Depuis 2010, aucune équipe sacrée à la CAN n’a réussi à garder son titre l’édition suivante. Dans un entretien, Abdoulaye Diaw, journaliste-chroniqueur sportif s’est exprimé sur la difficulté à enchaîner deux victoires d’affilée en finale de Coupe d’Afrique des nations.
Sur le statut du Sénégal
« Le Sénégal a un statut à défendre. Mais, en football il est plus facile de progresser que de rester au plafond. Aujourd’hui, le Sénégal donne l’impression d’être l’équipe au plafond. L’équipe championne est toujours dans le collimateur de ses adversaires. Une équipe qui gagne contre le champion en titre se taille une nouvelle réputation. C’est pourquoi, il est plus facile de gagner le titre que de le conserver. Enchaîner les trophées en Afrique est beaucoup plus difficile aujourd’hui. »
L’envie de barrer la route au champion en titre
« Chez l’adversaire, l’envie sera forte de barrer la route à l’équipe championne en titre. Alors, il faut jouer comme un leader. Le Sénégal est l’adversaire à battre. Il sera très attendu, surtout parce que nous avons deux pays voisins dans notre poule. Contre la Gambie, ce sera un derby. Face à la Guinée aussi ce sera un match disputé. Ils (la Guinée et la Gambie) se feront le plaisir de battre l’équipe championne en titre. »
L’Egypte détient le record
« Face aux champions, l’adversaire aura peur. C’est au Sénégal d’essayer de tirer profit de cette situation. Il faut absolument qu’on en tire profit. En football, il n’y a jamais d’équilibre. On est tout le temps à la recherche de l’équilibre et c’est difficile à réaliser. Depuis l’Egypte en 2008 et 2010, si je ne me trompe, aucune équipe n’a réussi à conserver son titre. Les supporters sénégalais n’auront pas la même pression que quand nous n’avions pas encore gagné le titre. »
Grâce à sa victoire sur Abha FC (7-0), Al-Hilal de Kalidou Koulibaly accentue son avance en tête de la Saudi Pro League. Al-Nassr de Sadio Mané, qui accueille Al-Ettifaq, ce vendredi, essayera de réduire l’écart qui le sépare de la formation de Kalidou Koulibaly. Al-Ahli FC de Edouard Mendy ira défier Al-Hazem.
Soirée parfaite pour Al-Hilal de Kalidou Koulibaly. Dans un premier temps en s’imposant largement face à Abha FC (7-0) et dans un deuxième en profitant du match en moins de son dauphin, Al-Nassr. De quoi conforter sa place de leader en creusant l’écart qui le sépare de la formation de Sadio Mané.
En s’imposant 7-0 contre le 16ème de la Saudi Pro League, hier jeudi, les coéquipiers de « KK », leaders et toujours invaincus en championnat, ont décroché leur plus large victoire à domicile cette saison. Cette nouvelle victoire de la formation du roc sénégalais a été acquise à l’issue d’un match dominé de fond en comble. C’est le 11ème succès consécutif de Al-Hilal en Championnat. Le club de Riyadh (50pts) reprend provisoirement 13 points d’avance sur le dauphin, Al-Nassr (37pts).
Toujours dans la cadre de la 18ème journée de la Saudi Pro League, Al-Nassr (2ème, 37 pts) accueille Al-Ettifaq (8ème, 24 pts), ce vendredi. Les coéquipiers de Cristiano Ronaldo, avec un match en moins, tenteront de réduire l’écart qui les sépare du leader, avant la trêve hivernale.
Edouard Mendy vise un 5ème clean sheet en championnat
Le gardien sénégalais, Edouard Mendy, et ses coéquipiers de Al-Ahli FC (3ème, 34pts) se rendront à l’Al-Hazem Club Stadium (Ar Rass) pour affronter le 18ème du Championnat d’Arabie Saoudite. C’est la première fois que ces deux équipes vont s’affronter.
Auteur de son quatrième clean sheet de la saison face à Al-Feiha, jeudi dernier, le portier sénégalais aura à cœur de préserver cet après-midi sa cage vierge face à Al-Hazem SC, une manière de soigner ses statistiques 6 matchs (TCC) sans prendre le moindre but.
En Serie A, l’AC Milan se déplacera, ce vendredi, sur la pelouse de la Salernitana de Boulaye Dia, lanterne rouge du championnat italien. L’attaquant sénégalais a disputé douze rencontres de Championnat sous le maillot de Salernitana et a marqué quatre buts. Il vise une 5ème réalisation en championnat.
Il faut noter que plusieurs clubs de Premier League ont essayé ces derniers jours de convaincre Boulaye Dia à rejoindre leurs rangs. Mais son club n’a pas encore confirmé l’intention de se séparer de lui.
On peut compter le nombre de matchs du Championnat national qu’il a regardés. Même la dernière finale de la Coupe du Sénégal, considérée pourtant comme la fête du football, Aliou Cissé a brillé par son absence. Comme lors des sacres du Chan et des petites catégories (U17 et U20). Aujourd’hui, ce n’est donc pas une surprise si aucun joueur local ne figure dans sa pré-liste des 55 pour la Can 2023.
C’est la presse algérienne qui donne l’info : suite à l’accident tragique survenu mercredi au sein du club Mc El-Bayadh, causant le décès de deux membres du club, la Fédération algérienne de football a pris la décision de suspendre toutes les activités footballistiques prévues ce week-end sur l’ensemble du territoire national, toutes divisions et catégories confondues, et ce jusqu’à nouvel ordre. Selon nos confrères, cette décision a des répercussions directes sur le programme prévu par le sélectionneur des Fennecs, Djamel Belmadi. Celui-ci avait en effet l’intention de superviser certains joueurs du championnat avant le début imminent de la Can que la Côte d’Ivoire accueille du 13 janvier au 11 février 2024. Cette tragédie, poursuivent nos confrères, risque de chambouler ses plans, compromettant ainsi la possibilité d’observer les joueurs locaux, présélectionnés dans la pré-liste des 55, avant la finalisation de la liste des 27 pour «Côte d’Ivoire 2023».
Il faut dire qu’en Algérie, comme aussi dans d’autres pays, au moins le sélectionneur national pense et s’occupe des joueurs locaux. Ce qui n’est pas le cas au Sénégal où Aliou Cissé s’en «foot» du Championnat national, encore moins des joueurs qui y évoluent.
En témoigne, la pré-liste des 55 pour la Can où n’y figure aucun joueur local. Le coach des Lions ayant préféré compléter sa liste élargie par des joueurs professionnels «inconnus».
Une incohérence incompréhensible dans la démarche du sélectionneur vis-à-vis de notre championnat de Ligue Pro dont ses acteurs ont été pourtant sacrés champions d’Afrique lors du dernier Chan.
Une option qui tranche, par exemple, avec celle d’un technicien comme Hervé Renard. Ce dernier, du temps où il était sélectionneur du Maroc, ayant pris la bonne habitude de suivre partout les sélections et clubs marocains.
Démotivant pour les locaux qui ont compris que pour être sélectionné il faut quitter le pays Mais dans les faits, cette décision de Aliou Cissé ne doit pas surprendre. En effet, voilà un technicien qui s’occupe de tout sauf du foot local. En effet, très rarement il s’est déplacé pour assister aux matchs du Championnat national. Pire, Cissé n’a pas jugé utile d’assister à la dernière finale de la Coupe du Sénégal, pourtant considérée comme la fête du foot sénégalais. Confirmant un manque de respect pour le foot local.
Evidemment, un tel comportement venant du patron de la Tanière, n’est pas pour motiver les locaux, conscients de l’importance de jouer sous les yeux du sélectionneur national. D’ailleurs, ces derniers ont fini de comprendre que pour être sélectionnable, il faut quitter le pays. L’ancien gardien du Casa Sports, Alioune Badara Faty, étant une exception.
Comme quoi, ce n’est pas Aliou Cissé qui va faire demain la promotion du championnat sénégalais… après le formidable job réalisé par Serigne Saliou Dia (U17), Malick Daf (U20) et Pape Thiaw (Chan).
Pré-liste des 55 sans locaux : Seuls le Sénégal et la Guinée-Bissau…
Le Sénégal et la Guinée-Bissau sont les seuls des 24 pays qualifiés pour la Can 2023 en Côte d’Ivoire, à ne disposer d’aucun joueur évaluant dans le championnat local dans les listes élargies soumises à la Caf.
Dans la liste de Aliou Cissé, les joueurs présélectionnés évoluent dans les championnats de France en majorité, d’Angleterre, de Belgique, d’Espagne, de Rd Congo, de Turquie, du Maroc, du Soudan, de Chypre, de Tanzanie, du Qatar et d’Arabie Saoudite.
Pour la Guinée-Bissau, l’absence de locaux peut se comprendre au regard du niveau de son championnat. Les joueurs de la liste du coach bissau-guinéen, Baciro Candé, évoluent notamment dans les championnats de Turquie, d’Egypte, de Suisse, de France, de Grèce, de Russie, d’Allemagne, d’Angleterre, du Portugal, entre autres.
A contrario, des équipes comme l’Angola, l’Afrique du Sud et l’Egypte ont présenté une liste avec une forte majorité de joueurs locaux et moins de 10 joueurs évoluant à l’étranger. Avec aps
El Hadji Ousseynou Diouf a dit ses vérités sur les tensions actuelles au niveau du Comité national des supporters (12e Gaïndé »), les succès du football sénégalais et le niveau du championnat d’Arabie Saoudite où évoluent Sadio Mané, Koulibaly, Habib Diallo…L’ancien international s’exprimait, ce jeudi à Dakar, lors d’une cérémonie organisée par Canal+ en direction de la Coupe d’Afrique des Nations 2023.
Youssouf Sabaly est écarté des terrains depuis septembre, à cause notamment d’une nouvelle blessure qu’il avait contractée en novembre alors qu’il s’apprêtait à faire son retour. Sera-t-il remis pour la CAN ? Sans doute. Mais, surtout, pourra-t-il enchaîner les matchs ?
Du tragique de répétition. Comment qualifier la carrière de Youssouf Sabaly ? Quand on pense que plus rien ne lui arrivera et qu’il pourra désormais enchaîner les rencontres après une blessure, c’est à ce moment que le mal se (re)produit. Alors qu’il s’apprêtait à faire son retour sur les terrains, en étant même sur le banc des remplaçants lors d’un match du Real Betis contre Majorque le 4 novembre, le latéral droit s’était reblessé à l’entraînement trois jours plus tard. Une fois de plus.
Souffrant d’une entorse de grade 2 du ligament latéral interne du genou droit, une blessure différente de celle qu’il avait contractée contre l’Algérie, en septembre dernier, Sabaly n’a donc toujours pas repris la compétition. Moins encore, il n’est plus apparu à l’entraînement collectif du Real Betis depuis plus d’un mois et demi. Et même s’il devrait revenir au tout début de l’année 2024, peut-on imaginer un joueur (si) fragile tenir sept matchs à la CAN si les Lions se hissent en finale ?
« Espérons qu’il récupérerait le plus tôt possible pour jouer »
Tout simplement, peut-on voir Youssouf disputer trois rencontres en neuf jours (15-23 janvier), durant la phase de groupes ? Difficile à croire connaissant l’historique de ses blessures. Sa première saison avec le Real Betis avait déjà été marquée par une longue blessure, ce qui l’avait d’ailleurs privé de la CAN 2021. La situation semble donc assez complexe, même si joueur semble bien décidé à être du rendez-vous en Côte d’Ivoire, et son club ne mettrait pas son veto sur sa participation.
« C’est toujours un honneur pour un club de voir son joueur être appelé avec sa sélection, positive l’entraîneur du Real Betis, Manuel Pellegrini, ce mercredi, après avoir été questionné sur une probable sélection de Sabaly pour la CAN. Youssouf (Sabaly) s’est blessé depuis un certain temps et je ne sais pas s’il sera appelé ou non (pour la CAN). Espérons qu’il récupérerait le plus tôt possible pour jouer, que ce soit avec sa sélection ou avec nous. » Le message est donc clair du côté d’Heliópolis.
Sabaly assure en CAN ou au Mondial
À l’heure actuelle, la participation de Youssouf Sabaly à la CAN ne semble faire aucun doute. Et si le joueur formé au Paris Saint-Germain doit avoir un planning d’entraînement spécial, comme l’avait déjà fait comprendre Aliou Cissé, et s’il doit souvent être ménagé, le sélectionneur dispose déjà des alternatives qui tiennent la route. Krépin Diatta a été repositionné à ce poste sur les dernières rencontres des Lions. Formose Mendy et Noah Fadiga n’attendent que leur chance un jour.
Toutefois avec Youssouf Sabaly (32 sélections), pas trop d’inquiétudes à se faire si le joueur parvient à être officiellement apte à disputer une compétition majeure avec l’Equipe Nationale du Sénégal. À chaque fois qu’il a été présent en Coupe d’Afrique (2019) et Coupe du Monde (2019 et 2022), le latéral droit est toujours parvenu à tenir sa place, sans se plaindre d’une blessure. Pourra-t-il faire de même en Côte d’Ivoire, en allant jusqu’au bout pour remporter « sa » CAN ? Que Dieu le fasse !
Deux combats dans l’année, c’est bien ce que va réussir Serigne Ndiaye 2, en 2023. Après son combat victorieux devant Eumeu Sène Jr, le 21 Mai 2023, le poulain de Tapha Guèye et de Katy Diop remet le nguimb, le 25 Décembre 2023, contre Bébé Saloum.
Serigne Ndiaye, c’est celui qui a survolé le Drapeau du chef de l’Etat 2022, à Diourbel, en rentrant avec trois médailles d’or : par équipe, en open et en catégorie des lourds. Serigne Ndiaye 2, c’est aussi celui qui a soulevé Franc au stadium Iba Mar Diop, juste après que ce dernier lutteur eut battu Sokh, à l’Arène nationale. Serigne Ndiaye 2, c’est l’un des plus grands espoirs de Fass actuellement pour régner dans l’arène. Serigne Ndiaye 2, c’est enfin celui dont Tapha Guèye disait, récemment, qu’il était plus fort que les Balla, Eumeu et autre Modou Lô.
C’est ce lutteur, dont toute une écurie n’attend rien d’autre que la victoire devant Bébé Saloum, qui sera dans l’arène le 25 Décembre prochain. Or, bien que très irrégulier ces dernières années, Bébé Saloum a montré, face à Baye Mandione, qu’il n’était pas un lutteur à vite enterrer. Favorissime, Serigne Ndiaye 2 dispute, certainement, un combat-piège face à un adversaire qui a pourtant battu des lutteurs tels Garga Mbossé, Birahim 2, Modou Anta, entre autres champions.
Palmarès Serigne Ndiaye 2
7 victoires
Dictionnaire (19 avril 2014), Ousmane Ndir 2 (8 juin 2014), Oumanga (3 mai 2015), Ndiaga Sarr 2 (10 mai 2018), Libidor (22 décembre 2019), Cobra 2 (13 février 2022), Eumeu Sène Jr (21 mai 2023)
2 défaites
Zambala après recours (10 juin 2015), Franc (13 mai 2016)
La liste d‘Aliou Cissé a récemment été dévoilée. Une liste élargie de 60 joueurs en prévision de la Coupe d’Afrique des Nations que la CAF a reçue, il y a quelques jours. Cinq grands absents y sont notés.
Une liste d’Aliou Cissé basée sur des choix forts
Parmi les 60 joueurs pré-sélectionnés, au moins 5 absents pouvaient légitimement espérer figurer dans la liste finale. Cependant, les choix finaux d’Aliou Cissé ont suivi une certaine logique, le coach privilégie la continuité. On note notamment la présence de Nampalys Mendy (31 ans, RC Lens) et de Youssouf Sabaly (30 ans, Real Betis), actuellement blessés. Bien que leur inclusion soit encourageante, leur participation effective dépendra avant tout de leur condition physique au moment de la composition de la liste finale.
La liste d’Aliou Cissé comprend également des nouveaux venus, tels que le capitaine du Havre Arouna Sanganté, l’attaquant de l’AS Saint-Étienne Ibrahima Wadji, le Barcelonais Mamadou Fall, ainsi que les internationaux U23 Rassoul Ndiaye, Moussa Ndiaye, et l’international U20 Seydou Sano. Bien qu’ils n’aient jamais été appelés avec l’équipe nationale senior, leur présence dans cette pré-sélection illustre l’émergence de jeunes talents sénégalais aspirant à rejoindre les rangs de l’équipe première, même si leur inclusion finale semble peu probable.
Les grands absents de la liste d’Aliou Cissé à la CAN 2023 :
1 – Mbaye Niang
Avec la sélection sénégalaise, il a connu de très beaux moments et d’autres plus compliqués. Lors du Mondial 2018, aux côtés de Sadio Mané, Mbaye Niang était l’atout offensif des « Lions ». Sa palette technique, son gabarit et son sens du but permettaient au Sénégal de faire mal à n’importe quelle équipe. Mais ça, c’était avant. Il ne fait plus partie des plans de Aliou Cissé depuis quelques années maintenant.
Pourtant, Mbaye Niang a brillé en club, cette saison. Alors qu’il évolue en Süper Lig du côté de l’Adana Demirspor, l’attaquant sénégalais a marqué 8 buts pour une passe décisive en 16 matchs de championnat. Une renaissance au plus haut niveau qui aurait pu lui donner la possibilité de revenir en sélection. Hélas, ce ne sera pas pour cette CAN 2023.
2 – Henri Saivet
Milieu de terrain, capable de jouer comme relayeur ou en offensif, Henri Saivet peut également dépanner sur un côté. Son atout rare, c’est qu’il est capable d’exécuter les coups de pied arrêtés. Une belle patte droite qui peut décanter certaines situations périlleuses. À l’image de Mbaye Niang, il n’est pas cette liste d’Aliou Cissé.
Aujourd’hui âgé de 33 ans, le natif de Dakar évolue désormais en Ligue 2 française. Cette saison, en bon capitaine, il a disputé 14 rencontres pour 6 buts et 3 passes décisives. Toujours aussi impactant dans le jeu, son absence en sélection trouvera d’autres explications que le côté purement sportif.
3 – Mbaye Diagne
Renard des surfaces, l’attaquant sénégalais est un buteur né. C’est simple, il ne sait que marquer des buts, rien d’autre. Et c’est tellement important. Mbaye Diagne a l’art de se trouver dans les bons espaces au bon moment. Malheureusement, son étincellement en clubs ne s’est jamais traduit par une bonne présence en sélection.
Désormais joueur d’Al-Qadsiah FC, en D2 d’Arabie Saoudite, il a marqué 6 buts et délivré une passe décisive en 12 matchs disputés. L’attaquant n’a donc pas perdu son sens du but. En sus, la destination qu’il a choisie, après une année passée à Karagümrük, en D1 Turque, est le lieu d’expression des stars de l’équipe nationale (Sadio Mané, Kalidou Koulibaly). Son absence dans cette liste, à l’image des deux premiers cités, relève d’autres aspects outre que le football seulement.
4 – Pape Alioune Ndiaye
Calme et réfléchi dans son jeu, PAN est l’un des joueurs qui manque à l’appel pour cette Coupe d’Afrique. Aliou Cissé a décidé de ne pas le mettre dans sa présélection. Pas du tout surprenant, si l’on sait qu’il a cessé de l’appeler depuis plusieurs années maintenant.
Il joue actuellement en première division turque avec l’Adana Demirspor. Ici, il a disputé 9 matchs de championnat cette saison sans être un vrai titulaire. En Europa League, aussi, il a joué 2 rencontres. Le milieu de terrain sénégalais fait partie du lot de joueurs zappés, depuis quelques années par Aliou Cissé, pour des raisons qu’il connaît. Toutefois, pour bon nombre de Sénégalais, le profil percutant de l’ancien de Diambars est unique en sélection.
5 – Amara Diouf
Dernier de la liste, le jeune Amara Diouf (15 ans) était attendu par certains supporters sénégalais. Pour beaucoup, comme Claude Leroy par exemple, il fallait l’amener avec le groupe « pour qu’il gagne du temps ». Seulement, le jeune joueur est actuellement blessé et est en rééducation du côté du FC Metz.
C’est peut-être l’une des raisons de son absence dans cette liste d’Aliou Cissé. En sus, il est encore très jeune, le mettre dans le groupe pro pour une compétition aussi prestigieuse pourrait casser son rythme de croissance et briser toute sa carrière internationale.
Dans le milieu du foot professionnel, la communication d’un joueur est très importante. Surtout quand il joue en Premier League, un championnat considéré comme le meilleur du monde et qui est devenu si exigeant. Justement, c’est cette atmosphère assez particulière qu’a découverte Nicolas Jackson et qui forcément, pour un jeune joueur de 22 ans, vit une pression permanente, amplifiée par son statut de joueur de Chelsea, un club de renom qu’on ne présente plus.
Au-delà de cette pression sur le terrain, il y a une autre, plus féroce, venant des fans et supporters. Et ces derniers ne mettent pas de gants pour «rentrer dedans» les joueurs quand les perf’ ne suivent pas. D’où la nécessité de faire preuve de lucidité et ne pas tomber dans le piège de ces inconditionnels qui vivent leur passion intensément.
Et cela passe par une bonne communication. Ce qu’apparemment n’a pas compris Jackson qui, quelquefois, dérape dans sa com’. Comme dans sa dernière sortie où répondant à ses détracteurs, il a maladroitement lâché des propos comme : «Tout le monde raconte des conneries.» «Je me fiche de ce que disent les gens. Ce sont juste des gens qui ne connaissent pas le football.»
Une sortie maladroite qui n’est pas la première, si on se réfère à celle balancée comme réponse à ceux qui lui reprochent ses nombreux cartons jaunes (7 avertissements sur 11 matchs). «Cela ne me dérange pas de recevoir 40 cartons jaunes si je marque 30 buts», avait-il dégainé.
Des propos que ses dirigeants n’ont sûrement pas appréciés. Sachant l’impact de ces cartons jaunes sur le joueur et surtout sur le groupe ; avec au bout des amendes et des suspensions.
En fait, on peut comprendre que dans un environnement où la pression est à son comble, surtout pour un attaquant, que Jackson ne puisse pas cacher son incompréhension face aux critiques. Mais encore faudrait-il y mettre la manière. D’où la nécessité pour l’ancien avant-centre de Villarreal de soigner sa com’. Et à cet exercice, son agent, l’ancien international, Diomansy Kamara, est le mieux placé pour recadrer ce jeune prometteur avant-centre, en apprentissage il est vrai, mais qui a la chance d’avoir la confiance et le soutien de son entraîneur Mauricio Pochettino.
Alors «Jacks», concentres-toi plus sur le terrain et «oublie» les critiques des supporters.
Elles sont d’une importance capitale. Malheureusement sous l’ère Aliou Cissé, elles ne sont pas bien exploitées.
À la CAN 2002, par exemple, c’est sur des balles arrêtées qu’on avait gagné l’Egypte (1-0) et ouvert le score face au Nigéria (2-1) en 1/2 finale.
Mais à l’époque nous avions Fadiga qui savait milimetré ses centres. Actuellement, au sein de l’équipe nationale, on a vu que Gana Gueye et Pape Mactar Sarr sont les tireurs attitrés des lions.
Seulement, en une centaine de corners ou coups francs, ils n’ont jamais su ou pu délivrer une passe décisive comme l’a fait Lamine Camara lors du match opposant le PSG à Metz (3-1).
Entré à la 62e minute, il ne lui a fallu que 10 minutes pour déposer le ballon sur la tête d’Udol (72e) après un corner majestueusement bien tiré. Son but des 58 mètres prouve qu’il est un tireur d’élite.
Rien que cet aspect devrait plaider à sa titularisation au sein de l’équipe nationale pour la prochaine Can 2024 car il est un milieu de terrain complet. En plus d’être technique, Lamine Camara devra être le tireur attitré des lions sur les balles arrêtées comme l’a été Fadiga avec la génération 2002.