Après avoir opté de défendre les couleurs du Maroc, Sofiane Diop s’est exprimé sur son compte Instagram et pas une seule fois, il n’a cité le nom du Sénégal .
L’attaquant de l’OGC Nice de déclarer que :« Je suis fier d’avoir intégré la sélection Marocaine et de rejoindre les lions de l’Atlas.
Cette décision est le reflet de mes racines Marocaines et de mon attachement profond à ce pays. Je suis fier de pouvoir représenter le Maroc, sa culture riche, son histoire et son peuple.
Je suis reconnaissant pour cette opportunité et je vais m’efforcer de tout donner sur le terrain pour honorer mon pays et faire honneur à mes couleurs. »
Même s’il est utilisé sur les côtés dans son club, Sofiane est connu pour être un excellent meneur de jeu avec une facilité de dribble mais surtout son talent sur les balles arrêtées. Des qualités qui font de lui un joueur assez spécial. Une recrue de taille pour les 1/2 finalistes du mondial 2022 qui envisagent d’offrir au Maroc sa seconde Coupe d’Afrique après celle remportée en 76.
Il fait partie des ces reds qui ont offert à Liverpool la Premier League, le championnat, la champions League et la super coupe d’Europe.
Roberto Firmino , qui accompagnait Salah et Sadio Mané pour le trio de feu, est revenu sur la gueguérre entre les deux joueurs.
Firmino de déclarer que: « Je connaissais très bien ces gars, peut-être mieux que quiconque. C’était moi sur le terrain, en plein milieu d’eux. J’ai vu de mes propres yeux les regards, les grimaces, le langage corporel, l’insatisfaction lorsque l’un était en colère contre l’autre. Je pouvais le sentir. »
« Je ne sais pas s’il en était conscient ou non, mais Salah frustrait tout le monde lorsqu’il ne passait pas le ballon. »
Firmino de poursuivre à propos de Sadio Mané que: « « Mané était plus intense dans les bons comme dans les mauvais moments. C’était le plus explosif de nous trois et c’était aussi la personne avec qui j’avais le plus de liberté pour discuter de ce sujet. Je lui parlais toujours, lui donnais des conseils, essayais de le calmer. »
Après l’ailier gauche Aboubakry Koita qui a décidé de jouer pour les Mourabitounes, c’est au tour de Sofiane Diop de tourner le dos au Sénégal pour choisir finalement le Maroc.
Sofiane Diop a longtemps frappé sur les portes de l’équipe nationale mais a toujours été ignoré par Aliou Cissé. A l’heure où Sadio Mané est rattrapé par le poids de l’âge, Sofiane Diop aurait pu constituer une alternative crédible sur le flanc gauche. Malheureusement, Aliou Cissé en a décidé autrement.
Sofiane Diop (23 ans) aurait pu nous apporter beaucoup d’autant plus qu’il peut aussi jouer comme numéro 10. Un autre gâchis serait-on tenté de dire au moment où toutes les équipes se renforcent.
De nouveau blessé, le latéral droit sénégalais, qui est déjà incertain pour le début des éliminatoires de la Coupe du monde 2022, risque de rater une nouvelle fois la Coupe d’Afrique des Nations.
Quand il est sur le terrain, il déçoit rarement. En club comme en sélection, il donne entière satisfaction.
Youssouf Sabaly, c’est «la polyvalence, mais aussi beaucoup de tonicité. C’est important pour un latéral, parce qu’on est souvent provoqué par des joueurs qui ont des qualités techniques au-dessus de la moyenne. Il a un petit gabarit et un centre de gravité très bas. Il n’a pas forcément une super première relance longue, mais, avec sa vivacité dans le jeu, il arrive à trouver des relais et à être très bon offensivement», avait décrypté Habib Bèye, un ancien de ce poste en sélection.
Indiscutable partout où il passe, le natif de Chesnay fait rarement une saison complète à cause de son corps qui le lâche souvent au mauvais moment.
Il y a quelques jours, il sortait de l’infirmerie avec l’envie et le souhait de ne plus connaître une blessure jusqu’à la fin de l’exercice. Malheureusement, Sabaly a rechuté en pleine séance d’entraînement.
55 matchs ratés depuis son arrivée en Andalousie
«Après examens effectués par les services médicaux du club, il est confirmé qu’il souffre d’une entorse de grade 2 du ligament latéral interne du genou droit», selon le rapport médical du Betis publié mardi dans la soirée.
Ça commence à faire beaucoup pour l’international sénégalais qui a déjà raté 55 rencontres depuis son arrivée à Betis à l’été 2021. Avec seulement 3 matchs disputés cette saison, Sabaly a déjà raté 11 avec son club.
En 2022-2023, l’ancien des Girondins de Bordeaux avait manqué 14 matchs, toutes compétitions confondues, à cause d’une blessure musculaire.
C’était encore pire lors de la première saison en Liga. Victime d’une blessure aux ischio-jambiers contractée le 7 août 2021 contre l’AS Rome en amical, il avait été opéré de la lésion tendineuse du grand fémur de la jambe gauche. Il sera ensuite éloigné des terrains pendant cinq mois. Conséquence : Sabaly manquera la Coupe d’Afrique des Nations en 2022 au Cameroun.
Forfait contre Soudan du Sud et Togo
En sélection, Youssouf Sabaly devrait encore attendre avant d’effectuer son retour dans la Tanière. Sorti sur blessure face à l’Algérie (0-1), le 12 septembre dernier à Diamniadio, le latéral droit de 30 ans avait raté le rassemblement des Lions à Lens contre le Cameroun (1-0).
Avec cette nouvelle blessure, le vice-champion d’Afrique 2019 devrait encore manquer les prochaines sorties de l’équipe nationale. Le 18 novembre prochain, le Sénégal fera face au Soudan du Sud dans le cadre de la 1ère journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2022. Trois jours plus tard, les Lions défieront le Togo à Lomé. C’est ce vendredi que le sélectionneur Aliou Cissé va publier sa liste pour ces deux rencontres.
Une participation à la CAN menacée
À moins de deux mois du coup d’envoi de la 34ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations en Côte d’Ivoire, il n’est pas certain de voir Sabaly fouler les pelouses ivoiriennes. Ce qui pousserait Aliou Cissé à se tourner déjà vers son remplaçant.
Sur le flanc droit, Krépin Diatta pourrait être une sérieuse option. Depuis le début de la saison, il est utilisé en tant que piston à l’AS Monaco. Il a joué le même rôle, et avec brio, lors de la rencontre amicale contre le Cameroun (1-0).
L’autre option pourrait être Bouna Sarr. Absent de la Tanière depuis mars 2022, le joueur du Bayern Munich a souvent été zappé à cause de son faible temps de jeu en Bavière. Maintenant qu’il enchaîne les apparitions, même si en tant que remplaçant, l’ancien de l’Olympique de Marseille a de l’expérience pour occuper ce poste.
Mod’Lo fera face à Boy Niang 2 le 1er janvier dans un autre combat royal. Mais pour les fans XLO, il n’y a pas de raison de paniquer car le roi va entrer à Pikine et rentrer aux Parcelles Assainies tranquillement avec la couronne. C’est l’assurance faite par Khadim Gadiaga président de l’écurie Rock Energie qui a accordé un entretien avec SourceA. Fondateur de l’association nationale des lutteurs en activité, l’ancien champion est revenu les certitudes qu’il avait de son poulain lors du combat contre Ama Baldé. Sur son magistère que XLO a connu et défendu le titre de roi des arènes. Khadim Gadiaga proche collaborateur du Premier Ministre Amadou Ba, souhaite voir cette étroite chanceuse porter ce dernier jusqu’à la magistrature suprême
‘’SourceA’’ : Alors les mots du patron de l’écurie Rock Energie après la victoire de votre poulain ?
Khadim Gadiaga : On rend grâce à Dieu, on félicite notre champion Mod’Lo mais nos encouragements également à Ama Baldé. Tous les deux ont fait preuve de sportivité et de Fair Play, malgré le fait que beaucoup de choses ont été dites pendant 4 ans. Certains allaient même jusqu’à dire que le combat présente beaucoup de dangers, peut-être c’est qui a fait que beaucoup de gens n’ont pas fait le déplacement pour venir au stade. Mais avec l’aide de Dieu tout s’est bien passé.
‘’SourceA’’ : Voyant l’état physique d’Ama avant le duel, est-ce qu’à un moment vous n’avez pas douté de la victoire XLO ?
Khadim Gadiaga : Non du tout ! Il faut bien se préparer avec le sport de combat, avoir une très bonne stratégie, et avoir un athlète qui est dans de très bonnes conditions de performance. Dans ce cas, on est vraiment tranquille. A chaque combat, Mod’Lo est tout temps prêt pour gagner, et pour ce duel contre Ama Baldé il l’était encore plus.
« En quelques secondes Mod’Lo a pu donner à son adversaires 22 coups, il faut être rapide dans l’action pour le faire »
Ce combat demandait de la vivacité et de la rapidité, il l’a travaillé afin de pouvoir exécuter toutes les actions nécessaires. Il a beaucoup travaillé pour avoir de la force. En quelques secondes Mod’Lo a pu donner à son adversaire 22 coups, il faut être rapide dans l’action pour le faire. On était vraiment très confiant, on savait très bien de quoi est capable notre champion.
‘’SourceA’’ : Le 1er janvier la couronne sera remise en jeu avec un autre fils de Pikine, ça ne sera pas facile n’est-ce pas ?
Khadim Gadiaga : Les potentiels adversaires de Mod’Lo, la majeure partie habite dans la même localité, à Pikine. Le combat contre Boy a été ficelé depuis très longtemps, donc il savait déjà qu’il devait se préparer pour deux combats. Donc rien ne change, on va aborder le combat pour en sortir victorieux.
« Modou était resté longtemps sans combat et on va rester dans une même dynamique jusqu’au 1er janvier »
‘’SourceA’’ : Deux combats en deux mois…C’est pour la première fois pour un choc royal ?
Khadim Gadiaga : Comme je vous l’ai dit. Le combat a été ficelé depuis très longtemps, avant la Covid. Mais cette situation ne doit pas inquiéter un sportif de haut niveau. Après un combat, juste après quelques jours de récupération, l’athlète doit reprendre le chemin des entraînements. Cette situation est même un atout pour Mod’Lo, car ça va lui permettre d’avoir de la compétition. Modou Lo était resté longtemps sans combat et on va rester dans une même dynamique jusqu’au 1er janvier.
‘’SourceA’’ :Mod’Lo va-t-il partir à l’étranger pour préparer le combat face à Boy Niang ?
Khadim Gadiaga : Le combat contre Ama Baldé on l’a préparé ici. Il peut cependant partir pour rendre visite à sa famille, ses enfants sont là-bas, une de ses femmes vit aux Etats Unis. Sinon tous les matériels qu’on trouve là-bas existent dans nos salles de musculations au Sénégal et on trouve ici de très bons coachs adaptés à l’évolution du sport. Les gris-gris c’est bien, mais ce qui est le plus important c’est d’être bien préparé.
A un moment donné si le lutteur lui-même ne veut plus attacher des gris-gris partout sur son corps parce que ça le gène, il faut aussi le comprendre. La lutte doit évoluer, on doit avancer.
‘’SourceA : Mod’Lo est devenu un Ibadou, ça vous ne pouvez pas le nier…
‘’SourceA’’ : Mais est que vous êtes d’accord avec moi que Mod’Lo est l’un des premiers à amener des bouteilles (gris-gris, eau magique) dans l’arène ?
Khadim Gadiaga : Si aujourd’hui il travaille pourque les jeunes départissent de cette vieille pratique, ça c’est une bonne chose. On prie pour que cela continue et il faut que les gens sachent que les gris-gris ne peuvent pas vous donner la victoire. Il faut s’entraîner, travailler et être un très bon athlète si on veut avoir des résultats. Et tout le Sénégal a apprécié la manière dont Mod’Lo s’est comporté sur ce plan. Il a montré que seul Dieu existe et il est le seul capable d’offrir la victoire.
« Beaucoup de gens disent que j’ai une étoile… Que cette étoile poursuive Amadou Ba et qu’il devienne Président de la République »
‘’SourceA’’ : Mais Khadim, depuis que vous êtes président de Rock Energie XLO est roi et il vient de défendre son titre, vous le portez bonheur ou vous avez des pouvoirs mystiques ?
Khadim Gadiaga : C’est toujours un plaisir de m’exprimer à travers les colonnes de SourceA. C’est un journal crédible, et toi Pape on se connait depuis très longtemps alors que j’étais lutteur et on a vu le travail que le vous avez avec la lutte. Mais ces derniers temps vous avez un peu abandonné. Tu préfères aller à la Can ou la coupe du monde et oublier l’arène nationale…Rire
Dimanche 12 novembre 2023 promet d’être une date mémorable pour les fans d’affrontements physiques. La rencontre tant attendue entre Eumeu Sène, alias Tyshinger, et Tapha Tine de Baol Mbollo, est sur le point de se concrétiser dans une arène nationale qui s’annonce bondée. Ce combat, qui retient l’attention de tout un pays, est accompagné de plusieurs autres affiches tout aussi alléchantes, avec notamment Marley contre Mbaye Gouye gui, Kéweul face à Alboury, Coly Faye 2 contre Thiatou Daouda Fall et Jacob Baldé versus Mathieu Preira.
La grande réunion préparatoire de cet évènement d’ampleur se tiendra demain, jeudi, à 11 heures. Les organisateurs, le CNG, le Promoteur et les Forces de l’ordre, se réuniront pour définir toutes les stratégies nécessaires à la sécurisation du combat, avant, pendant et après celui-ci. L’objectif est clair : zéro violence. Les lutteurs convoqués pour cet évènement, bien qu’ils aient su attirer l’attention sur leurs combats à grand renfort de communication, n’ont jamais montré de signes de violence dans les stades.
La tuile pour Youssouf Sabaly et une mauvaise nouvelle pour l’équipe nationale du Sénégal. Comme nous vous le révélions ce mardi, l’international sénégalais s’est blessé à l’entraînement. Il venait à peine de rejoindre le groupe du Betis Séville, de retour de blessure.
Le club a procédé aux examens médicaux nécessaires pour annoncer que le joueur souffre d’une entorse de grade 2 du ligament latéral interne du genou droit. Un terrible coup dur pour le club espagnol mais également pour le cadre de l’équipe nationale du Sénégal, peu épargné par les pépins physiques. Son retour en sélection devait se faire durant le courant de ce mois mais Youssouf Sabaly va manquer les rencontres face au Soudan du Sud et au Togo. Sa participation à la CAN 2023 est également menacée.
En effet, en conférence de presse, l’entraîneur du Betis, le chilien Manuel Pellegrini a souligné que la blessure de Youssouf Sabaly « au genou pourrait être à plus long terme ». Une mauvaise nouvelle pour l’équipe nationale du Sénégal. Maillon important du côté droit des « Lions », le défenseur sénégalais pourrait sérieusement manquer la prochaine CAN 2023. La Tanière retient son souffle.
Sadio Mané pense que le prochain défi des équipes africaines est de remporter la Coupe du Monde de la FIFA.
Vainqueur de la Coupe d’Afrique des Nations, vainqueur du CHAN ou encore de la coupe du Monde des moins de 20 ans, le Sénégal a presque tout raflé comme trophée sur le continent. Les Lions de la Teranga sont encore cités parmi les favoris pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations qui se déroulera en Côte-d’ivoire de janvier à février 2024. Le Sénégal domine clairement le continent en raison des nombreux talents qu’il possède, mais Sadio Mané pense le prochain défi des Lions de la Teranga et également des autres Nations africaines est de remporter la Coupe du Monde. C’est dans une interview accordée au média de la CAF que la légende sénégalaise a émis ce vœu.
« Remporter la CAN a eu un très très grand impact sur le football sénégalais. Car je pense que on a gagné presque toutes les compétitions dans toutes les catégories et c’est formidable pour notre pays. Et cela signifie que tout est possible. C’est pas pour le Sénégal seulement, tous les autres pays doivent faire de leur mieux surtout pour notre football car nous avons en Afrique des grands talents. Nous devons juste le faire. Vous pouvez voir la différence maintenant au Sénégal car nous avons des bonnes académies maintenant beaucoup de joueurs viennent de là bas et ça fait la différence. Et j’espère que tous les pays d’Afrique feront la même afin d’aller au bout et de remporter la Coupe Du Monde car ça devrait être l’objectif de l’Afrique désormais », a déclaré Sadio Mané.
Parcours historique du Maroc au Qatar
Le parcours du Maroc lors de la dernière Coupe du Monde devrait inspirer les autres équipes africaines pour les prochaines éditions. Après s’être sortis de leur groupe composé de la Belgique, la Croatie et le Canada, les Lions de l’Atlas ont éliminé l’Espagne et le Portugal respectivement en quart de demi-finale, avant de buter sur la France en demi-finale. Un parcours historique, qui va sans doute permetre aux autres équipes de se transcender et pourquoi atteindre la finale de la compétition en 2026.
C’est une énorme surprise pour les fans d’Eumeu Sène de Pikine. Le Fou de Tay Shinger qui devait organiser son open-press ce mercredi au stade Alassane Djigo de Pikine l’a annulé. A la place, il fera face à la presse cet après-midi au Complexe Batora de Pikine.
La dernière défaite d’Ama Baldé fut une énorme désillusion pour les Pikinois. Un coup de massue sur leurs têtes parce que beaucoup d’entre eux ne s’attendaient à cette défaite humiliante. Et ce revers a eu des répercussions dans la mesure où le leader de Pikine, Eumeu Sène qui doit entrer en lice dimanche 12 novembre prochain pour en découdre avec Tapha Tine a finalement décidé d’annuler son open-press de ce mercredi après- midi. Les Pikinois n’ont pas le cœur à la fête avec ce coup de massue sur leur tête depuis dimanche dernier.
Pour ne pas voir cet open-press ouvert au public et à ses fans se dérouler devant les gradins vides, le staff du Fou de Tay Shinger l’a tout bonnement annulé. En remplacement, Eumeu Sène sera seul devant les journalistes pour répondre à leurs questions. Le Fou de Tay Shinger sera orphelin de ses fans mais il sera attendu sur beaucoup de questions. La défaite d’Ama Baldé, l’absence du 200% Pikine, son combat crucial contre Tapha Tine de ce dimanche 12 novembre à l’Arène nationale et beaucoup d’autres sujets liés à l’actualité de la lutte.
Eumeu Sène sait donc ce qui l’attend ce dimanche contrer le Géant du Baol Mbollo, Tapha Tine.
Makhète Diop a toujours défendu la destination des joueurs dans le Golfe. Aujourd’hui, le temps lui donne raison avec l’arrivée de stars européennes et africaines. Dans cette interview, il revient sur cet aspect, la CAN en Côte d’Ivoire, qui selon lui, le Sénégal peut réaliser un doublé.
Entretien.
Aujourd’hui, le temps vous a donné raison du fait que, beaucoup de joueurs migrent vers le Golfe. Vous avez toujours refusé de jouer en Europe, surtout à Rennes. On minimisait le Golfe qui est devenu aujourd’hui la destination préférée de grands joueurs sénégalais…
Effectivement, j’ai toujours refusé qu’on minimise le Golfe, ils ont le niveau technique. Il ne faut pas que les observateurs du football restent chez eux pour juger, il faut qu’ils se déplacent pour venir regarder nos matchs. Ce n’est pas logique. Les joueurs qui évoluent dans le Golfe, savent qu’il y a le niveau. La différence se situe au niveau de la médiatisation. Le Sénégal est très lié à l’Europe, particulièrement la France avec la langue française. Les championnats européens sont commentés en français et accessibles par le biais de Canal+. Par contre, dans le Golfe, il y a la barrière de la langue arabe, qui constitue un blocage aux Sénégalais. Maintenant, les choses commencent à changer depuis l’arrivée de grands joueurs. Tout le monde couvre les championnats, même le journal Stades relate le classement du championnat saoudien, ce qui constitue une première. Il ne faut pas seulement se focaliser sur les noms des grands joueurs qui jouent là-bas, il y a le talent des joueurs locaux qui sont la base. En restant au Golfe, mon objectif était l’équipe nationale, c’est dommage. Au moment où les choses changent, et qu’on ouvre les portes de l’équipe nationale à tout le monde, je suis à ma fin de carrière et il faut savoir oublier, c’est la volonté divine. Je suis heureux que le temps m’ait donné raison.
La CAN en Côte d’Ivoire approche, le débat est posé sur le niveau de ces joueurs qui sont dans le Golf. Votre avis ?
Il ne faut même pas s’inquiéter, ils vont assurer la compétition 100%. Le football dans le Golfe a un bon niveau, c’est un championnat relevé comme la France, sauf qu’ils ont plus de moyens. Il y a beaucoup d’argent. Vous oubliez que l’Algérie a gagné la CAN en 2019 avec l’appui de beaucoup de joueurs qui étaient dans le Golfe. Pis, l’élément qui a affolé le Sénégal avec l’unique but de la finale, c’était Bounedjah. Cette équipe de 2019 avait pourtant battu la Côte d’Ivoire, le Nigéria et le Sénégal à deux reprises. Le Sénégal peut bien rééditer le coup de 2022, on peut faire le doublé avec nos joueurs qui évoluent dans le Golfe. Le championnat dans le Golfe a plus de public qu’en France, tous les matchs sont pratiquement des derbys et ils préparent bien leur compétition. Il faut arrêter de s’inquiéter pour eux, par contre, on ne peut comparer un joueur de 25 ans à celui de 35 ans. Dès qu’un joueur atteint la trentaine, son niveau peut baisser et le rythme n’est plus le même que lorsqu’il avait 25 ans. Et tous les sportifs savent de quoi je parle. Il ne faut pas se focaliser sur le nom de l’Arabie saoudite. J’étais là-bas et on se souvient qu’ils (Les Saoudiens) avaient battus l’Argentine de Messi à la Coupe du monde au Qatar. Il faut juste faire attention à l’âge des joueurs car, le temps fait son travail et on peut être rattrapé par l’âge.
Qu’est-ce que cela vous fait de voir toute la colonne vertébrale de l’équipe nationale dans le Golfe ?
Vous imaginez ma joie, les gens pensent que c’est pour les retraités du football, c’est faux. On cherche de l’argent mais, on compétit. Demandez à ces joueurs combien de voyages ils vont faire ? L’Arabie Saoudite n’est pas petit, un seul voyage en avion peut prendre trois heures ou 4 heures de vol. Il faut y aller pour vérifier mes propos.
À la CAN, le Sénégal affrontera la Gambie, le Cameroun et la Guinée au premier tour. Un groupe relevé selon vous ?
La Gambie préfère battre le Sénégal champion d’Afrique plutôt que d’arriver en finale. Imaginez qu’ils gagnent le Sénégal et parviennent à sortir de leur poule, ils vont nous tympaniser. La CAN de cette année en Côte d’Ivoire sera plus difficile pour le Sénégal qui est le tenant du titre.
Quelle est la recette donc pour conserver le titre ?
Aliou Cissé et ses joueurs savent comment faire pour gagner une CAN. Personne ne viendra leur dire ce qu’il faut faire. En 2022, ils ont pris leur responsabilité. Dans l’union des cœurs et une volonté tenace, ils ont réussi l’exploit. Il faut qu’ils gardent cette même attitude positive et solidaire. On peut avoir la meilleure équipe du monde sans gagner. Cela est arrivé à l’Algérie. Une CAN se gagne sur le terrain. Chaque match à ses réalités et chaque match est différent. L’équipe nationale a ses recettes pour battre n’importe quelle équipe.