Au lendemain de leur triomphe à la Coupe d’Afrique des Nations en 2022, la flamme de la victoire brûle toujours dans les esprits des Sénégalais.
En tant que champions en titre, les Lions débarquent en Côte d’Ivoire avec des bagages chargés de défis, suscitant des attentes élevées dans tout le pays pour une deuxième étoile consécutive.
Félix Mendes, joueur de football, exprime l’enthousiasme général : « On attend beaucoup d’eux. Première chose, conserver notre titre de champion d’Afrique. On connait la qualité de nos joueurs. On est confiant. On espère que la Coupe reviendra au Sénégal. J’espère que le Sénégal va conserver le titre. »
Conserver le titre est le rêve partagé de tout un pays, mais les supporters sénégalais sont conscients des défis qui les attendent dans une compétition qui s’annonce particulièrement relevée.
Barra Mané, entraîneur de football, souligne la difficulté à venir : « La compétition sera très difficile… Ils doivent savoir que le football s’est développé maintenant et que leur principal objectif est la confirmation de notre titre de champion. Ils peuvent le faire parce que nous avons une ossature qui peut montrer que nous sommes champions d’Afrique. »
Abdoulaye Badiane, un autre entraîneur de football, ajoute : « Ils doivent savoir que nous partons en guerre, rien ne nous sera donné. Toutes les équipes qui vont jouer contre le Sénégal seront très galvanisées. Mais, l’équipe a gardé la même ossature que celle qui a remporté la CAN il y a deux ans, il n’y a que trois ou quatre changements. Donc, on ne doit pas avoir peur. »
**Le coup d’envoi de la défense du titre des Lions du Sénégal aura lieu ce lundi contre la Gambie. Un match crucial pour la bande à Sadio Mané, qui tentera d’éviter le syndrome du champion en titre. **
Les souvenirs de ce qui est arrivé à l’Algérie lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations sont encore vifs. Cependant, à Dakar comme partout ailleurs au Sénégal, la confiance règne.
« On sait qu’on est l’équipe à battre, mais avant de nous passer dessus, il faut se réveiller très tôt…« , a fait El Hadji Diouf à l’endroit des adversaires du Sénégal. L’ancien international sénégalais a fait part de la détermination des Lions à aller chercher, pour une seconde fois, la coupe d’Afrique des Nations (CAN).
L’équipe à battre…
El Hadji Diouf, lors d’une entretien avec « Wiwsport » a soutenu que « ce n’est pas une charge d’être attendu, je crois d’ailleurs que c’est une bonne pression. On a la meilleure équipe. On a les stars du moment et les joueurs qui prennent du plaisir sur un terrain et qui vont donner beaucoup de plaisir. Je crois que nous sommes là pour ça. On sait qu’on est l’équipe à battre mais avant de nous passer dessus il faut se réveiller très tôt« .
Une pression positive…
Il poursuit : « Je crois que nous allons beaucoup appris de nos erreurs pour essayer de garder notre titre et je crois que c’est une bonne pression. Je pense que pour nous c’est une pression positive qu’on va transférer à ces joueurs qu’ils vont transférer à leur tour aux supporters. Je pense qu’on a tout ce qu’il faut pour faire ce que les anglais appellent back to back« .
« Aujourd’hui je vous l’ai dit, les stars actuelles, la meilleure équipe d’Afrique en ce moment, c’est le Sénégal et nous représentons le Sénégal et l’Afrique. Et nous ferons plaisir aux africains« , a assuré le double ballon d’Or Africain.
Face au Niger, il a été inexistant de même que face au Soudan du Sud (4-0). D’où la question à savoir si Habib Diallo qui est devenu remplaçant à Al Shabab a les épaules assez larges pour porter cette attaque du Sénégal ?
À côté, il y a Nicolas Jackson qui a une palette technique qui lui permet de pouvoir faire la différence en un contre un même s’il manque de lucidité dans le dernier geste. Il n’a pas encore inscrit son premier but avec le Sénégal.
Il ne faut pas aussi oublier Bamba Dieng qui, lors de la CAN 2022, était devant Habib Diallo dans la hiérarchie des attaquants de pointe. Bamba n’a pas la technique de Jakson mais dispose d’une pointe de vitesse remarquable qui lui permet de pouvoir peser sur n’importe quelle défense.
Avec l’absence de Boulaye Dia, les cartes seront redistribués sur le front de l’attaque. Même si Jakson part avec une légère avance, Bamba Dieng n’a pas encore dit son dernier mot. Habib Diallo, quant à lui, risque de se retrouver dans la même situation qu’en 2022 s’il ne se montre pas plus tranchant.
Rattrapés par le poids de l’âge Sadio Mané, Gana Gueye et Kouyaté, qui ont commencé à faire leur trou en équipe nationale depuis 2012, joueront leur 5e CAN et dernière Coupe d’Afrique puisqu’après ils devront laisser la place à leurs jeunes frères.
Ils se doivent de sortir par la grande porte en prenant leur retraite internationale après la compétition. Ils ont joué les Can 2015, 2017, 2019, 2022 et 2024.
Koulibaly qui jouera sa 4e CAN tout comme Ismaila Sarr devront logiquement continuer avec les lions.
Le technicien sénégalais Aliou Cissé s’est appuyé sur 25 joueurs lors de son 3e galop d’entraînement de ce vendredi. En fait 26 joueurs étaient au terrain annexe du Stade Charles Konan Bany, mais l’un d’entre eux à savoir Ballo Touré, s’entraineur seul au trop. Pendant ce temps, Youssouf Sabaly a brillé de son absence. Une séance qui a été ouverte à la presse pendant 15 minutes, mais qui a accusé du monde.
Encore du souci sur les flancs des Lions à 72 heures de notre premier match, très important face à la Gambie comptant pour les premières journées des phases de groupe de cette 34e édition de la coupe d’Afrique des nations. Les champions d’Afrique se sont entraînés ce vendredi pour la 3e fois au terrain annexe du Stade Charles Konan Banny et Aliou Cissé n’a pas pu faire avec son groupe au complet. Après les forfaits de Boulaye Dia et de Seyni Dieng qui avaient rejoint la Tanière avec des blessures, il y a encore zone d’ombre autour des arrières Youssouf Sabaly et Ballo Touré.
Youssouf Sabaly laissé à la maison, Fodé Ballo Touré au trot à trois de la premiere sortie des Lions
Ce dernier, qui était bien dans le groupe d’hier, s’est par contre entraîné à l’écart de joueur de l’As Milan prêté à Fulham, a couru durant les 15 minutes qui étaient autorisées à la presse. Ballo avait déjà brillé de son absence lors de la première séance d’entraînement des Lions à Yamoussoukro. La séance de veille de match, face au Niger, l’ancien monégasque n’y est pas pris part également. Alors que le coach comptait sur lui lors de la coupe du monde, il avait également senti une blessure au niveau des adducteurs et n’a pas pu jouer tout au long du tournoi. Heureusement il y avait un garçon qui s’appelait Ismail Jacobs qui avait réussi son baptême de feu.
L’autre latéral qui inquiète c’est Youssouf Sabaly. Le joueur à la santé très fragile était resté à l’hôtel et n’a pas participé à la séance d’hier. Le joueur de Real Betis était absent de la Tanière depuis notre défaite face à l’Algérie en amical au Stade Abdoulaye Wade. Par la suite il est rentré en club et est resté longtemps sans une minute sur les jambes. L’ancien bordelais a repris la course quelques jours seulement avant le stade des Lions à Dakar qui avait débuté le 30 décembre. Meilleur arrière lors de la CAN 2019, Sabaly a raté la campagne victorieuse de la bande à Sadio Mané à cause d’une blessure.
L’attraction autour des champions. Les journalistes de la Côte d’Ivoire et du Cameroun étaient nombreux au terrain annexe du Stade Charles Konan Bany
Un galop qui a par ailleurs accusé du monde ! Normale… ce sont les champions d’Afrique qui se prépare pour leur entrée en lice ce lundi face à Gambie. Plus de 70 journalistes sénégalais étaient présents à l’entraînement d’hier. Mais, à côté nos confrères des autres pays étaient bien remarqués. Ceux des Lions indomptables en particulier, mais aussi des éléphants, pays hôte. Le temps de laisser les champions d’Afrique faire deux tours de terrains et quelques exercices de mise en train, durant le moment qui était accordé aux journalistes était epuisé…
Balla Gaye 2 va disputer un combat en fin de saison, c’est la ferme conviction du patron d’Albouraq Events, Baye Ndiaye en l’occurrence. D’ailleurs, le Lion de Guédiawaye aurait reçu un certain acompte sur cachet pour ce.
Les trois adversaires qui étaient visés par le Promoteur pour faire face à Balla étaient Modou Lô, Tapha Tine et Siteu. Mais, le premier nommé ayant clarifié sa position en disant qu’un combat n’était pas à l’ordre du jour pour le moment, Tapha Tine et Siteu sont les deux qui restent pour une combinaison.
« Les discussions avec Tapha Tine sont très avancées, pour vous dire vrai. Et nous avons des convergences sur bien des points. Cependant, un combat contre Siteu n’est pas encore à écarter », nous explique un membre très influent du staff de Balla Gaye 2.
L’équipe nationale du Sénégal aura à disputer deux derbys sous-régionaux contre la Gambie et la Guinée, en plus d’un classique face au Cameroun lors de la 34ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations en Côte d’Ivoire (13 janvier -11 février 2024). Une poule de feu où les Lions doivent éviter les mauvaises surprises, comme c’était le cas lors de la campagne de 2012 à Bata, en Guinée équatoriale.
C’est toujours difficile d’arriver au sommet. Mais c’est encore plus difficile d’y rester. Les Lions du Sénégal, champions d’Afrique en titre, vont remettre leur couronne continentale en jeu lors des joutes du 13 janvier au 11 février en terre ivoirienne. L’Algérie l’a appris à ses dépens à la CAN 2021, alors championne d’Afrique 2019. La malédiction des champions en titre.
C’est un secret de polichinelle : le Sénégal sera l’équipe à battre dans cette compétition où trois matchs a priori très difficiles attendent le sélectionneur Aliou Cissé et ses hommes en phase de groupes.
Logée dans la poule C, l’équipe détentrice du trophée de champion d’Afrique affrontera d’entrée la Gambie le lundi 15 janvier, ensuite le Cameroun le vendredi 19 janvier, avant de terminer par la Guinée le mardi 23 janvier. Il s’agit de trois matchs où tout peut arriver.
«Nous avons contre nous le syndrome du champion»
L’ancien Directeur de la Haute Compétition (DHC), Souleymane Boun Daouda Diop, ne dit pas le contraire : «On est dans le domaine du football et des prévisions. Je pense qu’il faut se rendre compte d’une chose : au football rien n’est facile, parce que rien n’est gagné d’avance. Du moment que rien n’est gagné d’avance, rien n’est facile. La vérité, c’est celle du terrain et nulle part ailleurs».
La vérité en football étant celle du terrain, il appartiendra donc aux joueurs sénégalais de faire valoir leurs arguments pour jouer les premiers rôles dans leur poule.
Pour cela, il faut forcément faire beaucoup attention et ne surtout pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, estime Souleymane Boun Daouda Diop : «Le Sénégal, champion d’Afrique, est dans une poule où nous avons deux derbys sous-régionaux, à savoir la Guinée et la Gambie, un classique contre le Cameroun. Il faut se dire que ce n’est pas facile et nous avons encore contre nous le syndrome du champion».
«Des signes qui doivent nous motiver davantage»
Celui qui a occupé pendant 7 ans (janvier 2013-janvier 2020) le poste de Directeur de la Haute Compétition (DHC) au ministère des Sports trouve qu’il y a tellement de choses à prendre en compte qui font que le Sénégal ne peut pas nier son statut de favori.
«Ce statut, il faut le démontrer sur le terrain. Nous sommes assez avertis par d’abord l’Allemagne, championne du monde, qui a été éliminée au premier tour. En 2021, l’Algérie a été éliminée au premier tour. Autant de signes qui doivent nous motiver davantage à se dire que nous devons mouiller le maillot pour mériter notre statut de favori. Tous ces signaux doivent nous permettre de nous mobiliser pour nous surpasser et attaquer la compétition avec beaucoup d’humilité», lance-t-il à l’endroit de l’équipe nationale.
«Forcément le poids de l’âge se fera sentir»
Observateur averti, notre interlocuteur considère que quelle que soit l’analyse que les gens puissent faire, l’équipe du Sénégal de la CAN 2021 était plus physique que celle actuelle : «Sadio Mané, Kalidou Koulibaly, Gana Guèye, Cheikhou Kouyaté étaient au summum de leur forme. Et forcément le poids de l’âge se fera sentir. Donc, attaquons les choses avec beaucoup d’humilité, mais tout en revendiquant notre statut de favori».
En direction de la CAN, l’ancien DHC invite surtout la bande à Sadio Mané à faire preuve de beaucoup d’humilité face au challenge de réaliser un back-to-back avec une 2ème étoile continentale consécutive : «Le sport a des valeurs et la première de ces valeurs, c’est d’être humble et se dire que tout ce que nous avons fait pour gagner, les autres l’ont déjà fait. Et ils n’ont pas été pris au hasard, ils se sont qualifiés comme nous sur le terrain. Donc, ils ont des atouts à faire valoir».
En tout cas, depuis l’avènement d’Aliou Cissé sur le banc de l’équipe nationale en mars 2015, les Lions n’ont jamais connu une élimination au premier tour de la CAN. Ils ont certainement toujours les secrets pour éviter de faire fausse route comme c’était le cas en 2012 à Bata, en Guinée équatoriale.
Sous la conduite d’Amara Traoré, l’équipe nationale d’alors avait lamentablement échoué en concédant trois revers d’affilée sur le même tarif de 2-1 contre la Zambie, la Guinée équatoriale et la Libye.
D’ailleurs, le Sénégal a déjà connu six éliminations au 1er tour en Coupe d’Afrique : 1965, 1968, 1986, 2008, 2012 et 2015. C’est à éviter en Côte d’Ivoire !
Suppléant désigné de Sabaly ménagé, Krepin Diatta a été peu en vue face au Niger nonobstant le fait que les Nigériens évoluaient dans leur moitié de terrain en seconde période.
On n’a pas vu de dédoublement entre lui et Ismaila Sarr comme ce fut le cas avec Saliou Ciss et Sadio Mané à la CAN 2022.
Au contraire, Ismaila Sarr a été très peu en vue. Ce qui nous amène à nous poser la question à savoir si Ismaila Sarr et Krepin sont compatibles sur le couloir droit?
Contre le Brésil où Iso a livré son meilleur match, il y avait Sabaly à droite sauf que ce dernier devrait somme toute évidence être menagé jusqu’au second tour.
Formose Mendy, même s’il n’a pas non plus été en vue après sa rentré, a marqué des points avec son but inscrit à la 99e minute. Ce qui n’est pas rien car si jamais Krepin continue à ne pas donner entière satisfaction à droite, il pourrait avoir sa chance sur le flanc droit.
Si Jakobs n‘a pas encore atteint le niveau de Saliou Ciss à gauche, à droite aussi Krepin Diatta est loin de nous émerveiller. Formose reste à l’affût après son but salvateur face au Niger.
Les deux flancs devraient jouer leur partition comme le firent Saliou Ciss et Bouna Sarr lors de la CAN 2022 si on veut réellement faire le Back to Back.
« Si ma fille avait 18 ans, est-ce que je la marierais avec un homme de 32 ans ?»
L’Anglais Mark Goldbridge, présentateur de « The United Stand », a utilisé ses vidéos sur les réseaux sociaux pour tacler sévèrement la star de l’équipe du Sénégal. « Si ma fille avait 18 ans, est-ce que je la marierais avec un homme de 32 ans ? Je m’en fous qu’il (Sadio Mané) soit une star du football. Ce n’est pas suffisant pour calmer ma frustration. Certains me parlent du vrai amour. Mais 32 ans et 18 ans… », a-t-il pesté.
A noter qu’au Sénégal la majorité s’acquiert à 18 ans et que par conséquent toute personne peut se marier à cet âge sans oublier le fait que Macron a épousé une femme qui a l’âge de sa mère.