui ne va pas tomber dans l’oreille d’un sourd puisque les lions indomptables de la Teranga, après avoir administré une leçon mémorable de foot aux faux lions du Cameroun (1-0), veulent rééditer le coup de 2022 et offrir au peuple Sénégalais sa seconde Coupe d’Afrique d’affilée.
Il n’est certainement pas le plus beau des joueurs Sénégalais mais contre le Cameroun, Krepin a, sans aucun doute, livré sa meilleure prestation en équipe nationale depuis son retour de blessure.
Actuel leader de la ligue 1 Française avec l’As Monaco où il évolue comme piston tout comme son compère Jakobs, Krepin semble être beaucoup plus à l’aise sur ce poste.
Et ce n’est pas le journaliste Aboubacry Bâ qui attestera le contraire puisqu’il affirme que: « Krépin Diatta a été certainement l’un des tout meilleurs sénégalais lors de la précieuse victoire face au Cameroun (1-0 en amical à Lens). Mobile et habile, il a été un rouage essentiel dans les transitions et transmissions. Tantôt rugueux dans les devoirs défensifs, dans la pure tradition de l’arrière droit à l’ancienne, souvent en phase terminale d’actions significatives d’attaque mais toujours au cœur de l’animation du jeu des Lions «.
L’ancien journaliste de la RTS de rajouter que : « Si le sélectionneur national insiste tant avec Krépin Diatta c’est qu’il a compris mieux que tout le monde que la grande capacité d’adaptation tactique du jeune joueur est un luxe rare. Dans sa quête de systèmes pour faire face aux équipes qui jouent en bloc bas, coach Cissé a encore misé sur son nouveau couteau suisse, Krépin sera à la fois ce piston droit au rôle offensif assumé qui offre une solution supplémentaire derrière l’attaquant et ce latéral au rôle défensif assuré qui permet de rééquilibrer une défense aménagée avec trois centraux ».
Contre les faux lions du Cameroun, Krepin Diatta a posé énormément de problèmes à Toko Ekambi qui, à part une ou deux actions, a été très peu en vue.
Changement de dispositif, pas de paire défensive. Depuis trois matchs, Aliou Cissé associe toujours Moussa Niakhaté à Kalidou Koulibaly. Le premier, comme le deuxième, est devenu incontestable en sélection. Abdou Diallo, lui, n’est plus la première option de Aliou Cissé l’axe et sur le flanc gauche, où l’éclosion d’Ismail Jakobs pourrait lui faire de l’ombre.
Quand la composition de Sénégal / Cameroun (1-0) est tombée, lundi dernier, voir le nom d’Abdou Diallo parmi les remplaçants n’a rien eu d’une surprise. Il y a quatre mois, face au Brésil, cela avait étonné quand Moussa Niakhaté lui avait été préféré. Le joueur du club qatari d’Al-Arabi a suivi du banc la victoire de prestige des siens sur la Seleção.
À la trêve internationale de septembre, la surprise venait de sa présence sur le flanc gauche, où il avait démarré comme titulaire, face à l’Algérie (0-1, 12 septembre 2023). Depuis, le sélectionneur national mise sur un duo défensif Koulibaly-Niakhaté et ne déroge plus à ce choix. Et pour voir l’ex-défenseur du PSG démarrer un match du Sénégal dans l’axe, c’est vers la 5ème journée des éliminatoires de la CAN 2024 (Benin / Sénégal 1-1, 17 juin 2023) qu’il faut se tourner, il y a encore quatre mois. Pire, le désormais ex-binôme de «KK3» peut ne plus être le premier choix sur le flanc gauche, où l’éclosion d’Ismail Jakobs pourrait lui faire de l’ombre. Plus question pour autant de reléguer sur le banc le joueur de l’AS Monaco, selon plusieurs observateurs.
Titulaire à tous les matchs de la CAN et du Mondial
Celui qui a été titulaire à tous les matchs de la Coupe du monde 2022 et de la Coupe d’Afrique Cameroun-2021 n’est plus l’option numéro 1 d’Aliou Cissé pour accompagner Koulibaly dans l’axe de la défense. Avec l’arrivée de Moussa Niakhaté, qui s’affirme sur la durée, il change de statut plus vite que prévu. Gagner une place en sélection n’est pas chose facile. Et gagner une place en équipe nationale quand on sait que, a priori, elle n’est plus pour soi ne doit pas être facile à vivre. Pourtant, c’est sans aucun état d’âme qu’Abdou Diallo s’assoit sur le banc des Lions. Il vit ces derniers mois en sélection avec un double statut : en plus d’être un remplaçant modèle, il est un vrai cadre dans l’effectif sénégalais. Et il y a fort à parier qu’«El Tactico» aura besoin de son expérience à la CAN Côte d’Ivoire-2023. Il a été de l’aventure camerounaise quand le Sénégal remportait la CAN 2021.
Alors qu’il était cité parmi les cadres à la Coupe du monde au Qatar, le défenseur polyvalent perd sa place de titulaire au sein de la défense centrale. La concurrence à ce poste (Kalidou Koulibaly, Abdoulaye Seck, Moussa Niakhaté et Abdoulaye Niakhaté Ndiaye) impose des choix difficiles. Qu’importe pour le sélectionneur. Avec Aliou Cissé, un compliment à la CAN 2021 ne présage pas forcément d’une titularisation l’édition suivante. Une situation paradoxale déjà vécue par d’autres joueurs, et pas les moins talentueux.
Sa dernière tentative réussie contre le Cameroun (1-0), lundi dernier à Lens, montre ô combien Sadio Mané est devenu un spécialiste dans cet exercice. Même si sa façon de tirer reste à parfaire, il réussit à faire trembler les filets adverses.
Le penalty est un exercice qui peut paraître facile, mais il requiert un mental solide et de ne pas succomber à la pression. Certains joueurs ont toujours su rester calme et transformer la plupart de leurs penalties, surtout dans les moments importants.
En 2002, Khalilou Fadiga faisait bien ce En 2002, Khalilou Fadiga faisait bien ce travail en équipe nationale. Il ne tremblait jamais quand il s’agissait de poser le ballon sur le point de penalty, s’élancer avant de botter avec la manière le cuir. Mais depuis la retraite du «gaucher magique», ce profil était devenu rare en sélection. D’Ousmane Ndoye à Henry Saivet en passant par Pape Kouly Diop, personne n’a fait oublier Fadiga. On pensait à Sadio Mané pour exceller dans cet exercice, mais le joueur de Liverpool a mis du temps avant de confirmer.
«J’ai bien travaillé les penaltys en club»
Lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2019 en Égypte, l’ancien attaquant de Metz avait manqué un penalty provoqué par Ismaïla Sarr contre le Kenya (3-0) en poule. Derrière, il avait rectifié le tir en transformant le second péno sénégalais de la rencontre. En 8èmes de finale contre l’Ouganda (1-0), alors qu’il voulait se faire justice, Mané avait vu son tir stopper par le gardien ougandais Denis Onyango. Heureusement, il avait réussi à se racheter en marquant l’unique but de la rencontre sur un exploit personnel. À la fin du match, il était chambré par Idrissa Gana Guèye. «Sadio, tu ne tireras plus nos penaltys hein», rigolait le Parisien en zone mixte.
Certes c’était dans un ton moqueur, mais Sadio Mané a vite compris qu’il fallait laisser la place aux autres et continuer à travailler pour mériter un statut de tireur indiscutable. «J’avais pris du recul pour mieux sauter. J’avais dit que je vais laisser les penaltys aux autres pour le bien de l’équipe et je pense que c’était normal, du coup je suis retourné en club pour bien travailler. Après, on ne sait jamais avec les penaltys mais en tout cas ce qui est sûr, il faut faire l’effort pour récolter les fruits de son travail et cela a toujours été mon cas», avait-t-il confié après avoir offert la victoire sur penalty au Sénégal dans les arrêts de jeu contre Zimbabwe (1-0) lors de la 1ère journée de la CAN-2022.
Le sang-froid devant Ederson
Avant de rejoindre le Cameroun pour la CAN remportée par les Lions, Mané restait sur cinq penaltys consécutifs transformés. Il avait démarré cette belle série par la Guinée-Bissau (2-0) à Thiès en novembre 2020 dans le cadre de la 3ème journée des éliminatoires de la CAN-2022. Sadio avait transformé un penalty provoqué par Ismaïla Sarr. L’ancien joueur de Liverpool récidivera en juin 2021 face à la Zambie (3-1) et au Cap-Vert (2-0) en amical. Encore deux pénos provoqués par Iso. En début septembre de la même année à Brazzaville lors de la 2ème journée des éliminatoires du Mondial-2022, Sadio avait clos le festival par un nouveau penalty transformé. De retour de Yaoundé, Sadio avait démarré les éliminatoires de la CAN-2024, tout en maitrise. Sur les trois buts marqués contre le Bénin (3-1) en juin 2022, les deux ont été inscrits sur penalty. Quelques jours plus tard, sa nouvelle tentative réussie face au Rwanda (1-0) avait libéré les siens. Buteur sur penalty contre la Bolivie (2-0) en septembre 2022 en amical à Orléans (France), Mané avait également brillé dans cet exercice en juin dernier contre le Brésil (4-2) à Lisbonne (Portugal). Auteur d’une magnifique enroulée qui n’avait laissé aucune change à Ederson, Mané reviendra pour enfoncer le gardien de Manchester City, cette fois-ci sur penalty dans les arrêts de jeu.
Onana pris à contre-pied
Après Ederson, c’est André Onana qui a mordu la poussière face à Sadio Mané. Lundi dernier face au Cameroun, l’attaquant du club saoudien d’Al-Nassr a marqué l’unique but de la rencontre sur penalty (35’), après une faute sur son capitaine Kalidou Koulibaly, ceinturé par le défenseur camerounais Oumar Gonzalez dans la surface sur un coup franc venu de la gauche. Au moment de tirer, il avait sans doute en tête le penalty manqué lors de la séance des tirs au but contre le même Cameroun en quart de finale de la CAN-2017. Face à Fabrice Ondoua, Mané avait vu ton tir arrêté par le portier des Lions indomptables.
La maladresse puis la délivrance face à Gabaski
«On n’oublie pas mais on essaie de tirer des leçons. C’est ce que j’ai fait, du coup je n’ai pas tremblé», a confié celui qui a pris sa revanche sur le Cameroun, en attendant un nouveau duel avec André Onana, le 19 janvier prochain lors de la 2ème journée de la prochaine CAN en Côte d’Ivoire. Depuis juin 2021, seul Mohamed Abou Gabal dit «Gabaski» a réussi à arrêter un penalty du Lion. En finale de la CAN-2022 contre l’Égypte (0-0, TAB 4-2), Sadio Mané avait raté sa première tentative dans le match avant de rectifier le tir lors de la séance des tirs au but. Auteur du penalty décisif, il avait envoyé tout le Sénégal au «paradis».
Aliou FAYE
Sélection : les dix derniers penaltys transformés par Mané